Le blogue d'ND

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mercredi 31 août 2005

Expériences surnaturelles (et divagations)

Ça a été le dernier sujet de conversation ce midi, au travail. Les expériences surnaturelles, les messages d'outre-tombe, le monde des esprits...

Adolescente, j'y croyais. Vraiment. Probablement parce que je me cherchais, et que le fait d'en savoir sur l'occulte procure un certain sentiment de puissance, sentiment qu'on recherche désespérément quand on se construit. Ensuite, graduellement, j'ai arrêté de croire. Plus ça allait, plus les phénomènes "surnaturels" avaient des explications bien naturelles. Il y a des rêves qu'on aimait expliquer par un lien télépathique avec quelqu'un, mais qui, finalement, ne sont que des rêves qui résultent d'une conversation qu'on a eue avec cette personne à un point X du passé et qui ont décidé de refaire surface.

Bon, j'en vois venir avec leurs gros sabots. "Oui, mais moi, j'ai eu telle ou telle expérience". Je n'ai pas exclu qu'il existe des phénomènes dits "surnaturels". Après tout, certains prêtres sont bien habilités par l'Église à procéder à des exorcismes. Il y a des coïncidences qui sont très étranges. Parmi mes collègues, toutes avaient quelque chose de personnel à conter : l'apparition en rêve d'un parent qui serait mort environ à cette heure, ou encore la musique préférée d'une amie décédée qui joue soudainement à la radio, alors qu'on venait de la nommer... Mais je refuse d'attribuer systématiquement les phénomènes que je ne m'explique pas à des causes surnaturelles.

Exemple typique : la combustion spontanée. Ça existe. C'est possible. Et c'est explicable par voie scientifique et tout à fait naturelle. On peut même le reproduire.

Combien d'oeuvres de Sir Arthur Connan Doyle ou de Gaston Leroux ai-je lues en me disant, au départ, que le tout était complètement impossible, occulte, surnaturel, pour me rendre compte au fil de la lecture, que tout était parfaitement logique, que tout s'expliquait par la psychologie, la science et l'ingéniosité des personnages? Prenez le Fantôme de l'opéra, par exemple. Ou le Mystère de la chambre jaune. J'aime bien citer Sherlock Holmes : "Si on élimine toutes les situations impossibles, alors l'explication qui reste doit être la bonne"...

C'est à la fois épeurant et rassurant de croire aux fantômes, aux extra-terrestres, aux habilités extra-sensorielles. C'est épeurant parce qu'on doit, pour ce faire, s'avouer qu'il y a des dangers qui nous guettent qui sont plus terribles encore que les abominations que les humains s'infligent. C'est rassurant aussi, d'une part parce que ça nous évite un raisonnement fastidieux pour expliquer telle ou telle chose, et d'autre part parce que ça donne espoir : espoir que des extra-terrestres pourraient nous aider à dépolluer la planète et à éliminer tous les virus mortels (comme ça, on n'aurait pas à se responsabiliser et à le faire nous-même); espoir qu'après la mort, on pourra toujours voir les gens qu'on aime; espoir que, peut-être, on pourrait avoir des habiletés inusités, qu'on pourrait être différent, spécial... puissant.

D'un certain côté, j'aimerais pouvoir croire dur comme fer à la vie après la mort. Ça m'aiderait peut-être à accepter le concept du décès, à tolérer l'absence des gens que j'aime et qui sont partis trop tôt... Mais je doute beaucoup plus que je ne crois. Allez savoir si c'est une bonne chose ou non. Oui, ça fait en sorte que je profite au maximum du temps que j'ai et que j'essaie de l'étirer le plus possible. Ça fait aussi en sorte que je me responsabilise : aucun fantôme ne va venir régler mes problèmes, les extra-terrestres ne zapperont pas mes factures avec leurs canons laser, je ne peux pas compter sur l'or des farfadets pour prendre une retraite anticipée, ni sur des quelconques dons de télépathie pour m'excuser auprès d'un ami offensé. Je dois tout faire moi-même. Peut-être que j'ai un coup de pouce divin. Faut dire que je suis très chanceuse : j'ai une superbe famille, d'excellents amis et puis j'adore ma carrière. J'ai tout ce dont j'ai toujours rêvé. Probablement que le divin a quelque chose à y voir. Ou c'est peut-être le karma. Quoi qu'il en soit, je leur en suis reconnaissante, mais je suis aussi reconnaissante à mon moi-même, qui a pris de bonnes décisions, et à mon entourage, qui m'a toujours soutenue... Je me dis que si les anges ou encore les muses avaient besoin qu'on les félicite du boulot, au moins, ils signeraient leurs oeuvres... non?

mardi 30 août 2005

Mes Aieux

Oui, j'avoue, je suis une fan de ce groupe. Je l'adore. Leurs textes sont délicieux, et leur style musical est... disons... diversifié. Dans le bon sens :) Quand on écoute leur album, on n'a pas l'impression que les musiciens jouent la même toune avec des paroles différentes mais qui, au font, veulent dire la même chose. Plusieurs textes sont basés sur une modernisation du folklore québécois, ce qui rajoute du piquant. Ils ont fait "Dans la prison de Londres" sur un air disco dans leur deuxième album, une chanson à répondre sur un rythme moyen-oriental, et même fait une version de la "chasse gallerie" a capella.

En fin de semaine je serai en GN. Lundi, c'est la fête du travail, donc Gaétan et moi se relayerons pour dormir pendant que l'autre joue dehors avec Estéban... Et puis en soirée, je vais voir Mes Aieux au Festival des mongolfières! Qui vient avec moi? :p

Le bon pied

La journée a mal commencé : je me suis levée du "mauvais pied". En fait, c'est plus que je me suis "réveillée du mauvais pied". Les tentacules stridentes de mon réveil matin sont venues me tirer cruellement d'un doux sommeil réparateur aux côtés de mon amour, et puis j'étais certaine qu'on était dimanche matin. Je me demandais pourquoi on venait ainsi m'agresser alors que j'étais si bien... Mais bon, après 2 rappels, j'ai fini par me demander si on était vraiment dimanche, et me rendre compte que, au fond, on était mardi, que je devais me lever, que c'était mon tour d'aller porter Estéban à la garderie, puis d'aller le chercher ce soir, que j'avais un 1035 mots sur mon bureau, que je me suis fait peser hier soir, que je n'ai perdu qu'à peine une demi-livre malgré le fait que j'avais tout compté (j'imagine que c'est la faute du sel que j'ai mangé en trop grande quantité dimanche... pis le fait que j'ai trop mangé au Dim Sum aussi... mais ça en vallait tellement la peine!), bref, j'ai réalisé où je me trouvais dans l'espace-temps.

Un des grands avantages d'avoir perdu du poids, c'est de savoir que tel chandail va me faire, que je n'aurai pas "l'air grosse" dans ce pentalon, etc. Ok, je dois encore aller acheter des vêtements plus petits, mais je préfère de loin ça à devoir me demander comment porter ma chemise pour que mes bourlets ne paraissent pas! Donc, je me glisse dans mes vêtements, je secoue un peu mes cheveux pour les replacer, je vais aux toilettes, me brosse les dents, lève le petit, change sa couche, l'habille, lui prépare un biberon qu'il tétouille à peine, prépare un lunch, va donner un bisou à papa, et puis hop, c'est dans la voiture en route pour la garderie. Le paysage est magnifique : de petites napes de brouillard lèchent les champs qui bordent la route.... J'adore ce genre de brouillard, il a quelque chose de mystique...

Je manque Ian et Sabrina de peu, je leur envoie la main à travers la vitre de la voiture, débarque le petit, jase un peu avec l'éducatrice, puis hop, en route pour le travail.

Tout le long, je vois des coureurs sur la piste cyclable. On annonce de la pluie aujourd'hui, les gens en profitent tant que le soleil est là, et qu'il ne fait pas trop chaud. Moi, je garde mon stock de course et de gym dans le coffre de la voiture, juste au cas. J'ai peine à garder les yeux ouverts, je suis fatiguée, encore une journée moche, une journée humide pour dormir... Alors je me dis "j'irai m'entraîner sur l'heure du dîner, au moins, ça me réveillera..."... Et puis plus ça va, plus j'essaie de me convaincre que ce serait mieux de ne pas y aller. Il pleuvra, c'est long sur le tapis roulant... Alors je me dis, ok, alors j'y vais avant le travail. Mais plus j'approchais, moins j'en avais envie. Je suis fatiguée, j'ai juste envie de m'écraser sous mon bureau et de me cacher pour ronfler... Mais bon, je sors de la voiture, verrouille les portes et... je pense au maigre 0.4 perdu hier. Au fait que, quand j'ai vu le chiffre sur la balance, je m'en suis voulue de ne pas avoir fait plus attention à moi. De ne pas avoir bougé plus. D'avoir mangé autant de sel... Alors je fais le tour de la voiture, j'ouvre le coffre et je prend mon sac d'entraînement. Au lieu de m'enligner pour le bureau, je vais à la sporthèque. Au vestiaire, je croise une collègue qui termine son entraînement, on se salue, je me change, et puis j'embarque sur le tapis roulant. Ouais, je voulais descendre sur la piste cyclable, mais j'avais peur de trop m'éloigner : je ne veux courir qu'une petite vingtaine de minutes, histoire de commencer la journée. Si je vais dehors, je vais facilement oublier l'heure et je peux ne revenir que dans une heure, ou même plus....

