Le blogue d'ND

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 21 novembre 2008

Enjeux familiaux

Mon mec prévoit prendre ses semaines de congé familial à compter de la semaine prochaine (Marilise a déjà dix mois), alors il travaille deux fois plus, deux fois plus longtemps, parce que prendre congé dans le domaine communautaire, c'est comme remettre à plus tard ce qu'il faut faire aujourd'hui - personne ne prendra la relève en son absence pour faire avancer les différents dossiers. Mardi et mercredi, il est revenu une fois les deux petits endormis. Marilise est grippée. Comme elle était un peu fiévreuse mercredi, j'ai gardé les deux petits à la maison. J'ai donc eu un très court aperçu de ce que vivent les célibataires avec enfants. J'ai de bons enfants, gentils, sages, bien intentionnés, mais ce sont des enfants quand même, il faut changer la couche de la petite et s'organiser pour qu'elle ne bouffe pas de petits objets dangereux, faire trois repas en double, nettoyer pour que l'accordeur de piano puisse venir faire une évaluation à 13 h, faire le lavage pour que tout le monde ait quelque chose à se mettre sur le dos, suggérer des activités au plus vieux qui tourne en rond dans la salle à manger et qui se plaint que sa maman est toujours occupée, etc.

Je recommence à travailler dans moins de deux mois. J'ai hâte, mais en même temps, la maman en moi a peur de ne pas être à la hauteur. Un jour à la fois. Comme dirait Vincent : je fais la maman écureuil - je fais des réserves. Seulement, je dois faire attention d'emmagasiner la bouffe dans les armoires, et non dans mes hanches ou dans mes artères... le cholestérol est tellement réconfortant à cette époque de l'année. Mais ça, c'est une lutte de tous les jours.

En attendant, j'entends les discours des candidats et des chefs au sujet de la politique familiale, et j'ai la vague impression qu'ils en sont déconnectés. Les garderies subventionnées et les crédits d'impôt à ceux qui n'ont pas de place subventionnée, c'est génial et il faut se battre pour les maintenir. Mais ce n'est pas LA politique familiale. Le Québec est l'un des meilleurs endroits pour avoir des enfants, mais ça ne veut pas dire qu'être parent, c'est facile. Je ne me plains pas. Pour moi, ce ne pourrait pas être plus facile : mes enfants sont en santé, ils sont gentils, mon mec et moi filons le parfait bonheur, j'ai une belle carrière que j'aime... en fait, tout ce que je fais, c'est par choix, et ça, ça vaut de l'or. Mais même dans mon monde idéal, je dois faire des concessions. Non, de la conciliation. La fameuse conciliation travail-famille, c'est un concept qui devient très concret à la seconde où on devient responsable de sa famille, et ce, même si la responsabilité est partagée entre deux excellents parents. En fait, il y a une limite à ce qu'un gouvernement peut, ou doit, faire.

Quand l'ancienne gardienne subventionnée d'Estéban m'appelait de Gatineau le mercredi à 11h pour que je vienne chercher mon fils qui préférait bouder dans son coin que jouer avec les autres enfants et qu'au même moment, à Hull je recevais un courriel d'un client d'Ottawa qui me demandait de devancer ses 1000 mots, dus dans quatre heures, de trois heures, que mon mec était pris dans une réunion à Chelsea et que ma patronne faisait le tour pour nommer des volontaires pour faire des heures supplémentaires, la conciliation travail-famille, je l'avais par-dessus la tête, peu importe la générosité du gouvernement.

La vérité, c'est que personne ne devient parent pour se la couler douce. Ce qui est important, pour moi, ce n'est pas d'avoir la vie facile. J'ai travaillé dur pour avoir la vie que j'ai, même si tout paraît si facile pour moi. J'ai eu de la chance, oui, mais je n'ai pas obtenu mon baccalauréat dans une boîte de céréales. On ne gagne pas sa vie, on la travaille. Et le gouvernement ne peut pas travailler à ma place, étudier à ma place, accoucher à ma place, faire des choix à ma place. Ce que le gouvernement peut faire, c'est m'ouvrir la voie. Mais le chemin, je dois le marcher moi-même. Ce qui m'importe, au fond, c'est d'avoir le choix - le choix de travailler dans mon domaine, le choix de travailler à la maison, le choix de bâtir une famille, par exemple. Et ce qui m'importe encore plus, c'est que dans 15-20 ans, mes enfants aient aussi le choix.

mercredi 12 novembre 2008

Loyauté et trous de mémoire

Je ne sais pas trop quoi penser de la campagne électorale provinciale. J'aime voir les stratégies des différents partis, même si je ne fais jamais de politique partisane moi-même.

Mais là... C'est quoi, la stratégie?!? On dirait que personne n'était prêt. Mais voyons donc : en situation de gouvernement minoritaire, les partis devraient constamment réviser leur programme et se préparer à un déclenchement hâtif des élections. Ça ne sert à rien de chialer contre celui qui déclenche les élections une fois la machine en marche. Il faut accepter la situation et aller de l'avant. Il semblerait que personne n'a envie de travailler pour gagner. Par défaut, celui qui ne chiale pas est en avance. Ça m'a même passé par la tête de voter pour le pas chialeux... jusqu'à ce que je vois un autocollant « je m'en souviens de la loi 142 ».

