Le blogue d'ND

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dimanche 26 juin 2005

Prix de l'essence

Je viens de me faire engueuler par courriel. Bon, faut dire que la fille ne m’aimait pas d’avance. Et puis, je n’y suis pas allée avec le dos de la cuillère, j’ai exprimé une opinion qui est contraire à l’opinion de la masse (si vous avez lu certains de mes billets à soupape, vous vous doutez déjà de ce que je pense de l'opinion de la masse...). Dans certains pays, je serais probablement passible de la peine de mort pour penser de telles atrocités.

Ben oui, imaginez-vous donc que je suis POUR la hausse des prix de l’essence. Bon, oui, ça me fait chier de devoir payer plus cher pour aller au travail, ou pour rendre visite à mes parents. Mais c’est calculé dans mon budget, je coupe ailleurs et je ne fais pas de balade en voiture juste pour faire des balades en voiture. Je ne suis pas particulièrement riche, j’ai une famille à faire vivre, mais je me débrouille comme je peux.

Mais bon, voyez-vous, il semblerait que je sois bouchée et que ma réflexion est arrêtée, figée, et que je ne pense pas aux autres. Hmmmm… Ok. Peut-être. Mais je dois tout de même expliquer pourquoi je suis contre la baisse des prix de l’essence. Peut-être que certains me comprendront. Mais sûrement que vous qui me lisez, vous me traiterez de folle finie vous aussi. Vous trouverez sûrement mon idée rétrograde, vous vous direz que si je me permets de penser ainsi, c’est parce que je me crois supérieure à vous et que je dois avoir de l’argent qui me sort par les oreilles. Je peux vivre avec ça, parce qu’au fond, ça n’est qu’une opinion personnelle que j’ai l’infinie stupidité de vous révéler.

Revenons au prix de l’essence. Oui, c’est cher. C’est une source d’énergie qui est très polluante aussi. En fait, lorsqu’un véhicule consomme un litre d’essence, il recrache un tas de CO2 dans l’atmosphère. Le CO2, c’est un gaz qui se superpose à la couche d’ozone, emprisonnant une partie des rayons du soleil vers la terre, des rayons qui auraient dû être réfléchis dans l’espace. On appelle ça « effet de serre » : la lumière entre, mais ne ressort pas. Cet « effet de serre » cause des réchauffements prématurés de la planète, qui eux, causent la fonte prématurée de glaciers qui eux, vont faire monter le niveau de l’océan. Et ça donne plein de catastrophes naturelles. Plusieurs facteurs contribuent à ce réchauffement. Les coupes à blanc, les gaz rejetés par les maisons, les usines, les porcs qui pètent dans les mégaporcheries… mais bon, ça, vous le savez déjà. On vous l’a répété à l’école. On vous le dit dans les journaux, à la télé, à la radio, sur Internet. Mais on tient un discours contradictoire. On vous dit « la planète est dans un piteux état », mais en même temps, on vous dit « hé, achetez un utilitaire sport même si vous demeurez à deux pas de votre travail ».

Si les prix de l’essence augmentent, moins de gens vont en consommer. Ou, du moins, les gens qui en consomment vont en consommer moins. Ils feront du covoiturage, achèteront des voitures plus économes, ils trouveront des activités tout aussi agréables à faire, mais plus près de chez eux. Ils s’investiront plus dans leur collectivité à eux que dans les grands centres accessibles seulement par voiture. Ils prendront le vélo l’été, ils seront plus en santé et engorgeront moins les hôpitaux lorsqu’ils seront vieux.

Oh, bien entendu, il y a aussi d’autres solutions, comme me l’a si « gentiment » souligné la demoiselle qui est si « neutre » à mon égard. Comme d’imposer une taxe sur les véhicules polluants. Comme rendre les voitures électriques disponibles et les voitures hybrides abordables. Examinons ces solutions ensemble, ok?

Imposer une taxe sur les véhicules polluants. Au départ, il faut savoir que les véhicules qui polluent le plus sont assez chers. En fait, contrairement à ce qu’on croit, ce sont surtout des véhicules de loisir, comme des motoneiges qui polluent pas mal plus que des voitures. Mais bon. Mettons qu’on parle des utilitaires sport trop gros pour rien, qui consomment à une vitesse folle. Ces véhicules sont déjà plus chers que les championnes d’économies. Ceux qui les achètent le font en général parce qu’ils ont de l’argent à dépenser là-dedans. Ce n’est pas une taxe de plus qui va les décourager. De plus, en taxant l’essence (ce qu’on fait déjà), on taxe plus ceux qui polluent plus, et on taxe moins ceux qui polluent moins. Ça me semble pas mal plus juste et équitable ainsi… mais bon, je suis bouchée et je veux faire chier le peuple.

Le prix des hybrides maintenant… il ne baissera pas s’il n’y a pas plus de demandes de la part des consommateurs. Et comme les consommateurs sont vraiment imbéciles (je me compte là-dedans), ils ne demanderont pas d’hybrides à moins que le prix de l’essence soit vraiment, mais vraiment trop cher pour eux. Alors, pour que les hybrides soient abordables, le prix de l’essence doit être élevé. Encore une fois, il ne faut pas compter sur la participation du gouvernement. Il ne forcera pas les grosses compagnes de voitures à faire baisser leurs prix. Ça ne passerait même pas en cour d’affaires.

Mon opinion sur les prix de l’essence, je l’ai développée. Je l’ai mijotée et j’ai beaucoup réfléchi à la question. J’y ai réfléchi en faisant le plein cette semaine. J’y ai réfléchi en regardant les nouvelles. Au lieu de juste gober tout ce que le média m’a craché, j’ai essayé d’analyser l’information. Dans la vie, faut pas tout prendre pour du cash.

Bref, ne m’envoyez pas de chaînes de courriels en me demandant de ne pas aller chez tel ou tel détaillant d’essence. Parce que je vais faire un « répondre à tous » à toute la liste avec un copié collé de ce billet. Vous êtes avertis.

Maintenant, vous êtes libres de penser que je suis épaisse, bouchée, tarée, hautaine, méprisante, vache, égoïste, imbécile, traîtresse, stupide, que j’emploie des formules pour faire chier le peuple délibérément. Vous êtes aussi libres d’aller vous procurer un gros tank pour aller travailler, d’aller faire un plein de 80$ et d’aller engueuler le pauvre petit commis qui est à la caisse à cause des prix de l’essence qui vous empêchent de pratiquer un loisir bruyant et polluant.

vendredi 24 juin 2005

Le Grand Ver, partie 1 - samedi, partie 2

Pis c'est pas encore fini pour samedi!!!

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mercredi 22 juin 2005

Le Grand Ver 1 - samedi - partie 1

C'est long, et j'ai l'impression que je n'ai même pas le tiers de la journée de rédigée! Woah! Désolée pour la qualité des images, je dois me trouver un meilleur logiciel pour réduire la taille des images sans trop perdre de qualité... Des suggestions?

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mardi 21 juin 2005

Le Grand Ver 1 - vendredi soir

Je commence par vous présenter mon petit groupe... En fait, on est plus que ça, mais nous six, on est plus proches les uns des autres et on se fait confiance :

De gauche à droite, en haut : Gaëlle (Michelle), Eldarion (Ti-Pat), Kenneth (Philippe). En bas : Triah alias Argentine (moi), Triax (Sylvain), Largonamystrikrutorfe de Narminor alias Largo (Tierry).

Avertissement : histoire compliquée. C'est un GN de tête, et on a beaucoup joué avec l'histoire des personnages. Il y a plus : on parle de voyage dans le temps, de paradoxes temporels, de chronomancie... Bref, rien pour simplifier les choses. Je rappelle qu'Argentine-Triah est atterrie de 35 ans dans le futur. Elle est née en 859, mais à 35 ans, elle est disparue de chez elle pour se retrouver dans son propre passé... La mère de Triah (Rouminnah) est connue de Triax et de Gaëlle.

La partie a commencé doucement. Les chacharchich (notre petite troupe de 6, l'explication du nom viendra dans la journée de samedi) étaient séparés en deux trios. Moi, je revenais de la guerre de Tendrasil avec Triax et Eldarion, alors que Kenneth, Largo et Gaëlle nous rejoignaient aux ruines à partir de la Renoisie. En fait, Triax devait y trouver Gaëlle et moi je devais y trouver Kenneth. Au début de la partie, il y a donc retrouvailles. Je me jette au cou de Kenneth, puis de Largo (je suis surprise de le voir, il était sensé se rendre jusqu'à Thalos et en revenir, un voyage de six mois! mais il me dit qu'il m'expliquera sa présence plus tard). Je lui remet la pièce d'échec, le roi blanc, qu'il m'avait donné lors de son départ. Ensuite, je présente Eldarion (qui les connaissait déjà) et Triax (qui ne les connaissait pas du tout). Et puis on me présente Gaëlle. Étrange. Dans mes souvenirs Gaëlle devrait être morte, dans une auberge où elle travaillait, pendant que Triax était à Tendrasil. Elle est dans un piteux état : saoule. Ça ne fait même pas deux minutes que la partie est commencée que Triax m’appelle déjà Triah, super fort, devant tout le monde. Je le savais, je lui avais donné 5 minutes! On va s’installer au camp. Triax est trop innocent pour remarquer que Gaëlle est saoule, il la croit simplement fatiguée. Je les laisse discuter, et je vais voir Kenneth. La dernière fois qu’on s’était vus, il était dans un bien mauvais état… Kenneth est sergent dans la rébellion renoise. Il avait perdu sa sœur quelques années plus tôt, et je l’avais aidé à la retrouver…. J’avais commencé par le convaincre d’arrêter de boire, question d’avoir la tête plus claire, puis je l’avais convaincu de se rendre à Gloria, la capitale renoise, afin de tenter de la retrouver. Et il l’a retrouvée… Elle est devenue capitaine dans l’armée renoise! En d’autres mots, sa petite sœur, sa seule famille encore vivante, est maintenant sa pire ennemie. Nul besoin de dire qu’il l’a très mal pris, et qu’il ne s’en est pas encore totalement remis. Après l’avoir soutenu pendant une journée et une nuit complète, j’ai dû partir pour Tendrasil, mais je lui avais donné rendez-vous au désert de Kator, aux ruines du Grand Ver… « Comment vas-tu? » « Mieux. » « Je vois. » Je n’insiste pas. S’il veut en parler, il sait bien qu’il peut venir me voir. Pas besoin de le lui remettre à la figure. Pendant ce temps, Eldarion et Largo se tombent sur la tomate. Eldarion se plaint que je lui ai acheté un carquois qui ne vaut pas grand-chose, ce qui ne plait pas à Largo. Tous deux se mettent à se taquiner à n’en plus finir. D’ici la fin de la fin de semaine, ils seront les meilleurs amis du monde! Gaëlle fait vraiment pitié. Je demande à Kenneth si elle a toujours été comme ça. Il dit que oui, elle a bu la plupart du chemin. Largo confirme. Je vais voir Triax et je lui fais comprendre qu’elle est complètement saoule et qu’on doit faire quelque chose à ce sujet. Puis, je lui confie qu’elle devrait être morte. C’est en fait Kenneth qui l’a sauvée des griffes d’un aubergiste qui abusait d’elle… Kenneth, qui ne se serait pas trouvé à cet endroit si je ne l’avais pas convaincu d’aller à Gloria… Résultat, elle a une deuxième chance, et le futur est officiellement changé par ma faute. L’Elfe Jaune (Jonathan – Jaune) vient nous donner ses consignes. Il commence par nous payer (il paie trois pièces d’or, ou 30 écus, par jour. C’est plus que ce que les autres employeurs donnent à leurs employés). Eldarion ne lui fait vraiment, mais vraiment pas confiance. Pour cause : un Elfe Jaune, ça n’existe pas! On connaît les roses (Laquendis), les gris (Sindars), les noirs (Avaris) et les bleus (Sélénites)… mais pas les jaunes. Il nous dit faire partie d’une très ancienne civilisation qui a presque disparu et qui a survécu de peine par la consanguinité… Il prie un dieu ancien qui n’est plus connu, nommé Draco. Il dit être « une grosse boule d’amour » et ne pas vouloir de mal. Il nous dit que tout ce qu’on trouve doit passer par lui, mais que s’il ne veut pas des objets, on pourra les garder. Ce qui l’intéresse le plus, ce sont les objets d’art et ce qui a trait à sa divinité. Ok. Mais Eldarion n’est pas convaincu et lui tombe longtemps sur la tomate. C’en est super comique! Ce n’est pas tout, on ne sait pas vraiment où on est… On décide d’aller faire un tour, voir les autres campements. Triax se lève, je le suis, et les autres nous suivent ensuite. Difficile, avec Gaëlle saoule… Elle se sauve tout le temps, on a beau faire attention et avancer ensemble, elle se retrouve toujours loin en avant, ou elle se glisse hors du groupe pour aller flirter avec n’importe qui un peu plus loin. Bien entendu, elle ne risque pas grand-chose, mais comme elle n’est pas elle-même, quelqu’un pourrait prendre avantage de sa faiblesse… En chemin, je me fais interpeller souvent. Faut dire qu’on me voit de loin, j’ai une cape rouge, et j’ai une figure qui ressort du reste, avec mes yeux jaunes et mon visage poilu et gris… Argentine! Bonjour! Hé, Argentine! Salut! Chaque fois, j’explique à Largo ou à Kenneth que c’est une connaissance de Tendrasil. Après un bout de temps, je me rend compte qu’ils ont commencé à compter. Alors que Brendel, qui était avec moi à Tendrasil, me dit « Bonjour Argentine », j’entends Largo et Kenneth dire en chœur « un autre! » Je me retourne vers eux. « Une connaissance de la guerre… » Largo sourit « Ouais, on se demandait si tu étais partie à la guerre ou si t’étais allée te chercher des amis! ». Faut dire que lorsqu’on est lieutenant de fortune à la guerre, on se fait remarquer… Je suis reconnue comme était une alchimiste, c’est toujours avantageux de connaître un alchimiste… On dit bonjour aux gens au village. Les gens sont très différents les uns des autres. Il y a un pirate nommé Gaspard (Sébastien) accompagné d’un Tauralien du nom de MacEwen (Jean-François), un aubergiste nain avec sa fille adoptive, une uline aussi. On avance un peu, on passe devant le camp du Sélénite, ou Elfe bleu. Pas très sympathiques, les gens qui s’y trouvent… Mais Triax et Gaëlle reconnaissent des femmes Kronossiennes, des asiatiques, qu’ils ont connues lors de leurs aventures de l’année passée. Ensuite, on monte vers le camp de l’Elfe d’Eldereth. Encore une fois, Triax et Gaëlle connaissent une bonne partie des gens qu’elle a engagés : les Dragons d’Argent, des genre de mercenaires de la nature, si j’ai bien compris. Ils ont un Ratakat (homme-rat, joué par Pierre-Jean) avec eux. On ne s’apprécie pas vraiment, alors je ne m’approche pas beaucoup. En fait, je m’éloigne pour ne pas perdre Gaëlle de vue pendant que les hommes parlent entre eux. Fait cocasse : Alors qu’on est en retrait du groupe, Hugo (qui joue l’autre MacEwen avec Jean-François) arrive et commence à parler avec nous, en personnage. Il me regarde, mais n’est pas trop sûr… après quelques minutes, il change de langage et demande à Michelle « Hé, as-tu vu ND? » Rires. « Hé, c’est moi! » « S’cuse, c’est que j’étais vraiment pas sûr… Je ne t’avais pas reconnue! C’est possible que t’as perdu pas mal de poids? » Héhé...