Tout d'un coup, alors que j'accélère, que ma respiration s'accentue, que mes muscles se réchauffent, que mon coeur pompe mon sang, ça me frappe. Pourquoi je ne fais pas ça tous les jours? Je me sens bien, là! Ce n'est pas le midi que je devrais m'entraîner, mais tous les matins! TOUS les matins! Je me sens tellement mieux! Après la douche, les vêtements de travail, la passe accrochée à ma ceinture, ce n'est pas les pieds traînants que j'ai grimpé les marches jusqu'au 3e étage pour m'assoire dans mon cubicule gris. C'est la tête haute, le sourire aux lèvres et le coeur léger.

J'ai fait le plein d'énergie, même si je me suis "réveillée du mauvais pied". Je crois que ce sera une bonne journée. Du moins, je l'espère!

lundi 29 août 2005

Dîner de con

Samedi soir, Audrey nous a gentiment invités chez elle pour une soirée relaxe. Elle avait loué un film que je n'ai pas vraiment écouté (trop prise dans des conversations). Mais avant que tous soient arrivés, elle a glissé "Dîner de con" dans le lecteur DVD. Ce sont les histoires de taches (voir billet précédent) qui nous avaient fait penser à ce film... On a commencé à le regarder, et dès le début j'étais crampée de rires. Pourtant, j'ai déjà vu ce film. Au moins deux fois... Après environ 30 minutes, Eric arrive, il n'a jamais vu le film! Comme il ne comprend pas trop pourquoi telle ou telle scène est drôle, on le recommence... Et on rit de plus belle!

Si vous n'avez pas vu Dîner de cons, précipitez-vous tout de suite pour l'acheter, le louer ou l'emprunter. Si vous l'avez déjà vu, revoyez-le, ça en vaut VRAIMENT la peine!

Il s'agit d'un film de Francis Veber, basé sa pièce du même nom (en fait, en regardant le film, on se disait que ce serait facile de l'adapter pour le théâtre... ce n'est qu'en effectuant les recherches sur Internet pour vérifier si ça prenait un "s" ou pas à "con", que j'ai vu que le film était bel et bien une adaption d'une pièce...), avec le regretté Jacques Villeret et Thierry Lhermite. Je ne résume même pas le film, il suffit de savoir que c'est excellent.

jeudi 25 août 2005

La tache

On en a tous connu. Vous savez, le genre de personne qui manque de... quelque chose. On ne sait jamais vraiment de quoi. Mais y'a quelque chose qui ne tourne pas très rond, même si elle est intelligente, relativement jolie (pas laide, ordinaire, dans le pire des cas), gentille... Il lui manque tout de même une certaine aptitude... Déficience au niveau du respect de la bulle personnelle? Allez savoir...

Moi, ma tache, elle s'appellait Philippe. Je ne sais pas pourquoi, mais dernièrement, je me suis surprise à y repenser. Peut-être que c'est le retour en classes, en me remémorant ma première journée d'université, je ne peux pas passer à côté de ce phénomène. Pourquoi j'en parle ici? J'sais pas, allez savoir...

Vous ne le connaissez pas, et ça m'étonnerait que vous le rencontriez un jour. Il est retourné dans son coin de pays après sa (pas assez) brève intrusion dans ma vie. Philippe n'a rien à voir avec la plupart des Philippe que je connais. Ceux que je côtoie sont charmants, sensibles, intéressants. Mais ma tache ne l'était pas.

Donc, on est à la fin août 2000. J'aime bien l'Université d'Ottawa, j'y ai de bons souvenirs, et j'aime bien le look "dépareillé" mais tout de même pittoresque des établissements. J'entre dans ma première classe. Je suis surprise par le fait que ça ressemble pas mal à une classe du secondaire, pas très grande, tableau vert à l'avant, bureaux et chaises... Rien à voir avec les amphithéatres et les auditoriums qu'on voit dans les films. Normal : le programme de traduction à l'UO est contingenté, les classes sont plus petites, et puis de toute façon, les cours sont beaucoup plus pratiques que théoriques. Oh, il y en a, des amphithéatres à l'UO, mais mon tout premier cours (un cours sur les difficultés du français) était donné dans une petite salle de classe.

Il n'y avait pas beaucoup d'élèves. Vingt-cinq, environ. Surtout des filles. Quelques gars, peut-être 5. Parmi eux et non loin de moi, un jeune homme, il doit être de trois ou quatre ans mon cadet, aux cheveux et aux yeux noirs. Air sérieux, stressé? Je lui dis bonjour en souriant. J'ai tendance à sourire beaucoup, à ce qu'on m'a dit. Je sais que je vais probablement passer au moins trois ans, sinon quatre, avec ces gens : aussi bien apprendre à les connaître tout de suite! Il s'appelle Philippe. Je jase aussi avec les autres. Finalement, la majorité de la classe vient d'ailleurs. Rimouski, Montréal, Québec, St-Pamphile, Sherbrooke... Mais un peu moins de la moitié vient de la région.

J'ai vite vu la tache en Philippe. Il utilisait tous les prétextes pour m'appeler, me rencontrer, faire des travaux d'équipe... Mais ses sujets de conversation étaient limités. Oui, on avait pas mal d'intérêts en commun. Mais il n'en parlait pas. Il se contentait d'utiliser des monosyllabes et "d'être là". J'en ai encore des frissons...

Pendant ce temps, moi je tombais en amour avec Gaétan, mon coloc :o) Un soir où j'étais à relaxer avec mon coloc préféré, le téléphone sonne. C'est Philippe. "Ben, euh, t'as fait le devoir pour le cours d'anglais?" "Non, il n'est pas dû avant la semaine prochaine." "Ah, euh... en fait, je t'appelais pour te dire... ben.. que je t'aime." Je roule les yeux. Faire une déclaration d'amour, ça demande du courage, certes, mais la faire au téléphone, quand tu connais à peine la fille et que tout ce que tu as fait pour flirter avec, c'est "être dans la même pièce"... c'est pas fort. Probablement que certaines aiment ça. Mais pas moi. Moi, j'aime le flirt, j'aime le jeu, la séduction, j'aime avoir à attirer l'attention de l'autre, j'aime l'inviter à me découvrir, j'aime qu'il me démontre, sans nécessairement qu'il me dise, qu'il m'apprécie, qu'il me trouve intéressante, belle, bref, qu'il aime ce que je suis. Le flirt, c'est une des bonnes choses de la vie... Et lui, il gâche tout ça en lançant un bête "j't'appelle pour te dire que j't'aime", alors qu'il a brûlé tout le jeu, tout le charme... Mais bon, c'est pas sa faute, il est atteint du syndrôme de la tache. Peut-être que ça se guérit, peut-être qu'une autre trouvera ça charmant... "Je suis désolée, Philippe, mais ce n'est pas réciproque." *Silence* "Oh... ok." Air de déception.

Pauvre petit, vous allez dire... Mais après quelques semaines, on était un petit groupe à très bien s'entendre. En fait, les 9 qui sont entrés en coop! Lorsqu'on avait terminé nos travaux, on se les échangeait sur ICQ (pour les jeunots, c'est l'ancêtre d'MSN Messenger), on se relisait pour ne pas laisser passer d'énormes fautes, de solécismes, d'anacoluthes, de zeugmes, de fautes de transfert, etc. Ça allait plutôt bien. On dînait ensemble à l'occasion, on sortait un peu... C'était très bien.

Avec Philippe, ça faisait 5 gars et 5 filles. Quand Philippe n'était pas là, on en parlait entre nous... en fait, on a commencé par se demander ce qui clochait. Le gars n'est pas poche à l'école, ses résultats devaient être assez ordinaires, il s'exprimait bien... mais les patentes qu'il sortait... Voici quelques petits exemples :

Pendant le bac, le copain d'une des Catherine était à Sherbrooke. Un soir qu'elle lui parlait au téléphone, Philippe débarque chez elle (en résidence, quelqu'un a dû le faire entrer), et frappe à la porte de sa chambre.

"Euh... bonsoir Philippe..." "Allo, j'suis passé te dire bonjour" "C'est que je suis au téléphone avec mon chum..." "Ok, je vais attendre ici."

