lundi 31 octobre 2005
Question quiz
Par Andreanne, lundi 31 octobre 2005 à 11:23 :: General
Combien de traducteurs ça prend pour changer une ampoule?
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lundi 31 octobre 2005
Par Andreanne, lundi 31 octobre 2005 à 11:23 :: General
Combien de traducteurs ça prend pour changer une ampoule?
Par Andreanne, lundi 31 octobre 2005 à 09:46 :: Soupape
Gala de l'Adisq hier. Je ne l'ai pas regardé. En fait, oui, j'ai vu un petit bout. Celui où on présentait les 10 chansons les plus écoutées, puis le disque le plus vendu. Et puis Gaétan a changé de poste (j'étais bien d'accord) et je suis allée terminer le costume d'Halloween d'Estéban, loin loin loin de la télévision.
Parce que ça m'énerve.
Les 10 chansons les plus écoutées cette année sont les 10 chansons qui ont tourné dans toutes les radios commerciales sans imaginations qui ne sortent pas du cadre de peur de perdre des auditeurs. Ben ils m'ont perdue. Parce que sur 10 chansons, il n'y avait que les 3 accords qui constituaient une innovation. Et encore. Sur 10 chansons, je pensais que 3 étaient du même chanteur (ce qui n'était pas du tout le cas), et comme je n'écoute pas la radio commerciale, il y en avait 5 que je n'avais pas entendues du tout. En fait, oui, j'ai dû les entendre, mais je ne les ai pas remarquées parce qu'elles fondent bien dans le paysage. Et une qui me fait sortir des magasins chaque fois qu'elle y joue.
Ce n'est pas l'album le plus vendu, ni la chanson qui a le plus tourné à la radio qui est représentatif de la chanson la plus écoutée. Non. On devrait y ajouter un facteur prédominant : le nombre de téléchargements.
Je n'ai pas écouté le reste du gala, mais y avait-il une catégorie "le groupe ou l'artiste le plus téléchargé"? parce que ça devrait. Les consommateurs de musique sont aussi souvent consommateurs de DVD, de films au cinéma, de livres, etc. Leur budget n'est pas consacré à la musique. Voilà pourquoi ils téléchargent. Moi, j'ai longtemps téléchargé seulement pour savoir si ça valait la peine d'acheter l'album. Souvent, j'ai acheté l'album ET je suis allée voir le show. D'autres fois, je me suis dit que LA toune que j'aimais n'était pas représentative du reste de l'oeuvre, alors je me suis abstenue. Voilà. Donc, au lieu de se battre contre les téléchargements, les artistes devraient être heureux que ça existe. Et tenir compte du nombre de téléchargement de leurs oeuvres pour savoir ce que les gens aiment d'eux. Aussi, pour savoir où les gens les écoutent afin d'offrir plus de spectacles dans cette région, et faire plus d'argent comme ça... Au lieu d'investir contre le téléchargement, il faut investir dans des outils de téléchargement qui aident les artistes à se faire connaître, et à connaître leur publique. Pas par du spyware, mais simplement en indiquant que le téléchargement est correct, tant que vous nous disiez dans quelle région (même pas la ville!) vous êtes... Mais bon.
Ah, et que dire des radios commerciales qui imposent des hits. À CKTF, on ne promet que des hits. Mais c'est sûr que les auditeurs vont demander toujours les mêmes tounes, et que ce sont toujours les mêmes tounes les plus demandées qui vont tourner : on ne leur fait rien découvrir de nouveau!!! Pour découvrir certains styles ou certains artistes, il faut aller sur Internet. Ou encore écouter des films et relever la musique qui y joue. Ou avoir la chance d'avoir des amis qui sont "freaks de tel genre de musique" et qui sont assez passionnés pour nous faire entendre ce qu'ils trouvent bon. Oubliez la radio, à moins que vous n'écoutiez que du Corneille et la centaine d'artistes qui sonnent pareil, ou encore les jeunes de Star Académie qui tentent le plus possible d'être pareil aux autres artistes qui pognent, pour pogner eux-mêmes...
vendredi 28 octobre 2005
Par Andreanne, vendredi 28 octobre 2005 à 09:49 :: General
Super Woman, elle devrait aller se r'habiller. Je gage que c'est un homme qui l'a créée. Et à cause d'elle, ben on doit en faire deux fois plus pour juste se tenir à flot...
Debout tôt le matin, la vraie superfemme est déjà active. Elle s'habille rapidement et fait sa toilette silencieusement pour ne pas réveiller bébé. Elle descend à la cuisine, met la bouilloire en marche et prépare du café. Elle en aura besoin : c'est de là qu'elle tire ses superpouvoirs.