Bon, en route à nouveau. On ne passe pas par le camp de l’Elfe Gris, je crois… où ils n’étaient plus là… j’en ai perdu des boutes… Gaëlle cause des ennuis, on a peur de la laisser seule dans cet état, et dans cet état, elle se sauve tout le temps! Je vais voir Triax et lui propose d’aller vider toutes ses bouteilles d’alcool. Il est d’accord, et lui, va demander à l’aubergiste de ne pas lui vendre d’alcool. Ensuite, il va avoir une longue discussion avec elle, question de tenter de l’aider… Plus tard, j’apprend qu’il lui a tout révélé durant cette conversation : le fait qu’elle devrait être morte, qui je suis vraiment, le voyage dans le temps… (oh, il m’en avait demandé la permission. J’avais répondu que tant qui la croyait prête à entendre la vérité, ça m’allait).

Rencontre de certains PNJ. Bon, premièrement, il y a des Gobelins qui arrivent dans le campement. Bien entendu, tout le monde tente de me protéger (et ce, même si je n’ai jamais été particulièrement gentille avec eux!). Mais ils ne sont pas dangereux : ils n’attaquent pas si on ne les attaque pas. On voit qu’ils tentent de communiquer. Seulement, leur communication est quelque peu agressive, ils envahissent l’espace personnel et crient assez fort. Ensuite, on rencontre Kronos, un genre de capitaine (joué par Ian). Celui-ci a une discussion avec Eldarion, qui vient me rapporter certaines paroles… comme le fait qu’il connaît mon vrai nom, et qu’il pose pas mal de questions sur moi. Il doit savoir de quoi… Ma curiosité est piquée. Il dit aussi qu’il est historien, et qu’il parcourt le monde pour assister à des faits historiques. Étrange : comment peut-on savoir d’avance qu’un événement historique va se produire? À moins qu’on connaisse le futur, ou qu’on voyage dans le temps… Il dit qu’il était à la guerre de Tendrasil, qu’il a su qu’Eldarion avait tué celui qui avait fait venir les Diables, et que ce fait passera à l’histoire…

Il y a aussi un prophète qui arrive au village, mais je ne l’entends que de loin. Kenneth me demande une potion de discrétion, que j’accepte volontiers de lui fire. Je vais chercher des herbes tout de suite, comme tout semble calme et qu’il n’y a pas encore de gros problèmes. Largo vient avec moi. On discute un peu… Je lui demande comment il va, ce qui s’Est passé pour qu’il n’aille pas sur Thalos… Et puis il me confie son histoire. Il a grandit au sud de Thalos, mais très jeune, il s’est intéressé à ce qu’il y avait à l’extérieur. Il aime les défis. Il s’est donc rendu à la capitale de l’île, Azur. Il a fait partie d’un petit gang qui ne faisait que de « gros coups », généralement sans violence. C’est un maître serrurier. C’est son mentor qui était malade, mais avant de se rendre jusqu’à Thalos pour le revoir, un messager lui a dit qu’il était trop tard, alors il a rebroussé chemin, puis est retombé par hasard sur Kenneth, pendant qu’il sauvait Gaëlle. Lorsqu’on a parlé de Thalos, il m’a dit pourquoi il était en exil… C’est qu’un homme, avec des signes tatoués dans le visage, avait convaincu sa bande de faire un dernier grand coup… un trop gros coup, chez Sasha lui même (le roi de Thalos). Largo n’était pas d’accord, mais il me dit que ses compagnons étaient comme possédés, à la dernière minute, ils l’ont forcé à participer… puis ils se sont fait prendre. Largo s’est enfui, mais ses compagnons l’ont dénoncé. Il a pris le premier bateau pour le continent et n’est plus jamais retourné sur son île.

On retourne au campement, et on y voit le reste de la bande, sauf Eldarion. On commence à discuter de Kronos, et de son curieux intérêt pour moi… Bien entendu, Triax et Kenneth s’alarment. Dès qu’Eldarion arrive, on lui pose des questions… Mais il ne peut pas rester longtemps. Il passe son temps à se cacher, les Elfes noirs sont après lui. Et les Elfes noirs, ils sont grands, ils sont gros, ils sont méchants et ils se promènent en grosse bande. Et ils veulent sa peau, parce qu’un petit malin qui devait lui en vouloir est allé leur dire qu’il complotait un coup contre les Avaris, alors que c’était totalement faux! On ne peut pas rester au campement, qui est entouré de gens qui ont été mandatés par les Elfes Noirs de leur ramener Eldarion. Ce n’est plus sécuritaire, alors on doit bouger.

Les autres conviennent d’aller voir Kronos et de tenter d’en savoir plus. Seulement… on ne veut pas tout lui dire non plus! Alors toutes mes conversations avec lui se font sur le ton de l’hypothèse… Il nous salue et nous invite à aller faire une promenade avec lui. On passe par les bois, et tout en marchant, on discute. En fait, je discute avec lui. C’est lui qui aborde la question du voyage dans le temps. Il semble amusé par mes réponses à ses questions.

Kronos : « Si le voyage dans le temps était possible… croyez-vous que vous pourriez vraiment changer quoi que ce soit? »

Moi : « Bien, oui, même si je ne crois pas qu’on devrait le faire. »

Kronos : « Ah, mais on parle hypothétiquement, bien sûr. Disons que vous remontez dans le temps pour sauver votre ami, et que vous vous rendez compte qu’en fait, vous étiez la cause de cette mort… »

Moi : « Ah, mais changer le passé pour altérer le futur, c’est mal à mon avis. »

Kronos : « Ah? »

Moi : « On ne devrait pas tenter consciemment de changer le futur. Mais c’est difficile, si on se retrouve dans le passé, de ne rien influencer! Si on change par accident le futur, ce ne devrait pas être un crime, on devrait pouvoir vivre avec… »

À un moment donné, je ne sais plus où dans le fil de la conversation, on se demande si on avait une seule question, une question dont on aurait la réponse… quelle serait-elle. Personne ne sait vraiment quoi répondre. Kenneth répond qu’il demanderait ce qui serait arrivé s’il n’avait pas abandonné sa sœur. Kronos est intéressé par sa réponse : « Ah? Et ça changerait votre vision des choses? » Kenneth ne répond pas, morose… Triax n’ose pas dire quelle question il poserait, mais je me doute un peu de ce à quoi il pense. Largo sait pas, et moi, je dis que j’aurais tellement de questions que je ne saurais pas laquelle poser…

Kronos nous informe qu’il y a un autre groupe sur le terrain… des indépendants, au camp carré. Il nous mène là, et on fait leur connaissance. Pour sa part, Kronos disparaît pendant notre discussion avec le nouveau groupe. Il faut imaginer la scène : le camp carré est situé au fond d’une clairière entourée d’une partie boisée. Pour s’y rendre, on doit passer par un petit pont qui enjambe un ruisseau et pas mal de boue. Quand on entre dans la clairière, on voit des torches partout (il fait noir déjà, bien entendu). On entend des éclats de voix, des gens à l’accent coloré qui fêtent… Ils nous voient arriver de loin, grâce à leur armée de torches allumées. Ils viennent à notre rencontre. Devant leur campement, ils ont installé un genre de gros jeu de pétanque, des grosses roches en mousse. Intéressant! Le groupe au complet vient nous accueillir. Ils sont la famille Muerte (chaque fois que quelqu’un dit ça, ils crient en cœur « LA MORT! »). Ils sont là pour faire la fête et pour s’amuser. Le contact entre les deux groupes est bon, et on échange plusieurs paroles, toutes pacifiques. Ils nous invitent à revenir pour faire la fête avec eux, et nous disent qu’ils peuvent aussi nous vendre quelques services. On les remercie, puis on repart poliment. Bien qu’ils semblent amicaux, Kenneth, Largo et moi, on ne leur fait vraiment pas confiance : ce sont des gitans, leurs affaires ne doivent pas être totalement honnêtes. Mais ils semblent néanmoins sympathiques.

