Le blogue d'ND

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mardi 7 septembre 2010

Whoooooosh!

Je n'ai jamais été très sportive. Je me disais que je n'étais pas fait pour le sport, puisque je ne suis pas vraiment compétitive. Mes soeurs étaient sportives. Plus actives que moi. Mais moi, je préférais la musique, ou les loisirs plus calmes.

Et puis, j'ai eu 20 ans. J'étais en Europe, où tout le monde bouge, sans nécessairement y penser à deux fois. Je me suis mise à aller au gym. J'ai appris que je pouvais acquérir de l'endurance et de la force si j'étais déterminée. Je me suis ouverte à la possibilité de devenir plus sportive.

Toutefois, la compétition m'énerve. Alors, j'ai opté pour des sports qui me conviennent : l'aïkido, qui demande beaucoup d'efforts et de concentration, mais qui se pratique en collaboration avec les autres. La course à pied, qui se pratique seul et dont la seule personne à battre est soi-même. Au début, comme tout le monde, j'étais poche. Puis, petit à petit, je me suis améliorée. J'ai passé des ceintures. J'ai fait des courses...

Tout ça pour dire que dimanche, j'étais au marathon de Montréal. Non, je n'ai pas couru 42.2 kilomètres. J'étais inscrite à la course de 10 kilomètres. Estéban a couru le mini-marathon, lui, tout un kilomètre, avec son papa. Il a beaucoup aimé et a bien hâte au marathon d'Ottawa en mai prochain pour courir les deux kilomètres de la course familiale.

J'ai adoré mon expérience. Si j'avais su que les grosses courses du genre étaient si extraordinaires, j'aurais commencé bien avant. Oui, c'est difficile de commencer à courir. C'est simple, mais difficile. Il faut éteindre la télé ou l'ordinateur, chausser des espadrilles et mettre un pied devant l'autre. Même (et surtout!) s'il ne fait pas beau dehors. Simple. Mais très dur. J'ai même appris que je faisais de l'asthme cette année (je ne pouvais plus respirer pendant les entraînements, c'était pénible... maintenant, au moins, je peux traiter les symptômes et ça ne m'empêche pas d'avancer!). Au début, on a du mal à courir une minute ici et là. Puis, on s'habitue. On peut courir deux minutes. Puis cinq. Puis dix. Puis quinze. Puis, avant qu'on ne s'en rende compte, on court depuis une demi-heure et on est déçu d'être déjà revenu à notre point de départ, on veut continuer. C'est si facile de se laisser abattre à chaque difficulté, et des difficultés, il y en a beaucoup : mauvais temps, mal de tête, journée trop remplie, douleurs, maladie... Mais il faut passer au travers des premiers mois. Dès que j'ai pu courir plus d'une demi-heure à la fois, trois fois par semaine, je suis devenue complètement accro. Si, pour une raison ou pour une autre, je passe trois jours sans chausser mes espadrilles ou revêtir mon gi, c'est mon mec qui me jette dehors à grands coups de pieds au derrière : je deviens irritable, fatiguée, fatigante, je ne me supporte plus et tout m'énerve. C'est une drogue. Pire que le café. Mais meilleure que le café, en même temps.

Or, donc, dimanche, j'ai couru 10 kilomètres. C'était extraordinaire. Durant les grands événements du genre, l'atmosphère est indescriptible, mais je vais essayer :

Tout le monde se sent bien d'être là, et ça se sent. Personne ne court contre les autres, tout le monde court contre le chronomètre. Ou contre la distance. J'étais nerveuse : c'était ma deuxième grosse course depuis le 5K d'Ottawa, en mai dernier. Cette fois, j'étais seule, mais entourée de beaucoup de gens. J'étais surtout nerveuse parce que je ne suis pas certaine d'avoir déjà couru une telle distance (je ne porte pas de GPS, je m'entraîne à peu près, plus pour me sentir bien que pour les statistiques). Mais le parcours est relativement plat, et moi, je suis habituée à courir dans les pentes très accentuées. Ma tête sait que tout ira bien, mais je suis nerveuse quand même. Il fait froid, mais au départ, on est bien, entouré de chaleur humaine. Puis, c'est le départ. Whoooooosh. Je fais partie d'une grosse masse de gens. Les rues de Montréal sont désertes, ce qui leur confère une atmosphère particulière : enlevez les voitures à Montréal, et la métropole devient soudainement sereine, magnifique. À environ chaque kilomètre, un petit groupe de musique est installé sur le bord du parcours pour encourager les gens. Il y a trois points d'eau sur le parcours aussi. Au quatrième kilomètre, on voit le mat du stade olympique, la destination, surgir. J'arrête ma musique : tout ce que j'entends, c'est les milliers de pas qui m'entourent, et les personnes en bordure du parcours qui encouragent les coureurs. C'est fascinant. Au neuvième kilomètre, je me félicite. Neuf kilomètres à la course, sans ralentir, sauf pour prendre de l'eau.... Puis je sens une petite nausée... La fin est proche, et la nervosité revient... Puis c'est l'entrée au stade. Ça descend : facile de prendre de la vitesse. Tout le monde prend de la vitesse. Whooooosh. Mon fils et mon mec sont sur le bord du parcours, à la fin, mon fils portant fièrement sa médaille. Je les salue, forte de les savoir là. Puis, je passe la ligne d'arrivée...

