Le blogue d'ND

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mardi 31 mai 2005

Verdict

4.6 lbs perdues en deux semaines!

Merci, invasion de Tendrasil!

L'invasion de Tendrasil

Un mot : trippant!

Bon, voici le résumé de l'histoire.

La région de Tendrasil est une petite province qui appartenait aux disciples de Ramshak (Dieu de l'honneur au combat) donnée il y a des années par la Mandralique à des Elfes, pour la plupart des disciples de Terra (déesse de la vie et de la nature). Maintenant qu'il y a une rivalité entre ces divinités, et surtout, après qu'il y ait eu un grand nivellement (la plupart des gens ont perdu beaucoup de force, ça a "égalisé" tout le monde (on est tous redevenus niveau 1), les disciples de Ramshak ont décidé d'envahir Tendrasil pour reprendre leurs terres sacrées, pour les raser et faire grossir leur armée. Pour ce faire, ils se sont alliés aux disciples d'Humius (Dieu de la chasse, de la stratégie et de la victoire) et de Mirmidia (déesse de la justice). Les disciples de Terra avaient, eux, de leur côté, les disciples de Platax (dieu de la guerre) et de Maramis (déesse de la connaissance).

De chaque côté, il y avait des traîtres. Un mage et une prêtresse. Leur but était de semer la pagaille, d'affaiblir les deux camps pour maintenir une guerre constante, et puis d'ouvrir une brèche entre deux plans pour faire venir des démons qu'ils pourraient contrôler. Bien entendu, comme le mage était "de notre côté", on l'a aidé, et les démons sont arrivés samedi soir. Ensuite, ça a été la course pour trouver tout ce qu'il fallait pour les retourner chez eux et colmater la brèche. Un travail fou! Et puis on a gagné la guerre de justesse, les disciples de Ramshak sont partis... pour l'instant.

Bon, ça, c'était un grossier résumé. Maintenant la critique.

J'ai vraiment, mais vraiment aimé le GN. Au début, j'avais très peur, puisqu'il s'agissait d'une toute première expérience d'organisation pour les organisateurs de celui-ci (à l'AJJRO, les GN sont organisés par différents groupes, question d'essayer des concepts différents). Mais ils ont été épaulés par un organisateur expérimenté, ce qui a évité beaucoup d'erreurs de débutants. Et puis, ils s'en sont magnifiquement tirés, à mon avis. Ils ont su gérer l'équilibre entre les groupes, et je ne me suis pas du tout ennuyée. Pas eu le temps.

J'ai aussi trouvé que les personnages non joueur (les monstres et les "animateurs") étaient très bien informés du scénario. Sauf exception, ils n'hésitaient pas lorsqu'on leur posait des questions, et ils ne faisaient pas d'erreurs monumentales qui risquaient de faire fouarer quoi que ce soit. Je n'ai presque pas vu de trichage, et la plupart du monde était en jeu tout le temps. Et puis, j'ai vu de formidables costumes, ce qui ajoute grandement au plaisir du jeu.

À bien y repenser, il y a quelques détails qui auraient pu être peaufinés, mais il ne s'agissait là que de broutilles. Par exemple, la réunion du début, celle se terminait par la première grande bagarre, aurait dû se dérouler en terrain neutre et non dans un des deux camps. Comme ça avait lieu dans le camp de Ramshak, tous les membres de cette armée y étaient, même ceux qui étaient encore en train de monter leurs tentes (surtout qu'il pleuvait, difficile de faire autrement que de monter sa tente au plus vite pour ne pas que le reste soit trempé). Le côté de Terra, lui, était amputé d'environ la moitié des joueurs, puisque beaucoup étaient encore à monter leur camp, à l'autre bout du terrain. Si la première bagarre avait eu lieu en plein milieu, les deux équipes auraient été à peu près égales en nombre. Mais comme je disais, ce ne sont que des broutilles, et j'ai quand même bien aimé. Il n'y avait pas beaucoup de quêtes à accomplir, mais c'était presque mieux ainsi : on avait beaucoup de bagarre à faire...

Plusieurs facteurs vont influencer l'expérience du GN. Parmi ceux-ci, il y a le scénario, bien entendu, mais il y a surtout : - la météo (plus il fait beau, moins il pleut, mieux c'est) - l'équipe avec laquelle on joue - le personnage joué (il faut vraiment l'aimer!) - l'attitude des autres joueurs.

Dans mon cas, tous ces facteurs étaient positifs.

Et pour mon expérience personnelle :

Je jouais Triah, une disciple d'Humius qui servait sous les rangs de Terra pour l'amour d'un disciple de Terra, et aussi parce qu'elle avait pas mal de connaissances et d'amis de ce côté. Mon défi, c'était de ne pas me faire prendre pour une traîtresse, ce que je n'étais pas du tout. Et j'ai réussi. Ensuite, je ne voulais pas qu'on découvre ma vraie identité, puisque je venais du futur et que ça aurait mêlé au moins 2 personnes qui me connaissaient lorsque j'étais bébé, il y a quelques mois! Alors je me faisais appeler "Argentine". Seulement maintenant, ces deux personnes connaissent ma véritable identité, après que je la leur ai révélée... Ça a donné lieu à des joutes de roleplay incroyablement intéressantes! J'ai vraiment adoré ces moments là.

J'ai donc suivi Triax (ben oui, l'ami de la mère de Triah, qui lui a donné ce nom en son honneur) toute la fin de semaine. Faut que je clarifie quelque chose : Sylvain (qui joue Triax) bouge TOUT LE TEMPS en GN. Il passe par les bois au lieu du chemin, il se lève tôt et se couche tard, il grimpe, il avance qu'il fasse nuit ou qu'il fasse jour. J'ai mal partout. Mais ça fait du bien!

Tout a commencé par la grande bagarre du début, à l'autre camp. Comme nous étions en sous nombre, on a décidé de retraiter jusqu'au village, plus facilement défendable. On a perdu quelques hommes en chemin, mais la plupart des gens se sont rendus sains et saufs au village. Après avoir barricadé l'endroit, on m'a envoyé chercher mon équipement à faire des potions, avec quelqu'un que je ne connaissais pas mais qui était bon joueur : Cage. Premier fait caucasse, avant que je parte, je restais près de Sindranis (Rock-André, notre général) pour tenter de mettre mon grain de sel dans la stratégie (et puis je peux me vanter d'avoir eu d'excellentes idées parfois!) quand Sindranis et moi disons la même phrase. On se prend le petit doigt et on fait le voeux de gagner la partie. Comme quoi, des fois, les superstitions, ça peut fonctionner dans un monde imaginaire!

