Le blogue d'ND

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 28 avril 2005

Motivation

J'entend pas mal parler de réforme dans les repas familiaux. Pas étonnant, le milieu scolaire, c'est une maîtresse exigente pour la plupart des membres de ma famille. Mais si jamais on me demande ce que j'en pense, je hausse les épaules. Je n'ai pas vraiment d'opinion à ce sujet. Je sais, ça va influencer l'éducation qu'aura mon fils, et blablabla. C'est à lui d'apprendre, pas aux autres à lui apprendre des choses. S'il veut apprendre, peu importe le système, il apprendra. Et c'est là que survient la clé de l'équation : Gaétan et moi. Ses parents. Le goût d'apprendre, ce n'est pas le système scolaire qui le lui transmettra. Ce sont les personnes qu'il écoutera, comme ses parents, certains profs, certains pairs. Et j'ose espérer que je serai à la hauteur, tout comme mes parents l'ont été pour moi.

Quand j'étais au primaire et au secondaire, on ne regardait pas la télé pendant les repas. L'heure du souper, c'était aussi l'heure des discussions. Dès que nous étions tous à table, maman ou papa demandait "pis, comment ça a été à l'école aujourd'hui?" Et tout le monde répondait. En général, on disait "bof, pas grand chose..." mais ce qui importait vraiment, c'était que si on avait quelque chose à dire, on avait l'occasion d'en parler. Et on en parlait.

Je me souviens très bien quand mes parents ont lu "La Stratégie de Ender" d'Orson Scott Card. Ils en discutaient au souper. Ça m'avait donné envie de lire le livre, ça avait l'air bon. Et ce l'était.

Ensuite, après l'heure du souper, il y avait l'heure des devoirs. Encore là, mes parents lisaient dans le salon, alors que je travaillais sur la table de la cuisine. Quand j'avais une question, ils levaient la tête, réfléchissaient... et trouvaient une façon de me faire trouver la réponse par moi-même.

"Maman?"

"Oui ma chouette?"

"Ça veut dire quoi, ce mot-là?"

"Euh... je ne sais pas... Attends, on va vérifier. Irais-tu chercher le dictionnaire dans la bibliothèque?"

Et quelques minutes plus tard, ma mère m'avait fait chercher le dictionnaire, chercher dans le dictionnaire, trouver le mot, lire la définition. S'il y avait des mots que je ne comprenais pas dans la définition, je les avais cherchés aussi. Et le plus brillant là-dedans, c'est que j'étais satisfaite : j'avais appris quelque chose par moi-même. Ma mère, qui connaissait la réponse à ma question dès le départ, avait fait bien plus que me donner une réponse. Elle m'avait donné un outil, une façon de trouver mes réponses moi-même. Pour moi, j'étais beaucoup plus satisfaite ainsi. Et puis quand je travaillais à l'école, quand le prof n'avait pas le temps de répondre à toutes les questions, moi, je pouvais au moins commencer à chercher : je savais où les réponses étaient susceptibles de se trouver.

J'espère pouvoir être aussi bon parent pour mon fils que l'ont été les miens. J'espère que mon fils pourra me parler comme je pouvais parler à mes parents (ce qui a permis de régler plusieurs problèmes avec des profs douteux). J'espère que je pourrai inspirer mon fils pour qu'il ait envie d'apprendre, de découvrir, comme mes parents m'ont inspirée. J'espère que je pourrai lui donner un environnement aussi chaleureux que l'est ma famille. Et si je réussis, alors le système d'éducation de mon fils complémentera ce que moi, je lui aurai transmis. Et pas le contraire.

Merci, papa et maman.

mercredi 27 avril 2005

Assez, c'est assez!

Ceux qui me connaissent bien et qui m'ont vu au cours du dernier mois ont déjà tout entendu ça. Mais je ne pouvais pas passer à côté d'un billet à ce sujet. C'est trop important à mes yeux.