On oublie vite. Je suis surprise que personne n'ait blâmé le PLQ de faire passer ses quatre volontés sous le bâillon lorsqu'il est en situation majoritaire. Qu'il prend des décisions hâtives et qu'il revient dessus un peu après. Le Mont Orford. Les écoles juives. Pourquoi je n'ai pas entendu ça encore? Non, on attaque le PLC sur le fait qu'il a déclenché les élections et que, bouhouhou, on n'est pas prêt.

Et que dire du PQ. Les gens sont écoeurés des élections et ils jouent la carte dangereuse de laver leur linge sale en public au début de la campagne pour qu'à la fin, les gens oublient qu'ils sont incapables de s'empêcher de se tirer dans le pied? Non mais, c'est quoi ça, pleurer parce qu'on refuse la candidature d'un gars qui a dit publiquement qu'il ne suivrait pas la ligne de parti? Le parti n'empêche pas le gars de se présenter aux élections, à ce que je sache. Tout le monde peut se présenter en tant que candidat indépendant, ou se faire son propre parti. Si ton parti te tient à coeur, tu ne lui fais pas de tort en allant chialer devant tout le monde que c'est de la marde et que tout le monde là-dedans est pourri. En fait, toutes les conditions sont réunies pour que tout le monde pense que le parti a bien fait de ne pas garder le trouble-fête.

Mais voilà, c'est difficile de ne pas être fatigué des discours des politiciens. Ce qui fait qu'on en prend à petites doses. Si ça a donne que, là, la dose qui passe, c'est celle où on entend un péquiste chialer, ben ça reste jusqu'au jour du scrutin. On oublie vite, mais pas tant que ça...

Bon, je suis fatiguée... je ne sais pas du tout où me brancher cette fois, parce que personne ne m'offre ce que je veux. Encore quelques semaines pour me décider...

mardi 11 novembre 2008

Courir avec les chevaux

Je n'aime pas dire que je vis en campagne. Mais bon, quand t'as un voisin qui élève un lama et un alpaga, d'autres qui élèvent des chevaux, quand, au retour de la garderie, ton fils ne s'étonne pas du tout de voir des moutons, des chèvres et des vaches qui broutent dans les champs et que ta ferme préférée de poulet est à même distance, à vol d'oiseau, que le supermarché le plus proche (ou presque)... t'es pas loin de la campagne, mettons.

Je reviens d'une bonne course d'une demi-heure (j'avais froid, il ne faisait pas si beau que ça, et j'avais plein d'excuses pour ne pas sortir, à commencer par la tonne de choses à faire et le fait que la séance d'aïkido a été très intense hier soir, mais j'ai quand même chaussé mes espadrilles et j'y suis allée - je ne regrette vraiment pas!). Au retour, un étranger m'a offert de me reconduire à la maison. Mais pas dans un véhicule. Nope. À dos de CHEVAL. Quand est-ce qu'une personne se fait offrir un lift à cheval en faisant son jogging?!? Après avoir jasé un peu avec les quatre promeneurs à cheval, ils ont fait trotter leurs chevaux pendant que je montais une côte à la course... C'est un sentiment indescriptible.

Je me suis rarement sentie aussi zen. Elle est belle, ma vie.

vendredi 7 novembre 2008

La douleur est inévitable...

... la souffrance est optionnelle.

Je l'ai déjà écrit : ce sont des mots affichés au dojo. Le sensei et les sempai les répètent souvent. Surtout quand il y a des nouveaux. Parce que quand on est nouveau, le lendemain, ça fait mal. Mal aux cuisses, mal aux triceps, mal aux abdos, et si on est chanceux, on a des bleus aux épaules. Il m'arrive d'avoir des bleus (violets-rouges-jaunes) plein les poignets, parfois sur les bras, entre l'épaule et le coude. Je n'ai plus les épaules rouges : je roule beaucoup mieux et le choc est mieux absorbé. Je ne suis plus courbaturée le lendemain, mais plus du tout : mon corps s'est habitué aux mouvements.

Mais j'ai recommencé à courir sérieusement. Lire ici : mardi, je suis sortie de chez moi, j'ai marché/couru 7 kìlomètres, donc mercredi, j'ai eu mal. Partout. Surtout aux triceps, ce qui m'a pas mal intriguée. Je cours - avec mes jambes, sans projeter qui que ce soit par terre, et j'ai mal aux bras?!? J'ai fait un petit 20 minutes de yoga pour activer la circulation dans mon corps et flusher de l'acide lactique, mais hier matin, j'étais encore un peu raide. Donc, il faisait beau, j'ai enfilé mes espadrilles, mon deuxième soutien-gorge (chaque fois, je pense à me faire enlever la poitrine au complet) et mes vêtements de course (juste un T-shirt! En novembre! Et j'ai eu chaud!!!), et j'ai fait deux petits kilomètres. C'est là que j'ai compris pourquoi j'avais mal aux triceps. Quand je cours, je garde mes mains assez hautes, près du coeur, et relax, mais je me "propulse" avec mes bras, surtout quand je monte les de collines (il y en a beaucoup). Encore de l'aikido hier soir, et ce matin, top shape. Un peu trop en forme, même... je crois que je vais aller profiter du soleil avant le lunch... surtout que je n'aurai pas beaucoup de temps pour ça ce weekend.