Le temps que je revienne, la bagarre avait eu lieu et les survivants retraitaient jusqu'au campement. Bon. Il faisait noir déjà, et j'ai commencé à faire quelques potions de guérison, de transe (pour les points de vie)... ET puis j'apprend qu'on a capturé le général ennemi. Après avoir fait 3 potions (j'avais oublié la plupart de mes fioles à la voiture), je commence à me familiariser avec les autres personnages, et avec un petit lutin fatiguant (joué par Thierry) qui m'énerve mais qui me donne des herbes pour faire des potions. Et puis je commence à suivre Triax (Sylvain). Fatigué d'attendre après Eldarion (Ti-Pat, mon guide), Ian (j'ai oublié le nom de son perso, c'était le conseiller du général et le traître) et Sindranis, on est partis voir ce qui se tramait. Deuxième fait caucasse : cinq ou dix minutes après le départ des deux derniers, Triax se plaint que leur absence est longue et se retourne vers moi. "C'est tu aussi long quand vous attendez après moi?" Je souris de bord en bord... "Noooooooonnnnnnn. C'est PIRE!" :) Alors, donc, fatigués d'attendre, on part à leur rencontre. Mais on ne les croise pas. Chaque fois qu'on entend du bruit, ou des gens dans le bois, on se cache. On a évité ainsi pas mal de problèmes, et on a pu en apprendre un peu sur ce qui se passait. On a évité des Gobelins et des disciples de Ramshak, entre autres. Et puis, il faisait très noir, on ne voyait rien. C'est là que j'ai vraiment remarqué que le terrain de St-André m'avait beaucoup manqué : quand on s'y promène dans le noir, on ne trébûche pas! On peut avancer presque aussi rapidement que pendant le jour! On s'est rendus jusqu'au stationnement, puisque Sylvain avait oublié du stock à la voiture, et que je voulais récupérer mes fioles. On a parlé en personnage tout le long, toute personne nous espionnant aurait eu une mine d'informations sur nos personnages. C'est à ce moment que je me suis "échapée" et que Triax a su que j'étais disciple d'Humius. Mais je l'ai convaincu que je ne voulais pas les trahir (ce qui était vrai), et il ne m'a pas dénoncée. Puis, sur le chemin du retour, on a croisé les trois qu'on cherchait. Par un gros coup de chance, ils avaient trouvé plusieurs éléments de quêtes, ce qui nous a conféré un immense avantage lors du reste de la fin de semaine...

On a fini par se coucher à 3h du matin. Et j'étais debout à 7h pour refaire mon maquillage...

Bon, je suis un peu fatiguée, et je vous ennuie avec mes histoires, j'imagine... Alors je vais arrêter là, mais si y'a des demandes, je continuerai avec les journées de samedi et de dimanche.

vendredi 27 mai 2005

Triah

Et voilà! Je l'avais promis, la voici! Mais avant de lire la suite, soyez avertis, c'est avec mon "vieux" nez, celui qui se désintègre sur les côtés, ce qui fait que ce n'est pas parfait... mais j'aurai mon nouveau nez demain (finalement)...

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Journée frustrante

Hier, j'avais plein de choses à faire. Je devais me trouver des assurances pour ma nouvelle voiture, puis aller porter Estéban à la garderie, Gaétan chez Enterprize pour qu'il signe un formulaire, chercher ma voiture, puis les plaques, et ensuite je devais filer au Malabar, acheter un nouveau nez de latex, puis revenir à la maison avec du duct tape blanc pour faire mes griffes (dernier élément de costume pour le GN). Bien entendu, rien n'est allé comme il le faut.

Tout d'abord, les assurances. J'ai un dossier parfait. Aucune réclammation, aucune contravention, aucun vol, aucun feu, rien du tout. On me dit aux assurances Groulx qu'ils ne prennent pas de nouveaux clients. On me dit aux assurances Banque Nationale que je ne suis pas admissible (!?!). Finalement, Desjardins me fait une soumission. J'accepte, au pire, j'annulerai et trouverai mieux plus tard. On file à la garderie. Les petits sont déjà dehors, je laisse Estéban bien trop occupé à jouer pour me dire au revoir. Il commence à se faire tard, en route pour Hull, on appelle le CLSC pour reporter le rendez-vous de Gaétan. Un stress de moins. Pas de problème chez Enterprize. Ni chez Mega Mitsubishi où je récupère mon Accent. Comme on est déjà sur St-Joseph, je décide de passer à la SAAQ alors que Gaétan repart à la maison. La SAAQ est en grève. Yay, je vais être prise pour aller chercher mes plaques à la dernière minute. *soupir*. Ok, je me met en route pour le Malabar... et un charmant jeune homme qui me suit sur la route me fait remarquer que ma voiture "boucane". J'arrête, j'appelle Mega Mitsubishi. C'est normal : c'est le traitement anti-rouille. Bon, on repart pour Ottawa.

Le Malabar, c'est une boutique de costumes de ballet et d'accessoires de maquillages en tous genres, à Nepean. Pourquoi j'y allais? Parce que mon nez de latex pour que mon maquillage soit hallucinant a commencé à se déteriorer, et très rapidement. Il est mort. La veille, j'avais appelé pour savoir s'ils en avaient en stock, et on m'avait répondu que oui. Alors j'y suis allée. Je n'étais plus certaine de quelle sortie prendre, et j'ai pris une sortie trop tôt. Zigonne pendant une demie-heure dans les p'tites rues pour finalement trouver la place. Au moins, on m'avait dit au téléphone qu'il en restait... j'arrive là, y'en a pas. Genre, pas pentoute. La dame qui m'avait informée au téléphone s'était trompé de type de nez, et avait confondu le nez de souris avec le nez de chat. Je demande de l'aide à l'employé, et lorsqu'il constate qu'il ne reste vraiment plus de ce que je veux, il va chercher de l'aide. Le patron arrive.

"When do you need it?"

"By Friday, this weekend."

"Is this what you need?"

Il me pointe une photo dans un catalogue. C'était exactement ça!

"Yup, that's the one. But I need it too soon..."

"Just wait, it should be allright."