On retourne au campement. Gaëlle a réussi à subtiliser un parchemin à un petit d’une autre équipe. On se penche là-dessus, déjà fatigués, il est tard… Les caractères sont indéchiffrables (pour le moment!), tous des genres de S, collés dans toutes les directions, tous les angles, doublés, réfléchis… Impossible d’en tirer un sens. Eldarion arrive, fatigué de se cacher… Et alors qu’on est tous penchés sur le parchemin, on entend qu’on commence à se faire entourer… Eldarion a tout juste le temps d’aller se cacher (et Kenneth et Gaëlle étaient ailleurs à ce moment, je crois)… Mais les Elfes noirs sont trop nombreux, il reste au campement Triax, Largo et moi. Ils sont une vingtaine, on est trois. Je commence à donner de fausses informations à Xavier, le chef des Avaris… mais bon, il n’est pas dupe. Je me lève, et puis j’entends Yab derrière moi qui m’assomme… Je ne me suis réveillée que quelques minutes plus tard, dans le cimetière, à quelques pas de la croisée des chemins. Les Avaris me maintiennent au sol alors que leur chef commence à me torturer. Je commence en étouffant des cris, mais la douleur devient trop intense, je hurle, je pleure… Puis j’entend Triax qui s’approche, qui les somme d’arrêter… Xavier finit par se faire entendre de ses sbires, et ils assomment Triax. De retour à la torture… Je me débats, je hurle, je pleure, mais rien n’y fait… Puis, j’entend la voix d’Eldarion… il y a bagarre au tour de moi, mais je ne vois rien… puis Eldarion se rend. Les Elfes Noirs l’emportent à leur camp, puis me laissent, je n’ai plus d’importance pour eux. Il y en a bien un qui essaie de me fouiller, mais bon, il cherche mal, il ne trouve absolument rien.

Je pleure, et je me lamente, j’ai mal… Je ne sais pas où est Triax, comment il va… Puis j’entends la voix de Largo qui arrive en catastrophe. Il est désolé, il s’excuse, il s’en veut de n’avoir pas pu me protéger. J’ai beau lui dire qu’il n’aurait rien pu faire, il s’en veut quand même. Il vérifie que Triax va bien, et oui, il va, il est simplement inconscient. Dès qu’il se réveille, il guérit magiquement mes plaies… mais il n’a pas le pouvoir de se guérir lui-même. On se rend à l’auberge, où l’aubergiste est attendri par l’histoire qui vient de se dérouler. Il donne gratuitement une potion de guérison à Triax, et puis il m’offre un verre, que je bois volontiers. Puis, dès que Triax est de nouveau sur ses pieds, il repart pour voir comment va Eldarion. Je n’ai pas la force de le retenir, et je suis trop traumatisée pour le suivre tout de suite… Mais après quelques minutes, je ne veux plus rester en place, je veux retourner au campement, voir si les Elfes Noirs ont trouvé le parchemin que j’ai tenté de cacher avant de me faire assommer. J’arrive au campement, le parchemin est toujours là. Gaëlle est là aussi… elle se préparait à aller se coucher, mais comme on est prêts à continuer, comme je veux m’assurer que les autres sont corrects et que Largo est prêt à me suivre, elle nous demande de l’attendre, elle se change à nouveau. Mais par le temps qu’elle soit prête, Eldarion revient avec Triax. Je crois que Kenneth arrive aussi pas longtemps après ou il était déjà parti se coucher, plus certaine… Eldarion raconte se qui s’est passé au camp des Avaris, comment ils l’ont torturé pour finalement se rendre compte qu’ils avaient été dupé par une fausse rumeur… Alors, ils l’ont laissé partir.

On se penche à nouveau sur le parchemin, mais rien n’y fait, on est tous trop fatigués. On va se coucher.

Pfewh! Et moi qui avait l’impression de n’avoir pas fait grand-chose de la journée! La suite une autre fois!

GN - Les ruines du Grand Ver, première partie

J’ai adoré cet excellent GN!

Bon, premièrement, la mise en situation.

Nous sommes en 860 de la troisième ère.

Au nord Est des Terres arides, une caravane de Savoisien trouva le vestige d’une grande cité, le peuple du Grand Ver qui était une ancienne civilisation extrêmement avancée technologiquement. Ceux-ci informèrent donc leur supérieur de cette découverte et il s’empressa d’engager des mercenaires pour protéger le site. Abid Ilhamed, le marchand qui dirigeait les opérations de cette caravane décida d’inviter quiconque qui était prêt à payer 300 écus plus des frais de taxe au retour pour chaque objet trouvé a venir séjourner dans les ruines. Plusieurs personnes furent intéressées par l’idée d’organiser des fouilles dans les décombres de cette ancienne civilisation. Cependant beaucoup furent bien vite repoussés par le prix démesuré qu’il fallait payer pour pouvoir avoir accès au cite. Pourtant, cinq Elfes de nations différentes, ayant une fortune considérable, ont décidé d’entreprendre cette aventure. Ils engagent présentement des aventuriers, de n’importe qu’elle race, classe ou même religion qui voudraient bien travailler pour eux et se dirigeront vers les ruines très bientôt. Les joueurs ont donc l’occasion de suivre l’un de ses employeurs, à la découverte d’une civilisation que l’on croyait perdue.

L’Elfe Noir : Il désire obtenir le plus de technologie et d’armement possible pour que l’armée des ténèbres puisse enfin envahir la forêt de Terra et la Renoisie. L’Elfe Jaune : Ses intentions sont nébuleuses, mais il promet une bonne paye si le travail est bien fait. L’Elfe Bleu ou Sélénite : Il désire obtenir des artéfacts pour étendre sa collection et ainsi avoir un plus grand pouvoir commercial sur le monde connu. L’Elfe Gris : Trouver le plus de connaissance possible pour enrichir la culture de son peuple. L’Elfe d’Eldereth : Terra a informé les Elfes d’Eldereth qu’il y aurait quelque chose de très dangereux pour la nature dans ce désert. De plus, elle leur a dit que dans ces ruines se cache le secret pour pouvoir redonner vie aux terres arides. Cette Elfe désire donc protéger la nature et tenter de redonner vie aux terres arides.

Moi, j'étais avec l'Elfe Jaune, avec tout mon groupe de super héros! C'était le seul GN de l'année où le groupe sera au complet, on a eu une belle complicité, j'ai adoré (je vous aime!) Mais j'y reviendrai. Il y avait aussi un groupe d'indépendant, le clan de la "Muerte", un groupe de gitans qui faisaient la fête... et qui se faisaient rentrer dedans par les Elfes Noirs (bien entendu, eux, ils se sont mis tout le monde à dos, comme tout bon méchant! Mais ils étaient très bien dans leur rôle de méchants sadiques).

C'était avant tout un GN de tête. Pas beaucoup de monstres, mais beaucoup d'action. Un GN comme je les aime! Il y avait des tensions entre les groupes, mais aussi de belles alliances qui ont mené à une collaboration inattendue! De plus, la température était de notre côté : il n'a pas plu, et il ne faisait pas trop chaud... Ok, il faisait un peu froid, surtout le samedi, mais je préfère ça à la chaleur écrasante!

Bravo, Ian, Rock-André, Sabrina et Sophie, c'était du bon boulot! Pour le prochain, je n'aurais qu'une seule demande... Peut-être que les PNJ pourraient avoir un peu plus d'informations... Il arrivait relativement souvent qu'ils ne savaient pas comment réagir lorsqu'on leur posait des questions. Mais pour le reste, tout s'est super bien déroulé, et j'ai vraiment, mais vraiment adoré! J'ai très hâte à la suite, qui aura lieu les 15, 16 et 17 juillet! (Avis aux intéressés qui aimeraient s'initier aux GN aussi... il s'agit d'une excellente occasion de le faire).

Pour ce qui est du récit de mon aventure personnelle de la fin de semaine, je vais le faire dans un autre billet :p

vendredi 17 juin 2005

Cinquième chapitre

(Wow, j'suis partie folle!) L'embuscade

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Pub???

Est-ce que je suis la seule à ne rien comprendre à certaines pub?

Entendu aujourd'hui pour un produit de beauté pour les fausses-vieilles (les femmes de 30 ans qui pensent qu'elles ont des rides... en fait, il ne s'agit que d'un hydratant hors de prix : quand la peau est sèche, les lignes paraissent plus, c'est tout. Une crème à 100$ le flacon fonctionne aussi bien qu'une autre à 2$ la bouteille)...

"Vous obtiendrez un teint multifacette radieux".

Quelqu'un peut m'expliquer? Et moi qui croyais parler français... Je comprend tous les mots, mais mis ensemble, ils n'ont aucun sens!

Je suis allée sur leur site Web... Aucune explication sur ce qu'est un teint multifacettes. Cependant, on parle beaucoup d'hydratation et d'exfoliation. En fait, on ne parle que de ça. Et puis, c'est bourré de sophismes et de faux-comparatifs. "Il y a plus d'agents hydratants" "Nouvelles lingettes améliorées, avec plus de produits"... Plus que quoi? Amélioré par rapport à quoi? Et puis, se laver avec un savon d'une livre ou un savon de 5 livres, ça ne change pas qu'on n'a pas besoin de tout le produit en une utilisation...

Bref, laissez faire les crèmes anti rides. À moins d'avoir trop d'argent dans votre portefeuille. Parce que s'ils utilisent des mots pseudo-scientifiques dans leurs pubs, sans vraiment expliquer ce que c'est, il y a de fortes chances pour que ce soit de l'arnaque. Et puis, si c'était si bon que ça, ça se passerait bien de toutes ces formules vides. Moi, j'ai une super belle peau grâce à la génétique et au fait que je suis allergique aux produits trop chers (sans farce!!! Je suis allergique à l'aloès, pas question de mettre un produit qui en contient dans ma figure!). J'utilise une crème hydratante avec le moins d'ingrédients possible, la même depuis que je suis toute petite, et puis j'ai une belle peau.

jeudi 16 juin 2005

Quatrième chapitre

La lettre de Scortéa

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mercredi 15 juin 2005

Fortier

Quelle ne fut pas ma surprise, dimanche, de trouver la cinquième et dernière saison de Fortier sur les tablettes! J'ai donc pu compléter ma collection, j'ai les cinq saisons... que j'ai dévorées en moins de deux!

Pour ceux qui ne connaissent pas la série, voici le résumé qui se trouve à l'intérieur de la boîte de la première saison :

"Anne Fortier détient un doctorat en psychologie avec une spécialisation en clinique criminelle. La Section Anti-Sosciopathes de la Sûreté Nationale (SAS) fait appel à son expertise pour des dossiers compromettants. Cette escouade d'enquête est chargée de dossiers ciminels tordus : tueurs en série, kidnappeurs ou cas délicats de violences, etc. Anne se donne corps et âme à son travail. C'est aussi une femme solitaire qui vit en marge des autres, pour des raisons personnelles plutôt obscures..."

Le rôle titre est tenu par Sophie Lorain, et j'ai été étonnée d'apprendre que les textes sont signés Fabienne Larouche. Mais ça n'a absolument rien à voir avec Virginie!

C'est une scérie qui fascine : on veut savoir la suite, on veut savoir ce qui s'est passé, on veut en savoir plus sur les personnages, on veut savoir comment tout ça va finir... Je dois avouer que la fin m'a un peu déçue... mais que j'aurais difficilement pu voir une fin différente. C'est ce qui se préparait, et c'est ce qu'on a eu. Ce qui est très bien, c'est que tous les personnages ont leur histoire, leurs manies, leurs forces, leurs faiblesses. Ils ont tous, sans exception, des problèmes graves, mais bon, c'est un drame, et tout est joué sur un ton très dramatique. Il y a bien quelques clins d'oeil comiques, comme les personnages qui dansent sur du jazz sur une scène de meurtre pour détendre l'atmosphère, ou encore, Mayrand (Jean-François Pichette) qui dit à Jean-Marie (Pierre Lebeau) qu'il va "finir dans un remake de Séraphin"! Mais soyez avertis, beaucoup de scènes sont très dures, ce n'est pas pour les enfants. Par "crimes tordus", l'auteur entend des crimes qui vont chercher les trippes des gens : des crimes sur des enfants, sur des femmes enceintes, sur des personnes âgées... commis par des tueurs en série, des gourous de secte, des psychopathes dérangés...

Un petit bémol sur les DVD : ça manque d'extras. Il y a bien un making of quelque part, mais bon... Je sais, on achète des DVD pour le film ou la série, mais moi, j'aime bien y trouver un peu plus...

Je terminerai en disant ceci : je conseille la série à toute personne qui aime le genre. Mais attendez-vous à y rester accroché!