C'est tout simplement extraordinaire. Honnêtement, si votre médecin vous donne la permission de courir, faites-le. C'est très dur, mais ça en vaut vraiment la peine.

Mon temps final : 56.8 minutes. Moi qui avais peur de ne pas réussir cette distance en moins d'une heure, je suis encore plus fière de moi!

Pour ma part, je m'inscris au marathon d'Ottawa, qui aura lieu à la fin mai 2011. Dix kilomètres, encore. Si je m'y mets tout de suite, je crois pouvoir courir ça en moins de 50 minutes. J'ai hâte!!!

jeudi 12 août 2010

Bouger

Je prends quelques minutes pour commenter une « nouvelle » que j'ai lue ce matin entre deux urgences...

Rassurez-vous, je vais bien, mais je suis un peu beaucoup trop occupée à mon goût. Je passe trop de temps devant l'ordinateur au boulot, le reste de mon temps, je le passe dehors, si je peux! Mais bon, parlant d'aller jouer dehors...

Je suis tombée sur cet article ce matin. Rien de nouveau. En gros, les ados ne bougent pas assez, et leur sédentarité a plein de conséquences néfastes à long terme.

Mais ce qui m'a frappée, c'est que c'est COCA-COLA qui finance l'initiative.

Fichtre.

Je ne sais pas pour vous, mais chez nous, ce qui fonctionne, c'est de prêcher par l'exemple. Et donner l'exemple, ça passe par éviter de boire soi-même du bonbon-liquide en disant aux autres de bouger plus. Fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais?

Oui, de nos jours, c'est difficile de bouger. Il y a la télé. Il y a Internet. Il y a les jeux vidéo. Il y a le travail. Il y a la routine. L'école et les devoirs. Il faut faire un effort conscient pour bouger. Mais si les parents ne bougent pas, les enfants ne bougent pas plus. Et si les enfants n'ont pas pris l'habitude de bouger, ce n'est pas à l'adolescence que ça change, à moins d'y mettre l'effort tous ensemble. Enfin, je crois.

Ce n'est pas une campagne de sensibilisation à la télé, financée par du diabète en bouteille, qui va faire en sorte que les jeunes vont fermer la télé et aller se promener dehors. À moins de parker un vélo stationnaire directement devant la télé. Et encore.

Et puis, ce n'est pas une campagne de peur qui va fonctionner. On s'immunise à la peur. Ce qui fonctionne, c'est les encouragements positifs, mais pas ceux de la télé. Ceux de l'entourage.

Vous auriez dû voir Estéban lors de son premier cours de judo. Il ne voulait rien faire. Trop timide. Trop peur de décevoir. Vous devriez le voir maintenant. Il se concentre, il participe, il essaie, et il a beaucoup plus confiance en lui. Je ne sais pas l'effet qu'aura le judo sur sa santé physique, mais je sais que sur sa santé émotionnelle, ça aide énormément. Est-ce que je remercie la télé pour ça? Non. Je remercie les gens du dojo, qui sont vraiment formidables, qui m'enseignent l'aïkido et qui nous accueillent toutes les semaines au judo.

Vous auriez dû voir les yeux de Marilise et d'Estéban quand ils ont vu des enfants de leur âge courir deux kilomètres avec des parents de mon âge lors du marathon d'Ottawa. Une fois de retour à la maison, ils ont couru. Ils ne voulaient plus arrêter. Estéban est inscrit au 1 kilomètre des enfants du marathon de Montréal avec mon mec, et ses yeux brillent quand il y pense. Moi, je ne le verrai pas, par contre, je serai occupée à courir 10 kilomètres, un peu plus loin... Mais je verrai la fierté dans ses yeux quand on mangera ensemble, après. L'année prochaine, Marilise aussi voudra y aller. Et pour ça, je ne remercie pas la télé, ni Coca-Cola. Non. Pour ça, je remercie mon mec et ma mère, qui les ont emmenés nous appuyer, ma soeur et moi, au marathon d'Ottawa.

Alors, Coca-Cola qui finance une campagne de peur pour encourager les jeunes à bouger? McDonald qui imprime, sur les sacs de ses joyeux festins, des consignes du genre « allez jouer dehors »? Ça pue le renfermé. J'préfère aller jouer dehors, boire de l'eau et manger ce qui pousse dans mon potager...

mercredi 7 juillet 2010

La valeur des choses

Estéban est rendu à un âge (bientôt six ans!) où il exige, très clairement, d'avoir des choses sans pour autant en connaître la valeur. Il demande à ce qu'on passe au magasin pour lui acheter de nouveaux jouets, alors qu'il n'en a que faire. Dernièrement, il parle beaucoup d'avoir une console de jeu Wii, une console portable DS et, tenez-vous bien, un iPhone!

Je n'ai pas de console de jeu. Si je commence à jouer à ça, je n'aurai plus de temps. Plus du tout. Mais tous les amis d'Estéban (et tous mes amis, je crois) en ont. Comment lui expliquer que je n'en achèterai pas? Ça coûte cher? Combien cher?

La réponse m'est venue plus naturellement, hier soir.

"Maman, j'aimerais que tu m'aides à compter combien j'ai de sous dans ma banque. Je veux m'acheter une Wii avec." "Mais, ça coûte cher, t'en auras pas encore assez..."

On a compté. Il n'en a pas assez. Mais quand même...