Donc, la douleur, ouais, c'est inévitable. Impossible de ne pas se blesser, physiquement ou émotivement, dans sa vie. Ce qu'on peut éviter, par contre, c'est la souffrance. On peut éviter de s'appitoyer sur son sort, de souffrir après que la douleur soit partie. Si on accepte la douleur, on finit par passer au travers de l'épreuve et par en ressortir grandi. Un exemple? L'histoire du petit orteil heurté sur une patte de chaise, ou de table, ou un coin de mur.

Il était une fois, X, qui, fatiguée, a oublié qu'elle avait des meubles dans la maison et s'est solidement cogné le petit orteil sur le coin d'un meuble. Douleur intense. Sacres colorés.

Il y a deux possibilités de réaction, après les sacres :

A- X se prend le pied, attend que ça passe, lâche le pied et continue de vivre.

B- X se prend le pied, accuse le meuble du regard, accuse son conjoint d'avoir placé le meuble là (tsss... une table à manger dans la salle à manger! Quelle idée!), ou pire, s'accuse de l'avoir placé là, se traite d'épaisse parce qu'elle s'est cogné l'orteil sur le meuble, va s'assoire à l'ordinateur et pond un billet sur son blogue pour dire que se cogner l'orteil, ça fait mal en chien, pis que les gens ne devraient pas avoir de petit orteil anyways, appelle sa mère pour brailler que ça fait mal, pis finit par se fâcher parce que sa mère rit d'elle, et ensuite, va manger un gâteau au chocolat pour se consoler.

Ok, c'est extrême. D'habitude, je prend l'option A, plus option blogue... mais bon... Ça, ça prend des années de pratique.

Toujours est-il que cette réaction peut être transposée à plusieurs problèmes différents. Remarquez que les deux réactions commencent de la même façon : douleur. Ensuite, on passe soit en mode solution (A- j'attend quelques secondes que ça passe parce qu'il n'y a rien d'autre à faire) ou en mode problème (B- j'extériorise le problème et je l'entretiens parce que la solution me fait peur, ou semble inconfortable... attendre que ça passe? mais j'vais avoir mal tout ce temps-là et je ne veux pas gérer cette douleur!)

Je me sauve, il fait trop beau dehors, et le soleil m'appelle à travers la porte patio...

jeudi 6 novembre 2008

La mort

Ouais, je sais, c'est sérieux comme titre.

Estéban commence à réaliser que tout n'est pas toujours rose. Nous sommes très chanceux, l'image presque-type du rêve américain. Il a des parents éduqués qui peuvent ramener de la nourriture sur la table et des jouets au salon, et une petite soeur qui le laisse dormir toute la nuit et qui joue avec lui le jour. Mais il a quatre ans. Il ne se rend pas compte que ce qu'il connaît, c'est juste la pointe de l'iceberg. En fait, même moi, j'ai du mal à visualiser autre chose que mon monde.

La semaine dernière, Estéban m'a demandé où étaient les vrais dinosaures.

"Ils sont disparus, mon coco. Ils n'existent plus."

"Ils sont où?"

"Ils sont tous morts, il y a très très longtemps, avant que nous, on existe."

"Hein? Pourquoi avant qu'on existe?"

"Tu sais, on n'a pas toujours existé."

"Pourquoi?"

"Ben, tu sais, quand moi, j'étais petite, toi, tu n'étais pas né encore. Et quand grand-maman Marie était petite, moi, je n'existais pas encore. Alors, quand les dinosaures étaient vivants, nous, nous n'existions pas encore. Ça a pris beaucoup de temps avant que nous, on existe."

"Pourquoi ils sont morts?"

"Ah, ça, personne ne le sait vraiment. Ça fait trop longtemps. Y'en a qui croient qu'ils ont eu trop froid, qu'il y a eu de la glace partout sur la terre, et que l'été ne revenait pas pour faire pousser les plantes et les nourrir. D'autres pense qu'un météorite, un genre de morceau d'étoile, est tombé sur la terre et a tout détruit. Mais personne n'est vraiment certain."

"Mais nous, on existe!"

"Oui, on existe. La preuve, on se parle, là."

"Nous, on va disparaître aussi?"

Ouch.

"Dans très très longtemps, oui."

"On va être pu né? Comment?"

"On va mourir. Oui. Mais c'est dans très très longtemps, quand on sera très très vieux!"

(Le moton dans la gorge) "Quand? Pourquoi?"

"Ah, ça, mon p'tit coco, personne ne le sait quand. Mais on sait qu'on a du temps. Et puis, c'est comme ça."