Troisième chapitre

Chapitre 3 En route pour les Monts Venteux

(Désolée, ça a été long)

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mardi 14 juin 2005

Positivisme contre culpabilité

Nouvelle rencontre Weight Watchers aujourd'hui (eh oui, encore!) Mais c'est pas de ça dont je vais parler. En fait, oui, un peu, mais pas vraiment.

Depuis que je suis le programme, j'ai perdu, en moyenne, un peu plus d'une livre par semaine. Encore aujourd'hui, j'avais de nouvelles étoiles dans mon "bulletin de perte de poids". Je suis à plus de 35 lbs. parties, encore 4.4 lbs. et c'est le poids santé, et puis environ 14 lbs. et j'atteint mon objectif final. Inutile de préciser que je suis motivée à bloc, même si ça a pris plus de 6 mois à atteindre ce résultat, et que si la tendance se maintient, ce d'est que dans 3 mois que je tenterai la stabilisation de mon poids.

Beaucoup m'ont demandé comment je fais pour être autant motivée et pour obtenir de tels résultats. Je réponds que c'est simple (mais pas facile), je reste positive et je ne culpabilise plus.

Quand j'ai voulu apprendre l'allemand, j'ai appris l'allemand. Même chose pour le catalan et l'espagnol, même si apprendre les deux langues de front n'était pas vraiment conseillée (et je ne le conseille à personne!). Quand j'ai voulu faire un baccalauréat en traduction à l'Université d'Ottawa, j'ai fait un baccalauréat en traduction à l'Université d'Ottawa. Quand j'ai voulu faire des stages à des sections précises du Bureau de la Traduction, j'ai fait des stages à ces sections du Bureau de la Traduction. Quand Gaétan et moi avons voulu un enfant en santé, on a eu bien plus que ça.

Bien sûr, je ne suis pas la seule responsable. Si ma famille ne m'avait pas souvenue moralement et financièrement, si elle ne m'avait pas foutu un bon coup de pied proverbial, si Gaétan n'avait pas été là, si le Bureau de la Traduction avait décidé de cesser d'engager des étudiants quelques années plus tôt, si j'avais fait une fausse-couche ou si Estéban était né avec une malformation sans que je ne puisse rien y faire, c'est certain que je n'aurais pas pu tout accomplir.

Mais c'est là que le positivisme entre en jeu, et qu'il faut apprendre à ne plus culpabiliser, à mon avis. Ce n'est pas parce que ma famille m'a pratiquement forcée à monter dans cet avion de KLM qui se dirigeait à Hannovre que je n'ai rien fait. J'ai fait les démarches pour obtenir un visa, j'ai trouvé une bonne famille, j'ai communiqué d'avance avec des gens du coin qui avaient des loisirs similaires aux miens pour ne pas me sentir trop dépaysée, et puis c'est moi qui ai passé toutes ces heures avec un cerveau qui fonctionnait à plein régime ne serait-ce que pour comprendre ce qui se passait et pour m'imprégner de cette nouvelle culture. J'ai donc une certaine partie de mérite!

La première règle du positivisme selon ND : il ne faut JAMAIS dénigrer ses succès sous prétexte qu'on a obtenu de l'aide pour y arriver. De l'aide, c'est naturel. Souvent, y arriver seul relève du miracle. Mais un petit coup de pouce, qu'il provienne d'un membre de la famille, d'un ami ou même de la chance, ça ne vient pas diminuer la réussite. Un objectif réussi, c'est un objectif réussi, qu'on y soit parvenu seul ou avec de l'aide.

Beaucoup de difficultés se sont dressées devant moi pour obtenir mon bac. D'abord, l'admission est contingentée, j'ai dû faire un examen d'entrée... À Madrid. Ben oui, j'étais près de Barcelone pour 9 mois quand le temps de l'examen est passé. J'ai fait mes demandes de Manresa, j'ai dû faire des démarches auprès d'une agence de voyage pour me rendre en avion à Mardrid (et j'en ai profité pour visiter un peu!), et une fois arrivée sur place, que me dit-on à l'ambassade du Canada? "On n'a pas reçu ton test, revient demain". Horreur. Terreur. J'appelle ma mère en catastrophe, elle me transfère de l'argent pour que je puisse passer une nuit de plus sur place et que je puisse me procurer un nouveau billet pour revenir, puisque mon billet ne pouvait être utilisé qu'à la date prévue. Mais le lendemain, ils avaient reçu le test et j'ai pu le faire. Soulagement. Ensuite, une fois au pays, j'ai dû le faire, ce bac. Trois ans et demi (le programme coop prend deux sessions de plus, à cause des stages rémunérés). J'ai fait de belles rencontres, mais c'était quand même long. À la fin, je voulais mon bébé, je voulais mon bac, je voulais ma carrière, j'en avais assez. Mais j'ai continué. Et j'ai réussi. Même enceinte, même en travaillant à temps partiel, même avec des factures à payer, j'ai survécu à ma session d'examens et j'ai obtenu mon emploi de rêve.

La seconde règle du positivisme selon ND : Quand on veut vraiment obtenir quelque chose, on travaille pour l'avoir. Oui, on peut ne pas avoir de chance. Oui, c'est possible qu'on n'obtienne pas l'aide voulue. Mais on prend une pause, puis on se remet sur pattes, et on reprend. Il faut avoir confiance en soi, confiance qu'on peut réussir. La seule façon d'échouer, c'est de laisser tomber. Et quand on doute, quand on n'en peut plus... on retourne à la première règle et on demande de l'aide. Il n'y a pas de honte à obtenir de l'aide, et à moins d'être un monstre baveux et antisocial, il y aura des gens prêts à nous aider.

Pour la perte de poids, c'est important de ne pas culpabiliser. La culpabilité ne fait que miner tous nos efforts. "Ah non, je suis coupable d'avoir mangé un pointe de tarte de plus!" "Ah non, j'ai mangé une frite avec de la mayo!" Ben c'est ça, ta vie est finie, t'as mangé 500 calories de plus aujourd'hui. Et alors? On s'en fout! Tant que tu fais généralement attention, tu peux bien céder à tes vices gastronomiques une ou deux fois par semaine. "Ah non, j'ai pas fait mon jogging aujourd'hui, j'ai préféré regarder un bon film à la télé". Et alors? T'as eu du plaisir? Bon, tant que tu ne ranges pas tes espadrilles pour de bon, tu devrais juste profiter du temps que tu t'es accordé devant la télé. On a bien le droit de s'écraser une fois de temps en temps!

Quand on arrête de se sentir coupable pour des niaiseries, en fait, quand on n'est coupable d'absolument rien et qu'on s'en rend compte, on peut commencer à être positif. Et quand on est coupable pour de vrai, on demande pardon, on se corrige, et puis on fait de son mieux pour ne pas répéter ses erreurs. Fin. On n'y passe pas 3 jours, on va voir la personne lésée, on règle la situation et puis on passe à autre chose. Si on entretient une culpabilité qui n'a plus de raison d'être parce que le mal est fait et pardonné, c'est malsain.

Enfin, c'est mon attitude. C'est comme ça que j'atteins mes objectifs. C'est comme ça que j'ai confiance en moi. C'est comme ça que je suis heureuse. Et je remercie ma famille, mes amis, la vie et la chance de me permettre d'être comme ça.

samedi 11 juin 2005

Constatations en GN

Avis à tous ceux qui, tôt ou tard, feront des GN. Les détails font toute la différence!

1- Plus le costume est est crédible, plus le jeu est intéressant.
2- Le choix des coéquipiers est primordial.
3- Les hors-jeu doivent être évités à tout prix. S'il s'agit de dénoncer une tricherie, on en parle aux responsables, puis on revient dans le jeu.
4- Les griffes, si elles sont bien faites, sont vraiment des armes intéressantes et peu encombrantes.
5- Plus on joue avec son perso, plus on a d'histoires, plus on a hâte d'en vivre d'autres.
6- Oubliez les tentes gonflables (hein Sylvain?)
7- L'équipement de camping fait toute la différence. On ne fait pas un GN pour le confort, mais quand même...
8- Le sommeil, c'est nécessaire... mais on repassera pour la quantité dont on a besoin.
9- Si on veut avoir du plaisir, il faut agir. Il faut bouger. Il faut aller au devant des quêtes.
10- Il y aura toujours des joueurs idiots. Faut voir ça du bon côté : on sait qui aller voir pour la chair à cannon!

vendredi 10 juin 2005

La différence entre une peine et une sentence

Il y a des petits détails niaiseux qui m'énervent. Comme d'entendre "si j'aurais", par exemple. Bon, "si j'aurais", j'avoue, ce n'est pas un petit détail niaiseux, c'est une faute de grammaire grave. Mais il y a des détails plus subtils qui ont le don de me foutre les nerfs en boule.

Comme l'expression "purger une sentence". Ça n'existe pas. On purge une peine, et pas une sentence.

Sentence n. f. 1. (vx) Maxime, adage. 2. Condamnation par jugement. Le juge a rendu une sentence de trois ans d'emprisonnement. SYN. verdict.

Peine n. f. 1. Douleur morale, tristesse. Tu as fait de la peine à Nellie en ne l'invitant pas. SYN. chagrin. 2. Effort. Il n'est pas au bout de ses peines. Elle s'est donné beaucoup de peine pour réunir ces documents. Syn. mal. 3. Châtiment. Sa peine est de 20 ans de prison. SYN. condamnation.

J'ai pris ces définitions dans le Multidictionnaire de la langue française de Marie-Éva de Villers. J'aime bien ce bouquin, on cherche moins longtemps et on trouve plus souvent qu'avec le Robert pour ce qui est des difficultés de la langue, surtout d'un point de vue québécois...

Toujours est-il qu'on purge une peine. Le juge prononce une sentence. Mais on ne purge JAMAIS une sentence.

Homol-quoi?

Bon, c'est officiel, j'ai ma date de retour au travail!

Je retournerai au travail de 18 juillet 2005, soit un an après avoir commencé mon congé de maternité (le 19 juillet 2004). J'ai hâte de retourner au travail, mais j'ai un peu peur : je fais plein de fautes. Alors, pour me remettre le cerveau en mode traduction, j'ouvre mes livres à nouveau. Je dois écouter la radio pour savoir ce qui occupe les journalistes et qui est susceptible se se retrouver sur mon bureau. J'ouvre mes notes de cours, je relis mes conseils de rédaction juridique, je fais quelques exercices, question d'huiler les rouages. Parce qu'ils sont rouillés, les rouages!

Bien entendu, j'ai mon opinion sur l'actualité carcérale et parajuridique. Mais lorsque je traduis, ça ne doit pas transparaître. C'est souvent difficile. Par exemple, dans le cas de Carla Homolka : c'est le cas classique qui prouve qu'en gros groupe, l'être humain est stupide. Petit retour : c'est la femme de Paul Bernardo. Elle a commis des crimes horribles, vous ferez une recherche sur Google pour savoir de quoi il en retourne. Elle a accepté de témoigner contre son mari, et a collaboré avec la police, ce qui lui a valu une peine diminuée (au Canada, 80% des cas sont négociés - tu plaides coupable et nous, on réduit ta peine ou on enlève un ou deux chefs d'accusation). En principe, c'est une bonne chose. Un procès coûte très cher aux contribuables, surtout si l'accusé plaide non-coupable. Et puis, enfermer quelqu'un aussi, ça coûte très cher. Bon, revenons à Carla. Comme la preuve du Ministère publique était faible, ils ont négocié avec elle pour qu'on enferme son mari à vie, et en échange, elle ne ferait que 12 ans, avec les possibilités normales de libération conditionnelle. Ça, la libération conditionnelle, c'est pas automatique. Il faut aussi savoir qu'il y a plusieurs formes de libérations conditionnelle : il y a la semi-liberté, la permission de sortir avec escorte, la permission de sortir sans escorte, la libération conditionnelle totale et la libération d'office, par exemple. Par exemple, si un détenu doit aller à l'enterrement d'un membre de la famille proche, il peut bénéficier d'une permission de sortir, avec ou sans escorte selon le risque qu'il pose pour la société. Même chose s'il doit suivre un traitement médical. Au tiers de la peine, un détenu peut demander une libération conditionnelle totale (c'est refusé dans la majorité des cas, il faut avoir eu une bonne conduite et être recommandé par pas mal tout le monde, y compris les agents correctionnels, pour pouvoir sortir... et encore). Aux deux-tiers de la peine, là, c'est la libération d'office. Le détenu sort dans la société (mais il reste sous la surveillance du Service correctionnel). Dans le cas de la libération d'office, le détenu sort, SAUF si le Service correctionnel prouve à la Commission des libérations conditionnelles qu'il ne doit pas sortir. C'est ce qui s'est passé pour Carla.