Ensuite, elle s'assure que les lunchs soient prêts. Puis, elle remonte, tire les petits des bras de Morphée, change les couches s'il y a lieu, habille, prépare à déjeuner (ou les biberons, si la superfemme a une supergardienne qui fournit le déjeuner), puis hop, c'est à l'école ou à la garderie. Superfemme dépose les petits, puis s'en va déjeuner, en buvant son café au volant de sa voiture. Elle déjeune au bureau, pas le temps à la maison. Ensuite, elle travaille, mais elle arrête quelques fois pour organiser sa journée, sa soirée, sa semaine, son mois. Elle appelle Superhomme, ou Superhomme l'appelle, pour coordonner leurs missions.
Superfemme doit travailler beaucoup pour compenser le manque de sommeil. Ensuite, elle revient chercher les petits, joue un peu avec eux question d'être active et de profiter de la bonne forme de la jeunesse, puis prépare le souper, dégage la table, s'assure que tout le monde ait à manger, nettoie les frimousses, range les couverts, prépare les lunchs du lendemain avec les restes ou encore avec autre chose, si les enfants ne sont pas trop fatigués, elle prépare le souper du lendemain par la même occasion, dans la mijoteuse. Puis, elle fait la vaisselle, balaie le plancher (moi, j'ai la chance d'avoir Superbébé qui aide Superfemme à passer le Superbalais), nettoie s'il est vraiment trop crotté et qu'on risque d'y rester collé, puis part une brassée de lavage. Pendant que la laveuse travaille, elle donne le bain aux enfants, supervise le brossage de dents, leur enfile leur pyjama puis les laisse jouer pendant qu'elle transfère les vêtements de la laveuse à la sécheuse. Ensuite, elle s'écrase 3 minutes, ou jusqu'à la première crise de bébé, selon le cas. Puis, il est déjà temps de coucher les petits, alors c'est la routine du dodo : calme les rebels qui ne veulent pas dormir même si leurs yeux ferment tout seul, berceuse et/ou histoire, couverture, refuse les 10 000 demandes de verre d'eau, et tout le tralala. Elle s'installe ensuite sur le sofa devant la première émission de télé qu'elle peut regarder, avec la brassée de linge qu'elle plie soigneusement pour ensuite aller ranger durant les pauses publicitaires. Ensuite, elle a le choix. Soit elle fait avancer un de ses nombreux projets (comme un costume d'Halloween, un Scrapbook, un vêtement, un dessin, un casse-tête avec Superhomme, n'importe quoi), soit elle fait du bénévolat pour une association sans but lucratif (elle rédige un procès-verbal, elle se tient au courant, elle répond à 3-6 courriels à ce sujet), soit elle fait une activité physique devant sa télé (yoga, danse aérobique sur DVD), soit elle se repose un peu, s'écrase devant l'ordinateur ou la télé, ou encore mieux, les deux à la fois.
Ensuite, Superfemme s'occupe de sa vie de couple avec Superhomme, puis ensuite elle dort.
Bon, ça, c'est la base. Ensuite, il y a tout plen d'autres choses. Les heures supplémentaires au travail, soit de Superfemme ou de Superhomme, la planification d'une fin de semaine chargée, etc. Ce qui est vraiment poche, c'est qu'au moment où on passe ne serait-ce qu'une seule étape de cette routine de Superfemme, on est en retard dans quelque chose, et la tâche devient insurmontable au fil du temps. Et on se sent Superpoche parce qu'il y a une montagne de vêtements sales sur le plancher. Ou encore parce que la vaisselle n'est pas faite... depuis 5 jours. Maudite Super Woman, on se sent vraiment SuperPoche quand on ne peut pas l'égaler.
Mais faut pas oublier que Superhomme est là. Bien que Superman n'a jamais utilisé ses pouvoirs pour faire la vaisselle, Superhomme est altruiste, il soutient Superfemme, il accepte de réduire ses heures de travail, d'alterner pour aller porter les enfants à la garderie, de faire la vaisselle ou de plier les vêtements avec superfemme. Sans le nouveau Superhomme, Superfemme serait superdépressive. Vive l'évolution de la société et à mort SuperWoman. On mérite tous de souffler, non?
mardi 25 octobre 2005
Par Andreanne, mardi 25 octobre 2005 à 08:47 :: General
C'est Noël dans 2 mois exactement.