Bon, la conversation a continué encore un bon bout de temps.

Mais on dirait que la bulle de mon fils a crevé. Déjà qu'il a peur d'avoir peur, là, je crains qu'il ne devienne carrément angoissé. Mais je ne voulais pas lui dire que la mort ne l'affectera pas. Parce que, tôt ou tard, c'est inévitable. Tout ce que je peux lui dire, c'est que pour vivre longtemps, il faut être prudent, il faut bien se nourrir, bien dormir, bien bouger. Comme je fais un peu d'écoanxiété, je préfère ne pas lui parler de la menace du réchauffement climatique ou encore de la pollution qui encrasse les artères et les poumons. Je ne lui parle pas non plus de cancer, ni de malformation génétique. Mais la mort, ça, je ne peux pas éviter. Même si j'ai du mal à gérer le sujet.

Pas facile d'être parent, même quand on a de bons enfants...

mercredi 5 novembre 2008

Pain et yogourt

Il n'y a pas très longtemps, quelqu'un m'a demandé comment je faisais mon yogourt. Alors voici la méthode. En prime, je mets ma recette de pain belge à la machine à pain. Au cas où. Depuis que je fais tout ça, je n'achète plus de pain... sauf pour les hamburgers et les hot-dogs. Peut-être qu'un jour, je ferai des bagels...

Pour faire du yogourt :

J'ai acheté une yaourtière. Je ne mets pas de lien, parce que je ne suis pas certaine de vouloir recommander celle que j'ai acheté encore. C'est un "Total Chef Yogurt Maker" que j'ai payé moins de 20$, taxes comprises. Mais le modèle n'est pas vraiment pratique pour moi, il permet de faire un litre de yogourt à la fois, mais dans sept petits contenants individuels. À l'achat, je me suis dit que ce serait pratique, mais je finis toujours par tout verser dans un pot Mason d'un litre, et j'ai ensuite sept petits contenants de verre à nettoyer au lieu d'un seul.

En plus, j'emploie la voie paresseuse pour faire le yogourt. J'achète du lait UHT - c'est un peu plus cher que du lait frais (mais quand même moins cher que du yogourt), pour éviter l'étape de l'ébullition et du refroidissement. Avantage supplémentaire, je peux en garder pas mal à la fois dans l'armoire, alors que le lait frais ne se garde pas très longtemps et prend de la place au frigo (frigo qui est toujours plein et qui contient mon lait écrémé, le lait 2% de mes mecs et le lait 3,25% de ma cocotte). Donc, j'achète du lait UHT et puis des petits sachets de bactérie à yogourt (dans la section des produits laitiers au supermarché ou dans un magasin de produits naturels... environ 3$ pour 6 sachets, chaque sachet permet de faire un litre de yogourt, et ce yogourt peut être réutilisé environ 2 fois, en fonction de la fraîcheur, pour refaire d'autres litres. Mais après ça, les bactéries sont affaiblies, mieux vaut recommencer avec une colonie "fraîche". Donc, en gros, si je refais du yogourt très souvent, la boîte à 3$ permet de faire 18 litres de yogourt - le coût est donc pas mal amorti.

Alors, c'est très simple. Juste après le déjeuner, je verse un peu de lait UHT au fond d'un pot Mason d'un litre. Je verse les bactéries (soit un sachet, soit 2 c. à soupe de yogourt de la dernière fois), je mélange, puis j'ajoute le reste du lait. Je mélange bien, puis je verse dans les petits verres de la yaourtière. Avant de me coucher, le soir, je débranche, je re-verse le tout dans le pot Mason, puis je mets au frigo. Le lendemain matin, j'ai du yogourt frais. Quelques fruits, ou du sirop d'érable, ou encore de la confiture maison et le tour est joué.

Bon, les moins paresseux que moi qui veulent faire le yogourt avec du lait frais le font bouillir pour tuer les bactéries, attendent qu'il refroidisse à la température de la pièce (s'il est trop chaud, c'est comme avec le pain, ça va tuer la levure), puis passent à la fabrication du yogourt.

Maintenant, pour ma recette de pain. C'est simple, je mets tous les ingrédients dans la machine à pain. Ça prend moins de cinq minutes, plus 2 minutes pour nettoyer. Je mets tout dans cet ordre-là :

1 tasse et quart d'eau (si j'utilise la minutrie) ou de lait (si je le fais pour tout de suite)

2 c. à soupe de beurre (ou d'huile de canola, ou d'huile d'olive)

1 c. à soupe de sucre (ou de sirop d'érable, ou de miel... ça lève encore mieux avec le miel - l'avantage avec la combinaison huile-miel, c'est que le miel ne colle pas sur la cuillère à mesurer parce que l'huile restante l'aide à glisser)

1 c. à thé et demie de sel (non négociable : ça ne lève pas bien sinon)

3 tasses et 1/8 de farine tout-usage (ouaip, je fais du pain blanc, mais si on veut le faire entier et qu'il lève bien, il faut utiliser de la farine à pain à blé entier, et mettre quand même moitié farine de blé entier et moitié farine blanche... ou alors mettre beaucoup de gluten)

1 ou 2 c. à soupe de gluten (optionnel, et ça dépend de la farine utilisée - mais c'est mieux pour ne pas que ça donne de la brique)

2 c. à thé vraiment combles de levure.