Je crois qu'elle aurait dû sortir, au moins en libération d'office. Lorsqu'un détenu optient n'importe quelle forme de libération conditionnelle, il n'est pas libre. Selon les conditions imposées (c'est pour ça qu'il y a le mot "conditionnelle"), c'est possible qu'il soit même limité à un quartier précis. Parmi les conditions souvent imposées, il y a l'interdiction de communiquer avec certaines personnes, pour les pédophiles, l'interdiction d'approcher des écoles ou des mineurs, pour les toxicomanes, l'interdiction de consommer de la drogue ou de l'alcool. Certains doivent absolument déclarer toutes leurs relations amicales et amoureuses à leur agent de libération conditionnelle, sous peine de quoi ils doivent retourner en prison (surtout pour les hommes au passé de violence conjugale).

Bref, si Carla était sortie au deux tiers de sa peine, on aurait pu lui imposer ces conditions, on aurait pu l'encadrer, et l'observer dans la société, on aurait pu la préparer à être réintégrée. On appelle ça la "réinsertion sociale". C'est un des principes de base.

Mais là, les médias se sont mis de la partie, ils ont joué avec l'opinion publique déjà échaudée, et puis là, tout le monde a dit "C'est horrible ce qu'elle a fait. Un juge lui a imposé 12 ans, mais c'est pas assez, c'est trop court. Qu'elle purge tout en prison". Et au lieu de suivre les principes de base, la CNLC (Commission des libérations conditionnelles du Canada) a décidé de suivre l'opinion publique qui criait fort. Et puis là, tout le monde est mal pris : elle a purgé sa peine. On essaie de lui imposer des conditions, mais à mon avis, il est trop tard. Si on veut un système qui est juste pour tous, il faut l'appliquer. Si on refuse de l'appliquer, au nom du sentiment de sécurité (et pas au nom de la sécurité. J'ai bien plus peur d'un pédophile non déclaré que d'une Carla bien identifiée), on fait une entorse aux droits humains. Une fois la peine purgée, elle est purgée. Ils n'ont qu'à lui refuser le pardon (ça, c'est un autre concept, on peut obtenir un pardon après un certain délais, celon le crime commis, ça permet aux ex-détenus de voyager et d'avoir des emplois). De toute façon, sa vie est finie. Elle n'aura pas d'emploi, pas de famille, ses amis lui tourneront le dos, plus personne ne lui fera confiance. Les médias ont même diffusé sa nouvelle identité, sans regard à sa sécurité. Beau modèle à suivre.

C'est un peu comme... Bon, mettons que vous roulez un peu vite et qu'on vous colle une contravention. Le policier rédige le billet, vous payez, et c'est ça qui est ça. Quand vous êtes en ligne pour payer, vous discutez avec une vieille connaissance et vous plaisantez sur le fait que vous avez été chanceux : on ne vous a pris qu'à 30 Km au dessus de la limite permise, alors qu'une heure plus tôt, vous rouliez à 60Km. Le commis vous entend, et vous dit "Ah, ben même si le policier vous a imposé une amende pour 30KM au dessus de la limite, moi, je vais vous le faire pour 60 Km, parce que ce que le policier a donné n'est pas assez." C'est pas comme ça que ça marche. Quand le policier signe la contravention, il signe l'acte d'accusation. Si vous payez, vous vous déclarez coupable. Une fois la dette payée, on ne peut pas en rajouter.

En somme, c'est pas correct d'en rajouter après. Peut-être qu'elle mérite plus. Mais si un juge a imposé 12 ans, et qu'elle les a tous purgés, on ne devrait pas dire "ah, finalement... je n'ai pas l'impression que c'est assez, retourne en dedans encore un peu, pour que je me sente mieux".

mardi 7 juin 2005

Laisse-faire!

À tous les propriétaires de chien, surtout de gros chiens territoriaux : soit vous tenez votre molosse attaché à l'extérieur, soit vous clôturez votre terrain comme il se doit. Je suis vraiment, mais vraiment tannée de devoir interrompre ma course de peur qu'un gros toutou me prenne pour du gibier. Je ne vis pas en ville : je suis en grande banlieue, à Val-des-Monts (le nom le dit, c'est grand, mais y'a pas grand monde). La plupart des terrains sont très grands, et presque tout le monde a au moins un chien, en général, un gros chien. Certains se donnent la peine de mettre une affiche "prenez garde au chien", mais bon, comme tout le monde présume que tout le monde a un chien, on dirait que ça devient optionnel sur certains terrains. Quand je cours, surtout lorsqu'il fait super beau comme aujourd'hui, je ne regarde pas nécessairement toujours les chiens. Je surveille la route au cas où une voiture déciderait d'aller un peu trop vite et de me renverser. Je surveille mes pieds pour ne pas trébûcher. Je prend une gorgée d'eau. J'observe les grenouilles dans les petits ruisseaux qui bordent la route. Tout à l'heure, ce n'est qu'à la dernière minute que j'ai vu ces deux gros chiens qui avançaient lentement vers moi en grognant, pour protéger leur territoire. Leur maître devait être dans le garage ouvert, parce que je l'entendais, et les chiens n'étaient pas attachés. Mais leur proprio n'était nulle part en vue, et il n'aurait pas eu le temps de rappeler ses chiens s'ils s'étaient décidé à s'élancer sur moi.

Je veux bien croire que les chiens ne sont pas heureux en laisse, qu'ils ont besoin d'espace, de bouger, etc. Mais je ne tiens pas à être mordue au nom de la liberté canine. Et si Estéban était venu courir avec moi? (dans sa pousette supersonique, bien entendu). Et si je n'avais pas vu les chiens à temps, je n'avais pas baissé la tête et ralenti?

Vous qui avez des chiens, vous croyez que ce sont les bêtes les plus gentilles au monde. Le meilleur ami de l'homme. Je veux bien croire. Mais pour eux, être gentil, ça signifie aussi vous protéger, et s'ils perçoivent les coureurs comme une menace, ben c'est dommage, mais leurs crocs n'hésiteront pas à se planter amicalement dans leurs mollets.

Donc, je vous en prie : attachez vos chiens lorsqu'ils sont à l'extérieur. On est peut-être en campagne, mais les maisons sont quand même près du chemin, ceux qui se promènent à pied, à vélo ou à roulettes ne passent pas très loin.

Avant-goût (Lemony Snicket)

Je m'étais promis de n'en glisser un mot que lorsque j'aurai terminé le dernier livre. Je craque à la première page du sixième livre (sur sept) : Ascenseur pour la peur.

Seulement, je n'ai pas pu résister. C'est la meilleure première page que j'ai lue jusqu'à maintenant. Vous allez me dire : ah, mais c'est que tu ne lis pas beaucoup. En effet, je lis beaucoup moins que ce que je voudrais. Mais tout de même, c'est mon coup de coeur. Voici :

"Quelle est la différence, au juste, entre inquiet et anxieux? Si cette grave question vous angoisse, le livre que vous avez en main est l'un des deux ouvrages au monde pouvant vous apporter la réponse. L'autre est évidemment le dictionnaire. À votre place, je lirais plutôt le dictionnaire. Tout comme ce livre-ci, le dictionnaire vous apprendra qu'être inquiet, c'est éprouver de la crainte mêlée d'incertitude; être anxieux revient à peu près au même, mais en plus fort encore, avec un net sentiment de danger. Inquiet, vous pouvez l'être, par exemple, au moment de servir à vos amis votre célèbre crème caramel, parce que vous vous demandez soudain si c'était une bonne idée d'y ajouter, pour changer un peu, quelques escargots à l'ail. Mais si c'est un alligator entier que vous servez et si, en vérifiant la cuisson, vous le trouvez encore frétillant, vous serez plutot anxieux - l'incertitude étant de savoir qui va souper, pour finir."

Il faut absolument lire ces livres. Je n'ai pas encore vu le film, et j'ai peur d'être déçue... surtout que selon la bande-annonce, Klaus ne porte pas de lunettes... Alors que c'est un détail capital dans le quatrième livre. À moins qu'ils n'aient pas l'intention de mettre le quatrième livre en film.

Sur ce, je retourne à ma lecture alors que vous vous précipitez en librairie ou en bibliothèque pour vous procurer la série "Le funeste destin des Beaudelaire".

Soirée entre amis

On sous-estime le pouvoir qu'un groupe d'amis a sur le moral. On va bien, on est heureux, ou, du moins, pas malheureux, on a une belle et bonne famille, une belle et bonne maison, une nouvelle voiture, une grosse télé, tout plein de livres, Internet, le téléphone... mais on passe une soirée avec des amis, à discuter et à jouer à des jeux de société, et puis on se sent encore mieux.

C'est ce qui est arrivé samedi soir. J'étais très fatiguée, Estéban s'était levé tôt, et je m'étais couchée tard. Annie et Audrey avaient prévu un BBQ suivi d'une soirée de jeux relaxes entre amis. Annie pour célébrer son retour à la bouffe, et Audrey parce qu'elle s'ennuyait des soirées entre amis! Gaétan et moi avions déjà soupé, mais c'était plaisant de discuter avec tout le monde. On a discuté de GN, bien entendu, mais aussi de tout et de rien. Je n'ai encore pas pu résister à l'envie de taquiner Jaune, comme quoi on taquine ceux qu'on aime bien! Après le repas, on s'est fait une partie de Loup Garou (un petit jeu pas cher, avec des cartes. Je l'ai acheté il y a environ 2 ans, et puis chaque fois qu'on est un bon groupe, on me demande de le sortir). J'ai fait une folle de moi (encore) en me dénonçant comme loup garou par mégarde. Le pire, c'est que j'aurais gagné si je n'avais pas joué à l'idiote. Mais c'était comique.

Le lendemain, j'étais très fatiguée encore, mais je me sentais mieux. Je me sentais bien avant la soirée, mais je me sentais mieux après. La compagnie des amis a un effet magique sur mon humeur. Merci, Audrey et Annie d'avoir pensé à cette soirée, j'ai beaucoup aimé!

samedi 4 juin 2005

Tendrasil - journée de dimanche

J'espère ne pas trop oublier de détails... En relisant les journées de vendredi et de samedi, je me suis rendue compte que j'avais omis pas mal de choses. Cependant, il s'agit d'un résumé, ce serait tellement trop long de tout conter en détails. Ben oui, je suis paresseuse à ce point là!

Bon, dimanche matin, debout entre 7 et 8 heures. Une autre demie heure de maquillage. Cette fois, j'oublie le cou, il est tout gris de toute façon. Les oreilles sont déjà posées, il ne reste plus que le nez de latex et le mélange de gris et de blanc au pinceau. Bon, je sors de ma tente. Aujourd'hui, les gars sont déjà debout et discutent près du feu en se cuisinant leur déjeuner. J'arrive, et je vois Triax qui parle à Sindranis, probablement de moi, puisque dès que j'arrive, Triax me lance un coup d'oeil furtif et tous deux se taisent. Génial, j'ai traumatisé la seule personne qui vaille la peine de vivre. (L'histoire de Triah est très compliquée, il y a beaucoup de secrets dont Andréanne est au courant, mais pas Triah... comme le fait qu'elle n'a pas d'âme, que son esprit est celui d'un loup irrésistiblement attiré vers l'esprit du Loup que Triax a en lui, qu'elle est un tiers de clé qui sert à faire fonctionner un autel dédié à Terra, que c'est à cause de ça qu'elle est retournée dans le temps et qu'elle ne pourra jamais revenir à la normale... mais bon, ça, c'est vraiment une longue histoire, qu'on a fait en jeu, sur le terrain et sur le babillard de l'AJJRO. On est maniaques à ce point là.)