Chaque année, c'est la même chose. On me demande ce que j'aimerais avoir pour Noël. Comme je ne peux pas obtenir la paix dans le monde (aaaaah que je suis quétaine!), eh bien je tente tant bien que mal de mettre sur papier des suggestions de ce qui me ferait plaisir. Et puis ensuite j'essaie de trouver ce qui ferait plaisir à mes proches, et puis je me trouve poche de ne pas plus me connaître, de ne pas plus connaître mes proches pour savoir ce qui ferait plaisir, qui serait utile, et apprécié. Je sais, le geste d'offrir un cadeau est tout ce qui compte, mais tant qu'en offrir un, aussi bien être un beau cadeau, que la personne utilisera et aimera et qui me permettra tout de même de payer mon hypothèque en janvier... En plus, il y a les échanges de cadeaux qui ne sont pas dans les mêmes cercles... alors faut faire très très très attention de ne pas demander toutes les mêmes choses sur toutes les listes... Ah que c'est compliqué!
Chaque année, je me dis que je vais faire ça de bonne heure. Chaque année, je suis quand même prise à la dernière minute pour trouver des idées et des cadeaux à certains. Je pense que le pire, c'est mon père. En plus, sa fête est juste avant Noël... Ok, je peux offrir des DVDs, des CDs, des livres, des billets de spectacle... mais comment savoir si c'est le bon DVD, ou s'il n'a pas déjà le livre ou le CD? En fait, je sais déjà que si le livre ou le CD est bon, il l'a déjà. Ou c'est impossible de se le procurer, à moins d'un miracle.
Depuis quelques années, Gaétan et moi nous offrons un cadeau "de couple". Ça fait des lustres que je rêve d'une surjeteuse, mais bon, chaque année, on se dit qu'on s'offrira ça l'année prochaine... Et comme l'an dernier, on s'est offert une maison, y'a beaucoup de dépenses qui passent avant ça. L'année prochaine, sûrement. Et puis ma machine à coudre doit être réparée chaque année. À 60$ la fois, je commence à penser à la remplacer... Mais bon, même avec les spéciaux de 600$ pour une machine et une surjeteuse neuves, ça fait cher à demander au Père-Noël... On s'offre un super atelier pour Gaétan cette année, en plus des rénos.
Eh! Juste en rédigeant ces lignes, je viens de trouver 3-4 idées-cadeau pour mon papa... C'est quand même utile, un blogue!!!
Alors donc, avant novembre, je me donne pour mission de trouver 10 suggestions abordables de cadeaux de Noël, question d'avoir de quoi à donner avant même qu'on me demande cette mautadite liste!!!
... Je voulais mettre une suggestion pour partir le bal, et j'ai un méga blanc... Ah que c'est dur! Bon, 5 minutes plus tard :
1- Des vêtements chouettes. Le 6 est maintenant officiellement trop grand. Je porte donc du 4 ou du 5 (je crois), ou encore plus simple, du petit-moyen. Merci, détermination et WeightWatchers! :)
Bon, à 1 suggestion par semaine, je me rendrai peut-être jusqu'à Noël!
lundi 24 octobre 2005
Par Andreanne, lundi 24 octobre 2005 à 10:24 :: Aire de jeu
Le 5 novembre prochain, il y a une partie grandeur nature basée sur le jeu de WhiteWolf - Vampire : The Masquerade prévue à l'horraire de l'AJJRO. Cette partie est organisée par Ti-Pat, Benji et Jaune, et promet d'être bonne. Il reste encore de la place, l'activité n'est pas réservée aux membres, et puis plusieurs clans sont encore en manque de bons vampires... Comme les Tremere, par exemple.
Moi, je serai parmi les Toréador, un clan d'amateurs d'art. J'incarnerai une "jeune" vampire, à peine vampirisée, chanteuse et pianiste, qui commence à se rendre compte qu'elle a fait une belle erreur en donnant son âme aux démons, mais qui tente tout de même de s'adapter... Elle a soif de pouvoir, et tentera par tous les moyens possibles de monter dans la hiérarchée bien ancrée dans les moeurs des vampires participant à la Masquarade.
Ce n'est qu'une soirée, et je crois qu'il y aura de l'action (il y a des rumeurs de chasseurs de vampires et de loups-garous... mais bon, ce ne sont que des rumeurs), de l'intrigue et beaucoup de jeux de pouvoir... En plus des vendettas personnelles de ceux qui étaient à la rencontre de l'an dernier (ce qui n'est pas mon cas, mais pas besoin d'avoir assisté à la partie de l'an dernier pour comprendre celle de cette année.)
Vous ne connaissez pas très bien le monde de WhiteWolf? Pas grave. Faites un ghoule : un humain qui tente d'entrer dans la société vampire. On vous assignera à un vampire qui a de l'expérience, et vous devrez tenter de gagner son respect et de mériter sa confiance, et lui vous apprendra tout ce que vous devrez savoir sur les clans, les vampires, le monde des ténèbres...