Et voilà. En général, je fais ça avant de me coucher (après avoir mis le yogourt au frigo), et je programme la minuterie pour 15 minutes avant l'heure du réveil. Ça sent bon au lever!

mardi 4 novembre 2008

Temps de chien

Pas trop chaud, pas trop froid, pas trop sec, pas trop humide, pas trop nuageux, pas trop ensoleillé, pas trop sombre, pas trop clair, pas trop de vent, et l'air sent les bons souvenirs d'automne. Dès que j'ai mis le pied dehors, j'ai senti que ce serait un pur délice de courir aujourd'hui.

Vraiment?

Non. Pas vraiment. Parce qu'il y a des gens dans mon coin qui sont vraiment trou de cul et qui n'ont aucune considération pour le genre humain. Je ne parle pas des automobilistes. Je parle des putains de propriétaires de chien de garde trois fois grands comme moi qui ne croient ni à la laisse, ni à la clôture.

Je peux comprendre qu'un chien s'échappe une fois de temps en temps. Mais j'ai croisé DIX chiens libres. Dix. Et je ne compte pas le poméranien là-dedans. Une maison en particulier me fout la trouille : deux énormes bergers allemands, de superbes bêtes, mais surtout très grosses et avec beaucoup de dents, sont constamment sur les marches du perron. Dès que je m'approche, ça jappe et ça grogne. Aucun des deux n'est attaché. Pas de clôture. Chaque fois que je passe devant cette maison, je me demande pourquoi je suis contre le port d'arme de poing, messemble qu'un petit calibre suffirait pour les faire taire et réveiller les propriétaires. Un chien, même si c'est gentil, c'est dangereux. Un chien de garde, c'est pire : ce n'est pas gentil.

Un peu plus loin, y'a un autre berger (probablement un croisement, il était plus petit que les bergers allemands, mais il avait la même gueule) qui m'a protégée contre un genre de labrador noir. Il est venu vers moi, m'a senti le derrière, puis s'est carrément planté entre moi et l'autre chien. Il a tenté de me pousser vers sa maison, probablement parce qu'il m'a prise pour un membre de son troupeau ou quelque chose du genre. En espérant que son troupeau n'est pas un troupeau de grosses vaches...

Sérieux, j'suis une fille à chats. Les chats s'en sacrent que je passe près de leur territoire ou non. Les chats ne viennent pas me sentir le derrière. Les chats ne grognent pas en me voyant. Les chats ne jappent pas et ne me font pas sursauter. Je respecte leur bulle et ils respectent la mienne. Surtout, surtout, aucun chat ne vient me gâcher mon moment à moi.

Je le jure, le prochain chien pas attaché que je vois et dont le maître n'est pas là, je le peinture rose fluo.

lundi 3 novembre 2008

Une image vaut mille mots

Je fais toutes les purées pour Marilise (souvent, elle mange ce qu'on mange, de toute façon, avec ses quatre dents de Prunille), mais il y a environ un mois, Gerber donnait de petits pots de purée en promotion. Marilise a bien aimé, mais bon, on n'en rachètera pas, moi, j'ai trouvé que ça sentait le... bref.

Mais même si je n'ai pas payé un sous pour le pot, j'ai quand même lu toute l'étiquette. Je lis toujours toutes les étiquettes. Enfin, presque toujours. Maintentant, trouvez le non-sens.

vendredi 31 octobre 2008

Coup de vieux

Marilise est au lit. Mon mec, mon fils et moi sommes assis par terre au salon et examinons le butin. Des suçons, des chocolats, des "bonbons-pilules", de petits sacs de croustilles... Pas d'arrachide. Aucune.

Mon mec : "C'est frappant, il n'y a pas d'arrachide."

Moi : "Mais non, y'en a plus du tout, maintenant."

Estéban : "Y'en a pu? Où elles étaient les arrachides?"

Moi : "Quand papa et moi, on était petits, on avait plein d'arrachides dans nos sacs d'Halloween. Maintenant, les gens n'en donnent plus, parce qu'il y a trop d'allergies."

Mon mec : "Waaaaaahhh... Te rends-tu compte, chérie? On vient de prendre un coup de vieux là! C'est comme quand nos parents nous disaient qu'à Noël, ils avaient des oranges! Des oranges, chérie!"

Moi : "Ça s'en va tellement sur mon blogue, ça... On est rendus des dinosaures..."

The Bro Code

C'est la faute d'Isabelle.

Je suis maintenant complètement accro à "How I Met Your Mother".

J'aime particulièrement le personnage de Barney Stinson (joué par Neil Patrick Harris, ou "Docteur Doogie"), un véritable coureur de jupons qui a créé son code d'honeur de conduite intitulé "The Bro Code".

Un petit bijou!