Chaque fois que j'achète quelque chose, que ce soit un acte réfléchit ou non, j'encourage quelque chose. Si j'achète un chandail confectionné dans un "sweat shop" par un enfant qui travaille 12 heures par jour à un salaire dérisoire, j'encourage ses employeurs à continuer leurs pratiques inhumaines. Chaque fois que j'achète du café d'une des multinationales qui détiennent le monopole des prix et qui exploitent les cultivateurs de café, leurs terres et toute leur famille qui se retrouve à crever de faim sur une terre stérilisée par les pesticides et par des pratiques de culture appauvrissantes, j'encourage ces multinationales à obliger ces gens à vivre dans la misère malgré le fait qu'ils travaillent beaucoup plus que n'importe quel président de compagnie Nord-Américain ou Européen. Chaque fois que j'achète du sucre à une autre multinationale, ou même un produit confectionné avec ce sucre, j'encourage l'esclavagisme en vigueur dans le pays où ce sucre a été produit.

Vous me direz : "oui, mais un café équitable, c'est plus cher qu'un café normal, et c'est plus difficile à trouver. Je n'ai pas le choix." C'est tout à fait faux. Je ne bois plus que du café certifié équitable depuis plus d'un mois, je le sucre avec du sucre certifié équitable, et puis mes cafés me coûtent beaucoup moins cher qu'avant. Pourquoi? Parce que je l'achète au supermarché dans la section café bio (attention : bio ne veut pas dire équitable! seulement, les supermarchés mettent tout ce qui est bon à la même place), que je le fais à la maison, avant de partir, que je le verse dans une tasse isolante pour la voiture. Prix de 8oz de café, sucre et lait compris : entre 20 et 40 sous, tout dépendant de la marque, de la quantité de sucre et de la quantité de café par rapport à la quantité d'eau. La même quantité au Tim Hortons est de 3 à 4 fois plus cher. Et pourtant, me faire le café et rincer le filtre avant de partir ne m'a pris que quelques minutes. Ah, et j'oubliais, le café que j'ai acheté était sensiblement le même prix que celui juste à côté qui n'était pas équitable. Voilà.

Pour les vêtements, c'est plus compliqué. Difficile de savoir s'ils sont équitables. Le mieux, c'est de se le faire soi-même (ce que j'adore faire), ou du moins, d'en vérifier la provenance... Mais bon, on peut commencer par la nourriture, c'est déjà ça de gagné!

Il faut arrêter d'encourager la pauvreté et l'esclavagisme. Si vous devez vous acheter du thé, du café, du sucre, du cacao, du chocolat, vérifiez d'où il vient et s'il est équitable. Posez des questions. Exigez. Ne fermons pas les yeux en croyant que c'est aux autres de faire des efforts. Parce que les efforts, que nous devons faire, ils sont modestes. En encourageant le commerce équitable, on permet aux petits cultivateurs organisés en coopératives de faire des profits qu'ils peuvent investir dans une jachère qui garantit que la terre sera encore bonne pour des siècles, dans des écoles, dans des puits... Ce serait beaucoup plus simple de payer les gens pour leur travail que de leur envoyer de l'aide humanitaire qui est diluée en frais administratifs de toute façon et que nous devons tous payer au moyen de nos taxes et de nos impôts de toute façon.

Il faut dès aujourd'hui refuser d'être un esclavagiste et exiger que les travailleurs du monde entier puissent vivre dans la dignité.

Pour plus de renseignements sur le commerce équitable : TransFair Canada

samedi 23 avril 2005

Une rose et un livre

De septembre 1999 à mai 2000, j'étais au-pair en Catalogne. À Manresa, pour être plus précise. C'est situé tout près de Barcelone, en Espagne. J'y étais pour apprendre l'espagnol. Je suis revenue la tête pleine de catalan. Apprendre l'espagnol en Catalogne, c'est un peu comme apprendre l'anglais au Québec. Je parle donc espagnol, mais il m'arrive très souvent d'y glisser du catalan. C'était à moi d'apprendre le castillan ailleurs, mais si c'était à refaire, je ferais la même chose, mais un peu plus longtemps!