Et il l'a attendue dans le corridor! Ou encore, à l'autre Catherine (ouais, on était 2 Catherine et 2 Andréanne, ça allait bien pour faire les présentations!), après le party de Noël (chez lui) où elle avait dû quitter tôt, il lui a parlé durant des heures, enfermé dans les toilettes! Il a aussi envahi la résidence de l'autre Andréanne (qui l'a r'viré de bord aussi vite que moi! Mais elle, la chanceuse, elle a eu la paix à compter de Noël, quand elle a commencé à sortir avec Cédric, un autre gars de la classe). À la journée de la Traduction, à la petite cérémonie qui avait eu lieu au Palais des congrès avec les grands noms dans la région, il s'est pointé en jeans, et a demandé du Jack Daniel's au bar. Quand on lui a répondu qu'il n'y en avait pas, il s'est retourné vers Simon (notre doyen :o) ) et il a dit "C'est con ici, pas de Jack Daniel's!" Ben oui...

Il était désespéré de coucher avec une fille. N'importe laquelle. Il a commencé par les filles de la classe, il a collé plus longtemps aux plus gentiles (i. e. celles qui avaient trop pitié de lui pour l'envoyer promener)... Et puis, l'année s'est terminée. On étais tous stressés : c'est en été qu'on apprend si on est accepté en coop ou non. Le programme coop, c'est la meilleure raison de s'inscrire à l'Université d'Ottawa en traduction (en plus de la réputation du programme). Trois stages à temps plein payés à plus du double du salaire minimum, et la plupart des employeurs continuent d'engager les étudiants à temps partiel pendant leur session d'étude... Bref, je suis ressortie de l'université sans dette au gouvernement... Donc, on était tous stressés, on avait peur de ne pas entrer... Moi, j'ai eu la chance d'être engagée par le programme d'emploi d'été étudiants au Bureau de la Traduction, au services des Transports (j'ai adoré!)... Et après quelques semaines, j'ai reçu une lettre : j'étais acceptée en coop.... quelques semaines plus tard encore, je recevais un courriel de monsieur tache...

C'était quelque chose du genre "Salut, comment ça va? Je vais mettre les choses au clair si tu veux. Quand je t'ai dis que je t'aimais, ben je ne t'aimais pas. Je ne te détestais pas non plus. Tout ce que je voulais, c'est baiser avec toi. C'est encore le cas d'ailleurs.

Et puis, à part de ça, comment ça va? Joues-tu encore du piano? Moi, je joue du trombonne, on pourrait faire des duos un jour."

J'en ai été traumatisée. Je ne savais pas comment réagir. Vous auriez fait quoi, vous? J'ai commencé par rire très fort. C'était comique tout de même! J'ai montré le courriel à Gaétan et à l'autre Andréanne (devenue ma colocataire), puis à mes amis. Ben quoi? Avouez que c'est pathétique d'être désespéré à ce point. Je n'ai jamais répondu au courriel. Qu'est-ce que tu veux répondre à ça?!? Il m'a renvoyé un autre courriel quelques jours plus tard me demandant si j'avais reçu ce courriel... Je lui ai répondu que oui, mais que j'avais été traumatisée et que je ne voulais rien savoir. J'suis vache comme ça. Mais avec les taches, faut être direct... le message ne passe pas du tout quand on est subtil... Déjà que je ne suis pas reconnue pour ma subtilité, ni pour ma délicatesse... Si on devait faire la liste de mes qualités, on y trouverait probablement "énergique, dynamique, passionnée, franche", mais "subtile" et "délicate" se cacheraient probablement au fin fond de la liste... S'ils s'y trouvaient...

Retour en classe, en août-septembre. J'ai déjà trouvé mon stage : le service de criminologie. J'ai teint mes cheveux aussi, ils sont noirs et j'ai deux mèches bleues en avant. Ces mèches m'ont suivies jusqu'à mon accouchement l'an dernier! Il manque quelques personnes dans la classe... La plupart d'entre eux sont ceux qui ont été refusé au programme Coop (si on échoue à un cours, on ne peut pas y entrer. Même chose si notre moyenne n'est pas assez forte ou s'il y a trop de demandes et que les autres ont une moyenne plus forte que la nôtre. D'où le stress). Parmi la liste des absents : Philippe. Simon passe une remarque du genre "ah, tiens?" Tout le monde lui sourit, on sait tous ce qu'il veut dire.

Je discute du courriel que Philippe m'a envoyé avec Anne-Marie, une autre charmante jeune femme qui n'est pas entrée en coop, mais parce qu'elle n'en avait pas fait la demande. Elle préférait terminer ses études plus vite. Anne-Marie a reçu le même courriel! Sauf qu'elle, elle lui avait répondu. À la fin, elle lui disait carrément de s'acheter une poupée gonflable ou d'aller solliciter les services d'une prostituée ou d'une escorte. Mais Philippe s'entêtait... On en a bien rit, c'est vraiment dommage d'être tache à ce point...

Tout ça pour dire, Philippe, ça a été ma tache par excellence. Et qu'être désespéré, ça ne pogne pas avec les filles "dynamiques" et "pas délicates"! Pour être bien avec les autres, faut d'abord être bien avec soi-même...

mardi 23 août 2005

Partir

C'est le retour en classes. En d'autres mots, l'automne arrive, la routine s'installe, les gens reviennent de vacances, le travail reprend, même pour ceux qui ne sont pas étudiants ou enseignants.

Et puis il y a les départs. Mes contrats en Europe avaient eux aussi suivi l'année scolaire. Et puis il y a ceux qui s'en vont étudier ailleurs, à Montréal, à Québec... C'est le temps où je suis contente de retrouver ma routine, mais où je suis aussi nostalgique. Je repense à mes départs, et je regrette le départ d'amis et de membres de ma famille. Marie-Élaine à Chicoutimi, grand-maman Jeanette à Montréal... Sans compter les gens que je rencontre à l'AJJRO qui sont retournés en France après leur stage dans la région, comme Marie et Laurence, ou qui passent du Cégep à l'Université et qui vont étudier dans une autre ville. Oh, je sais, Montréal n'est pas très loin. Et ça ne me ruinera pas d'aller faire un tour à Chicoutimi. Et puis, en général, les études ou les contrats, c'est temporaire, plusieurs reviendront. Mais c'est moins évident de passer à l'improviste à Montréal, faire un crochet par Chicoutimi après le boulot pour dire bonjour...

Je suis nostalgique, mais en même temps, je suis contente pour ceux qui partent. Voir du pays, c'est très sain. C'est le genre de chose qu'on regretterait de ne pas avoir faite. C'est très enrichissant, et puis, en entrant dans l'âge adulte, c'est comme un rite de passage. Ça donne un angle différent, ça ouvre, ça permet de maturer tout en restant jeune. Le plus important, je crois, c'est que c'est la meilleure occasion d'apprendre à se connaître, de se trouver soi-même avant de passer à la "vraie vie". Quand on revient, si on décide de revenir, on est changé. On s'est débrouillé loin de la sécurité de notre famille et de nos amis. On a appris à forger de nouveaux liens, on a évolué loin de notre cocon douillet. On a donc plus confiance en soi, on sait qu'on peut tout réussir... quand on revient, si on revient, la vie n'est plus pareille.

Quand je suis revenue d'Europe, beaucoup de mes amis m'ont boudée. Je n'étais plus la même. J'avais beaucoup plus confiance en moi, j'étais plus articulée, plus décidée. Ça avait effrayé certains. Ça en avait choqué d'autres : je ne buvais plus leurs paroles comme avant. Pour d'autres, c'est moi qui m'en suis éloignée : mes intérêts et ma vision des choses avait changé à leur égard, pas que j'étais devenue "trop bonne pour eux", mais ma vie prendait un tout autre cours, leur présence ne m'était plus agréable et je n'avais plus rien à leur apporter. Je peux maintenant compter sur les doigts d'une seule main mes bons amis de maintenant qui étaient aussi de bons amis au Cégep. La plupart de mes bons amis de maintenant, je les ai rencontrés après l'Europe, ou encore, je les connaissais avant l'Europe, mais ce n'étaient pas nécessairement de bons amis.

Je pense que je suis un peu envieuse de ceux qui partent. Ils s'enlignent pour de superbes aventures. Mais je suis quand même contente d'être revenue, et un jour, ce sera au tour de mon fils de partir, et je pleurerai en le voyant embarquer dans la voiture, dans l'autobus, dans le train ou dans l'avion. Je pleurerai de tristesse de ne pas être avec lui pendant cette expérience, mais je pleurerai aussi de joie de savoir qu'il aura l'occasion de s'accomplir.

Septembre arrive, et à tous ceux qui partent, je ne dis pas "bon voyage"... je dis "bonnes expériences" !

lundi 22 août 2005

Service à la clientèle

Je sais, en général, on écrit sur le service à la clientèle pour chialer. Soit parce qu'on y travaille et qu'on veut chialer contre les clients, soit parce qu'on a été mal servi et qu'on veut chialer contre les commis.

Mais là, c'est différent. J'ai perdu beaucoup de poids, ce qui fait que je n'ai plus une paire de pentalons qui me fait. Mon dernier jean est officiellement trop grand d'au moins 3 tailles. Donc, samedi, je laisse Gaétan avec Estéban, je passe acheter le jeu des Chevaliers de la table ronde de Days of Wonder (en passant, après y avoir joué 3 autres fois, je dois réécrire un billet à ce sujet : c'est EXCELLENT! C'est encore plus fou à 6 joueurs!), puis je vais à l'Aubainerie pour m'acheter des pentalons.