"Je vais en parler à papa, et s'il est d'accord, on pourrait s'organiser pour que t'aies une allocation."

"C'est quoi, ça?"

"Tu vois, tu auras des tâches à faire. Si tu ne les fais pas, c'est correct. Mais si ces tâches sont faites avant 19h30, tu auras un dollar."

"Si j'en fais plus, je peux avoir deux dollars?"

"Non. Et tu n'as rien si ce n’est pas fait à temps. Par exemple, tu dois ranger tous tes jouets et tes vêtements dans ta chambre. Avant 19h30. Si c'est fait, à cette heure-là, on te donnera un dollar. Tu pourras faire ce que tu veux avec, soit le dépenser, soit l'économiser pour ta Wii. Mais si tu le dépenses, ça va prendre plus de temps pour que t'aies assez d'argent pour une Wii. Je t'aiderai à tout calculer."

Ce soir, on rédige un contrat ensemble. Je sais, il est bien jeune, mais je pense que c'est important qu'il commence à mettre une valeur sur les objets. Qu'il comprenne les principes derrière l'économie. Qu'il se planifie un budget pour les cadeaux de Noël, même.

Surtout, qu'il arrête de me demander des bébelles!!! Chaque fois, je dis non, et chaque fois, il insiste, et ça escalade. Au moins, je pourrai dire "Paye-le de ta poche. J'espère que tu le veux vraiment, parce que ça coûte X jours d'allocation."

mardi 6 juillet 2010

Merci, Édouard!

Pas celui de Twilight, là, un Édouard pas mal plus mignon, qui a réalisé cette vidéo.

Si certains se demandent pourquoi on fait des GN, ben, c'est pour ça.

Et puis, en fin de semaine, c'était tellement intense, j'ai trop hâte au prochain! Dommage que je ne puisse en faire que trois, cet été...

mardi 15 juin 2010

Retour sur le kéfir... et des recettes!

Après un mois, j'ai trop de kéfir! Mes grains se sont multipliés, j'en ai donné à ma mère et à Marie-Hélène, et j'en conserve encore pour moi.

Petite note personnelle : au début, j'ai été très ballonnée. Après quelques recherches, j'ai trouvé un début de réponse : les bonnes bactéries se battent contre les mauvaises, et le système digestif a du mal à gérer tout ça. J'y suis donc allée plus graduellement, un peu plus chaque jour. Je n'ai plus de problème de ballonnement, maintenant.

J'ai expérimenté. C'est vraiment un aliment très intéressant en cuisine, en plus d'une excellente boisson. Bien entendu, c'est bon pour la santé, mais si on ne consomme que les trucs pour leurs valeurs nutritives, on risque de perdre le plaisir de manger!

D'abord, j'ai remplacé la crème sûre de mes muffins aux bleuets sans gluten par du kéfir. Succès. J'ai fait quelques variantes aussi, en essayant différentes farines et différents fruits. Dernier essai : farine d'avoine, fécule d'arrow-root, fraises et rhubarbe. J'ai eu du mal à en laisser pour les autres.

La recette :

2 oeufs

1/2 tasse d'huile de canola

1 tasse de kéfir (la crème sure fonctionne bien, le lait ou le yogourt aussi)

1 ou 2 c. à thé d'essence de vanille (ou d'amande)

1 1/4 tasse de cassonade

2 tasses d'un mélange de farines et de fécules sans gluten (ou de farine de blé, si vous tolérez le gluten) - évitez la farine de pomme de terre, ça vous donnera des biscuits épais...

1 c. à thé de gomme de xanthane (ou pas, si vous utilisez de la farine de blé)

une pincée de sel

Ensuite, on peut s'amuser :

Une grosse tasse de fraises en morceaux et une tasse de pépites de chocolat

Une grosse tasse de bleuets et une tasse de pépites de chocolat

Une grosse tasse de fraises et trois quarts de tasse de morceaux de rhubarbe

Une tasse de raisins secs

Une tasse de canneberges séchées et du zeste d'orange

Et j'en passe!

Pour la méthode, on suit les directives pour des muffins normaux, puis on met au four à 375 degrés pour environ 20 minutes.

Je me sers aussi du kéfir au lieu des différents liquides en smoothies.

Au mélangeur, mettre :

Du kéfir

Des fruits (frais ou congelés)

On peut y mettre aussi :

Du sucre (soit du miel ou du sirop d'érable pour rester local, soit des bananes, soit du sucre)

Des épices (de la cannelle, de la muscade, de l'essence de vanille ou d'amande)

Des graines (de lin, de chia, de pavot, etc.)

Et voilà, une boisson bonne au goût et excellente pour la santé.

Kéfir glacé.

Encore plus facile. Vous prenez votre smoothie et vous le mettez à la sorbetière. Tadam.

Fromage

Là, je dois perfectionner ma technique, parce que mon résultat n'est pas encore très bon (à moins d'aimer avoir l'impression de croquer dans un citron en mangeant un fromage frais!) À la base, c'est simple : on laisse le kéfir égoutter toute une nuit dans un filtre à café (ou vraiment beaucoup d'étamines...) On n'a pas besoin de jeter l'eau, qui est remplie de probiotiques : on peut la boire, ou on peut s'en servir pour arroser les plantes. On recueille la pâte dans le filtre, on y ajoute du sel (j'y ai aussi mis une petite gousse d'ail... question d'en faire un fromage à l'ail!), et on met ça dans un pot hermétique, au frais. Mon résultat était trop suret. Mais selon certains sites Web, si je laisse la pâte dans un contenant hermétique au frigo, les levures continueront à le faire maturer et il perdra ce goût-là. Alors, j'attends!

lundi 31 mai 2010

Marathon

Tous les coureurs ont leurs raisons.