Toujours est-il que les Catalans ont de très belles traditions. L'une des plus belles, à mon avis, c'est celle de la Saint Georges, ou, comme eux le disent, la "Sant Jordi". Il faut dire que le tiers des hommes que j'y ai rencontré s'appellent Jordi. Et j'exagère à peine. Pour faire une histoire courte, Saint Georges, c'est celui qui aurait tué un dragon.

Donc, le jour de la Sant Jordi, il est coutume d'offrir une rose et un livre aux gens que l'on aime. N'est-ce pas que c'est beau?

La rose symbolise l'amour, et le livre, la culture. L'amour de la culture ou la culture de l'amour, selon nos préférences. Je ne suis plus trop certaine de l'origine de la tradition, mais j'ai trouvé quelques sites Web qui en parlent, comme ce document PDF.

Peu importe pourquoi cette tradition se perpétue, je crois qu'elle est trop belle pour qu'on ne la célèbre pas. Alors, comme demain c'est le 23 avril, la Sant Jordi, offrez un livre et une rose à un ami, à un collègue, à un parent si vous en avez l'occasion!

jeudi 21 avril 2005

Lecture et jalousie

Gaétan vient de terminer le troisième tôme de la série Artemis Fowl d'Eoin Colfer (prononcer "Owen". Je devrais faire un billet sur le gaélique irlandais, c'est une langue passionnante) il a passé le plus clair de la dernière semaine à lire. Comme je l'ai déjà écrit, la série Artemis Fowl est vraiment bonne. Très excitante, pleine de rebondissements... Alors il faut s'imaginer quelqu'un qui le lit. Il riait, s'excitait, s'exclammait chaque cinq minutes.

- Ah non!!! Ils n'ont pas fait ça!

- Quoi?

- Y'ont... Artemis... c'est... J'peux pas te l'dire, mais c'est vraiment bon!

- Ok.

Cinq minutes plus tard

- Haha! Chérie!

- Quoi?

- Tu vas vraiment aimer le troisième livre!

- Y'a une autre bonne passe?

- C'est trop génial! J'ai hâte que tu y soies rendue!

Comme si je pouvais lui prendre le livre des mains! Autant tenter d'attraper une mouche avec une pince à épiler.

La lecture est un acte bien solitaire. Il est difficile de partager les émotions que l'on vit en lisant un livre. Et j'étais jalouse, oui, jalouse de voir Gaétan vivre des émotions visiblement fortes sans pouvoir les partager avec lui. Oh, bien entendu, je lis le livre maintenant, mais ce n'est pas la même chose. Quand on regarde un film, les réactions sont conjointes et immédiates. Quand on se lit un livre à voix haute aussi. Quand on va au théatre ou qu'on suit une série télé, on réagit et on s'en parle immédiatement. Pas quand on lit. On doit attendre que l'autre ait fait sa propre expérience pour en discuter ensuite, à tête reposée. Et c'est bien ainsi, ça nous force à réfléchir avant de formuler nos émotions. Seulement, sur le coup, je me suis tout de même découvert un côté jaloux que je ne me connaissais pas!

mercredi 20 avril 2005

Shhhhhh! Moins fort!

J'écoutais les meilleurs moments de Caméra Café il y a quelques minutes, et puis la thématique de la gêne par rapport aux menstruations est survenue. Ça, c'est quelque chose que je n'ai jamais compris.

L'autre jour, l'animatrice WeightWatchers parlait de plusieurs phénomènes qui faisaient qu'on pouvait prendre un peu de poids une semaine et puis perdre le double la semaine suivante : avoir mangé beaucoup de sel la veille, avoir arrosé une célébration d'alcool, être menstruée... Et le mot menstruée, elle l'a prononcé beaucoup plus faiblement que tout le reste. Comme si elle le retenait. C'est pas comme si elle avait donné des détails sanglants.