Quelques exemples parmi les 150 articles (dont la plupart sont commentés ou expliqués, certains par des graphiques tout à fait délicieux)

ARTICLE 3

If a Bro gets a dog, it must be at least as tall as his knee when full-grown.

Corollary: Naming a lapdog after a pro wrestler or a character from a Steve McQueen movie does not absolve a Bro from the spirit of this article.

ARTICLE 15

A Bro never dances with his hands above his head.

ARTICLE 24

When wearing a baseball cap, a Bro may position the brim at either 12 or 6 o'clock. All other angles are reserved for rappers and the handicapped.

ARTICLE 99 A Bro never asks for directions when lost.

Exception : A Bro may ask for directions from a hot chick who seems to know the area.

Exception : A Bro may ask for directions from a hot chick even if she also appears lost.

Exception : A Bro may ask for directions from a hot chick even if he is not lost at all.

mercredi 22 octobre 2008

Frustration et bénévolat

Offrir de son temps, ça implique toujours de marcher sur de coquilles d'oeufs.

Les organismes sans but lucratif ont un mal fou à trouver des bénévoles. Ce n'est un secret pour personne. Et on devrait toujours être infiniment reconnaissants à l'endroit de tous ceux qui donnent quelques minutes de leur précieux temps à d'autres. Ça, je comprends.

Mais souvent, je me dis qu'il y a peu de choses plus frustrantes ou décourageantes que le bénévolat. Dès qu'on s'y met les pieds, dès qu'on passe de participant passif à participant actif, on doit assumer pas mal de responsabilités, parce que tout ce qui ne fonctionne pas nous retombe dessus. Et quand personne n'est payé pour faire le travail, il y a beaucoup de choses qui ne fonctionnent pas. Et c'est comme ça partout. Ou presque.

Combien de fois ai-je entendu : "ben non, j'ai pas besoin de le faire, l'AJJRO devrait s'en occuper"? Trop souvent. "Je pense que l'AJJRO devrait réparer ceci sur le terrain, ou s'occuper que cela soit en place..." Sauf que l'AJJRO, ça a beau être une personne morale, ce n'est pas une personne physique. Elle n'a ni bras, ni jambes, ni tête ni corps. C'est une association - ce sont ses membres qui réparent ceci sur le terrain, ou qui s'occupent que cela soit en place, qui prennent les décisions, qui corrigent les fautes dans les règles, qui tentent d'améliorer tous les aspects du jeu, qui organisent des activités... Et puis, c'est immanquable, il y a des gens - bien intentionnés, tout le monde est toujours bien intentionné - qui s'attendent à ce que tout se fasse tout seul et qui s'étonnent à la dernière minute que ce ne soit pas fait. "Comment ça y'a pas de citronnelle sur le terrain, l'AJJRO ne devait pas en acheter?" "Coco, c'est toi l'organisateur, c'est à toi de t'assurer que ton activité roule - l'AJJRO n'a pas de dispositif d'alarme pour déceler le niveau de citronnelle dans les cruches".

Ça arrive à tout le monde d'oublier. Mais de blâmer l'oubli sur l'inaction d'un être incorporel, ça, je trouve ça extrêmement frustrant.

Dans tout organisme sans but lucratif, il y a aussi les yes-men, ou les people-pleasers. C'est normal, on offre un service, on veut que les gens soient satisfaits, et on ne veut pas que ce soit compliqué de s'inscrire à l'activité. Sauf que quand le gars qui dit "oui" ne fait pas le suivi par après, je ne raconte pas le bordel. Les comptes et le nombre d'inscriptions ne concordent pas, et les participants y perdent au change.

Situation vécue cet été : je fais l'homologation du début sur le terrain. Déjà que je suis frustrée parce que le logiciel (superbe logiciel, en passant, qui a été créé entièrement bénévolement et qui plante moins souvent que Windows) n'a pas enregistré une dizaine d'inscriptions que je me souviens avoir faites... Un joueur (non inscrit) arrive et me tend vingt-cinq dollars. "Je me suis arrangé avec X..." "Elle ne m'a rien dit! Pourtant, j'ai envoyé des courriels à plusieurs reprises, tous les organisateurs, sauf elle, m'ont répondu et m'ont donné la liste des inscriptions tardives..." "Oui, mais elle m'a dit que c'était correct... elle organise quand même l'activité..." "Bon, ok pour cette fois, mais je vais devoir la chicaner... Tu fais un nouveau personnage?" "Ben non, je reprends celui de la dernière fois... J'ai des lingots et de l'or..." "Je t'arrête tout de suite. Comme je ne savais pas que tu t'inscrivais, je n'ai pas imprimé tes objets, je ne sais donc pas ce que tu as. Tu te souviens?" "Ben... non, pas exactement." "Bon. Ben je ne peux rien te donner. Tu t'arrangeras avec X. Mais la prochaine fois, vérifies que le message passe AVANT la partie."

Mettons que ce serait moins chiant si certains arrêtait de vouloir tout faire tout seul et communiquait un peu plus. Mais comment peut-on demander ça à des gens qui, de toute façon, ne sont pas payés pour les innombrables heures qu'ils investissent pour les autres dans un contexte où, si ces personnes ne donnent pas de leur temps, personne ne le fera?