J'aime bien l'Aubainerie, que ce soit le "Concept mode" à Hull, ou l'Aubainerie tout court à Gatineau. Les vêtements sont abordables, mais pas "cheap". La place était bondée (retour en classe, j'imagine). Il y avait beaucoup de commis qui travaillaient comme des abeilles à replier les vêtements essayés, refournir les étalages et... à aider les gens! Première difficulté : quelle taille est-ce que je prend? La dernière fois que j'ai acheté des jeans, j'entrais à peine dans du 11. Je prend donc plusieurs tailles des pentalons que je veux essayer... Du 9, du 8, du 7.... J'avais une super grosse pile de pentalons et de chemises, et on m'a laissé tout essayer (en comptant le nombre de morceaux, bien entendu). Rien ne faisait. Tout était trop grand. Je retourne, laisse ma pile à la jeune femme, et je me met maintenant à la recherche de 5-6. Les vendeuses me voient chercher, alors elles viennent m'aider! J'ai de la difficulté à trouver tel pentalon dans le 6... Elle va en chercher un à l'arrière! C'est la première fois que je suis servie aussi bien par une personne qui n'est pas payée à la commission. Ensuite, je cherche une chemise dans le medium, il n'y en a plus... Une autre commis qui passe, les bras chargés de vêtements à ranger, s'arrête à ma hauteur et me demande si je cherche un modèle ou une taille en particulier. Je lui répond que je cherche cette chemise-là, en noir, dans le medium... Et elle va m'en chercher une à l'arrière! Et puis je dois mentionner que j'ai été vouvoyée tout le long. C'est extrêmement rare que de jeunes commis me vouvoient quand je ne suis pas avec Estéban (je parais pas mal plus jeune que je ne le suis...), surtout pendant un samedi occupé quand tout le monde est fatigué et a hâte de rentrer chez soi...

En tout, j'ai été aidée (avec le sourire!) par 4 commis différents, j'ai essayé une tonne de vêtements pour ne finir qu'avec une dizaine de morceaux, la caissière a vraiment regardé la signature au dos de ma carte de crédit, et même si j'étais fatiguée d'essayer des vêtements, je suis retournée à la maison avec le sourire.

Chapeau!

jeudi 18 août 2005

La phrase du jour...

Maintenant que le temps est plus frais, je profite de mon heure du dîner pour explorer les pistes cyclables près du travail. Je cours 30 ou 40 ou 50 minutes, je ne sais plus trop, tout dépend des textes sur mon bureau et de l'inspiration du moment, puis je prend une douche à la Sporthèque et j'entame un après-midi productif complètement détendue et rechargée.

Hier, je me suis rendue jusqu'au lac Leamy. La piste cyclable est très belle, et j'ai été surprise de n'y croiser que de rares cyclistes et d'encore plus rares marcheurs. Aucun coureur! En fait, oui, j'en ai croisé un, mais seulement rendue au Lac, il devait en faire le tour... Pourtant, la journée était très belle et très douce, c'était tout simplement génial! Et puis, ce bout de piste est assez éloigné de la route, on n'entend pas autant les voitures qu'au coeur de la ville... Vraiment très, très agréable!

Aujourd'hui, je suis allée de l'autre côté, vers Freeman... c'est sensé aller jusqu'au parc de la Gatineau, mais je ne me suis vraiment pas rendue jusque là! C'est moins agréable : plus résidentiel. Mais probablement plus sécuritaire, puisque plus de personnes l'empruntent. Toujours est-il que je suis passée sous un pont où les graffitis sont acceptés, voire encouragés. Je me suis arrêtée pour admirer certaines oeuvres qui sont vraiment superbes! Et puis, j'ai baissé les yeux vers le sol pour voir que quelqu'un avait écrit, dans un français des plus corrects, des mots en mauve sur le pavé... C'est quelque chose du genre "Vous voulez être heureux? Alors soyez le!"

Ça m'a fait sourire. Pour quelqu'un comme moi, cette phrase est évidente. Mais les gens come moi sont chanceux. Les gens comme moi ont une famille et des amis qu'ils aiment et qui les aiment en retour. Les gens comme moi n'ont pas connu des parents abusifs. On a donné aux gens comme moi tous les outils pour être heureux. On a subvenu à leurs besoins, y compris celui d'amour. Les gens comme moi ne souffrent pas de problèmes de santé graves et ne sont pas devenus parents avant d'être prêts. Ils sont nés en Amérique du Nord ou en Europe de l'Ouest, là où les femmes ont le droit d'être médecin ou avocates, où tout le monde a accès à l'éducation (malgré tout ce qu'on peut dire à son sujet), où la différence est officiellement accueillie. Les sacrifices que les gens comme moi doivent faire sont minimes, et ils peuvent avoir pas mal tout ce qu'ils veulent, parce qu'on leur a montré comment. Les gens comme moi peuvent être heureux, s'ils le veulent. Alors, à tous ceux qui sont comme moi : soyez heureux. Profitez-en.

mardi 16 août 2005

Pas comme ça...

Quand on demande à un traducteur s'il peut traduire ou non un texte, il y a quelques formulations à éviter, comme celles-ci :

"Ce n'est pas trop compliqué..." : Tu dis ça parce que c'est ton domaine et que c'est toi qui l'as écrit. Le traducteur, lui, est rarement un expert en biochimie ou en psychologie des enfants. Un concept peut être "de base" pour quelqu'un qui fait ça toute la journée, mais pas pour une personne qui n'y connaît strictement rien. Boni : c'est pas parce que c'est dans ta langue que c'est bien écrit. C'est étonnant le temps que les traducteurs perdent à comprendre des textes qui sont mal foutus parce que leur auteur ne sait pas écrire. Même en anglais.

"C'est pas long, juste X pages" : Il y a plusieurs problèmes ici. Premièrement, la "longueur" n'est jamais calculée en termes de pages. Parce que selon la taille et la sorte de police, le nombre de mots qu'on peut entrer dans une page varie considérablement. Deuxièmement, le logiciel utilisé peut compliquer la tâche. 200 mots en PowerPoint et 200 mots en Word, ce n'est vriament pas la même chose. Troisièmement, le nombre de pages n'est pas du tout un indice de la difficulté du texte (ni des compétences linguistiques de l'auteur). Si ça porte sur quelque chose que je ne connais pas du tout, 100 mots peuvent me prendre une journée complète. Mieux vaut être précis : nombre de mots et sujet précis.

"Oh, j'suis pas pressé, tant que je l'ai éventuellement..." : Haha! À moins que ce ne soit passionnant, tu n'auras jamais ta traduction! Il faut mettre une date limite, puis demander si elle convient au traducteur. Parce que sinon, le traducteur va se concentrer sur des textes plus urgents et oubliera ton texte au fond de la pile. Attention avec les dates limites : un traducteur n'est pas une machine, il faut lui donner le temps de comprendre le texte, de faire le transfert et de se relire!

lundi 15 août 2005

Petit velours

Marie-Luc, qui m’encadrait avant que je parte en congé de maternité, a été « échangée » à justice quand l’équipe criminologie a déménagé. Il avait alors été convenu que ce serait Céline (qui m’avait déjà encadrée quand j’étais étudiante) qui me réviserait jusqu’à ce que j’obtienne mon TR-02 (ou qu’on me renvoie). J’étais super contente, parce que je m’entend bien avec Céline et que j’avais aimé mon expérience avec elle. Cependant, à mon retour, Céline était en vacances (elle vient de revenir aujourd’hui) et c’est Sylvie qui m’a révisée. Ce devait être temporaire. Sylvie a la réputation d’avoir la main lourde, puisqu’elle est habituée de réviser des textes de pigistes (on ne révise pas les pigistes comme on encadre un TR-01), et on m’a mise en garde, on m’a presque dit « pauvre toi, au moins, c’est temporaire! »…

Sauf que ça va très bien avec Sylvie! Oh, oui, elle avait la main lourde au début. Mais moi aussi, j’étais lourde au début. Rouillée, mal alignée, pas super concentrée... Il y a deux semaines, elle est venue me « replacer ». « Tu es prisonnière des mots. Tu ne seras pas autonome tant que tu ne laisse pas les mots de côté pour t’imprégner de leur sens seulement. Prends ton temps, et tu verras, ça ira mieux. » Il s’agit d’un très gros résumé de tout ce qu’elle m’a dit, mais en gros, c’est ce que ça voulait dire. Alors j’ai écouté ses précieux conseils. Et ça a porté fruits. Mes traductions sont nettement meilleures, et j’en tire une plus grande satisfaction. Alors, quand Manon (ma patronne) m’a demandé je voyais un inconvénient à continuer avec Sylvie, j’ai souri et j’ai répondu « non, j’apprend beaucoup avec Sylvie. Je serais contente de continuer avec elle. »

Aujourd’hui, Céline est revenue de vacances. Je l’ai vue en grande discussion avec Sylvie, j’imagine qu’elles ont parlé de moi. Au moment où j’écris ces lignes, Sylvie vient de quitter mon bureau, j’ai le cœur léger et le sourire aux lèvres, parce qu’elle m’a fait de très beaux compliments sincères.