Ma grand-mère m'a déjà conté que lorsqu'elle était à l'école secondaire, les filles ne se demandaient jamais ouvertement des serviettes sanitaires. Elles demandaient des "sandwiches". On est en 2005, il me semble que la situation devrait avoir évolué un peu, non? Pourtant, lorsqu'on dit le mot "tampon" ou "serviette sanitaire", on reçoit tout de suite un regard réprobateur serti d'un "shhhhh!". Pathétique.

Quand on est grippé, ce qui arrive peut-être une ou deux fois par année, on demande un mouchoir sans gêne. On n'a pas peur de parler des cacas de bébé, surtout parce que c'est un signe important de santé. Mais quand on est menstruée, ce qui arrive environ douze fois par année, là, on ne doit pas en parler. Pourquoi? Et puis les menstruations aussi, comme les cacas d'un bébé, sont un signe de santé : l'irrégularité des menstruations peut être liée à des problèmes de santé, comme la mal-nutrition, le surmenage, l'endométriose, le mauvais fonctionnement de certaines glandes... Si on n'en parle pas, on risque de passer à côté de symptômes importants ou encore de ne pas en parler à son médecin à cause d'une gêne mal placée.

C'est un phénomène normal, naturel, qui arrive à peu près une fois par mois, incontournable, et qu'on soit menstruée ou non, ça nous concerne toutes. Ce n'est pas le résultat d'une maladie honteuse, de pratiques sexuelles bizarres ou d'une malformation. Pourquoi alors avoir honte ou être gênée de demander une serviette ou un tampon à une copine? Les fumeurs quêtent bien des clous de cercueil à leurs confrères, les grippés demandent des mouchoirs et lorsqu'on était bébé, on s'est tous fait changer la couche. Bien entendu, on s'entend pour dire que les détails graphiques sont rarement bienvenus. Mais le mot "menstruation" ne devrait pas être tabou. On se sent assez mal au plan physique chaque fois, pas besoin d'en mettre sur le plan psychologique!

Et puis, il y a celles qui profitent du tabou général, du fait que personne ne leur posera de question, pour utiliser le prétexte des menstruations à toutes les sauces. Pour excuser des paroles blessantes par exemple. "J'étais menstruée", ce n'est pas une demande de pardon. "Je regrette, je me sens mal de t'avoir dit cette vacherie", ça, c'est présenter de vraies excuses.

Alors, mesdames, la prochaine fois que vous aurez à prononcer le mot "menstruation", traitez-le comme n'importe quel autre mot. Ne le déguisez pas par des expressions futiles comme "recevoir la visite de tante Rose". Parce que ça, ce n'est pas plus subtil, ni plus élégant que le vrai mot.

samedi 16 avril 2005

La Guerre de Tauralie

Il y a deux ans, j'ai participé à la première Guerre de Tauralie en tant que Gobelin. Bien entendu, on a gagné la plupart des batailles, mais la guerre se poursuit cette année, et j'ai bien l'intention d'aider l'armée Gobeline à triompher une fois de plus (avec l'aide des Orcs et des Hobegobelins, bien entendu). On a réussi à prouver que l'intelligence n'a rien à voir avec la guerre!!! Les Elfes, les natifs et surtout, les membres de l'Armée Renoise n'ont qu'à bien se tenir bon!

C
Ok, ce n'est pas la meilleure photo de mon super maquillage, mais bon, je vais tenter de trouver mieux...

Pourquoi je joue une méchante Gobeline? D'abord parce que ma taille le permet. Faut pas être trop grand pour faire ça. Ensuite parce que j'aime bien le maquillage et ensuite, parce que Philippe, l'organisateur, m'avait un peu tordu le bras :) Il tenait vraiment à ce que les Gobelins soient plus petits que tous les autres sur le terrain, alors il avait tordu le bras à pas mal tous les petits de l'AJJRO. J'avais eu beaucoup de plaisir, et j'en étais ressortie aussi détendue qu'après une course de 10 kilomètres.

Cette année, la présentation est aussi très stimulante et m'a rappelé de bons souvenirs! Et puis je ne m'en cacherai pas, je m'ennuie énormément des GN, vivement que la saison reprenne!!!