Il appelle et m'en commande un, de ma taille, plus deux autres, pour son stock. Il en commande des larges aussi, puis il commande d'autres articles par la même occasion.

"I need it on my desk this Friday. Can you do it?"

Quelques secondes plus tard, il prenait mes coordonnées en note. J'aurai ma prothèse demain. Quelques heures avant le GN. Bon, au moins, je n'y suis pas allée pour rien! Je dois quand même dire qu'ils ont été très gentils avec moi, une des dames a fouillé partout, juste au cas.

Je passe ensuite à la quincaillerie pour l'adhésif blanc, et je prend un sandwich au poulet grillé au Harvey's... Avec tout ça, je n'avais rien mangé depuis 5 heures! À partir de là, tout a bien été.

De retour à la maison, je dépose mon achat et je retourne quelques appels. Gaétan revient du CLSC, puis on va porter la van de son père en route pour la garderie, on reprend le p'tit à la garderie, de retour à la maison encore, c'est l'heure de jouer un peu avec la nouvelle balançoire, de nourir mon p'tit bonhomme à batteries qui s'amuse à recracher son yogourt et à lancer son gobelet anti-fuites pour que je le reprenne et le lui redonne, (mais j'ai appris qu'il aime le couscous), puis hop, c'est le bain (j'ai l'impression d'être encore plus trempée que le p'tit bonhomme qui s'amuse dans l'eau), le biberon, et le dodo... Puis c'est Philippe qui arrive, je lui avais promis de l'aide pour faire son costume. C'était pas de refus, puisque sinon, j'aurais culpabilisé de n'avoir rien fait de ma soirée!

mercredi 25 mai 2005

Excitation

De vendredi à dimanche, ce sera mon premier GN complet depuis septembre 2003. L'an dernier, ma grossesse et la naissance d'Estéban m'avaient clouée à la maison. Alors, même si j'aurais préféré autre chose qu'une guerre pour recommencer, je suis vraiment excitée! Je nage en plein frénésie prégrandeurnaturéenne! En fait, j'ai l'impression d'être une petite fille deux jours avant Noël! Même si un GN n'a rien de Noël (sauf, peut-être, les lutins) et que c'est dur physiquement. J'ai aussi hâte de me faire peser lundi, j'aurai sûrement perdu pas mal de poids.

Mon personnage, je le prépare depuis plus de six mois. Je le présenterai au prochain billet; il me manque encore quelques éléments du maquillage avant de pouvoir tout montrer. En fait, c'est un peu comme préprarer Noël : il y a toute une liste de choses à faire, à ne pas oublier... Le transport, le costume, le maquillage (si on décide d'en mettre... moi, je ne me maquille que très rarement dans la "vraie" vie... mais en GN, je me fais un point d'honneur de ne pas être reconnaissable), la nourriture, l'équipement de camping (juste ça, c'est du sport... on oublie toujours quelque chose quand on fait du camping, imaginez s'il faut en plus faire du camping dans la peau de quelqu'un d'autre!), les armes (inoffensives, elles ont une base rigide, mais elles sont recouvertes de mousse et d'adhésif ou de latex. Toute arme jugée dangereuse est confisquée sur le terrain... Estéban a testé mes flèches hier soir, il les a mordues pour vérifier qu'elle ne blesseraient personne!), la feuille de personnage, et maintenant, la gardienne, l'équipement d'Estéban pour la fin de semaine... Mais j'ai tellement hâte que tout ça, je le fais avec zèle. Tout comme je fais les cadeaux de Noël!

Donc, je présenterai Triah, mon personnage, bientôt, ce soir ou demain.

lundi 23 mai 2005

La chemise de MJ

La créativité prend plusieurs formes : musique, dessin, excuses pour se défiler... Moi, mon truc, c'est la couture. Je fais tous mes costumes de GN, j'ai fait plusieurs morceaux de vêtements pour, entre autres, Estéban, pour Gaétan, pour moi, et parfois pour d'autres. Voici donc ma dernière pièce, dont je suis particulièrement fière.

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samedi 21 mai 2005

Malédiction

En septembre 2000, en revenant d'un GN à St-André Avelin, la Néon rouge de Gaétan s'est fait plaquer par un petit camion qui avait coupé sa courbe. Beaucoup de problèmes administratifs et 4000$ de réparations plus tard, tout va bien. Lorsque le bail de la Néon rouge s'est terminé, Gaétan a opté pour une autre Néon neuve, bleu-vert cette fois. En octobre dernier, c'est un conducteur à la limite de l'hébriété qui a embouti sa Néon 2002. Encore une fois, Gaétan s'en est sorti indemne, mais la voiture a été moins chanceuse : perte totale. Achat d'une autre Néon. Ben, en fait, il ne s'en fait plus, des Néon (peut-être parce qu'elles portent malheur?) ce sont des SX 2.0. Comme Gaétan aimait bien ses Néon, il a pris un SX 2.0. Et hier soir, c'est un chevreuil suicidaire qui est venu écraser la voiture.

Ben oui, un chevreuil. Et puis il s'est encore arrangé pour que ce soit spectaculaire. Comme Gaétan l'avait vu de loin sur le bord de la route, il avait déjà ralenti avant que l'animal ne s'élance sur la route, ce qui fait qu'il ne l'a percuté qu'à 40 ou 50 Km/h. L'animal a brisé le phare avant, est passé sur le capot, puis (et c'est ça qui est très inhabituel) a fracassé la vitre arrière, et pris de convulsions, il a saigné à mort, à moité dans l'arrière de la voiture.

La prochaine fois, PAS DE NÉON!

jeudi 19 mai 2005

Nos chers voisins!

Ok, j'ai tellement ri dans la voiture, ce matin, en entendant la nouvelle, que je n'ai pas pu passer à côté.

Aux États-Unis, le gouvernement est en train de penser à bannir le dernier film de Star Wars. Pourquoi? PARCE QUE C'EST ANTI-BUSH!!!!!

Ben oui, le gros méchant empereur qui instaure une dictature au nom de la démocracie, et puis qui fait la guerre aux petits terroristes en quête de liberté, et puis qui dit "vous êtes avec nous ou contre nous"... Ça vous rappelle quelque chose?

Le problème, c'est que George Lucas, lui, il s'en fout de ça. C'EST STARWARS : C'EST SORTI ALORS QUE BUSH LE PÈRE N'ÉTAIT MÊME PAS AU POUVOIR!!!!!