Sur ce, je m'en vais faire réparer mon antenne télépathique... parce qu'il paraît que cinq ou six personnes se sont inscrites par télépathie cette semaine, mais je n'ai rien reçu...

mardi 21 octobre 2008

Histoire de panne

Vous vous souvenez de la pub télé des génératrices de maison, genre Pneu Canadien, où il y avait un papa qui essayait de faire des charades avec ses enfants pendant une panne de courrant, et les enfants qui s'emmerdent royalement - puis ça coupe, et on voit les enfants assis devant la télé avec le papa, et tout le monde est content parce que la génératrice permet de visionner un film et de ne pas s'ennuyer?

Moi, si. Et je n'en reviens toujours pas. Comme si on avait absolument besoin d'un écran de télé, d'ordinateur, ou encore d'une console de jeux pour s'amuser. Comme si on avait absolument besoin d'une dose d'électronique pour ne pas sombrer dans une dépression grave. Voyons donc.

Hier soir. Vingt heures cinquante. Je reviens de mon cours d'aïkido, toute contente parce que j'arrive à temps pour ne pas manquer Heroes. J'entre, la maison est calme - mon mec est au salon, il a allumé plein de bougies installées de façon sécuritaires sur les grands chandeliers en fonte, puis une chandelle est calée dans son chandelier en forme de grosse gargouille, placée sur la petite table de salon pour éclairer sa lecture. Première chose qui me frappe, à part l'odeur de la cire, c'est à quel point l'éclairage est relaxant, à quel point c'est zen. Et puis c'est très esthétique : de grosses bougies sur de longs chandeliers à trois branches entourat le poêle à bois, avec mon mec qui lit tranquilement dans le fauteuil... Pas loin du nirvana tout ça.

Les petits sont couchés. Marilise dort et Estéban attend son bec. Il a une lampe de poche allumée sur sa table de chevet, puis me dit qu'il a eu un peu peur quand les lumières se sont éteintes - il a entendu du bruit sous ses jouets, probablement la chauve-souris invisible de ses cauchemars qui voulait lui mordre les pieds... "Mais voyons donc, coco, tu sais bien que les chauves-souris, elles ne mordent pas, elles chatouillent les orteils, par contre!" Bisou, et je descend.

J'appelle Hydro pour signaler la panne. À Val-des-Monts, c'est relativement normal. Les lignes sont surchargées : signe que d'autres ont signalé la panne. Bon, que fait-on? Et si on jouait à Mémoire 44? Hmmmm, mauvaise idée, avec l'éclairage et tout, c'est déjà difficile de différencier les Allemands des Alliés dans la lumière, et puis on est fatigués, le temps de monter le scénario, on voudra aller dormir. Dommage, ça fait un bout que j'ai envie d'y jouer - on invitera des amis pour jouer Overlord un de ces quatres. Can't Stop alors? Ouais, deux petites parties de Can't Stop à la chandelle.

Ensuite, on a rangé le jeu, puis j'ai rappelé Hydro. Ah, la panne est d'origine encore inconnue, les patrouilleurs sont encore dans le secteur pour trouver l'arbre qui aurait probablement tombé sur une ligne. Il est 22h... dodo.

22h30, tout se rallume. Mon mec descend pour éteindre les lumières, puis programme l'enregistrement de How I Met Your Mother (bon show, en passant) et de Heroes, qu'on peut voir grâce à la magie du Satellite et des autres fuseaux horaires. On regardera ça plus tard. Pas de presse. Au pire, on l'aurait regardé sur Internet, ou on aurait attendu que les DVD sortent. La vie est trop courte pour s'énerver pour rien.

Parce que, franchement, y'a tellement mieux que la télé dans la vie...

jeudi 16 octobre 2008

Les listes

J'ai encore fait une folle dépense. Une grosse piasse. Pour un petit carnet plein de longues pages. Sur chaque page, plusieurs lignes au bout desquelles un cercle vide. Pour faire des listes.

Ma grand-maman Jeannette a toujours fait des listes. L'image de son son bloc-notes, encadré par son cendrier et sa tasse de café sur sa belle table de cuisine, est imprimée dans ma tête. Même l'odeur de sa marque de cigarettes, mélangée avec le café frais, est synonyme de bons souvenirs pour moi. L'odeur de la cigarette m'écoeure, mais le mélange cigarette-café de ma grand-maman, étrangement, me réconforte. J'ai retrouvé la même odeur chez un de mes bons amis, fils d'un père fumeur. Mais je n'ai jamais fumé (ouaip, jamais... quand j'avais l'âge, je prenais des cours de chant et j'avais une peur bleue de perdre la voix qui avait le potentiel de chanter Carmen... sauf que je n'ai pas poursuivi, mais mes poumons sont encore roses), les listes sont restées. À l'université, c'est ce qui m'a permis (permit? permi?... permis. Prochaine dépense folle : Antidote) de survivre avec une bonne moyenne. Même maintenant, maman à la maison jusqu'en janvier, les listes m'aident à me maintenir à flot.