WATETE!!!!

Avis à ceux qui aimeraient s'y inscrire, pour venir me taper dessus ou pour m'aider à taper sur les gentils, il ne reste que le vendredi 29 avril pour s'inscrire, et ça aura lieu le 7 mai à St-André Avelin. Les détails sont sur le site de la guerre.

ND

Le commentaire de Gollaria (voir billet sur le film Sahara) m'a fait réalisé que j'avais oublié un détail important dans ma présentation. Pour la plupart de mes amis, je ne suis pas Andréanne. Je suis ND.

D'où ça vient, ND? De loin. Du cégep, il y a... oserai-je le dire... près de 10 ans. À l'époque, j'étais Andréanne pour tout le monde. Pas de diminutif. Personne, y compris moi, n'avait jugé utile d'en utiliser un. Mais un gars au cégep trouvait ça trop long, alors il a commencé à m'appeler Andy. Le passage de Andréanne à Andy s'est fait très lentement chez les autres, chez moi aussi. Deux ans plus tard, je commençais à me retourner quand les gens m'appelaient Andy. L'habitude s'est concrétisée quand je suis allée en Allemagne. Pour un francophone, Andréanne est très simple à prononcer. Pas pour un germanophone. Mes copains là-bas m'appelaient tous, sans exception, Andy. Et puis je continuais à communiquer avec mes copains par Internet, d'abord ICQ (ben oui, j'étais branchée à ça aussi). Et puis l'AJJRO s'est mise en ligne, avec un babillard. J'avais besoin d'un sobriquet, et je savais qu'il y avait vraiment moyen de raccourcir encore mon nom. Si on lit les lettres N et D à voix haute, on obtien "Andy". À l'AJJRO, c'est ainsi que je signe, et c'est ainsi qu'on m'appelle.

vendredi 15 avril 2005

Les p'tits bonheurs...

C'est au cinéma que ça m'a frappée. Je donnais un bibron à Estéban quand je me suis rendue compte que j'étais à l'aise. Il y avait de l'espace à gauche et à droite de mes hanches!

C'est que, voyez-vous, enceinte, j'ai pris plus de 50 lbs. Je mesure 5'2". J'étais énorme. J'entrais à peine dans les sièges du cinéma, et j'y étais très juste même après l'accouchement. L'allaitement ne m'a pas fait fondre comme m'avaient fait miroiter les infirmières, les articles de revue et les autres mamans qui avaient allaité. C'est lorsque j'ai commencé à suivre WeightWatchers en novembre dernier (que je suis toujours, je ne manque pas une réunion) que j'ai commencé à "reprendre forme". Si bien que depuis quelques semaines, j'entre confortablement dans mes pantalons d'avant grossesse. Un objectif d'atteint, et je commence à en ressentir les petits avantages que j'avais oubliés!

Sahara

Chaque semaine, certains cinémas FamousPlayers offrent une représentation pour les nouveaux parents et leurs bébés. En fait, tout le monde peut y aller, mais tout est adapté pour les bébés : on réduit un peu le son, on tamise l'éclairage pour qu'on puisse en prendre soin, on fournit des couches et des serviettes humides gratuitement, et personne ne vous demandera de sortir si bébé pleure. Au StarCité de Hull, c'est le jeudi à 13 h. Cependant, c'est la direction de FamousPlayers qui choisit le film et en informe les clients une semaine d'avance sur leur site web. Aujourd'hui, c'était le film Sahara, en version originale anglaise.

C'est l'histoire d'une jeune médecin (Penelope Cruz) qui enquête sur une épidémie qui sévit en Afrique. Comme elle commence à se mettre le nez dans des affaires de gros méchants, on tente de l'assassiner. Elle est sauvée par des chercheurs de trésor qui deviennent mêlés à tout ça.