Mes raisons de courir, à moi, ont changé au fil du temps. Au début, j'avais trop peur pour courir. Je n'osais pas. J'avais entendu trop d'histoires d'horreur, de gens qui s'étaient usé les genoux. Et puis, courir, c'est difficile. Quand on n'y est pas habitué, c'est carrément pénible. Pourtant, il s'agit de mettre un pied devant l'autre, puis d'accélérer. Beaucoup moins difficile à apprendre que les roulades que je fais en aïkido. Mais c'est dur de maintenir un rythme. On a l'impression que les poumons sont sur le point d'exploser après une seule petite minute, à moitié marché à moitié couru!

Alors, j'allais au gym. Je faisais de l'elliptique. Je regardais les gens courir sur les tapis roulants, et je les admirais. "Sont tellement chanceux d'être capables de courir..." Et puis, j'ai fini par me dire ce n'était pas de la chance. S'ils pouvaient courir maintenant, c'était qu'ils avaient commencé quelque part.

Je ne me souviens plus trop comment j'ai fait la transition. Mais c'était au gym. Sur des tapis roulants. Il y a, quoi, 7 ans? J'ai trouvé un plan d'entraînement pour débutant quelque part, et je l'ai suivi.

L'ennui, avec les plans d'entraînement, c'est qu'ils sont précis. Pour les suivre, ça prend des gadgets. Le tapis roulant du gym est idéal : on peut programmer la vitesse, la distance, on a le rythme cardiaque et tout, sur un beau tableau de bord. Mais c'est plaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaate! Sauf que, bon, n'osant pas la course à l'extérieur, je ne savais pas à quel point c'était pénible, à l'intérieur.

Je vivais près d'une belle piste cyclable. Je ne sais pas ce qui m'a pris un jour, mais j'ai commencé à courir à l'extérieur. Au début, je n'aimais pas trop. Pas de gadget. Je ne savais pas si j'étais allée à la bonne vitesse pour suivre mon plan. J'étais déboussolée. Et puis, dehors, c'est plus difficile : les pentes dont l'angle change tout le temps, les conditions météorologiques, les insectes, la chaussée glissante, les cyclistes... J'ai couru le 5Km du Marathon d'Ottawa en 2003, je crois. Ensuite, j'ai continué au gym, mais j'ai arrêté mon abonnement, ainsi que la course sur les pistes cyclables, lors de ma première grossesse : trop fatiguée.

Puis, mes parents m'ont offert une poussette Chariot. Une Cadillac des poussettes de course, qui se transforme aussi en remorque à vélo. Pas question de courir avec ça au gym! Estéban est né, est à quelques semaines, il était confortablement couché dans sa "Steboumobile" et se reposait pendant que je marchais/courais derrière. J'étais énorme. Et pas en forme du tout. J'en avais beaucoup à pousser. J'ai commencé WeightWatchers, et j'ai recommencé à courir avec mon fils, dans la poussette. Lui, il dormait. Moi, je relaxais.

Puis, retour au travail. Il y avait un gym près du bureau, je m'y étais abonnée. Mais la piste cyclable me manquait. À l'intérieur, c'est contrôlé, mais c'est ennuyeux. Et on est surstimulé, mentalement. Dehors, c'est plus calme... Je ne courais plus simplement pour la forme physique. Je courais pour me vider l'esprit. Pour organiser ma tête. Pour ma santé mentale.

J'ai commencé à faire de l'aïkido, et j'ai délaissé le gym. Autre grossesse, fausse-couche, nouvelle grossesse, plus rien.

Le temps me manquait pour courir. J'ai recommencé à faire de l'aïkido sept semaines après la naissance de Marilise, mais je n'ai pas recommencé à courir. Pas le temps...

Puis, je n'en pouvais plus. J'avais besoin de bouger plus. Je me suis botté le derrière et j'ai recommencé à l'heure du midi. Il y a des douches au travail, pourquoi ne pas en profiter?

C'est là que je me suis rendu compte que je suis maintenant très asthmatique. J'avais du mal à respirer durant la course. Et après. J'en ai parlé à mon médecin, qui s'est étonné que je n'avais pas déjà de pompes, puisque je fais de l'eczéma depuis toujours, et que c'est généralement lié.

Maintenant, je cours trois fois par semaine. Environ. Et ce n'est pas assez. Mes raisons de courir ont changé. Au départ, c'était pour mon poids. Par admiration pour les autres. Ensuite, c'était pour calmer un petit bébé tout en profitant de la nature pour relaxer. Puis, ça a été pour évacuer le stress. Maintenant, c'est parce que j'en ai besoin. Ça me fait un bien fou. Et quand j'arrête trop longtemps, ça me manque. Quand je vois que j'approche de mon édifice à la fin d'une course, je suis déçue. "Pas déjà? Ah non!"

Et maintenant, j'ai une nouvelle raison de courir.