Gang d'épais.

mercredi 18 mai 2005

Star Wars

Ben oui, le "dernier" film de StarWars sera en salles à minuit ce soir. Ce n'est pas trop tôt. Plus tôt il est en salles, plus tôt on l'aura oublié.

Suis-je la seule à être fatiguée de voir toute la pub qui est mise en branle pour ce foutu film? Si le film était aussi bon qu'on le dit, ils n'auraient pas besoin de faire de la pub à ce niveau. Wash, y'a le jeu vidéo, les figurines, les figurines de collection, les auto-collants, les costumes pour enfants, les sabre-laser jouet nouvelle édition avec la lumière pis le son, les annonces du film, les annonces du jeu vidéo, les annonces des figurines, les annonces des auto-collants... Et ça, c'est en plus des fans qui passent au téléjournal (une autre foire à pub, à mon avis) et qui couchent devant le cinéma pour se procurer de bonnes places... Sheeh! Ils m'énervent tous!

Je n'ai jamais été fan de StarWars. Je parle des vrais films, là, ceux des années 70. Je n'ai juste pas accroché. En fait, j'ai trouvé la plupart des dialogues assez poches. Peut-être que c'est parce que je n'ai pas vécu la première sortie du film, et que par le temps que je sois assez vieille pour apprécier, ça avait déjà été trop repris, trop parodié. Même si on n'a pas vu le film, tout le mone a au moins entendu 100 fois la fameuse phrase "Luke, je suis ton père". Beah. Et maintenant, ça joue partout parce qu'ils sortent un autre film d'effets spéciaux aux scénarios douteux. Sans compter la sous-représentation féminine, mais bon, là on va me traiter de féministe frustrée, alors je vais me contenter de dire que c'est poche qu'il y ait 5 gars cools pour 1 fille cool dans les "bons" films, pis que la fille cool, dans le fond, elle est cool parce qu'elle sait se comporter comme un vrai homme, qu'elle tient un fusil tout en ayant une grosse poitrine.

Cependant, je dois nuancer un peu mes propos. Les films ne m'ont pas accrochée. Mais l'univers de StarWars, lui, oui. C'est mon côté tronche!

Les premières critiques semblent bonnes, mais j'attendrai tout de même que des vraies personnes l'aient vu avant de donner mon argent aux producteurs de ce film. De toute façon, ils ont plein d'autres personnes à exploiter en attendant.

Oooooowwwwwww!

Je suis très rarement grippée. Mais quand je le suis, c'est l'enfer. En ce moment, j'ai les sinus complètement congestionnés, la gorge enflammée, la tête qui va exploser, je suis courbaturée, fatiguée, je mouche, je tousse... Pitié! On n'est pas fait pour tolérer ça! Je suis toute petite, j'vais être gentille, mais enlevez-moi c'te virus là!!!

Mais bon, de quoi je me plains, au moins, cette fois, j'ai droit à tous les médicaments que je veux : décongestionnant, antitussif, aspirine... Parce que la dernière fois, je ne pouvais absolument rien prendre, puisque j'étais enceinte de 5 mois. Ben oui, quand je dis très rarement, c'est très rarement!

J'vais me coucher... en espérant que ça ira mieux au réveil!

vendredi 13 mai 2005

Vision X et lutin

Hier soir, j'ai bien rigolé. Gaétan a fait ses super bonnes galettes au gruau (elles sont vraiment délicieuses!). Cependant, je l'ai entendu ouvrir et fermer toutes les armoires de la cuisine (et on en a BEAUCOUP!) au moins cinq fois chacune pour, finalement, me demander où se trouvait le gras que j'avais acheté. Puis le sucre. Puis le gruau. Puis la "patente qui colle pas en téflon" (en fait, c'était une feuille de cuisson en sillicone, rien à voir avec du "téflon")... Bien entendu, tout était sous son nez, au premier endroit où il avait regardé... regardé sans vraiment voir. C'est une scène qui est relativement fréquente chez nous, et ça me fait bien rire chaque fois! Quand je demeurais chez mes parents, c'était la même chose avec ma mère... "Andréanne! Où est-ce que j'ai mis ma revue?" "T'as regardé sur la table?" "Ah, ben oui! Merci ma chouette!". Ce qui est le plus drôle là-dedans, c'est que je suis une personne très distraite! J'oublie pas mal de choses, comme mes vêtements dans la laveuse, le jour des ordures, le café à rincer au fond de ma tasse...

J'ai trouvé deux explications intéressantes (mais pas nécessairement possibles) au phénomène...

1- J'ai le don de vision X. Je suis myope comme une taupe (en fait, pire, je connais une super taupe du nom de Catherine qui voit pas mal mieux que moi!), mais j'ai un sixième sens qui détecte les objets... À l'exception des suces d'Estéban, du deuxième bas de la paire et de ce dont j'ai absolument besoin immédiatement. C'est un don tout à fait altruiste, parce que ça ne fonctionne pas avec ce que moi, je cherche!.

2- Y'a un lutin invisible qui s'amuse à déplacer les objets dans la maison, et à les remettre en place quand je cherche.

J'aime bien l'idée d'avoir un lutin dans la maison... Je sais bien que ce n'est pas le cas, mais c'est joli comme explication, et bien plus sympathique que "Gaétan a besoin de nouvelles lunettes"!

mercredi 11 mai 2005

JdR maison, sans dé!

Et c'est même possible de s'amuser!

Prémisse : Tous les personnages se réveillent dans une pièce blanche, encore sous les effets étourdissants de sédatifs. Ils sont allongés sur des lits de fortune, disposés le long des murs blancs. Au centre de la pièce, il y a une large table en chêne massif autour de laquelle il y a une chaise pour chacun d'eux, plus une. Les personnages sont habillés comme s'ils venaient de subir une chirurgie. Détail crucial : ils ne se souviennent d'absolument rien. Uberhaupt nichts. Leur mémoire a été complètement effacée : ils savent faire certaines chose, mais ne savent pas du tout où ils les ont apprises... Situation assez incongrue merci!

À ce point là, je leur laisse quelques minutes pour réagir, en leur rappelant qu'ils sont ralentis par les sédatifs. Cependant, tous leurs sens sont extraordinairement alertes et précis. Il n'y a pas de miroir, mais ils remarquent vite qu'ils ont un point en commun : leurs yeux sont noirs.