Penaude, je tente de jouer la carte de la gentillesse. Je discute doucement, et j'offre même mon aide pour quelques petites tâches (après avoir ri de la tente de Sylvain avec les autres, bien entendu!). Après un bout de temps, Dragoon me regarde avec des points d'interrogation dans les yeux. "Euh, Argentine, t'es où? Me semble que t'es trop fine pour être la vraie." Triax secoue la tête. "Elle s'est vidé le coeur hier. Là, elle se sent mieux, c'est moi qui se sens mal." Ouch! Je serre les lèvres, ferme les yeux et secoue lentement la tête. "Je me sens mal aussi, tu sauras. Je n'aurais jamais dû me confier. Ça ne soulage absolument rien." Eldarion fait une plaisanterie pour changer le sujet et détendre l'atmosphère, quelque chose du genre "vous pis vos affaires compliquées! Aye, y'a quelqu'un qui a remarqué le raton-laveur hier soir? Cette fois, c'Est la bouffe de JF qu'il a bouffé! Dragoon, il t'en a laissé un peu, j'espère?". Merci. On mange, puis on commence à se préparer. Les organisateurs ont prévu une bagarre à une heure fixe, mais nous, on sait bien qu'il y a plus important, comme des démons pardon, des diables qui se promènent partout et qui veulent nous faire souffrir. Joies!

Je me dirige vers l'endroit de rassemblement, j'attends les autres... qui sont encore en haut à discuter. Après quelques minutes, je reviens sur mes pas "AYE! Pire que des femmes! Un petit coup de peigne et une manucure avec ça? Y'a des diables dans le coin, faudrait peut-être se grouiller, à moins que ce ne soit trop demander?" Les gars commencent à descendre "On arrive!" et Dragoon ajoute "Ah, tiens, Argentine est revenue! Je me demandais aussi où t'étais passée, t'étais bien trop fine!".

Et puis on se met en route. On apprend que pas mal de monde sont déjà au village, alors on s'y rend. On est certains d'être très forts : on a entendu dire la veille que l'armée de Ramshak a perdu pas mal de monde avec leur rébellion et puis avec leurs déserteurs. Alors on s'y rend, confiants... Quand qui ne voit-on pas arriver? Devant, marchent Eric et Benji en armures brillantes, suivi de deux démons rouges, du traître et de toute leur armée. Ils marchent l'air d'éterminé à nous massacrer jusqu'au dernier! AAAAAAAAAA! Les Ratakats (homme-rats) me voient tout de suite aussi... Je reste figée quelques instants, incertaine de ce que je dois faire. J'entends Triax me crier de m'enfuir. Je reste là. Je ne veux pas le laisser se battre tout seul. Cependant, je dois bien me rendre à l'évidence, si je suis là, il va rester là, si je pars, il va pouvoir s'enfuir dans les bois... Alors je cours, mais trop tard. Un Ratakat me rattrappe et m'empoigne par le collet. C'est un Hobgobelin (une grande patente rouge qui était de notre côté!) qui me sauve la vie en tapant sur le Ratakat. Je me sauve dans le bois, je grimpe en hauteur... En avançant, je remercie le Hobgobelin, qui accepte le remerciement d'une salutation polie, et puis je vois Mario un peu plus loin. Sans parler, on convient de monter un peu plus haut, hors de la portée du gros combat. Peu après, Dragoon arrive, puis Triax. Bon, qu'est-ce qu'on fait maintenant? J'ai une idée. La mine. On pourrait tendre un piège à l'armée de Ramshak dans la mine. On la connaît par coeur, c'est même nous qui l'avons solidifiée. On pourrait affaiblir certains pilliers à l'entrée, attirer les gens à l'intérieur et puis en sacrifier un pour provoquer un effondrement... L'un d'entre nous doit aller avertir les autres. Du petit groupe, seuls Triax et moi savons où est la mine. J'essaie de convaincre Triax de laisser quelqu'un d'autre aller avertir les autres en plein milieu des démons... mais peine perdue. On me demande donc de guider les grands gars bâtis vers la mine. À moi. Ok, je dois faire une autre parenthèse ici : J'AI LE PIRE SENS DE L'ORIENTATION DU MONDE. Et puis, ça, tout le monde qui a déjà joué avec moi le sait. Je me perdrais dans ma propre cour. Ouais, bon ben, j'ai une grande cour. Mais quand même, je suis vraiment vraiment vraiment pourrie. En plus, on est partis du milieu des bois, et pas de la route. Alors, bien entendu, je fais de mon mieux mais j'égare quand même les gars. Après un bout de temps, Dragoon me rattrappe et me demande à quoi ressemble cette mine. Je lui décris l'entrée. Mais j'aurais dû lui décrire le dos de l'entrée. Parce qu'on est passés par derrière, et qu'il a vu la mine (et pas moi, j'étais trop occupée à me perdre). On finit par se réenligner et puis on arrive à la mine. Le soleil commence à plomber, il doit être 10h. Et puis les moustiques se font voraces. On attend. Après un bout de temps, je me rend au camp des PNJ pour aller chercher les plans de la mine... mais ils ne sont pas là, c'est Triax qui les as. Mais bon, j'explique à Marc (un des PNJ, celui qui faisait le mineur) notre plan. Il confirme que si on arrive à attirer des gens à l'intérieur, ça fonctionnera. Je retourne attendre le retour de Triax. Une Amazone (Aurélie) nous rejoint, puis Criard, puis quelques autres personnes... Et puis c'est Eldarion qui arrive, suivi de Triax. Soulagement. Ils sont vivants.

Eldarion nous explique que notre idée ne sert à rien : ils ont trouvé une petite chapelle dans les bois, un ancien site sacré dédié à Ramshak. Dans ce site, il y a des pierres marquées de runes, et puis il y a des prêtresses qui s'affairent à traduire un livre qui donne le "mode d'emploi" en quelques sortes, pour bannir les diables et pour colmater la brèche entre les deux plans. C'est beau, mais il manque deux pierres. Les chemins sont infestés de soldats de l'armée de Ramshak et de démons. Pas question de passer par là. On doit passer par les bois. J'aime bien passer par les bois sur ce terrain, même avec ma longue jupe, j'avance rapidement. Eldarion nous indique aussi un superbe endroit qui surplombe une partie du terrain, c'est vraiment magnifique, surtout que le soleil brille!

On arrive à la chapelle, et on commence à attendre que la traduction soit prête. À ceux qui me disent "ben, t'es traductrice, pourquoi tu ne l'as pas traduit, toi?" je répondrai "Andréanne est traductrice. Triah sait lire et écrire, mais c'est tout." Faut attendre. Après quelques minutes, le grand prêtre de Ramshak (Michel) arrive accompagné de deux démons. On l'avait fait venir pour négocier : on a besoin de son aide pour colmater la brèche, et puis on est prêt à offrir la nôtre. On parvient à une entente. Les démons, eux, veulent qu'on libère leurs deux amis sous l'emprise d'Elzar, et ils veulent qu'on les laisse vivre et qu'on colmate la brèche comme ça personne ne pourra les ramener en enfer. On n'est pas d'accord, mais on n'a pas le choix de faire semblant de conclure un certain marché : tout le monde s'entend pour dire que la brèche ne peut rester ouverte.

Mais pour fermer quoi que ce soit, il nous manque deux pierres. On se met à leur recherche. Quelqu'un, je ne sais pas trop qui ni comment, j'imagine que c'est Sindranis, a négocié une trêve avec les hommes de Ramshak, question de se débarrasser des diables avant de reprendre la guerre. Comme quoi, on s'entend sur les priorités! Avant de partir à la recherche des pierres, Sindranis fait une découverte : les diables ont peur des pierres. En fait, ça les affaiblit, ça leur fait mal. Ils utilisent donc les pierres pour en tuer un, et pour affaiblir les autres.

On se dit que l'équipe de Ramshak doit avoir une pierre. On en a trouvé deux près de notre campement, il doit y en avoir près du leur aussi. Le grand prêtre d'Humius, pas trop à l'aise à l'idée de laisser des gens de Terra fouiller son campement, décide de nous accompagner. C'est lui qui nous remet la quatrième pierre. Quelques minutes plus tard, je vois le petit lutin (Thierry) arriver avec un "gros ventre". On fait le lien tout de suite, c'est la cinquième pierre. Seulement, il insiste pour ne la montrer qu'à Eldarion, qui n'est pas avec nous, il est parti dans le sens contraire. Alors, on se rend au village, au cas où Eldarion serait là... ce qui est le cas! Ce n'est que par après que Ti-Pat m'a expliqué comment il avait convaincu le lutin de lui donner la pierre :

Eldarion cherchait la pierre, quand il rencontre le lutin. "Hé, tu es un esprit de la forêt toi, non?" Le lutin acquiesse. "Alors, tu ne fais qu'un avec la forêt?" Nouvelle confirmation de la part du lutin. "Donc, tu peux sentir tout ce qu'il y a, y compris les pierres?" Thierry ouvre de grands yeux : c'est souvent la réaction qu'on a quand un joueur pense à quelque chose pas prévu par les organisateurs. "Minute! Je reviens!" Et puis il s'enfuit vers les camp des PNJ, où une organisatrice lui confirme qu'il peut aller chercher une pierre. C'est par après qu'il nous a rencontrés et qu'on l'a mené vers Eldarion.

Bon, on a les cinq pierres! Et en prime, Elzar est mort, Eldarion s'est chargé de son cas! Bon, il ne reste qu'à prendre les diables, les bannir et fermer cette foutue brèche. Je m'apprête à rejoindre Triax, qui se bat contre une diablesse, quand je me fais accrocher par derrière. Le Ratakat. Je crie : il m'étrangle pour que je me taise. Mais trop tard, mes copains m'ont entendue. Triax crie "T'es pas mieux que mort!" il est suivi de quelques autres amis, dont le Hobgobelin (s'il est au prochain GN, je le fournis gratuitement en potions, à celui-là!) Ils attrappent le ratakat, et moi je n'ai pas de mal. Ils lui coupent les mains et le laissent partir (je les supplie de ne pas le tuer, la vermine ennemie mérite de souffrir. Un homme mort ne souffre plus). Triax roule les yeux. "Bon, t'es conscientes que j'peux juste pu te lâcher maintenant?" Je secoue la tête. "J'aurais pu me défendre... tu ne m'en as juste pas laissé le temps!" Puis, plus bas... "Mais merci quand même."

Bon, c'est pas tout, il faut parler avec la diablesse, l'attirer vers la brèche pour la bannir. Problème : elle charme les hommes. Même Triax la suit et la défend. C'est moi qui roule les yeux. "Triax, reveint ici!" "Vas-y, toi, je te rejoins!" "NON! TRIAX! Y'a des choses plus importantes qu'une chienne dans la vie!" ET puis je monte dans les bois le rejoindre. Tout juste avant que j'arrive, la diablesse le frappe et s'enfuit. C'est Brendel qui le guérit. "Je te l'avais dit qu'elle n'était pas pour toi!" :)

Bon, plus tard, d'autres colmatent la brèche et la partie se termine ainsi... Je sais, c'est raide, mais il est déjà rendu 14h, et puis j'ai tout mon stock à descendre (merci beaucoup, Sylvain et Dominic, pour votre aide!) Et puis, je n'ai plus de temps pour écire les derniers détails, je dois partir... Prochaine histoire après le prochain GN! :)

Compliments

C'est étrange comment quelques petits détails peuvent être perçus... Si quelqu'un me dit "eh, dis-donc! T'as perdu un paquet de poids!" à moi, ben je vais le prendre comme un super compliment, parce que je travaille fort sur ma perte de poids. En fait, je travaille fort sur ma santé et ma forme physique, parce que j'ai l'intention de rester en santé et en forme, et puis que je veux donner un bon exemple à mon fils, qui pourra être en santé et en forme aussi. Mais bon, un des effets des bonnes habitudes, c'est la perte de poids, et quand on m'en fait la remarque, je le prend comme un compliment. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Surtout des filles. On n'est pas sensé parler de poids à une fille. Ça la gêne, ça la fâche, ça la frustre. Certaines ne comprennent pas "t'as perdu du poids, ça te fait bien". Elles comprennent "t'étais laide, mais là, t'es moins pire".