Poursuites, échanges de coups de feu... Une fois l'introduction passée, il y a pas mal d'action. Ce qui est surprenant, c'est que même au beau milieu du désert, les protagonistes trouvent toujours ce dont ils ont besoin pour se sortir de leur mauvais pas : tantôt un abri avec des cartes de la région, tantôt une carcasse d'avion, tantôt un vieux tank (enfin, je crois que c'était ça), tantôt des cavernes avec tous les indices dont ils ont besoin pour trouver ce qu'ils cherchent. Et puis le scientifique pacifiste est tout content de tuer quelqu'un avec une fusée de signalisation... mais bon, il s'agit d'un film d'action, pas de répertoire. On y va pour relaxer et pour ne pas réfléchir.

Estéban n'a pas vraiment regardé le film, il était plus concentré sur les cordons de mon chandail et sur le petit Xavier qui est venu voir le film avec nous... Mais il dit que c'était correct pour un jeudi après-midi!

jeudi 14 avril 2005

Artemis Fowl d'Eoin Colfer

J'aime beaucoup la littérature jeunesse. Probablement parce qu'après avoir lu de l'administratif carcéral toute la journée, je préfère lire des récits d'action et de fantaisie où les images viennent d'elles-mêmes que des livres qui demandent un effort de concentration. J'aime bien la littérature plus mature aussi, mais j'aime tout de même beaucoup les livres dits "pour jeunes" (même s'ils traient de sujets souvent plus sérieux qu'on ne pourrait le croire). Bien entendu, j'ai lu toute la série des Harry Potter et j'attend le 6e avec impatience cet été. Mais en attendant, je me suis intéressée à Artemis Fowl.

Lire la suite

Vox-pop

Je n'en peux plus des vox-pop.
"Allons tâter le pouls de la population, demandons à n'importe qui dans la rue de dire n'importe quoi."

Aujourd'hui, on demandait à n'importe quel fonctionnaire (parce qu'on parlait aux gens qui circulent près des édifices fédéraux à Hull) ce qu'ils pensaient des moyens de pression des profs. Oui, certains propos étaient cohérents. J'imagine qu'ils ont coupé les pires pour garder les "meilleurs". La plupart des gens disaient tout de même n'importe quoi. Au lieu de dire "ça m'énerve parce que je suis affecté, je dois me trouver quelqu'un pour les garder ou prendre une journée de congé", ils disaient que c'étaient les enfants qui souffraient de cette journée de grève. Ben oui, comme si une tempête de neige qui empèche le transport vers les écoles avait fait redoublé un élève au cours du dernier siècle! Une journée de grève déclenchée au moins 24h d'avance, c'est pas ça qui va atavir les enfants. Mais comme on a demandé son avis sur le vif à une personne qui n'est pas expert en la matière, on a obtenu ce genre de réponse. Les vox-pop, c'est stupide, ça ne sert à rien, ça rallonge le radiojournal ou le téléjournal pour dire des niaiseries et ça m'énerve. Je préfère les danseurs de Tout le monde en parle.

Une autre preuve que les nouvelles sont aussi insignifiantes que tout ce qu'on nous bombarde de pub, d'émissions de divertissement et de pseudopsycho à la talk show. Sauf que la pub, les émissions de divertissement et les talk show n'ont pas la prétention d'être sérieux, eux.

mardi 12 avril 2005

Des niaiseries?

En allant porter le petit à la garderie ce matin, j'écoutais la radio de Radio-Canada. J'aime bien écouter cette radio, il y a plus de contenu que de publicité, et en général, les animateurs et les invités sont cohérents et intéressants.

Sauf qu'aujourd'hui, l'animatrice a fait une sortie contre le report du téléjournal de dimanche soir au profit des danseurs du club 287, et contre l'émission "En attendant Ben Laden" d'hier soir. Beaucoup d'auditeurs ont appelé et courrielé pour apporter leur appui aux propos de l'animatrice. Vingt à zéro, comme l'a dit l'animateur. Ils ont continué en disant que "les niaiseries, c'est bien beau, mais ça ne devrait pas prendre la place des nouvelles et des choses sérieuses" et que "on aurait besoin de plus de téléjournal et de plus d'Enjeux et de moins de clowneries". Je ne suis pas d'accord.