Après quelques minutes, la porte s'ouvre pour laisser passer une dame en tailleur noir, tenant dans ses mains parfaites quelques dossiers. Elle s'assoit à la table et invite les personnages à faire de même. Elle se présente, elle s'appelle "Sonders". Et puis c'est l'heure des explications. Tous sont travaillent pour une agence de renseignements et d'espionnage financée par diverses agences gouvernementales et privées. Ils ont accepté (preuves à l'appui, dans les dossiers qu'elle tient) de se prêter à une "modification". On a amélioré leur structure osseuse, musculaire, nerveuse, vasculaire... Leurs sens, leurs réflexes, leur force, tout a été amélioré. Ils n'ont plus besoin que de 4 heures de sommeil par nuit, et puis on leur a carrément implanté des librairies de connaissances dans le cerveau. Bref, ce sont de super agents. Mais il y a des effets secondaires. Pour que ça fonctionne, on leur a implanté une glande extra-terrestre dans le cerveau (ben oui, c'est un JdR après tout, on a droit à tirer tout ce qu'on veut par les cheveux quand on est Maître de Jeu! Mouhaha!). Cette glande accélère la regénération de leur corps, leur permet de guérir très rapidement et d'éliminer la plupart des poisons avant même qu'ils ne les affectent... mais laisse des résidus dans leur système nerveux. Pour évacuer ces dépôts, ils doivent utiliser la musique (rien que ça!). Ils sont virtuoses dans un instrument en particulier (et je m'amuse à leur signifier un besoin de jouer chaque fois que ça ne fait pas leur affaire!) :)

La première partie, c'est une adaptation. On présente l'agence, les personnages, le contexte, etc. Ensuite, on entre dans les missions. C'est un jeu d'enquêtes, principalement. Il y a bien de l'action, mais comme ce sont des super agents, ce n'est pas le côté difficile.

Comment on fait sans dés? C'est simple. J'ai établi une série de compétences (armes à feu, médecine, informatique, par exemple), puis j'y ai mis un chiffre de 1 à 5, où 1 représente nul et 5 représente sur-humain. Par exemple : en français, un 1 signifie quelqu'un qui reconnaît la langue sans pouvoir la parler ni la comprendre. Un 2, c'est quelqu'un qui comprend et baragouine environ 50% de la communication. Un 3, c'est quelqu'un qui parle et comprend la langue couramment. Un 4, c'est une personne qui a fait un baccalauréat en français, et un 5, c'est un Mozart du français, un érudit, un génie de la langue.

Alors, pour savoir si ça marche, je me fie à cette échelle. Si c'est banal, facile, le joueur réussit. Si c'est compliqué, ça dépend de sa compétence. Si c'est impossible, alors là, ça ne marche pas! Et quand je ne suis pas certaine, je me pose les questions suivantes :

1- Est-ce que ça dérange le scénario? (si oui, ça ne fonctionne pas.) 2- Est-ce que ça risque de nuir au plaisir des joueurs? (si oui, ça ne fonctionne pas.) 3- Est-ce une idée de génie? (si oui, ça fonctionne) 4- Ai-je envie que ça réussisse? (si oui, ça fonctionne)

Mais il faut vraiment l'essayer pour l'adopter! :)

Je sais que certains de mes anciens joueurs lisent ce billet... Vous avez des commentaires à formuler à ce sujet?

mardi 10 mai 2005

Bonnes habitudes?

Premièrement, bonne nouvelle, malgré le fait que j'aie très mal mangé en fin de semaine, la course de jeudi et la guerre de Tauralie m'ont fait perdre 2 livres! Mais mauvaise nouvelle, j'ai très mal mangé en fin de semaine : je me suis tapé une bonne portion de frites grasses au Lala Bistro de Buckingham... Je ne suis pas une amateure de friture, alors je m'en passe généralement... mais elle m'apellait hier après-midi, alors je l'ai mangée. Et je l'ai aimée. Et puis en soirée, ça a été l'enfer dans mes intestins... ça gargouille encore, 24 heures plus tard!

Ça fait près de 6 mois que je suis Weight Watchers (que le temps passe!), que je fais attention, et les résultats paraissent beaucoup... mais c'est la première fois que mon corps m'envoit un signe aussi clair : avant, je mangeais de la cochonnerie trop souvent et mon corps l'acceptait comme si c'était normal. Maintenant, je n'en mange que lorsque j'en ai vraiment envie (et je ne m'en prive pas du tout!), mais mon corps n'y est plus habitué, alors il me fait savoir que ce que je viens d'ingérer, ce n'est pas bon pour moi.

Je m'aime! (tout le monde devrait se dire ça au moins une fois par jour, et le penser aussi...)

lundi 9 mai 2005

Fête des mères

À la garderie, Estéban m'a fait une carte cette semaine.

Je sais, c'est sa gardienne qui a fait le gros du travail. Mais j'ai été très touchée. Je sais très bien que ce n'est pas Estéban qui a choisi et rédigé les mots. Mais je sais qu'il les ressent. Pourquoi? Parce que Gaétan et moi, on est son monde. On l'aime inconditionnellement, et puis il n'y a qu'à regarder les yeux de mon bébé pour se rendre compte que c'est plus que réciproque. Et juste ça, c'est assez pour justifier ma présence sur terre.

C'est ma toute première fête des mères en tant que maman. Quand j'étais petite, je me sentais "cheap" un peu de ne donner que des petites fleurs sauvages qui poussaient sous la haie de cèdres et une carte faite maison, pour la fête des mères. J'avais l'impression que ce petit geste ne démontrait vraiment pas toute l'ampleur des sentiments que j'épouvais à l'égard de ma mère. Je l'aimais, et je l'aime toujours, énormément. Il n'y avait jamais rien d'assez beau, ni d'assez fort pour le montrer. Alors je me sentais très mal quand je donnais un petit bout de carton sur lequel je m'étais appliquée, mais à la façon d'une petite fille : ce n'était pas professionnel, et à vrai dire, ce n'était pas super beau.