Samedi, ma soeur et moi faisions partie des quelque 8000 coureurs qui ont participé au 5K du marathon d'Ottawa. C'était indescriptible.

Il y avait du monde partout! Je faisais partie d'une masse humaine. Tout au long du parcours, des gens encourageaient les coureurs. Nous encourageaient.

Il fallait naviguer au travers de cette foule, ce qui était parfois frustrant (si la personne devant toi ralentit, ce n'est pas évident de la contourner à temps!) Mais ça permettait de changer le mal de place!

On s'était donné pour objectif de terminer la course en moins de 30 minutes. On l'a fait en moins de 29 minutes. J'suis pas mal fière de moi!

C'était électrisant.

L'an prochain, je fais le 2K familial avec ma famille. C'était tellement mignon de voir des petits bouts de 3-4 ans courir jusqu'à la ligne d'arrivée, après être débarqués de la poussette! Estéban a été très marqué : après la course, il m'a emprunté mon "bib" (le morceau de papier avec mon numéro) et a couru. Il tient à s'entraîner déjà pour l'année prochaine!

Ensuite, je ferai le 10K. À l'origine, c'est ce qu'on voulait faire, mais c'était complet, déjà 2 mois avant l'activité! On s'y prendra d'avance l'année prochaine!

mercredi 5 mai 2010

Crêpes sûres sans gluten

J'ai fait mes premères crêpes de kéfir ce soir.

J'adore la pâte sûre, alors c'était parfait! Juste la bonne textre, juste assez spongieux, juste assez mince, juste assez doré! Comme je n'y ai pas ajouté de sucre, ce qu'on met dessus déterminera s'il s'agit de crêpes sucrées (fruits, sirop d'érable, crème fouettée) ou salées (jambon en sauce béchamel, par exemple, ou salade de thon, ou encore mousse de poireaux...)

Désolée pour les quantités à peu-près : c'est une recette qu'on peut facilement faire à l'oeil. J'en ai eu pour 8 petites crêpes.

Remarquez, il n'y a que trois ingrédients. La levure du kéfir fait en sorte qu'on n'a pas besoin de levure chimique. Pas besoin d'ajouter du sel, non plus.

Dans un bol, casser un oeuf (les miens sont extra-gros, on peut utiliser deux moyens...), ajouter environ une tasse de farine de sarrasin, puis environ une tasse de kéfir nature. Bien mélanger, puis ajuster la texture avec plus de kéfir (ou un peu de lait) ou plus de farine. Plus c'est liquide, plus les crêpes seront minces.

Faire chauffer une poele antiadhésive (et utiliser votre méthode préférée pour que ça ne colle pas), puis faire cuire les crêpes, une à une.

Voilà!

Trois ingrédients, pas de gluten, et plein de bonnes choses. Ajoutez une montagne de fruits et un peu de miel ou de sirop d'érable local, et vous avez un repas complet et délicieux en quelques minutes!

dimanche 2 mai 2010

Kéfir

Je viens de me procurer des grains de kéfir.

Je connaissais le produit, et je savais qu'il était bourré de bonnes choses (et que ça goûte vraiment bon!), mais c'est ce reportage de l'émission l'Épicerie, qui m'a motivée à chercher les grains.

Les grains de kéfir, ce sont, en fait, des bactéries, mais faute de meilleur terme, on appelle ça des "grains".

Pour fabriquer du kéfir, c'est assez simple, on met les grains dans un contenant de verre ou de plastique, on y verse du lait, puis on referme avec un morceau de tissu et un élastique (ou une bague de pot Mason). Ensuite, on oublie le pot une journée ou deux sur le comptoir (ou dans une armoire). Puis, on retire les grains, et on recommence. Certains rincent les grains entre les utilisations, d'autres non. On m'a dit que c'était encore mieux avec du lait cru (bonne chance pour en trouver au Québec), ou du moins, du lait complet, ou même avec un peu de crème ajoutée. Mais qu'on peut aussi en faire à partir de lait écrémé.

Les grains sont vivants. Ils se reproduisent. J'ai lu quelque part que dans les bonnes conditions, ils doublent en volume tous les 10 jours. Mais on ne peut pas s'en procurer sur le marché. On peut trouver une poudre, mais le résultat n'est pas le même. Il faut donc trouver quelqu'un qui en a en trop. Je suis passée par kijiji.ca pour trouver quelqu'un dans ma région. Une charmante Allemande m'en a donné vraiment beaucoup, en plus de me montrer comment elle procédait. C'est très simple. Dommage qu'elle soit à l'autre bout d'Ottawa, ses enfants ont le même âge que les miens et elle est vraiment très sympathique!

Toujours est-il que je suis maintenant en possession de ces précieux micro-organismes, qui transforment tranquillement du lait dans ma cuisine. En attendant, je fouille un peu le Web pour trouver des recettes pour l'utiliser. Celle qui m'a remis les grains utilise du kéfir pour se faire des smoothies (ses enfants adorent), des crêpes, du fromage frais, en plus d'en boire comme ça, ou même le matin sur ses céréales. Sur Internet j'ai trouvé des recettes de soupe froides à base de kéfir (à l'avocat, ou au concombre, ou betteraves). J'ai bien hâte d'essayer! Je ne sais pas vraiment en combien de temps ils se multiplieront, ni quand j'en aurai en trop, mais quand ce sera le cas, je glisserai un mot sur Buzz, Facebook ou Twitter (ou si ça vous intéresse, laissez-moi un mot ici, je penserai à vous!)

mercredi 28 avril 2010

Lâchez moi!

