4h44 : Estéban hurle. Souvent, il se rendort tout seul, c'est un mauvais rêve. Mais à 4h50, ses cris escaladaient en crescendo. Il a une de ses voix, quand il veut! Je me lève, je vais le voir, la tétine et la doudou ne le réconfortent pas. Je le prend dans bras, je le sens se crisper sur moi puis se détendre, calmant ses sanglots. Quelques minutes plus tard, je le recouche, nouveaux cris. Je change sa couche. Je lui offre de l'eau. Rien à faire. Je le reprend un peu, le recalme, puis le recouche. Il pleure, mais je suis tellement fatiguée que je retourne dans mon lit. Une minute plus tard, il est endormi. Il est près de 5h.
5h18 : Nouveaux cris et hurlements. Décidément, le cauchemar est tenace. Cette fois, c'est Gaétan qui se lève pour le calmer. Ça marche à moitié. Peut-être qu'une nouvelle dent est sur le point de percer (ça fait quelques jours qu'il est grognon et qu'il a toujours de 3 à 5 doigts dans sa bouche)... Puis il se rendort.
5h45 : c'est mon réveil qui sonne. Nouveaux cris : Estéban l'a entendu. 5 minutes plus tard, je me retourne vers Gaétan : "Team work?" que je lui demande. Il hoche la tête, "OK, tu vas lui préparer un biberon, je le lui donne pendant que tu t'habilles, puis ensuite tu prends la relève pour l'emmener à la garderie".
6h10 : Gaétan remonte avec le petit endormi dans ses bras et le recouche. Je finis mon maquillage (ben oui, ça m'arrive de vouloir m'arranger pour aller travailler... surtout quand j'ai passé une mauvaise nuit!)
6h45 : Je me suis fait un lunch pour dîner et une collation pour après le travail, puis je vais chercher le petit qui recommence à s'agiter. Change encore une fois la couche, l'habille malgré ses protestations (entremêlées de rires... il est vraiment comique le matin!), va dire au-revoir à papa, descend, lui donne son biberon qu'il prend tout seul et qu'il tétouille, mais par le temps que je me verse mon café, il a déjà grimpé ET dégringolé quelques marches de l'escalier... Nouveaux pleurs. Console encore. Pas de mal, juste beaucoup de peur. Ok, on va survivre.
7h15 : J'ouvre la porte. Estéban, manteau sur le dos, chapeau sur la tête et biberon en main, essaie de sortir. Il a de la difficulté avec la petite marche lorsqu'il a les mains pleines, alors je l'aide un peu. Mais que c'est génial qu'il marche seul jusqu'à la voiture! J'ai les bras chargés, mais je n'ai pas à le porter en plus, puis il rigole. On est chanceux : il ne pleut pas encore. Je n'oublie pas mon lunch. Je n'oublie pas ma passe de sécurité qui est déjà accrochée à ma hanche. Et j'installe tout de suite mon café dans le porte-café. J'attache Estéban sur son siège. Il tète sa bouteille, il est docile (d'habitude, j'ai droit à une crise et au "bacon" parce qu'il ne veut pas être attaché!). Il me donne même un bisou. Aaawwwww!
7h35 : Arrivée à la garderie. Il n'y a qu'une petite arrivée aussi, la nouvelle, Jennifer. Elle est mignonne, semble avoir beaucoup d'énergie! Ça fait drôle de voir Estéban debout, à jouer avec des enfants. Elle lui tend un toutou, il sourit, il "jase" sans qu'on ne comprenne quoi que ce soit, elle va demander à manger car elle a faim, il va fouiller dans le petit réfrigérateur de plastique pour jouer à tout sortir... Ils interagissent (même si une fois sur deux, c'est pour se crier après ou pour se bousculer... ah, les enfants!). C'est étrange. Mon bébé n'est plus vraiment un bébé. Ce n'est pas encore un enfant non plus. Il trotine, il communique, il sourit, il m'embrasse, il m'écoute, il me comprend, il évolue... C'est hallucinant! Et dire qu'il y a environ 2 ans, il n'existait même pas encore...
7h50 : Après avoir laissé des consignes à Rollande, je pars pour le boulot. Je met le second CD de mon livre audio (Anansi Boys de Neil Gaiman, version intégrale : c'est bon! J'en ferai une description quand j'aurai terminé...), puis je pars pour le bureau. La pluie commence à ce momnet. Ah bien...
8h15 : la pluie ralentit le traffic... J'arrive au bureau, il pleut à boire debout. Entre au bureau. Fait du ménage : je déménage de cubicule cet après-midi. Je fais aussi un texte en équipe avec une collègue, on accorde nos violons. J'adore travailler en équipe. C'est d'ailleurs pour ça que je change de cubicule : j'ai besoin d'être plus près de l'action, il faut que ça bouge, je fais partie d'une équipe et je veux le sentir.
Et avec tout ça, j'suis fatiguée, j'ai pas le goût et j'ai envie de retourner me coucher tout de suite. Après le boulot, je me convertis en croupière de BlackJack. Ensuite, c'est au lit. Mais où est passée ma semaine?!?