Si on ne veut pas voir de "niaiseries" à la télé, aussi bien ne pas regarder la télé. Au téléjournal, on traite des même points que dans les émissions loufoques d'actualité, sauf qu'on les annonce sur un autre ton. C'est tout. C'est rendu que la forme a beaucoup plus d'importance que le contenu, mais en bout de ligne, au téléjournal, on ne parle que de ce qui va garder les téléspectateurs rivés à leur écran, tout comme on le fait dans les émissions "drôles mais inutiles". Pas de cotes d'écoute, pas de télé, que ce soit sérieux ou pas, un point, c'est tout.

Ah, tiens, les étudiants sont en grève. On va parler de ça... Ah non, ça fait déjà 3 semaines qu'on parle de ça, vite, trouvons un autre sujet... Le pape est mort! Bon, on peut enfin flusher les étudiants, au profit d'émissions spéciales sur la religion. Bon, les gens commencent à être fatigués d'entendre parler du pape, pourquoi ne ressortirions-nous pas les commandites, et les menaces de renversement du gouvernement minoritaire qui plannent depuis... son élection l'été dernier? Et puis quand on n'a rien à dire, on crée une vague de crimes. Ben oui, c'est bien connu, on parle beaucoup plus de vols, d'incendies criminels, de saisies de drogues et de meurtres quand la Chambre ne siège pas! Faut bien garder nos téléspectateurs devant leur télé quand il fait beau et chaud! Et pas question qu'on parle des vrais problèmes auxquels les téléspectateurs contribuent tous les jours, comme l'exploitation du Tiers-Monde chaque fois qu'ils boivent un café Tim Hortons ou qu'ils achètent un T-Shirt fait en Chine, parce que si c'était le cas, ils changeraient de chaîne, question de ne pas trop se sentir coupable.

Et puis, que le téléjournal soit reporté de 15 minutes un dimanche soir, ça ne me dérange pas vraiment, parce que les nouvelles seront en reprise le lundi matin, le lundi midi et le lundi soir. J'ai juste à aller me coucher tôt et à ouvrir ma radio le lendemain, j'vais avoir toutes les mêmes informations biaisées sur un ton neutre, et je n'aurai aucun problème de conscience de toute la journée.

Premier billet!

Salut!
Je m'appelle Andréanne Jobin, la dernière de la famille à avoir son blogue! Même mon fils de huit mois et demi en a un!
Je commencerai donc par un billet ennuyeux, puisque je vais parler un peu de moi. Tout d'abord, je n'ai pas suivi les traces familiales : je ne suis pas du tout dans le domaine de l'éducation. J'ai obtenu mon baccalauréat en traduction (programme Coop) à l'Université d'Ottawa en décembre 2003. la section Criminologie du Bureau de la Traduction (au gouvernement fédéral) m'a tout de suite engagée et j'adore mon travail. Je suis en congé de maternité depuis juillet 2004 et jusqu'en juillet prochain, puisque j'ai donné naissance à Estéban, un super petit bonhomme que j'adore! Je l'ai fait en collaboration avec Gaétan, mon conjoint adoré qui est un super papa, qui est directeur d'une maison de jeunes et avec qui je viens d'acheter une maison à Val-des-Monts, en bordure de Gatineau.

En mars 1998, j'ai co-fondé l'Association des joueuses et joueurs de rôle de l'Outaouais (AJJRO), et j'y participe encore activement en tant que membre du CA et de quelques comités. J'aime bien les jeux de rôle sous pas mal toutes ses formes : par courriel, sur table, en grandeur nature, médiéval-fantastique, futuriste, moderne, etc. Ah, tiens, me voilà, en juillet 2003 en costume et maquillage.

J'aime bien préparer mes personnages, créer des maquillages impressionnants et des costumes réalistes. Je tenterai de mettre quelques unes de mes créations sur le blog. Sur ce, je termine ce premier billet. Il se fait tard et je tenterai de jouer avec les paramètres du blog au cours des prochains jours, question de le personnaliser un peu.