Je ne voulais pas commenter la nouvelle, mais je suis tellement d'accord avec cette chronique de Marie-Claude Lortie que j'ai voulu ajouter mon grain de sel...

Hier, à la radio, un spécialiste disait que les enfants ne bougent pas assez. Qu'ils auraient besoin de 90 minutes d'exercice par jour. Que c'est la faute de tout le monde. De la société.

Mais bon, tout le monde s'en fout. Tout le monde blâme les parents et les écoles. Et moi, comme la plupart des autres parents, j'en ai marre que des inconnus de la radio qui n'ont aucune idée de tout ce que je fais pour ma famille insinuent que je suis une mauvaise mère.

Oui, les enfants doivent bouger. Mais quand?!? Le matin, c'est le branlebas de combat, pas le temps de jouer, on doit se préparer à aller à l'école et à la garderie, et les parents, on doit aussi se préparer pour aller travailler. Ensuite, les enfants ne sont plus sous notre contrôle. Oui, s'il fait beau, la gardienne de Marilise va dehors. Marilise joue beaucoup dehors. Quand il n'y a pas de neige. Parfois, elle habille les six petits pour aller jouer dehors l'hiver, mais c'est beaucoup moins fréquent. Et je ne la blâme pas. Estéban, lui, doit aller à l'école. Je ne sais pas trop quel programme il a, mis à part qu'il a des cours d'éducation physique le jour 2.

Ensuite, retour à la maison. S'il fait beau, les petits jouent dehors pendant qu'on prépare le souper. Mais encore là, c'est s'ils ne se chamaillent pas. Et s'il fait beau. Sinon, ils tournent en rond dans la maison, entre la télé et nos pattes, demandant du jus, ou insistant pour avoir un dessert avant même qu'on ait fini de préparer le repas. Après avoir fermement refusé, on a droit à des cris pendant qu'on termine de préparer le repas. Qu'ils ne touchent pas. Ou peu. Bien entendu... Autre confrontation. Alors l'exercice et le jeu dehors, ça prend le bord.

Et là, mes petits n'ont pas de devoirs encore! Après le souper, nous, on est épuisés. Comment puis-je demander à mes enfants de jouer si je n'ai même pas l'énergie de le faire moi-même? Puis, c'est la routine d'avant dodo, et ils sont au lit.

90 minutes tous les jours, la semaine?!? QUAND?

Le samedi matin, Estéban a des cours de judo. Habituellement, j'y vais avec lui (et j'en fais, moi aussi... même si je préfère de loin l'aïkido...). Une heure sur les tatamis. Il trouve ça difficile, sur plusieurs plans. Il aime ça, mais c'est dur. Soixiante minutes à se concentrer, à faire des exercices qu'il ne maîtrise pas encore, à manquer son coup, à travailler avec des enfants qu'il ne connaît pas trop et à devoir recommencer différents mouvements, c'est dur sur un petit garçon timide qui n'a pas encore six ans. Ensuite, il court et joue avec les autres enfants (du coup, le cours suivant, il les trouve moins intimidants.) Après 45 minutes, il commence à vouloir rester couché par terre. Je dis ça, mais il a fait beaucoup de progrès en peu de temps : pas tant sur le plan physique que sur le plan psychologique : le dojo l'apprivoise, tranquillement. Et il se fait un peu plus confiance. En fait, le judo est un exercice physique, mais pour lui, c'est très psychologique. Et ça lui fait du bien, je trouve.

Oui, la fin de semaine, s'il fait beau, les petits jouent dehors. Mais parfois, moi, je n'ai pas le temps d'aller les surveiller. Ménage. Lavage. Cuisine. Courses (dans le sens d'acheter des trucs, pas de courir). Oui, on fait des activités familiales. Mais on est crevés aussi. On fait ce qu'on peut.

Au lieu de responsabiliser, pour ne pas dire culpabiliser les parents, faudrait peut-être penser à leur donner des solutions concrètes. Parce que, franchement, moi, je suis à court.

lundi 12 avril 2010

Prénoms

Estéban a deux amis qui s'appellent Zachary. Plusieurs Mathis, Mathieu et Thomas...

La Régie des rentes du Québec a compilé les données de 2009 pour les prénoms donnés aux enfants. Étrange comme les mêmes prénoms reviennent...

J'ai, du même coup, remarqué que le nombre de bébés portant mon prénom est en baisse...

Marilise est la seule à avoir ce prénom, dans tous les enfants enregistrés depuis 2009.

Il y a eu 45 Estéban en 2004, mais en 2009, ce prénom a connu une hausse : 63 bébés Estéban n'ont pas encore un an!

Faites l'exercice, c'est intéressant!

http://www.rrq.gouv.qc.ca/Interactif/PR2I121_Prenoms/PR2I121_Prenoms/PR2SPrenoms.aspx

lundi 29 mars 2010

Heures sup.

J'ai passé la fin de semaine au bureau. Vendredi soir jusqu'à 21h, samedi, de midi à 21h, et dimanche, une autre journée complète, 9h30 à 17h. Et ce n'est pas fini. Je prévois rester tard encore aujourd'hui.