« Je suis contente que tu acceptes de poursuivre avec moi. Je trouve que tu travailles bien, tu es concentrée, tu ne fais pas de coquilles, et tu évolues très bien. Je te trouve très bonne. »

Sachant d’où vient le compliment, je suis gonflée à bloc jusqu’à la fin du mois! C’est vraiment stimulant de savoir que je fais du bon travail et que mes progrès sont remarqués!

CatWoman

J'adore avoir Super Écran. Ça me fait découvrir des petits bijoux que je n'aurais jamais pensé à ramasser sur une tablette du club vidéo. De plus, depuis que nous y sommes abonnés, on n'a même pas loué de film. Ça revient à moins cher de payer l'abonnement que de louer 3 films par mois.

Mais ça me permet aussi de voir des films que je n'aurais pas nécessairement voulu voir, mais qui avaient piqué ma curiosité. Ça a été le cas pour "La Femme chat", version française de Cat Woman. Le film est un véritable NAVET. En général, je trippe sur les films de super héros, et même lorsqu'ils sont moyens, ou pas vraiment bons, j'aime quand même. Mais la femme chat, c'est vraiment de la merde!

Premièrement, les dialogues semblent avoir été tirés mot pour mot d'un film pornographique. Il ne manque que les scènes explicites. C'est évident que les producteurs n'avaient qu'une idée en tête : déshabiller Halle Berry, mais même ça, c'est raté. Elle est comme enduite d'une poudre dorée qui agace : pourquoi ils l'ont autant lustrée? Quel rapport ça a avec un chat? Ok, ça accentue ses courbes, mais y'avait moyen de le faire sans utiliser de l'or en poudre. Qu'est-il arrivé au simple wet-look? C'était suffisant, non? Et puis, dans les scènes d'action, l'animation par ordinateur est TROP présente. Au budget qu'ils avaient, ça aurait été tellement mieux de filmer les cascades... Moins agaçant, plus naturel, plus cool. Mais non, ils ne sont pas capables de faire sans leurs pitons. Désolant. Ça a vraiment l'air "cheap" à l'écran dans mon salon, alors j'imagine la déception des gens en salle...

Et parlons-en, du corps de Halle Berry. C'est évident que cette comédienne a toujours été belle, qu'elle a toujours eu confiance en elle. Elle n'est pas du tout crédible quand elle se fait passer pour une tronche. On est loin du génie des premiers Superman, où le héros et le zéro étaient très bien tranchés. Là, "Patience", (Catwoman avant qu'elle ne meurt et devienne "héroïne") est carrément trop belle et elle semble le savoir : elle se tient quand même comme une femme habituée à être regardée. Bon, vous allez dire que je suis jalouse. Pas vraiment. Oui, c'est évident que j'aimerais avoir un corps comme le sien (qui n'en voudrait pas!), mais je pense qu'elle aurait au moins pu faire un effort pour essayer de faire croire qu'elle n'avait pas toujours eu ce corps là. Elle a étudié la façon dont les chats se déplacent, mais elle n'a aucune idée de la façon dont les tronches et dont tous ceux qui manquent de confiance en eux bougent.

Ah, et le gros punch, on le devine dans les 5 premières minutes. Pas de surprise. Oui, dans les films de super héros, les personnages doivent être stéréotypés. Mais là, c'était à outrance, surtout quand le vrai méchant est dévoilé. On n'exploite pas assez le concept du félin, ni celui de la dualité du personnage. Oh, on essaie. Mais ça ne "clique" pas.

J'ai maintenant un film de super-héros à détester. Mais je l'ai quand même mieux aimé que Matrix 3...

Même si j'ai bien aimé voir Halle Berry en femme-chat, le film est un citron. Un navet. C'est pourri. Il y a beaucoup mieux à voir : attendez qu'il sorte à TQS l'année prochaine.

samedi 13 août 2005

Les Chevaliers de la table ronde

Il n'y a pas que les GN dans la vie! Il y a les jeux de table aussi!

J'aime beaucoup les Colons de Catane (Ziedler von Katan, auquel j'ai été initiée en 1998 en Allemagne, que j'ai ramené ici quand je suis revenue en 1999...), et toute la série de jeu qui en est découlée. Je déteste le Monopoly, je ne suis pas très chaude pour Risk, en fait, pour la plupart des jeux où les gens sont éliminés un par un, jusqu'à ce que seul le gagnant reste. C'est surtout plate quand t'es le premier éliminé au Monopoly : t'as intérêt à avoir un X-Box ou un bon livre dans le coin... Ou t'es de corvée de vaisselle... Mais bon, pour en revenir aux Chevaliers...

Jeudi soir, j'entre à la maison quand j'ai un message sur ma boîte vocale : Micael et Isabelle, un couple d'amis qu'on n'a pas vu depuis des lustres et qu'on aime beaucoup, nous invitent à souper! On répond avec plaisir à l'invitation. Le souper était excellent, on a jasé, Estéban s'est amusé avec Marianne, leur fille qui a son âge (ce qu'elle est mignonne!). Après, Micael a essayé son nouveau jeu... Les Chevaliers de la table ronde. On a passé un bon moment! (une fois qu'on a compris les 20 pages de règles!)

C'est un jeu de Days of Wonder, les mêmes qui ont publié la Crique des Pirates (qui est vraiment bon aussi!)

Première impression : c'est très bien... mais pour une première fois, c'est passablement compliqué. Le but du jeu : collaborer pour battre le jeu, pour obtenir plus d'épées noires que de blanches. Mais on ne peut pas révéler les cartes qu'on a en main... Et puis il y a la possibilité qu'il y ait un traître (mais ce n'est pas conseillé pour un nouveau joueur, faut d'abord intégrer les autres règles).

Une fois qu'on a tout compris, ça va assez bien, et assez vite. L'objectif : terminer les quêtes avant que le jeu ne les termine. Seulement... Les joueurs n'ont qu'une action par tour, le jeu joue avant chaque joueur... C'est étrange de collaborer tout en cachant son jeu, mais on s'y fait! J'y rejouerais!

vendredi 12 août 2005

Philtre d'amour

Je termine assez rapidement la potion de discrétion. La potion de transe prend plus de temps à faire. J’ai presque fini ma bière (qui a un goût étrange d’ailleurs… l’endroit ne doit pas être réputé pour ses brasseries) quand Kenneth débarque rapidement au campement. Je lui remet sa potion, il repart… et puis je continue la « transe »… puis je termine, à petites gorgées, ma bière. Je donne encore quelques coups pour extraire la sève du bout de bouleau que j’ai entre les mains, puis je lève les yeux et les pose sur Sancho. C’est à ce moment que ça me frappe de plein fouet : comment ai-je pu vivre sans lui tout ce temps?

Son doux visage baigne dans un halo de lumière divine tant sa beauté rayonne dans le soleil du jour. Son regard profond à lui seul fait fondre tous mes soucis, tous mes tracas, pour faire place au seul homme qui importe maintenant. Mon cœur saute un battement lorsqu’il détache cruellement ses beaux yeux noirs de ma personne pour regarder les tasses vides. « Yé crois qué yé dévérais ramener les tasses à l’auberyiste ». Sa voix est une musique céleste à mes oreilles, elle anime une passion que je ne m’étais jusqu’à présent refusée. J’ai peine à me contenir, mais une femme de mon rang se doit de se maîtriser dans ces circonstances. J’essaie tant bien que mal de réprimer l’envie irrésistible de lui sauter dessus, mais je me lève promptement. « Vous avez besoin d’aide? » Il me sourit. Je fond. « Bien entendou! » Il accepte!!!! Et puis il me tend son bras solide et musclé que je m’empresse d’attraper. Je sais, ce n’est pas la place d’une Fondienne de bonne famille, mais tant pis, ils sont tous jaloux de l’attention qu’il me porte, qu’il me permette d’être aussi près de lui.

« Bon… yé mé démande où est Triax mainténant » J’ai l’impression d’avoir reçu une gifle au visage. Comme si une main griffue m’avait frappée… mais il n’y a personne, et je vérifie discrètement s’il n’y a pas de sang. Il ne manquerais plus que je sois défigurée, déjà que je suis loin d’être assez belle pour un tel modèle de perfection! « Qui? Ah, lui… pas grave. » Puis je serre son bras. « Vous semblez si fort et musclé! Vous vous entraînez beaucoup, à ce que je peux voir! » Il semble gêné un peu… « Ma, pas tant qué ça… Faut faire attention… » Et modeste en plus! Décidément, je ne le mérite pas, mais je le veux à un point tel que je ne puis me résoudre à le laisser partir. Je rigole, parce que je suis heureuse près de lui, et aussi parce que je crois que la bière était plus forte qu’elle n’en paraissait, j’ai la tête qui tourne légèrement… C’est évident qu’il pourrait prendre une armée à lui seul et que pas une goutte de sueur ne viendrait souiller ses fins vêtements.