Hier soir, quelqu'un m'a fait un super beau compliment. Mais ça aurait pu se retourner contre lui. J'attendais en ligne pour m'inscrire au prochain GN (il va juste être trop génial, ce GN! Il reste une semaine pour s'inscrire, avis aux intéressés). Je commence à jaser du dernier GN (je parle tout le temps, comme de raison, et c'est pire quand il s'agit de GN) et un autre gars en ligne me dévisage, surpris. "Hein? C'était toi, l'Uline-alchimiste? Je ne t'aurais jamais reconnue!". Pourtant, il jouait Criard (ou Crior...), un éclaireur qui était de mon côté et avec qui j'ai pas mal discuté, surtout pour les potions. Vincent, son vrai nom. Bon, pour moi, c'était un superbe compliment, parce que j'ai mis beaucoup d'efforts à ne pas être reconnaissable. Une fille avec une estime de soi très faible aurait pu comprendre "t'es ben plus laide demême!". Mais pas moi. Moi, j'y ai vu une réussite : "tu t'es tellement bien maquillée que tu ressemblais à ton personnage".

La morale de cette histoire : quand on vous fait un compliment, souriez et dites "merci, c'est gentil". Parce qu'un compliment, c'est un compliment, ça s'accepte et ça ne mord pas. Apprendre à accepter les compliments, c'est difficile quand on n'y est pas habitué, mais c'est nécessaire pour être heureux.

vendredi 3 juin 2005

Petites annonces

Gaétan vient de recevoir une réponse du programme de placement carrière été... Il peut engager un étudiant 35 heures par semaine durant 12 semaines cet été. Des intéressés?

C'est un poste d'animateur dans la maison de jeunes de Val-des-Monts, située dans le secteur St-Pierre. Je n'ai pas tous les détails, mais si travailler avec des jeunes vous intéresse et que la route ne vous fait pas peur : supergate@hotmail.com.

jeudi 2 juin 2005

Tendrasil, samedi, 2e partie

On arrive à la mine. On a très peur de se faire prendre, on est assez vulnérables à ce moment. L'équipe est scindée, ceux qui sont dans la mine et ceux qui ne le sont pas. On rencontre le mineur qui prend le plan, l'apporte au camp des PNJ. C'est Sabrina qui revient avec le plan, qui le donne à Eldarion (même si c'est Triax qui a fait le gros du travail!) et puis on commence à miner... ON était environ 6-7 à devoir attendre 2 heures à la mine en se faisant bouffer par les moustiques. Il existe un sort que l'on nomme "Asile". C'est un sort tout à fait pacifique : le magicien s'assoit par terre, les bras en croix, et crée une bulle au tour de lui. Il n'a pas conscience de ce qui se passe, et cette bulle est indestructible. De plus, le mage peut reprendre ses points de magie en méditant à l'intérieur. Il peut refaire le sort pour l'éternité. On a eu une conversation assez comique sur la théorie du mage qui fait ça toute sa vie... C'est un sort de protection, mais ça peut aussi être utilisé pour bloquer une porte... ce qu'on a fait avec la porte de la mine. On ne s'est pas fait déranger par le camp de Ramshak (qui avait négocié une trêve pendant qu'on minait) et on a pu retirer plusieurs kilos de sudalite... Pendant les deux heures, on est venus me chercher. Pendant la journée, Triax avait trouvé une pierre avec des runes inscrites dessus. On l'avait fait traduire par une prêtresse, et comme on doutait à ce moment de la loyauté de Ian, j'avais caché la pierre. Avoir su, je l'aurais laissée là... C'est la prêtresse de Terra (Annie) qui est venue me la demander. Je me suis fait remplacer à la mine, et je suis partie chercher la pierre. Je l'ai remise à la prêtresse de Terra. Je croise deux joueurs qui disent qu'il y a des problèmes à la mine... Quand je reviens, j'apprend que les mineurs se sont pris contre une gargouille, et qu'ils ont ouvert un coffre... qui leur a jeté une malédiction. Six sont affectés, en tout, par la malédiction, dont Eldarion et Triax. Bon, je les traite d'imbéciles (c'est le coup classique du gros bouton rouge. Tout bon DM teste ses joueurs une fois de temps en temps avec un gros bouton rouge. C'est jamais bon, un gros bouton rouge, c'est marqué "piège" en gros dessus, mais y'a toujours des joueurs pour appuyer quoi qu'on leur dise... En plus, c'est PAR LA SUITE qu'ils ont fait traduire ce qui était écrit sur le coffre... et c'était un avertissement. Pfewh!) Bon, c'est pas tout, il faut enlever la malédiciton. Et puis en plus, il y a un problème... à minuit, il va y avoir une cérémonie, une brêche extraplanaire s'ouvrira et des démons arriveront... (si ça arrive, c'est toujours à minuit le samedi soir en GN. Statistiquement, il y a plus de monstres qui arrivent à minuit le samedi soir qu'à tous les autres moments possibles réunis... Mais on aime ça comme ça!) Le groupe se sépare. Certains cherchent à se faire enlever leur malédiction, d'autres à stopper l'ouverture de la breche, d'autres à stopper le mage qui va faire une crocherie pour contrôler les démons... Et on a tous échoué, ou presque!

La brèche s'est ouvert... Et les démons sont sortis... et le mage a tué la prêtresse de Terra qui avait tout réuni les éléments pour lui, pensant pouvoir le contrer... Il s'en est servit pour appeler et contrôler les démons! Bon, ok, 2 démons sur quatre étaient ses esclaves. Les autres faisaient ce qu'ils voulaient.

Pendant tout ce temps, j'attendais Triax au campement. Comme de raison, c'est long attendre après lui. Après 10 minutes, je me lève et j'annonce que je vais faire un tour, voir ce qui se passe, essayer de trouver Triax ou Eldarion. À ma grande surprise, Dragoon (Joël) se lève et annonce qu'il vient m'accompagner! J'étais soulagée, il est impressionnant, assez pour faire fuir les petits trouillards qui m'attaqueraient si j'étais seule! Et puis Mario (j'ai oublié son nom de perso, même si j'ai passé presque toute la fin de semaine avec lui aussi, c'était un de mes alchimistes) se lève pour nous suivre aussi. Ensuite, c'est Mistral (Marie-Jules - MJ) et son cousin (JP, son copain) nous accompagnent aussi. Contents d'être en bonne compagnie, on part... Et on rencontre Sindranis avec deux autres joueurs (il faisait très noir, je n'ai pas reconnu tout le monde) en route. Il nous apprend ce qui s'est passé, qu'on s'est fait avoir... Et puis il retourne au camp pour annoncer la nouvelle. Moi, je veux continuer à chercher Triax et Eldarion, alors nous, on continue... On ne fait pas 10 mètres que les démons nous tombent dessus! Je me jette par terre (les deux pieds dans l'eau) pour éviter qu'on m'attaque... En quelques secondes, il y a bagarre, je ne suis pas touchée, mais bon... les autres le sont. Les démons partent massacrer les gens au campement. J'entend Dragoon demander si tout le monde est correct. Je me manifeste, Mario et JP aussi. On va se cacher un peu plus loin dans le bois. On attend un peu, se guérit... Dragoon nous annonce que les démons frappent très fort, un coup de plus et il succombait... De plus, ils "tombent du ciel". Pas évident à gérer. On a intérêt à se faire discrets... Une fois remis, on se relève et on se rend au village, au cas où Eldarion ou Triax y serait, ou s'il y aurait des gens de notre camp...

Dans l'auberge, il n'y a que des hommes de Ramshak. Ils sont en pleine cérémonie religieuse bénine (pas de danger de faire venir des monstres). On fait le tour, on vérifie par toutes les fentes s'ils n'ont pas des prisonniers à nous. Tout est beau. On vient pour partir, mais on se fait interpeller par ceux qui sont au feu, à l'extérieur de l'auberge. Les gars ne répondent pas, mais comme je suis en arrière, je me fais accrocher.

"Qui va là?"

(MOi, tout bas) "C'est juste nous".

Bien entendu ils me reconnaissent tout de suite.

"C'est l'Uline! C'est correct, laissez la passer, elle est avec Terra. Ne les attaquez pas."

Je suis abasourdie. Mais j'apprend qu'il y a une rébellion au sein de l'équipe de Ramshak. J'ai été chanceuse de tomber sur un rebelle, et pas sur un des membres de l'Ordre du Glaive, les intégristes...

Bon, on quitte le village... Et juste comme on approche de la croisée des chemins, on entend des gens... et je reconnais la voix de Ti-Pat! À la bonne heure! Soupir de soulagement! Ils sont tous là... avec les trois quarts du camp! Ouf! On se joint à eux, on discute de ce qu'on doit faire... quand on se fait tomber dessus par nuls autres que les démons! on s'éparpille dans les bois, puis les démons s'en vont au village après avoir blessé pas mal de monde au passage. Nouveau caucus. Je décide de ne plus quitter Triax (après tout, c'est pour lui que je suis à cette guerre!). Eldarion part chercher l'oeuf qui enlèvera la malédiction au campement. Triax s'entête à retourner au village pour aider les survivants. Je lui chiale après : il ne devrait pas se suicider comme ça! C'est plein de démons! etc. Triax, lui, il est habitué aux démons. Pas Triah.

Au village, les démons terrorisent les gens, ils cherchent Sindranis. Ce doit être après lui qu'ils ont été envoyés. On me prend par la gorge, on m'amène près du feu... Vraisemblablement, ils n'ont jamais vu d'Ulin. C'est ce qui me sauve, ils ne me trouvent pas intéressante et me laissent par terre, comme on laisse un jouet dont on s'est lassé. Ensuite, c'est Triax qui est questionné sur l'endroit où est Sindranis. Il agace le démon, et j'interviens. "Il ne sait pas où est Sindranis. Moi je le sais. Il est parti se cacher à la cabane de l'ermite!" ET puis le démon le laisse tranquile. Il va interroger quelqu'un d'autre. Comme de raison, Triax en redemande, il retourne défendre un autre homme contre un démon. Comme les démons ne trouvent pas Sindranis, ils finissent par partir.

Après avoir fait le tour du village (et avertit une bonne demie douzaine de personnes pour leur manque de roleplay... Les GN, ce sont des jeux, si tu ne joues pas, tu n'es pas là. Tu vas te coucher si t'es fatigué, ou tu pars si tu ne veux plus jouer du tout), on retourne au campement. Triax est déterminé, on doit tuer Elkar, qui contrôle les démons. J'ai une réserve... et si les démons, une fois pas contrôlés, se retournaient contre tout le monde? Tuer le traître est, soite, satisfaisant... mais pas suffisant... mais bon, il est tard, on a une malédiction à enlever, j'ai une infection à la queue à guérir, et puis y'a des gros méchants partout!

De retour au campement. On enlève la malédiciton et ma maladie. Yay! On tente d'établir un plan pour tuer Elkar... quand Ian arrive, hors-jeu, pour nous annoncer qu'il va se coucher! Ok, bon, il est quand même rendu 2h30 du matin... Alors comme ça ne vaut plus vraiment la peine de continuer, on remet le tout au lendemain matin. Retour au campement. Tout le monde se couche, mais je reste assise encore quelques temps, déterminée à faire un peu de roleplay. On a été pas mal occupés durant la journée, et on s'est rarement retrouvés en petit groupe... On discute un peu, et je commence à envoyer des indices sur mon identité, question de préprarer le terrain. Bien entendu, les autres sont très curieux : j'étais très évasive avant, ce qui n'avait qu'attisé leur curiosité... Et puis, à force de parler, je finis par juger qu'il est temps que je passe aux aveux. J'avoue à Triax (et à Eldarion qui ne dort pas mais qui est dans sa tente, puis à tous ceux qui écoutaient mais qui étaient couchés dans leur tente) qu'Argentine n'est pas mon vrai nom. Que ma mère est Rouminnah. Il ne me croit pas. "Ben voyons, elle est plus jeune que toi!" Je souris. "En effet. Je n'ai qu'un an, après tout."... Et puis longue conversation sur le fait que je ne sais pas ce qui s'est passé, sur le fait que je viens du futur... Triax l'a pas mal moins bien pris que Sindranis. Il est bouleversé. Mais on est interrompus par des démons, qui repartent vite parce qu'on se cache vite. Ensuite, on discute encore, mais on convient de dormir là-dessus. La tente de Sylvain est encore toute dégonflée (pauvre lui, il a dû utiliser ses fausses haches en guise de poteau de fortune...) et on en rit pas mal le lendemain matin...