Mais maman, elle acceptait ces maigres offrandes comme si je lui avais donné d'énormes diamants. Je ne comprenais pas : ce n'était pas assez beau. Pas assez représentatif. Ce n'est que cette année que j'ai compris. Ce n'était pas le cadeau lui-même qui était merveilleux. C'était ce qu'il représentait. C'était mon sourire, c'était ma gratitude, c'était moi. J'ai tout compris ça quand j'ai reçu cette petite carte d'Estéban. Il est trop jeune pour penser à écrire une carte, pour l'écrire, pour dessiner. L'empreinte de sa main est tremblante parce qu'il ne voulait probablement pas rester en place pour que la gardienne puisse en faire un tracé net. Il ne comprend pas l'idée d'une fête pour les mamans. Mais quand il m'a donné cette carte, il m'a fait l'un de ses sourires géniaux, avec ses grands yeux pétillants et ses trois dents et demie. À son âge, tous les jours sont des fêtes des mères et des pères, parce qu'il nous aime. Et j'ai pleuré de joie et d'amour. Peut-être suis-je trop sensible, mais j'espère bien ne pas changer.

Je t'aime, maman.

dimanche 8 mai 2005

Guerre de Tauralie, édition 2005

Guerre de Tauralie, édition 2005

Si je n’avais qu’un mot pour décrire l’expérience Tauralienne de cette année, j’hésiterais entre « superbe », « excellent » ou encore « épuisant »!

Tout d’abord, il faut expliquer ce qu’est la guerre de Tauralie. La Tauralie, c’est l’un des pays du monde de l’AJJRO qui est envahis par le fléau vert, c’est-à-dire des hordes de Gobelins, d’Orcs et de Hobgobelins. Elle a commencé à avoir des difficultés lorsque les Renois (pensez aux Romains antiques) ont décidé de « civiliser » la région afin de pouvoir la coloniser et l’annexer à ses provinces. Ce faisant, ils ont affaibli les natifs et les barbares qui y vivaient. Des Elfes de la forêt de Lafonde sont venus aider les natifs et les Renois à repousser le fléau vert afin de prévenir une invasion de leur propre territoire, qui a une frontière commune avec la Tauralie. Donc, d’un côté, il y a les Goblinoïdes, et de l’autre, les « beiges » : les humains natifs, les humains Renois et les Elfes de LaFonde.

La Guerre de Tauralie est donc une partie d’une journée, ce n’est pas la même chose qu’un grandeur nature régulier. Elle est divisée en scénarios, ou missions, qui déterminent le sort de différentes régions de la Tauralie. Le « roleplay » habituel est remplacé par de la stratégie de type militaire, c’est une différente gymnastique intellectuelle et physique. Nos personnages n’évoluent pas non plus, leur vie est pas mal moins importante que l’objectif à atteindre (que ce soit de protéger un endroit, une personne, de prendre un fort ou brûler un village…). Entre chaque scénario (qui dure en moyenne une demi-heure), tout le monde se relève, ressuscité et guéri pour mieux se faire blesser et mourir au prochain scénario.

Comme la dernière fois, j’étais un Gobelin (une autre excellente excuse pour me maquiller et pour porter mes verres de contact jaunes à la pupille verticale! Faut avouer que je ne suis pas du tout reconnaissable...). Mais cette fois, la partie a été beaucoup plus difficile qu’il y a deux ans. J’explique ça par le fait qu’en 2003, il n’y avait aucune unité entre les différents clans « beiges ». Le chef Renois se croyait meilleur que les autres, il n’écoutait donc pas les ordres et donnait des ordres contradictoires à ses hommes, les Elfes, découragés, se promenaient en très petits groupes dans les bois, et les natifs… ben ils se débrouillaient comme ils le pouvaient. Du côté vert, c’était pas mal plus simple : on se tenait ensemble et on cognait. Comme les verts (et les rouges, puisque les Hobgobelins sont rouges) ne sont pas très intelligents, les ordres étaient simples et faciles. En 2005, cependant, il y a eu un autre chef Renois, beaucoup plus rassembleur que celui de l’an dernier. Un bon ami du chef des natifs et du chef des Elfes, l’unité y était. Nous étions donc à armes égales : la partie a été pas mal plus serrée… En fait, je crois même qu’on a gagné à peu près le même nombre de scénarios!

Maintenant, pour la critique proprement dite : j’ai tout simplement adoré. Philippe, qui a organisé les deux guerres, a pris de l’expérience depuis la dernière fois, et ça a paru lors des scénarios. Il a su s’ajuster en jeu afin que tout le monde tire le maximum de l’expérience. Les chefs étaient bien choisis, les scénarios étaient dynamiques et, dans l’ensemble, équilibrés. Oui, il y a eu quelques petits dérapages, mais rien de grave : c’est normal d’être maussade quand on perd un scénario, mais le moral des troupes revient au scénario suivant, où cette fois on est avantagé. Détail à ne pas négliger : le temps était superbe! Beau soleil, température agréable, aucun moustique ne m’a piqué (même s’il y avait pas mal de petites mouches… probablement attirées par l’odeur de la laque que j’avais mise dans mes cheveux pour qu’ils tiennent), pas une goutte de pluie à l’horizon… Mais je plains les nombreux joueurs qui portaient des armures lourdes, comme de la cotte de mailles et des armures de plaques, et surtout ceux qui portaient de la fourrure en guise d’armure et d’élément de costume! Ils étaient beaux (parlez moi d’une cinquantaine d’hommes en cotte de mailles et en fourrure… grrrrrrr!), mais je n’aurais pas voulu être à leur place sous le soleil plombant! Et puis, ça faisait longtemps que je n’étais pas retourné sur le terrain de Saint-André Avelin, un terrain magnifique dont je m’ennuyais beaucoup!

Comme j’ai tiré de l’arc pas mal toute la journée (j’ai vraiment besoin de pratique, j’ai manqué pas mal de beaux coups…), certains muscles se sont réveillés et sont endoloris aujourd’hui. Quelle merveilleuse sensation! Même chose pour l’arrière de mes cuisses, qui a couru des côtes relativement abruptes dans les sentiers et dans les bois. J’adore!

Bref, je pensais que la Guerre de Tauralie m’aurait aidé à patienter pour le premier GN, qui aura lieu dans 3 semaines… mais non! Je n’ai que plus hâte! Non seulement ce sera sur le même terrain, mais je jouerai aussi mon tout nouveau personnage que je présenterai probablement lors d’un prochain billet, dès que j’aurai terminé mon costume (qui s’annonce super beau, en passant) et que j’en aurai pris quelques photos.