Nous entrons dans le village, et toutes les têtes se tournent vers nous. Normal, ils sont tous jaloux, les hommes de sa beauté et de sa bravoure, et les femmes voudraient toutes être à ma place. Triax vient nous voir, il semble inquiet. Je lui dis de ne pas s’en faire, que tout va bien, et je serre de plus belle le magnifique bras de mon bien-aimé. Cependant, j’ai encore l’impression de recevoir une claque au visage… mais la sensation s’estompe dès que Sancho me sourit. Je suis aux anges! Nous entrons dans l’auberge, et mon arbalétrier préféré rapporte les tasses. À mon grand bonheur, il annonce à tous les gens présents qu’il m’aime! Je manque de défaillir, mais je dois me montrer forte pour qu’il sache qu’il me mérite et qu’il ne me quitte pas! Je ne pourrais survivre un instant si je le savais loin de moi! L’aubergiste nous sourit. « Vous savez, je peux marier les gens… » Décidément, c’est ma journée! Le paradis est à mes pieds, il ne me manque plus que d’y entrer! « Oh, oui! Marions nous! » Sancho approuve. « Oui, et tout dé souite! Allons à l’extérieur, il y aura plous dé place! » En chemin plusieurs personnes semblent jalouser notre relation… Triax le premier, tente de s’interposer. Je le repousse, et je le menace d’envoyer mon beau et fort Sancho pour se débarrasser de lui s’il s’oppose encore une fois au mariage! Non mais! Et puis il y a une autre femme que je ne connais pas qui tente de se jeter dans les bras de Sancho! « Toi, la poufiasse, dégages! Il est à MOI! » C’est la pagaille… Quelqu’un ose même commettre un crime sur ma personne, on m’attrape la queue ce qui a pour effet de me paralyser complètement! Je ne sais pas qui m’a libérée, j’aimerais croire que c’est mon valeureux Sancho, mais j’ai l’impression d’avoir entendu Triax interdire à tout le monde de me paralyser de la sorte. Je le remercierai après le mariage… ou plus tard, si j’y pense. Quelqu’un me tend une fiole « Tiens, bois! » Je refuse « Plus tard! Pour l’instant, je me marie! » Et puis, Zianka, la jeune femme que j’ai traité de poufiasse (Marie-Jules, décidément, elle a le don de jouer les persos qui me volent mes hommes!) me dit « BOIS » et je suis soudainement prise d’une envie irrésistible de boire le contenu de la fiole….

Dès que j’ai avalé le liquide infecte, un genre de brouillard qui enveloppait mon esprit semble se lever… tout est plus clair… Je comprend maintenant… OH! NON! Je n’ai pas… Je suis terrorisée par tout ce que j’ai fait, tout ce que j’ai dit, tout ce que j’aurais pu faire, tout ce que j’ai pensé… J’ai tellement honte!!! Je suis entre Sancho et Triax, devant nous, une grande table de bois, derrière nous, la palissade… Le choc passé, je me retourne vers Sancho, des éclairs dans les yeux. Le pauvre… Il recule d’un pas, mais est vite arrêtée par la table derrière lui. « Mais… tou m’aimes! Non? Tou m’aimais! » Je serre la mâchoire et sors mes griffes. « Tu parles, ouais! » Je lui inflige deux coups de griffes à l’abdomen. Il saute rapidement par dessus la table et s’enfuit dans l’auberge. Tu peux bien courir. Puis, je dois faire face à tous ceux qui ont été témoins de la scène… J’ai tellement honte. J’ai été particulièrement méchante avec la pauvre Zianka qui ne voulait que m’aider! Je présente mes excuses, mais je sens qu’aucune excuse ne sera suffisante pour réparer mes torts! Au moins, je ne suis pas allée jusqu’au mariage! Ou pire!!! Pendant que la foule commence à se disperser, je m’enfuis jusqu’au campement où je m’écrase dans ma chaise pour terminer la potion de transe, tentant de tout oublier. Mais le campement est maintenant plein, Eldarion, les disciples de Chaos, Dragoon, Marius, Gaëlle, Emladar, Gollaria… ils sont presque tous là. « Qu’est-ce qui se passe Argentine? Tu sembles… pas bien… » « Ne posez pas de questions. »

Bien entendu, leur curiosité est piquée. Ils insistent. Je leur conte l’aventure. L’un des disciples de Chaos (Christian) rit particulièrement de moi. « T’es un alchimistes, pis tu ne l’as pas vu venir? Dans de la BIÈRE en plus! » Il me fait même un sort de télépathie pour me répéter en boucle le nom de Sancho. Pleutre. Eldarion s’amuse tout l’après-midi à fredonner la marche nuptiale. Je n’en peux plus. Dès que quelqu’un parle d’aller chercher des pierres magiques ou rencontrer des prêtres de quelque sorte, et que j’ai terminé la foutue potion de transe, je me lève et je pars avec la partie du groupe qui me niaise pas. J’évite Eldarion, qui persiste à fredonner la marche nuptiale quand je suis trop près. Triax se sent coupable aussi… En fait, le seul qui a bien réagi, ça a été Kenneth. Il n’a pas ri de moi, il m’a réconfortée, lui…. mais bon, il est déjà 13h, temps de retourner au boulot!

jeudi 11 août 2005

Grand Ver 2 - petit bout de suite

On vient donc de changer de temps encore une fois. Et d’endroit, semble-t-il… Bien vite, une multitude de villageois aux habits colorés animent le village et la route qui passe devant le village. Tout d’abord, on fait la connaissance d’une poétesse (Sabrina), qui nous confirme que nous sommes en 860 de la 3e ère (donc retournés à notre époque… à l’exception de 3 personnes, dont moi, qui n’appartiennent plus à leur époque d’origine), un mois et demi après notre « départ ». Elle nous apprend que nous sommes en Siurasie, ce qui doit faire environ trois mois de voyage du désert de Kator, si mes calculs sont bons et si on a un bon guide. La poétesse a écrit des poèmes dans toutes les langues possible : elle m’en lit un en Houlain, la langue de ma mère. Je l’écoute avec attention : plusieurs passages me rappellent étrangement certains rêves que je fais… (bon, je vais sonner vraiment stupide là, mais je dois le dire : je viens juste de comprendre pourquoi les poèmes me rappellent mes cauchemars, et ce, même s’ils n’ont pas du tout été écrits pour ça!)

On commence à se promener au village, à faire connaissance avec les villageois. On apprend bien vite qu’ils ont un gros problème : depuis très peu, ils sont attaqués la nuit par des lycanthropes (des créatures-garou). « Si seulement mes potions de vision véritable permettaient de détecter cette maladie… on aurait pu détecter les lycans d’un coup, et s’en débarrasser, ou du moins, les contenir jusqu’à ce qu’on puisse quitter, en toute sécurité, pendant le jour… » Triax sourit « Hé, mais ma magie peut le faire! Fais-moi des potions de transe pour me ressourcer… » Et Triax commence à faire des détections sur tous les villageois. À l’exception du maire, ils sont tous lycanthropes!!! Tous, sans exception! Même le chasseur de loups garous, fidèle d’Humius, que le maire a fait appeler à l’aide pour régler le problème, est lycanthrope! Le groupe se dit qu’il faut partir, et vite… mais il est trop tard, on ne pourrait jamais assez s’éloigner de jour, la nuit nous rattraperait, et on est en pleine-lune. Pas le choix, on doit trouver une solution : chasser des lycans de jour et tenter de survivre la nuit.

Je m’apprête à aller cueillir des herbes pour faire mes potions quand monsieur Jaune vient me voir. « Argentine, voici ton salaire! » Il me remet quelques pièces d’or et un bon nombre de joyaux. Je lui demande s’il part déjà, et il acquiesce « Oui. Les autres chefs et moi partons, nous avons à faire ailleurs. Mais certains reviendrons peut-être bientôt. » Je le salue et lui souhaite bonne chance, pas qu’il en ait besoin puisqu’il est déjà riche et puissant, je le remercie de l’occasion d’avoir travaillé pour lui et de la générosité de son salaire, puis il part.

Je croise aussi Kronos, qui me dit qu’il part lui aussi, puisqu’il n’a plus rien à faire ici. On discute brièvement, puis il me dit que je dois me presser, je dois être à temps pour qu’il n’arrive pas malheur à mon frère. De plus, je dois pratiquer intensément maintenant, si je veux réussir à retenir la ligne de vie du chronomancien pour qu’il ne puisse plus jamais faire de troubles temporels. Sur un « au revoir », il disparaît.