Sur ce, je vais me démaquiller et me coucher... Le dimanche serait long!

mercredi 1 juin 2005

Invasion de Tendrasil - journée du samedi

Le samedi a été très très long, mais a passé très vite!

Debout avant 7h du matin, une demie-heure de maquillage (voir le billet intitulé "Triah"). Je sors de ma tente, puis je vais m'assoire sur ma chaise, au beau milieu du campement de mes compagnons, placés un peu plus loin. Les gars dorment encore, mais ça commence rapidement à bouger. Vers 8h, la plupart des gens étaient debout. On mange vite fait, on se prépare, on rit de la tente de Sylvain qui s'est encore écrasée (cochonerie de tente trop chère pour la qualité), on se prépare, puis Sindranis (qui campait plus bas) vient nous rejoindre. Il nous avise qu'il y aura une réunion pour présenter les généraux, pour mettre nos découvertes en commun et pour tenter d'établir une stratégie. La veille, on s'était fait carrément défoncer, on voulait éviter ça cette fois-ci.

Une heure plus tard, on est tous dans le champ... Sindranis demande à Eldarion (Ti-Pat, le rôdeur avec un super beau costume), Dragoon (Joël, sympathique gaillard avec une grosse cotte de mailles), Triax (Sylvain, petit rôdeur lui aussi bien costumé, léger et rapide), Mista (Michelle, la chef des Amazones) et... à MOI (!?!) de s'avancer. Je ne bouge pas, étonnée. "Moi? Pourquoi?" Sindranis me répond que je suis une alchimiste (et il n'a pas osé le dire, mais j'ai une foutue grande gueule, et j'ai eu de bonnes idées la veille, on m'écoutait parce que ce que je disais avait un sens), et qu'il a besoin de quelqu'un pour diriger la fabrication de potions et les non-combatants. Ok... On divise le camp au complet selon les nouveaux lieutenants. Autre fait comique, avant le GN, on nous avait dit que, dans notre camp, on aurait presque uniquement des alchimistes... Ce qui était faux! Quand Sindranis a demandé aux alchimistes de s'avancer, seulement DEUX personnes (dont danyboy, à qui il manquait une jambe!) se sont avancées! Bon, il y en avait un qui était encore à son camp, mais en gros, je dirigeais 3 alchimistes, plus trois guérisseurs dont seulement un pouvait cueillir des herbes pour nous aider... Mais au moins, mes alchimistes étaient bons, on s'est bien amusés en faisant nos potions... On nous informe des quêtes à accomplir. On a accès au "Jardin de Terra", qui double le rythme de production des potions. Devinez où j'ai passé mon avant-midi? :) Et puis on doit trouver des fleurs qui ne brûlent pas, des diamants... et puis le foutu traître me demande si je peux dépecer un grand prêtre ennemi pour en retirer le gras corporel! Bien entendu, mon personnage peut le faire. Mais je précise que je ne tue personne. On se divise. J'attribue des guérisseurs aux autres équipes, et je garde avec moi les herboristes et les alchimistes. En route pour le jardin de Terra. Les autres se préparent pour la grande bagarre de midi... Un peu avant midi, je vais jouer à la mère-Noël et procède à la distribution des potions... Vers midi, les deux groupes se rejoingnent à la croisée des chemins. Il y a un duel (je n'ai toujours pas compris le but de ce duel, mais bon... que ce soit l'un ou l'autre qui gagne, on se rentrait dedans de toute façon...). Après le duel, les deux groupes passent au moins une heure à se provoquer mutuellement, sans s'attaquer... Et c'est là que j'ai vu Keeksqueek, le ratakat (homme-rat) joué par Philippe Brosseau. Il me pointe et me menace d'un geste de coupe-gorge. Bon, comme les équipes ne s'attaquent pas, le lutin (Thierry) pousse dans le dos du foutu traître (Ian) pour accomplir une quête... Je me joins à eux, et retourne vers le jardin de Terra... En chemin, je me fais tuer par le général ennemi. Vingt minutes par terre, au soleil. Le petit lutin est déespéré de ne pas pouvoir m'aider, Elkar (Ian) arrive par après (j'imagine qu'il venait de brûler le jardin de Terra...) et puis la prêtresse de Terra (Annie) arrive aussi. Ils cherchent la solution à la mautadite énigme du lutin (il veut une feuille d'arbre avec des étoiles dessus. En fait, une feuille avec n'importe quelle pierre aurait suffit). Ian cherche, cherche... cherche quelque chose de brillant. Ses yeux se posent sur moi, étendue par terre, au soleil... et les petites pierres précieuses sur mes oreilles attirent son regard. Il les met sur une feuille et obtient le fameux diamant qui va servir à nous trahir... Même morte, il m'a utilisée!!!

Bon, vingt minutes plus tard, je me lève et me rend à ma tente (c'est la règle. Chaque personnage a cinq vies, lorsqu'on meurt, on reste étendu au lieu de la mort, sans parler ni bouger, à moins que ce ne soit pour des raisons de sécurité, comme ne pas se faire marcher dessus. Ensuite, on se lève "hors-jeu" et on se rend au cimetière le plus près ou encore, en temps de guerre, dans notre campent, puis on revient à la vie). Je reviens à la vie et puis je croise Sindranis. On jase un peu, et je lui dit être prête à lui avouer ma véritable identité (Sindranis connait Rouminnah, et commençait à avoir des doutes sur mon identité). Bon, on est interrompus, et puis on vient nous dire qu'ils ont besoin de moi au village pour dépecer quelqu'un... (on est arrivés trop tard, je n'ai mutilé personne). En chemin, je lui avoue être Triah et ne pas savoir comment je suis arrivée 34 ans dans le passé.

Ensuite, on arrive au village. Sindranis devient super protecteur (je lui rappelle à plusieurs reprises que je ne suis plus un bébé). Je décide alors de suivre Triax, fatiguée de faire des potions, et de toute façon, tout le monde a ce dont il a besoin pour l'instant. En se promenant, on rencontre un PNJ (personnage non-joueur, ce sont les monstres, les animateurs, les donneurs de quêtes et d'indices...) joué par Martin, tout en rouge. Un genre de forgeron qui viendrait des Monts de Feu ou quelque chose du genre. On lui demande où il est apparu pour l'aider à retourner chez lui, mais il a oublié le chemin... il nous conduit jusqu'à une mine, où un mineur nous donne une carte et des parchemins vides. Il s'agit d'une mine de sudalite (un métal imaginaire, qui est indestructible : il ne peut être fondu qu'une fois). On doit indiquer comment on la solidifie et où on creuse. Bon, on revient au campement, où on va voir un autre Sylvain, qui joue un nain. On s'est dit qu'un nain et une mine, ça va bien ensemble. De plus, comme il est en chaise roulante, il ne pouvait pas vraiment se déplacer dans l'action, et il commençait à s'emmerder... Ça a prit une ou deux heures avant qu'il puisse établir un plan solide. Il remet la version définitive du plan à Sindranis, et puis une guérisseuse, Sarah, prend les autres cartes pour les mettre en sécurité...

C'est à ce moment que des disciples de Ramshak qui défient les ordres de leur généraux et qui discutent avec Sindranis pour négocier une trêve. Bien entendu, je suis contre : ce doit être un piège. Sindranis s'entend avec eux et leur dit d'aller chercher leur scribbe pour tout mettre sur papier. Ils partent... et quelques secondes plus tard, qui voit-on arriver? TOUTE LA GANG DE RAMSHAK! Ils sont épeurants quand ils arrivent, surtout qu'on étaient tous éparpillés et qu'on ne s'attendait vraiment pas à ça! Juste de voir Benji et Eric en armure brillantes, avec leurs grosses épées et leur air déterminé, c'est saisissant... imaginez une quarantaine de personnes comme ça!

Je m'éloigne dans les bois, mais j'entend Eldarion crier "Bande de déshonorables! Vous avez tué Triax! Tu vas mourir, salaud!" Bon, je n'avais pas le choix, je devais revenir. La bibitte qui mange les morts arrive, je tasse Triax pour qu'il ne se fasse pas dévorer... puis j'attache Eric qui est inconscient, au cas où on gagnerait et qu'on voudrait faire des prisonniers... Bien entendu, on perd. Et puis je me fais spotter... Je prend une potion de forme ectoplasmique (les coups physiques ne me font pas de mal), mais ce n'est pas assez, je suis prisonnière... Je convainc deux soldats (Yab et un autre) de ne pas me tuer, de me laisser parler avec leur chef... Ils acceptent. Heureusement, parce que les ratakats m'avaient vue et commençaient à vouloir me découper en morceaux... Comme de raison Keeksqueek n'est pas loin... Il infecte ma queue, puis il se fait donner l'ordre de ne plus me toucher. Lui, ce qu'il veut ce sont mes yeux et mes griffes...

Je discute un peu avec les chefs, qui sont bornés (heureusement, parce que si on fait la paix un samedi après-midi, la partie se terminerait trop vite!). Après quelques minutes, le grand prêtre de Ramshak commence à lire ses commandements... Hilarant! Une série de règles qu'ils interprètent à leur convenance! ET puis, qui je vois arriver? Les traîtres qui voulaient conclure un marché! Je vois là le meilleur moyen de m'en sortir, une brêche, si je joue mes cartes comme il le faut, je devrais pouvoir m'en tirer indemne!

Moi : On ne partira pas. Les Elfes ont fondé leurs familles ici, essayez de comprendre. Keeksqueek : Permission de prendre sa langue. Benji : Permission refusée. Moi : Hé, lui, c'est un traître! Il a essayé de conclure un marché avec nous juste avant que vous n'attaquiez! Keeksqueek: Permission de prendre sa langue (en pointant le traître) Benji : permission... suspendue.

Ensuite, discussion, écoute des versions... et ils conviennent que le meilleur moyen de tout tirer au clair, c'est un duel entre moi et le traître. J'aurais dû gagner le duel, mais j'ai simulé la douleur, ce qui m'a projeté par terre... plus difficile de se battre ainsi. L'autre a gagné, je me retrouve dans le coma. Le prêtre ennemi me guérit. Leur nouveau général affirme que je me suis battue avec honneur, et que pour ça, je peux partir, indemne. J'adore jouer des personnages manipulateurs!

Bon, de retour au campement, je cherche les survivants... Il n'y en a pas beaucoup. En fait, il n'y a personne... Ah, tiens, voilà Marc-Antoine (un alchimiste) et Tara (Nathalie, qui l'accompagnait tout le temps) qui arrivent. Je suggère qu'on passe par le bois pour éviter les soldats ennemis pour se rendre au village, tenter de retrouver les autres... On a fait quelques mètres quand j'entend la voix caractéristique d'Eldarion qui reveint au campement, avec Dragoon (une autre voix caractéristique)... Soupir de soulagement!

Bon, les disciples de Ramshak partent... mais j'apprend que Keeksqueek a mis un prix sur ma tête : 100 pièces d'or pour mes yeux. Yay, une difficulté de plus! Ok... Bon, on cherche les plans pour la mine, afin de creuser le plus vite possible (on a besoin de 2 heures pour le faire, aussi bien commencer le plus tôt possible!). Malheur : Sindranis a perdu la carte en courant. Même avec une battue, on ne la retrouve pas. Les disciples de Ramshak ont dû la prendre avec le reste de nos effets. Au moins, Sarah a conservé l'original... Sly se remet à la tâche... Mais un peu plus tard, des marchands arrivent, avec la carte, dérobée au camp ennemi! Triax réussi à convaincre Sindranis de la racheter. On mange, puis c'est en route pour la mine.

Bon, la journée est encore longue et j'ai faim. Je continuerai plus tard...