Je termine sur quelques phrases amusantes entendues hier :

(Joël, chef des Hobegobelins) : « Quand je vais crier WATETE, je veux que vous « switchez » votre cerveau à « off », votre vie n’est plus importante, ce sont les poteaux à descendre qui le sont ». (Gaétan, shaman Orque) : « Ah, fallait allumer le cerveau tantôt? »

(Philippe, shaman des Natifs, à la fin d'une cérémonie) : "Cette tasse ne pourra donc plus être utilisée pour 50 ans!" (brise la tasse sur un rocher) (Simon, chef des Renois) : "Aye! Tu ne veux pas la réutiliser?" (Philippe) : "Elle va se refaire toute seule par la force de mon Dieu" (Simon) : "Tu veux dire que quand tu vas rentrer chez toi, elle va t'attendre devant ton souper froid pis te demander où tu étais et pourquoi tu es en retard?"

vendredi 6 mai 2005

Wow!

Je suis fière de moi!!!

3 kilomètres de course sans m'arrêter, à peine un petit kilomètre de marche, puis 2 kilomètres de course sans m'arrêter! Ok, pour certains, c'est bien peu, pour d'autres, c'est impossible... Mais pour moi, c'est GÉNIAL!

J'adore courir. Surtout quand il fait beau comme aujourd'hui, qu'il ne fait ni trop chaud, ni trop froid, qu'il n'y a pas de vampires insectoïdes qui tentent de me vider de mon sang et qu'aucun chien ne menace de me bouffer en route. C'est tout simplement merveilleux! Le stress? Quel stress? Je suis tellement détendue, j'aurais pu passer la journée au spa que j'aurais la même sensation. Une bonne course avec une bonne douche : l'extase. Et ce qu'il y a de plus extraordinaire dans tout ça : la sensation va durer jusqu'à demain soir!

Quand je cours, je suis tout sauf élégante. Mais je m'en fous. C'est un temps pour moi, pas pour les autres. Par mesure de sécurité, je n'écoute pas de musique en chemin, seulement les oiseaux, le ruisseau qui coule près de la route, le bruit régulier de mes espadrilles sur le pavé ou sur le sable, ma respiration... Et mes pensées. J'ai le temps de tout organiser ma journée, de la désorganiser et de la réorganiser. J'ai le temps de penser à la prochaine mission que je donnerai à mes joueurs jeudi soir prochain (je suis maître de jeu, système que j'ai fait moi-même, pas de dés, pas de règles compliquées, seulements des intrigues, des enquêtes, des extra-terrestres et de la politique), j'ai le temps aussi de penser à ce que je vais dire ou faire pour régler mes problèmes, à penser à mon petit qui s'amusait comme un fou dans la baignoire hier soir, à ce que je vais préparer pour souper, au prochain costume que je vais coudre, aux prochains vêtements que je confectionnerai, à Gaétan, à mes copains que je n'ai pas vus depuis un bout de temps et que je me promets d'appeler...

Une fois dans la douche, je suis détendue. Physiquement et psychologiquement. Parce que pendant que je me forçais à mettre un pied devant l'autre, je me forçais aussi à trouver des solutions et à m'organiser. J'ai accomplis quelque chose, ou j'ai trouvé comment l'accomplir.

À tous ceux qui ont tendance à s'en faire pour tout : bougez. C'est le meilleur conseil qu'on m'a donné. Pas obligé de courir (quoi que si vous en êtes capable, je le conseille fortement!), mais marcher, sortir dehors, prendre une heure pour soi où on ne fait rien d'autre que de se faire du bien. Surtout quand il fait beau comme aujourd'hui!!!

jeudi 5 mai 2005

C'est dur, d'avoir des principes!

Depuis plus d'un mois maintenant, tout le café que je bois est équitable. Même chose pour mon cacao, mon sucre (quoi que c'est trop difficile de trouver des produits faits à partir de sucre équitable, alors je me limite au sucre que j'achète pour cuisiner chez moi), mon chocolat (de toute façon, je ne mange presque pas de chocolat, ma peau réagit très mal et puis je ne trouve pas ça si extraordinaire qu'on le dit)... Mais je ne fais absolument plus de compromis pour le café : il doit être équitable ou je ne le paie pas.

Seulement, je suis dépendante à la caféine. C'est officiel. Une journée sans café et j'ai le mal de bloc qui rapplique en après-midi. Encore là, ce n'est pas si pire : je me fais mon café équitable le matin, c'est mon moment pour m'écraser après avoir porté mon p'tit trésor à la garderie et avant de me lancer dans ma journée. Sauf qu'hier et aujourd'hui, c'était dur. Très dur.

Hier matin, je ne suis pas retournée à la maison comme à mon habitude après avoir été porté Estéban chez sa gardienne. Je suis allée me faire teindre, couper et placer les cheveux. Ah que ça a fait du bien! J'avais 7 mois de repousses affreuses! Je suis sortie de là avec une tête légerte... mais qui commençait à m'élancer. On m'avait bien offert un café, mais il n'était pas équitable, alors j'ai refusé et opté pour un verre d'eau. Ensuite, je suis passée faire quelques achats pour arriver à la maison après midi. Disons que le café est arrivé juste à temps...

Ce matin, c'était Gaétan qui avait rendez-vous chez le médecin, pour un suivi. Comme il ne pouvait pas conduire (il portait une prothèse à la patte droite, rien de grave), j'ai joué au taxi... Et j'ai dû l'attendre 2 heures. Pas si mal, sauf que bon, on est venu encore m'offrir du café au profit de l'organisation des bénévoles. Du café pas équitable. Donc, non seulement je n'avais pas mon café, non seulement je devais attendre deux heures, mais je devais le faire avec un café que je refusais de boire juste devant moi.

C'est dur d'avoir des principes!!!

Les rôlistes

Bien oui, je suis rôliste. Mais cette simple affirmation ne dit pas grand chose. Il y a pas mal de rôlistes différents, et le simple fait d'être des rôlistes d'expérience rassemblés au tour d'une table avec un maître de jeu d'expérience ne garantit pas une bonne soirée. Les joueurs doivent des styles de jeu compatibles, à mon avis.

Personnellement, j'ai de la difficulté à jouer avec les "rule-players", ceux qui étudient les manuels par coeur et qui passent leur temps à contredire le maître de jeu sur les règles. Mais ça, c'est juste moi. Je m'entend pas pire avec les gens qui n'aiment que taper dans les ennemis... ce sont eux qui s'ennuient avec moi, parce que j'aime bien tenter de sortir le groupe des situations avec ma tête au lieu d'avec mes dés. Alors, quand je suis maître de jeu, j'essaie de sélectionner mes joueurs en conséquences.