Je suis à chercher des herbes quand je croise Sancho (Christian), tout en peine… Son Akina (vous vous souvenez, l’Elfe d’Eldereth qui avait si souvent accaparé l’attention de Triax?) est partie. Il n’a même pas pu lui dire au revoir comme il l’aurait voulu. Elle ne lui a pas donné la chance de le suivre. « Mon employeur m’a dit que certains reviendraient peut-être bientôt… » Lui dis-je, tentant de le consoler un peu. Je vois une lueur d’espoir dans ses yeux, mais après une brève discussion, c’est peine perdue, il est déprimé, en peine d’amour et il n’y a que des idées noires qui lui traversent l’esprit. Après quelques faibles mots d’encouragement, je retourne à mes potions alors que lui s’éloigne de son côté.

Il y a quelques collègues au campement alors que je m’apprête à faire mes potions. Je commence le processus compliqué d’alchimie, et tout va bien… jusqu’à ce que je voies Sancho et son groupe débarquer. Ok, étrange, puisque je les connais à peine. Mais bon, je commence à être habituée à ce qu’il y ait beaucoup de gens dans notre campement : on dirait que c’est devenu un genre de point de rassemblement, tantôt pour les Dragons d’Argent, tantôt pour les Elfes Noirs, tantôt pour tous les autres… Mais les employés de l’Elfe Bleu étaient rarement ici. Encore plus étrange, Sancho semble de meilleure humeur soudainement. Quelqu’un qui le connaît mieux que moi doit lui avoir dit ce qu’il fallait… Il s’assoit directement devant moi, de l’autre côté de la petite table sur laquelle je mélange mes ingrédients. Il me tend une tasse remplie de bière, la jumelle de celle qu’il se réserve. « C’est qué jé vous connais un peu plous, et qué jé mé souis dit qué nous dévrions trinquer à l’amitié », m’explique-t-il en me tendant la choppe. Je fronce les sourcils. Je ne bois que très rarement : j’ai peur que mon jugement en soit affecté. Mais j’accepte tout de même l’offrande, pour ne pas l’offenser, mais aussi parce que je me dis qu’un verre, ce n’est pas si mal. De plus, j’ai bien mérité un peu de repos avec toute cette agitation. J’aurais mieux fait de m’en tenir à mes principes! Mais bon… Je commence à boire tout en concoctant la potion de discrétion commandée par Kenneth, puis celle de transe commandée par Triax. Je termine la potion de discrétion, mais je bois lentement, tout en discutant avec tout le monde. Étrange comment Sancho me fixe. Je suis habituée à me faire dévisager à cause de mon museau, de mes yeux ou de mes oreilles, mais j’étais tellement habituée à être entre amis que je dois ne plus y être habituée vraiment… Je devrai m’y faire à nouveau, avec ce retour à notre époque…

Et je dois arrêter là, malheureusement, ma pause dîner est terminée… la suite demain, probablement!

mardi 9 août 2005

Poids santé

La balance de WeightWatchers a parlé : je viens tout juste de passer la barre du poids santé! Mon IMC (indice de masse corporelle) est maintenant à 24,9 (ou 24,8, tout dépendant si je me mesure à 5'2" ou à 5'3", puisque je suis entre les deux). Ce n'est pas encore mon objectif final, mais il ne me reste plus que 10 lbs. à perdre!

Bon, maintenant, à propos de l'IMC... beaucoup de personnes critiquent cette échelle. On dit qu'elle n'est pas vraiment juste, ceux qui ont plus d'os et plus de masse musculaire sont désavantagés, etc. Mais un fait demeure : si notre indice est à plus de 25 ou à moins de 19, nos chances d'être atteints de problèmes de santé du type cardiaque, respiratoire, diabète, cancer, augmentent de façon alarmante selon les statistiques. Si on a de gros os, ben on devrait tout de même se tenir dans le haut de l'échelle santé (entre 24 et 25), Moi, je n'ai pas de gros os. Et ma masse musculaire est très moyenne (merci, course et GN!). c'est pour ça que je vise le milieu de l'échelle. En plus, j'ai déjà pesé le milieu de l'échelle, et c'est là où je me sentais le mieux. Moins que ça serait trop maigre. Plus que ça, et je ne suis pas tout à fait à l'aise encore. Même si je suis en chemin!

Et à ceux qui se disent qu'ils préfèrent manger tout ce qu'ils veulent et que l'excès de poids ne les dérange pas, pensez à ça. J'étais enceinte de trois mois quand ma belle-mère, qui aurait été grand-mère pour la première fois, est décédée des suites de complications lors d'une chirurgie cardiaque. Elle n'a jamais su le sexe de son petit-enfant. Elle n'avait pas 60 ans encore. Deux mois plus tard, j'étais alors enceinte de 5 mois, mon père a fait une crise d'angine. On a tous eu très peur. Il n'avait pas 50 ans. Oh, il a survécu et a changé ses habitudes, mais je ne vois plus les choses de la même façon. Oui, à 20 ans, on se dit que la vie est courte, mais on n'a aucune idée de ce que ces mots signifient vraiment. Oui, je pourrais mourir dans un accident de voiture, je pourrais être atteinte du cancer du sein demain matin, ou encore être infectée par une bactérie mangeuse de chair... mais s'il y a des facteurs que je peux éviter, il faut que je les évite. Si je peux réduire les risques en étant mince, alors je dois être mince. Pas maigre, parce que maigre, c'est pire côté santé. Si je peux éviter que mon taux de cholestérol grimpe en flèche durant la trentaine et qu'à 45 ans, un médecin m'interdise tout ce qui est bon de peur que je fasse une crise cardiaque, ben je vais l'éviter. Je veux voir mes petits-enfants, et si je suis foudroyée par quoi que ce soit avant mon temps, au moins, je sais que j'aurai fait ce qu'il faut pour vivre en santé jusque là.

Je suis chanceuse d'être en santé. Je serais ingrate de bousiller ça.

lundi 8 août 2005

Grand Ver 2 - samedi matin.

Juste le samedi matin, avant le dernier changement de temps... Le reste (avec l'histoire du philtre d'amour comprise), viendra plus tard cette semaine (je crois...).

C’est samedi matin, j’ai à peine 4 heures de sommeil dans le corps, et je me lève, pour aller me maquiller. Tout le monde se lève tranquillement, Emladar se fait des œufs et du bacon et ça sent bon dans tout le campement! Triax vient nous apprendre que des enfants des Kronossiens ont été enlevés durant la nuit. Dans leur lit, on a retrouvé des bandeaux du type qui sont portés par les Elfes sauvages. On se demande pourquoi les Elfes sauvages auraient bêtement signé leur crime… Il y a la possibilité que quelqu’un essaie de mettre le blâme sur eux… Les Elfes noirs (ben oui, nos « copains » blacks sont toujours accusés de tout : ils naissent méchant, alors forcément, quand un acte méchant se commet, ils sont les premiers suspects) parlaient de trouver un moyen par eux-même de retourner dans le futur, et on a peur qu’ils emploient des mesures très maléfiques, du genre sacrifice d’enfants humains… Je me met sur la production de potions de vision véritable, parce que les Elfes sauvages sont invisibles et que pour leur parler ou pour les attraper, la potion permet de les voir. Pendant ce temps, notre employeur vient me demander une faveur…

Il veut qu’un prêtre de Draco originaire de l’année courante, puisse revenir avec nous dans le futur pour faire renaître sa religion. Monsieur Jaune me demande donc de convaincre Kronos de le ramener avec nous, puisqu’il semblerait que ce soit mon « ami » d’après lui. Après avoir rigolé au terme « ami », je refuse.

« Mais je vais te payer! »

« Pourquoi j’essaierais de convaincre Kronos de quelque chose que je crois mal? »

« Mais ce n’est pas mal, il est persécuté ici, tout le monde rit de lui! »

« Les gens vont encore plus rire de lui dans le futur : ici, les gens connaissaient Draco au moins. Chez nous, personne n’a jamais entendu ce nom! Et puis, on risque gros en ramenant quoi que ce soit dans le futur, on met la ligne du temps en péril. »

« Mais ça ne changera rien! Il n’aura pas d’enfants de toute façon! Et je sais qu’il sera mieux dans notre temp. »

« Moi, je sais qu’on n’est jamais mieux que chez soi. Il n’a aucune idée de ce qui l’attend, il ne sera pas plus heureux simplement parce qu’il est dans une autre ère. »

Il continue à tenter de me convaincre, et je m’obstine. Je nomme quelques autres personnes qui pourraient aider, mais la plupart ont une dent contre Kronos, ils n’apprécient pas se faire déplacer dans le temps sans se faire demander leur avis (d’ah!).

Puis, la discussion se tourne vers les Elfes sauvages et l’enlèvement des enfants. Je crois qu’on ne devrait rien faire, on devrait laisser l’histoire se dérouler. Cependant, j’insiste pour vérifier que ce sont bien les Elfes sauvages qui ont enlevé les enfants, parce que s’il s’agit des Elfes noirs, il faut rectifier la situation : eux, ils viennent du futur, leurs actes pourraient changer des choses.