Mais au moins, le travail a avancé. Les textes seront livrés mercredi. À 15h30, mercredi, j'aurai la conscience tranquille. Jusqu'au prochain rush.

Au moins, le travail avec des délais serrés a ça de bon : on sait que le rush est temporaire.

Mon mec et mes enfants ont passé la fin de semaine dans notre toute nouvelle tente-roulotte, ils ont eu beaucoup de plaisir. J'aurais aimé être là. Je me console en me disant que la moitié du temps que j'ai travaillé me sera payé en congés supplémentaires... Quand on choisit de travailler à temps plein pour ne pas avoir de problèmes d'argent, c'est difficile de sacrifier encore plus de son temps pour avoir encore plus d'argent. Je préfère qu'on me paye en temps... Du temps de tente-roulotte avec mes enfants, sur le bord d'un lac ensoleillé, cet été. Du temps de couture les jours de pluie. Du temps de cuisine et de mise en conserve l'automne prochain.

Qu'on me comprenne bien. J'adore mon travail. Mais 40 heures par semaine seulement. Après, j'en fais des nausées... Tout est question d'équilibre, n'est-ce pas?

En attendant, pardonnez mon mutisme. J'aurai de belles photos des enfants en train de faire des chocolats de Pâques dès que j'aurai le temps de les mettre en ligne...

mercredi 24 mars 2010

Règlements et plaintes

Je viens de lire cette chronique d'Yves Boisvert.

Je connaissais l'existence de règlements municipaux douteux. À Buckingham, il était interdit de garer son cheval en double devant un bar, et les enseignants devaient porter un corset...

À Gatineau, il est interdit de se stationner dans les rues la nuit, pendant les mois d'hiver. Logique : on a besoin de la place pour déneiger. Sauf que quand il n'y a manifestement pas de neige, ni par terre, ni prévue, est-il vraiment raisonnable de coller un constat d'infraction?

Mais il y a des règlements municipaux qui, eux, vont de soi, et qui ne sont pas respectés. On ne parle pas d'enfants supervisés qui jouent dans un cul-de-sac. Ouais, je parle encore de chiens...

Je viens de faire une plainte officielle à la SPCA. Dimanche, les deux gros chiens des voisins sont venus éparpiller le contenu de notre bac de recyclage sur notre terrain, à peine une demi-heure après qu'il ait été sorti. Bon, on n'est pas en ville, c'est normal que des animaux fouillent dans nos poubelles. Sauf que quand on a voulu aller ramasser, les chiens, toujours chez nous, se sont mis à nous japper après. Ils sont gros, ces chiens-là. Pas mal plus gros que mes enfants. Et puis, ce matin, ils étaient encore sur mon terrain à taquiner mes poules. On avait parlé du problème avec les propriétaires il y a quelques mois. Ça s'était amélioré, puis ça a recommencé à dégénérer. J'ai mis une petite affiche sur la série de boîtes postales au bout du chemin (tout le monde doit passer par là). Plus de jappements la nuit, mais les chiens sont encore chez nous. J'ai tenté de rappeler les propriétaires. Pas de réponse. Ils ne sortent pas non plus pour rappeler leurs bêtes. Je n'ai plus le choix.

Il y a des fois où il faut jouer à la voisine fatigante. D'autres où on doit vivre et laisser vivre. Des molosses sur mon terrain, alors que ma petite veut aller nourrir les poules, c'est inacceptable. Des plans pour que mes enfants se fassent mordre la prochaine fois qu'ils veulent jouer au hockey-bottine dans la rue déserte...

lundi 22 mars 2010

C'est acceptable parce qu'il est beau?

Vous avez probablement vu cette publicité à la télé.

Une superbe femme, dans son appartement, fait cuire des pâtes. Elle attend de la visite. Son voisin d'en face, un bel Italien, la regarde tendrement par la fenêtre, lui envoyant un petit sourire complice. La femme rate ses pâtes, puis ça sonne à la porte. Elle ouvre, puis découvre le paquet de pâtes « authentiques », seul, par terre. Un cadeau anonyme. Puis, elle est à table avec ses invités et tout le monde semble aimer les pâtes, puis le voisin, en face, fait mine de lire son journal, mais sourit quand même à sa voisine...

Mon mec est tombé sur cette annonce hier, alors que j'étais dans une autre pièce. Il n'a pas pu s'empêcher de s'exclamer « Woah, c'est donc ben épeurant, cette annonce-là! »

Dans cette pub, les protagonistes sont superbes. Un très bel homme qui observe une très belle femme... Maintenant, imaginez la même pub avec un homme à l'allure lugubre. Un grand maigrichon au teint gris. On supposerait presque qu'il a, quelque part, un mur rempli de photos de sa voisine. Toujours envie d'acheter les pâtes? Moi, je préfèrerais appeler la police...

Bon, il n'y a pas que la beauté des personnages qui fait qu'on pardonne à l'homme de scruter les faits et gestes de sa voisine. Il y a la musique attendrissante, le décor tout droit sorti d'un film de filles. Enlevez la musique. Coupez le son pour voir.

Reste que le gars observe la fille assez attentivement pour remarquer la marque de pâtes qu'elle met dans son chaudron! La plupart des psychopathes sont des gens charmants, à ce qu'il paraît...

jeudi 11 mars 2010

Des poules pour l'environnement? Un instant.