Dans les grandeur nature, ça se complique un peu. Il y a plus de variables. Les règles sont moins omniprésentes, puisque les joueurs sont limités par leurs capacités physiques... mais j'ai tout de même pu, en 7 ans, remarquer des styles qui se démarquent...

1- Le nouveau. On le voit de loin. En général, son costume est bâclé (souvent, on n'appelle même pas ça un costume), mais il a une épée qu'il a lui même faite. La plupart du temps, son personnage a un passé tumultueux, digne d'un personnage de haut niveau... mais il est nouveau, alors il n'est que niveau 1. Il est relativement timide, alors il tape plus qu'il ne parle. Pas tous les nouveaux joueurs entrent dans cette catégorie, et j'ai vu des joueurs d'expérience y entrer... mais je crois que l'expression "nouveau" résume la majorité des cas.

2- La pitoune. Il y a des gars qui entrent dans cette catégorie, mais en général, ce sont les filles qu'on remarque alors j'écrirai au féminin. Contrairement aux nouveaux, elles ont un très beau costume, et leur personnage est relativement modeste côté passé. Leur personnage prie généralement une divinité pacifique et tente d'être ami avec tous les groupes sur le terrain, sans exception. Dans un GN de guerre, humains contre gobelin, mettons, elles vont accepter de guérir les gobelins ET les humains. Côté jeu, c'est pauvre aussi, puisqu'elles ne sont pas vraiment là pour jouer un vrai personnage. Elles sont là pour être avec leurs amis, pour flirter et pour montrer leurs talents de costumières et de maquilleuses. Elles ne prennent que très rarement part à l'action ou à l'intrigue.

3- Le bastonnier. Ça, c'est facile : ils tapent. Ils se tiennent généralement près des endroits d'où sortent les monstres pour pouvoir leur sauter dessus. Ils frappent, et s'ils y pensent, ils posent des questions. J'aime bien passer derrière ces joueurs, parce qu'ils se battent plus souvent qu'autrement pour le plaisir de se battre... Donc, ils ne fouillent pas leurs victimes et je peux ramasser plein d'indices et d'argent par la suite!

4- La petite nature. Plus discrets... pour cause, on ne les voit pas longtemps. Ils ne dorment pas dans une tente comme les autres. Ils retournent dormir à la maison, dans leur voiture ou encore ils ne passent qu'une journée sur le terrain. Ils sont souvent allergiques à tout, et doivent décrocher souvent parce qu'ils ont trop chaud, trop froid, qu'ils sont trop fatigués... Chaque fois, je me demande pourquoi ils retournent dans des GN où il y a plein d'insectes, où la température n'est jamais idéale et où on doit aller dans des toilettes rustiques... si on est chanceux!

5- Le rigolo. Ils sont très drôles parce qu'ils lancent souvent des commentaires hors-jeu comiques. Mais voilà le problème : ils sont souvent hors-jeu. Ça brise le rythme de la partie. Ils jouent souvent des personnages extrêmes et comiques. Cependant, ils ne prêtent que peu d'attention à l'intrigue et à l'action, c'est difficile de se fier sur eux pour réussir une quête. Mais pour se détendre, ce sont les meilleurs!

6- L'assassin. Je lui donne une catégorie à lui, même s'il découle souvent du nouveau. C'est le gars qui s'habille tout en noir, avec une cape noire et un capuchon noir, qui a deux armes courtes et qui, s'il ne joue pas un humain, jouera une race qui n'est pas digne de confiance. Ensuite, il vient te voir et te dit "salut, moi c'est Gysmo, j'suis un assassin. Fais attention, parce que je pourrais te tuer si tu m'insultes." Difficile de ne pas rire! Emmène-moi tes menaces, j'vais te présenter Hercules, mon bastonnier! Lui, au moins, il agit, il ne perd pas son temps avec des balivernes!!!

7- Le diplomate. Il ne se bat pas beaucoup, il préfère faire des alliances calculées. Il ne faut pas le confondre avec la pitoune, qui ne se préoccupe pas vraiment de l'histoire : le diplomate fera des alliances logiques afin de résoudre les intrigues présentées dans le scénario. Tout le monde veut un diplomate dans son équipe. Mais personne ne veut s'en prendre au diplomate tout seul... parce qu'il a des amis bastonniers, en général plus grands et plus forts que tout le monde.

8- L'hyper-actif. Il est difficile à suivre, il est partout à la fois, mais jamais là où on le cherche. Il finit la partie avec tous les indices, toutes les solutions, il a vu tous les monstres, tous les joueurs, bref, il a tout fait. Il est difficile à associer à une équipe, puisqu'il ne tient pas en place. Mais si vous avez besoin de faire parvenir un message à quelqu'un, c'est la personne qu'il vous faut... s'il ne se laisse pas distraire en route par 15 événements dignes de son intérêt!

9- L'apathique. En fait, c'est celui qui est gelé, ou du moins, qui a toujours l'air gelé. Il reste à son camp et fait la fête. Je me demande souvent pourquoi ceux-là persistent à aller en GN : ils seraient bien mieux en camping...

J'en oublie beaucoup... Mais ce sont ceux qui frappent le plus. Je crois qu'on est tous un peu dans plusieurs de ces catégories... J'aime bien m'habiller comme la pitoune, faire un personnage loufoque une fois de temps en temps, et j'aime jouer la diplomate quand je ne m'emporte pas comme un bastonnier... Mais bon, l'important, c'est d'avoir du plaisir à jouer!

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lundi 2 mai 2005

Troisième chapitre

En route pour les Monts Venteux

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Deuxième chapitre

Savoisie - la rencontre

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dimanche 1 mai 2005

Premier chapitre

Ferrona, Monts de Fer

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Prologue

J'allais présenter l'histoire dans la courte introduction qui précède souvent les mots "lire la suite", mais plus j'écrivais, plus je me disais que c'était trop long. Comme d'habitude, au lieu de raccourcir (ce que j'aurais très bien pu faire si j'en avais eu envie), j'ai préféré rédiger cette présentation. Elle n'est pas nécessaire à la compréhension du texte, mais elle n'y nuit pas du tout.

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