Monsieur Jaune revient à la charge avec son foutu prêtre. Il offre plus d’argent. Je refuse encore, mais cette fois, je lui conseille de demander à Kenneth. Celui-ci accepte et part en quête de Kronos.

On finit par partir pour le camp des blacks. En chemin, Kenneth me rattrape et me dit « J’ai presque tous les arguments, il ne m’en manque qu’un pour convaincre Kronos. Celui sur le fait que le prêtre ne changera pas notre futur ». Pour moi, la réponse est très simple. Kronos m’avait expliqué qu’il y avait un orage temporel, notre futur est en train de changer. En fait, la réponse est si simple que je ne peux m’empêcher de la souffler à Kenneth. C’est donc de ma faute si Kronos a accepté d’apporter un homme du passé dans le futur… J’aurai sûrement beaucoup d’occasions, plus tard, de regretter mon choix. Quand je verrai ce prêtre, je tenterai de le convaincre de rester…

On arrive au camp des Elfes noirs. En chemin, il y a eu quelques altercations avec des Elfes sauvages, mais je ne m’en préoccupais pas, j’étais plus intéressée par les questions de conséquences de changer le cours des événements. Au camp des Elfes noirs, leur chef, Xavier (Simon Dubois) est en train de torturer un « sauvage ». Devant nos yeux, sous la torture, l’autochtone avoue que ce sont eux qui ont enlevé les enfants, qui sont « un peu partout dans les bois ». On assume qu’ils les ont découpés en morceaux! Ouache! Mais bon, du moment où je sais que ce ne sont pas les Elfes noirs qui sont les coupables, je ne veux plus m’occuper de retrouver les enfants. Notre présence ne doit pas déranger le cours des choses, et le jour de ma naissance, même si on sauve ces enfants, ils seraient morts de vieillesse depuis des siècles déjà. Kronos nous rejoint, et plusieurs commencent à lui poser plein de questions, et à faire des accusations. Du genre « qu’est-ce qui va se passer? » « quand retourne-t-on chez nous? » « pourquoi t’as fait ça? » etc. Habituée d’entendre ces questions et leurs réponses, je me permet de répondre à sa place. « Qu’est-ce que ça changerait que tu le saches? » Kronos sourit et part, il me laisse faire, je fais bien ça! En fait, ça fait quelques temps que j’ai commencé à parler comme Kronos… je commence aussi à me détester pour faire ça, mais c’est loin d’être terminé : c’est mon mentor maintenant!

On retourne à la croisée. Je voies le prêtre de Draco et je lui dis que je ne le comprend pas. Il prie le dieu de la civilisation, il a la chance d’en voir naître une devant ses yeux, de participer à sa création, mais il décide de partir vers quelque chose de très inconnu… qui ne sera probablement pas mieux! Peine perdue, son idée est faite. Je vais m’asseoir sur une pierre à la croisée, et je suis vite rejoint par la plupart du groupe. Kronos passe et me suggère de méditer, je n’ai pas de temps à perdre… Ce que je fais. Je m’installe, je médite, et j’entend tout le monde au tour de moi trouver ça très étrange, étant donné que je ne pratique pas la magie. Triax se fait particulièrement insistant. Mais je j’ai pas le temps de donner d’explications, on entend une corne : c’est le dernier changement de plan! On est maintenant revenus dans notre temps, mais pas au même endroit…

GN4 - La fête d'Orboug

Je sais, je sais, je n'ai pas encore fini la deuxième partie du Grand Ver 2, j'ai préféré lire Harry Potter... mais là, j'ai fini Harry Potter, alors je vais probablement daigner terminer mon récit cette semaine.

Maintenant, c'est du GN qui vient de se terminer hier dont je veux glisser un mot. J'étais personnage non-joueur (la première fois depuis longtemps!) et j'ai bien aimé! J'ai malheureusement dû partir dans la nuit de samedi pour obligations familiales, je n'ai donc pas pu assister à la fin de la partie, mais on m'a dit que tout s'était bien déroulé!

Bon, premièrement, c'était un excellent GN à mon avis. Pas mal d'action, de l'intrigue et de l'ambiance. Je crois qu'il y en avait pour tous les goûts. Le temps a été merveilleux, beau soleil, chaleur mais pas trop d'humidité, bref, les Dieux ont souri aux organisatrices qui se sont dépassées durant des mois pour bien ficeler leur histoire. Nous étions beaucoup de personnages non-joueur, ce qui été d'une grande aide : il pouvait y avoir à la fois des morts-vivants à un bout du terrain, des loups-garous au milieu et des hommes-insectes à l'autre bout, question de dégourdir les jambes de tous. Et puis, l'histoire laissait beaucoup de place au développement de personnage pour les joueurs.

Il y avait plusieurs intrigues de front. Nomar qui mettait en question la légitimité de la Comtesse d'Orbourg, les gitans qui corrompu la tombe du Comte d'Orbourg en pillant ses trésors, Sandralanne (que j'ai jouée) qui avait fait un pacte avec le démon Barbatos pour être jeune en échange de l'âme de ses enfants, l'ombre qui rôdait et possédait les gens, les hommes-insectes qui venaient coloniser, les vampires qui viennent se servir au bal masqué...

J'ai trouvé très étrange de faire un GN sans mon museau, mes verres de contact jaunes, mes griffes et mon maquillage épais. C'était aussi étrange de connaître les intrigues avant qu'elles ne se produisent! Même si j'ai aimé ma fin de semaine, j'aurais aussi beaucoup aimé être joueur.

Bref, le tout était très bien organisé. Merci beaucoup à (en ordre alphabétique) Audrey, Dominique, Isabelle et Michèle! Pour trois d'entre elles, il s'agissait d'une première expérience d'organisation de GN, et je dois avouer que c'est un succès de mon point de vue!

J'ai hâte de lire les annecdotes!

vendredi 5 août 2005

SPLMA

AH NON!

Ron a été empoisonné, et ma pause est déjà terminée, je dois poser le livre et recommencer à travailler!!!!!!!!!

Un auteur ne devrait pas avoir le droit de faire ça à ses lecteurs. C'est de la cruauté envers les lecteurs. Je pense que je vais devoir créer la "Société protectrice des lecteurs maltraités par leurs auteurs". Ouais, c'est ça... après le prochain chapitre... Juste un autre petit chapitre...

mardi 2 août 2005

Sécurité

Maudites cartes magnétiques de sécurité! Ça ne fait pas trois semaines que je suis au bureau et je suis déjà tannée!!!

Je n'ai même pas encore mis le pied à l'extérieur de ma voiture que je dois sortir ma passe pour actionner la barrière du stationnement. Une fois à l'intérieur, il y a un garde de sécurité qui vérifie que j'ai bien une passe accrochée sur moi (mais bon, je pourrais y mettre la photo d'Estéban qu'il n'y verrait pas la différence). Ensuite, pour prendre l'escalier (mais pas l'assenceur), je dois passer ma carte sur un petit détecteur qui déverrouille la porte. Je monte, même chose en haut de l'escalier. Et puis un autre détecteur à la porte du bureau. C'est encore heureux que je n'en aie pas à l'entrée de mon cubicule, ou que je n'en aie pas besoin pour tirer la chasse aux toilettes! Non mais! Et puis, si je décide que je porte une robe aujourd'hui, ma passe s'accroche mal. Et puis au tour du cou, c'est vraiment fatiguant, parce qu'il faut se pencher ou l'enlever chaque fois que je veux entrer quelque part.

Ok, je dois avouer que c'est "cool" d'avoir une passe de sécurité accrochée après moi. Je me sens importante avec ça. "Hé, moi, j'ai accès à des endroits où toi, t'as pas accès!" Mais bon, à part ça, ça ne sert strictement à RIEN! N'importe quel idiot peut s'instroduire quelque part s'il le veut vraiment. C'est facile, les coordonnées au travail de tout le monde sont sur Internet. TOUT est sur Internet. Suffit de trouver la réception et de se faire passer pour de la maintenance, et hop. On te fait entrer. Et puis, qu'est-ce qu'on protège? Des documents? Et puis quoi encore? Les documents archi secrets, je n'en ai pas vus, mais si on en a, ils doivent être enfermés dans un coffre, ou du moins, sur un poste de travail sécurisé.

Y'a RIEN qui justifie que je risque de m'embarrer à l'extérieur de mon bureau en attendant la prochaine qui aura besoin d'aller aux toilettes. Non, ça ne m'est pas encore arrivé, mais tôt ou tard, ça arrivera. Estéban aura joué avec mon laisser-passer et j'aurai oublié de la remettre à sa place. Je vais la mettre sur mon chandail chaud au lieu de ma robe, enlever le chandail quand j'aurai trop chaud et je l'oublirai sur mon bureau, avec la passe, la prochaine fois que j'irai aux toilettes. C'est évident que je vais l'oublier éventuellement. Pis ça va causer pleins de troubles pour une pseudo-sécurité qui ne sert à rien.