Cette semaine, on pouvait lire que les poules seraient utilisées comme méthode pour réduire les déchets domestiques...

Il faut faire la part des choses.

Moi, j'ai quatre poules. Qui mangent joyeusement les croûtes de pain laissées de côté par mes enfants. Mais qui boudent un peu la salade.

Quatre poules, c'est vraiment agréable à avoir. Ça reste dehors, ça ne fait pas de bruit la nuit, ça ne jappe pas le jour, c'est mignon et c'est peu d'entretien. Moulée dans la distributrice quand il n'y en a plus beaucoup, de l'eau fraîche, une lumière chauffante pour que l'eau ne gèle pas l'hiver (et un poulailler isolé, si possible... ou encore, on achète de jeunes poules au printemps et on s'en débarrasse en automne, soit en pension, soit en potage). On doit nettoyer le poulailler, un peu comme on nettoie la litière d'un chat. Tout dépend de la conception du poulailler, aussi : certains sont conçus exprès pour ceux qui vivent en ville et qui n'ont pas envie de pelleter de la merde.

Mais c'est là où le bât blesse. Des poules, ça mange les déchets, mais ça en produit aussi. Sans compter que pour les garder l'hiver, ça prend une lampe chauffante en permanence pour que l'eau ne gèle pas.

Si on ne compostait pas nos restes de table, on ne compostera pas la merde et les copeaux de bois. Retour à la case départ.

Avoir des poules chez soi, c'est vraiment intéressant. Nous, on adore ça. Et oui, dans notre cas, ça a un peu diminué la quantité de déchets. Mais on composte leurs excréments.

À Gatineau, il est interdit d'avoir des poules en terrain résidentiel. Si j'étais gatinoise, je protesterais. Je militerais pour faire changer ce règlement. Surtout qu'il y aura bientôt collecte de matières compostables sur tout le territoire. Il ne faut cependant pas s'imaginer que les poules vont régler tous les problèmes des humains.

Mayo

Depuis que j'ai des poules, j'expérimente pas mal plus avec les oeufs. Recette manquée? Pas grave, on en a en masse, des oeufs.

Parmi mes expérimentations, il y a la mayonnaise. C'est que, voyez-vous, moi, je trippe pas mal sur tout ce qui est fait avec des blancs d'oeufs montés en neige. Comme des meringues. Avec les jaunes en trop, je fais quoi?

J'ai fait des biscuits pas bons (contrairement à ce que leur nom laisse entendre, ils sont très bons... je cherche la recette sur mon blogue, mais il semblerait que je ne l'ai pas écrite!) et j'ai essayé le curd et la crème pâtissière. Ensuite, j'ai essayé la mayonnaise...

Premier essai : complètement raté. Trop de vinaigre. Beaucoup trop de vinaigre. Pas assez de moutarde. Trop liquide.

Deuxième essai : pas mal, mais je l'ai faite avec de l'huile d'olive... ce qui aurait été bien, si j'avais aimé le goût de l'huile d'olive. Yark. J'aime pas l'huile d'olive. C'est bon pour la santé, mais ça goûte... Enfin, je n'aime pas.

Troisième essai : parfait! Vraiment parfait! Et ça s'est mangé en moins d'une semaine. Hier soir, j'en ai refait, en doublant les quantités. Je crois qu'on n'en achètera plus du tout...

Alors, voici la méthode, au robot culinaire. Ça fait environ une tasse et demie de mayonnaise.

On prend un oeuf, ou deux jaunes d'oeuf (si on fait la mayo avec des jaunes seulement, elle sera plus ferme... et on aura des blancs en prime pour d'autres recettes). On met ça au robot, puis on y ajoute 1 c. à soupe d'huile végétale, 1 c. à soupe de jus de citron (ou de vinaigre, mais c'est bien meilleur avec le jus de citron) et 1 c. à soupe de moutarde de Dijon.

On met le robot en marche et on mélange pendant une bonne minute. L'idée, c'est de provoquer l'émulsion du jaune d'oeuf, de l'huile et du jus de citron. Après une minute, sans arrêter le robot, on ajoute un quart de tasse d'huile, en mince filet. Mon robot est équipé d'un poussoir qui a un petit trou, juste pour ça... Je mets le quart de tasse d'huile dans le poussoir et ça s'égoutte tout seul en mince filet... pendant ce temps, je range les ingrédients. Ensuite, toujours en laissant le robot en marche, on ajoute une tasse d'huile, toujours en très mince filet. Une fois toute l'huile versée, on continue de battre encore environ une minute. Puis, on peut arrêter le tout, et on goûte. On peut ensuite rectifier l'assaisonnement (sel, poivre).

Ça se conserve au frigo, dans un pot hermétique rescapé du bac de recyclage.

On peut aussi varier, se faire de la mayo à l'ail (avec du sel d'ail, ou encore mieux, une gousse d'ail écrasée, ou les deux), ou aux tomates séchées (avec des tomates trop séchées au déshydrateur, puis réduites en poudre), ou encore aux fines herbes (selon ce que vous avez sous la main).

Un petit détail : contrairement à celle du commerce, ma mayonnaise n'est pas blanche. Elle est jaunâtre à température de la pièce, puis elle pâlit au réfrigérateur, tout en gardant une teinte de jaune. C'est peut-être parce que mes poules pondent des oeufs dont le jaune est presque orange, ou parce que je n'utilise pas les blancs...