Sauf que là, mes listes, elles étaient dans ma tête et j'avais l'impression de ne rien faire. Finalement, depuis mardi, j'écris mes listes. Noir sur blanc. Et je coche ce qui est fait. Wow. C'est là que je me rends compte que j'en fais plus que je ne le crois... et puis, le voir écrit me donne la petite poussée pour en faire un peu plus au lieu de m'écraser devant la télé.

C'est étonnant. Écrit, ça semble prendre une éternité, mais je me rends compte que la plupart des choses prend quelques minutes seulement. Surtout si on décompose... Ma journée d'aujourd'hui :

- Finir la commande du MRSO (fait)

- Vider le lave-vaisselle (fait)

- Ranger les jouets dans le salon (fait)

- Dégraisser le bouillon de poulet et le remettre à mijoter (fait)

- Brassée de lavage no 1 (fait)

- Brassée de lavage no 2 (fait)

- Mettre le souper à la mijoteuse (dans trois minutes)

- Mettre le bouillon de poulet en conserve et stériliser

- Laver la vaisselle`

- Ranger ce qui traîne sur la table de cuisine et sur maudit coin de comptoir où toute la cochonnerie se ramasse

- Passer l'aspirateur au rez-de-chaussée

- Verser le porto sur les cubes de veau (que j'ai mis à dégeler hier matin)

- Aller chercher les petits chez la gardienne

- Aller au cours d'Aikido ce soir

Possible que je doive reporter certains trucs à demain. Mais c'est tellement satisfaisant de voir tous ces crochets à côté de ce que j'ai déjà fait, ça m'encourage!

:)

mercredi 15 octobre 2008

Je confirme...

... Le topinambour, c'est vraiment très bon et facile à cuisiner... mais ça fait vraiment péter! À ne pas manger avant de sortir de la maison!

:o)

Chialage

J'ai encore perdu mes élections. Comme d'habitude. Pourtant, le parti pour lequel j'ai voté a remporté des sièges. Juste ailleurs.

Mais je m'y attendais. C'est vrai : personne ne vote ouvertement conservateur, mais ça fait leur deuxième mandat au pouvoir. Ils ont plus de sièges que la dernière fois, sans fond de scandale des commandites, cette fois. On a le gouvernement qu'on mérite. Je ne connais pas le taux de participation cette année, mais je présume qu'il est assez faible. Comme d'habitude. Dans une salle d'attente à l'hôpital, pendant la campagne, j'ai entendu deux femmes dans la quarantaine parler.

"Ouains, y'ont parti les élections." "J'm'en va même pas me pointer au vote." "Moi non plus, c'est toute une gang de menteurs." "Voter pour un menteur ou pour un autre menteur... j'préfère pas voter." "Toute une gang de crosseurs..."

Et c'était ça.

C'est sûr que personne n'est parfait, et que la politique est une grosse méchante machine. Mais à la base, si on ne vote pas, ben on n'est pas représenté, ou on est représenté par un bonhomme ou une bonnefemme que d'autres, qui ont peut-être d'autres préoccupations, ont choisi. Voilà. On ne peut pas gagner à tout coup, mais si on ne dit rien, c'est sûr qu'on ne peut jamais gagner... anyways...

C'est une tendance que je n'observe pas juste en politique. Dans pas mal tout. Si on n'est pas complètement assuré d'un gain, on s'abstient, pour être bien certain de perdre. Je trouve ça étrange comme comportement - j'ai une nature plutôt combative, et je me suis toujours dit que si je ne tente rien, je n'aurai rien. Il m'arrive de me planter solide, mais je me suis relevée, et mantenant, je suis contente d'être où je suis. C'est sûr que ça fait mal de tomber. C'est sûr que l'égo en prend un coup plus souvent qu'à son tour. Mais quel genre de vie plate ont les gens qui n'essaient même pas de peur d'échouer?!? Si on veut être plus heureux, il faut sortir de la zone de confort, et c'est épeurant les premières fois. Mais on s'y fait, et on y prend goût... anyways...

Autre sujet, qui a vaguement rapport : qui a été capable de suivre la soirée des élections sur Radio-Canada avec Bernard Derome?!? Bon, j'avoue, je ne regarde aucun téléjournal - ça m'énerve. Mais diantre qu'il est agressif! J'avais vu une partie de l'entrevue qu'il a faite avec Gilles Duceppe - on aurait dit la petite terreur du lycée qui interroge le président du comité étudiant, à la pointe d'un poignard. Et pendant la soirée des élections, il coupe ses invités, il ne les laisse pas répondre aux questions, et il tente de l'humour boiteux en plein milieu des phrases des pauvres correspondants qui tentent de dire ce qu'ils sont payés pour dire... Qui l'a mis là?!? Je sais bien que Deromes et les élections, c'est un classique, mais qu'est-ce qu'il fait là? Pourquoi lui donner toute la place?

Sur ce, je m'en vais courir... j'ai de la pression à évacuer...