Ça vous intéresse? Allez voir là. Vous pouvez aussi poser vos questions dans la section babillard - grandeur nature.
vendredi 21 octobre 2005
Par Andreanne, vendredi 21 octobre 2005 à 10:36 :: À voir!
J'ai mal partout. Ben, pas partout. J'ai mal à tous les muscles de mes cuisses. Et aux muscles de mes bras et de mes épaules. Aussi aux muscles entre mes côtes. Et je donnerais cher pour qu'on me fasse un massage au cou et au dos ici et maintenant.
"Ça fait mal, mais ça fait du bien!"
J'aime bien acheter des DVD de yoga et de baladi. Quand je n'ai pas le temps d'aller au gym avant le travail ou sur l'heure du dîner et qu'il ne fait pas assez beau pour que j'aille courir dehors avec Estéban en soirée et de façon sécuritaire, dès que le petit est couché et que Gaétan n'est pas dans le coin, je glisse un DVD de yoga ou de baladi dans mon lecteur et je m'amuse à essayer d'être élégante en copiant les mouvements et en suivant tant bien que mal les instructions!
Je me suis gâtée dernièrement. J'ai commandé trois DVD, dont celui-ci :

Il s'agit de 2 DVD. En tout, il y a plus de 6 heures de pratiques de yoga, et puis il y a la possibilité de faire son propre programme en alignant les séquences de notre choix. C'est très bien fait.
Seulement... Je ne connaissais pas vraiment ce type de yoga. Le yoga est une pratique qui est devenue "à la mode", c'est offert au cégep, tous les centres de conditionnement physique offrent des cours... Seulement, en général, les gens connaissent le "hatha" et le "ashtenga". Si ma mémoire est bonne, le hatha est plus doux, axé sur des poses, des enchaînements et des étirements doux. Le ashtenga (plus populaire), est aussi appelé "Power Yoga", basé sur des poses et des enchaînements plus exigeants côté musculaire, mais moins sur les étirements.
Le Vinyassa... c'est beaucoup plus... spirituel. Certains appellent ça aussi le "flow". Les mouvements "coulent", durant les salutations au soleil, le corps est continuellement en mouvement, comme une vague. C'est TRÈS exigeant, mais on a plus l'impression de s'étirer que de forcer... résultat : j'ai mal partout parce que j'ai forcé sans m'en rendre compte, avec des muscles que je ne connaissais pas. Et puis côté étirement, y'a pas mieux. En fait, si on m'avait dit que j'aurais mis mon pied derrière mon oreille, je n'aurais pas acheté ce DVD. Mais je l'aurais regretté. Parce que ça fait beaucoup de bien. Je déteste les poses où l'on se tient sur la tête... Alors je ne les mets pas dans ma séquence :p
Un bémol : attention à ne pas en faire trop. Ce n'est pas vraiment pour les débutants, et plusieurs poses sont très difficiles. Il faut constamment être à l'écoute de son corps et juger du niveau de difficulté pour ne pas se blesser. On est dans son propre salon, on n'a rien à prouver à qui que ce soit. Alors si vous avez tendance à en faire trop, n'achetez pas ce DVD. Autrement, ça vaut le détour!
Et attention : il s'agit de mouvements qu'on n'est pas habitués de faire. On est vendredi matin. Je l'ai fait mercredi soir. Je suis tout de même plus courbaturée qu'hier!
mercredi 19 octobre 2005
Par Andreanne, mercredi 19 octobre 2005 à 09:34 :: General
J'ai déjà entendu dire que l'infini est difficile à concevoir. Je crois que la personne qui dit ça se trompe. C'est le fini qui est difficile à concevoir.
C'est beaucoup plus facile de tout voir en cycle, en sphère, en courbe, une courbe, ça ne finit jamais. Essayez de vous représenter l'univers comme étant fini. J'essaie de le faire depuis une semaine, et j'en suis incapable. J'ai l'image d'un gros mur de béton qui arriverait à la fin de l'univers. Ou encore d'une grille à la Holodeck de StarTrek. Ou encore une ligne au-delà de laquelle il n'y a que du vide. Mais du béton, une grille, du vide, ça présupose "quelque chose". Du vide, ce n'est pas rien. C'est du vide. Ça continue. Même chose pour du béton, ça a une certaine épaisseur qui continue.
Même chose pour la mort. Supposons que la réincarnation, le paradis, le monde des esprits n'existent pas (parce que ça présuppose une continuité, un infini, mais l'exercice présent vise à tenter de concevoir le fini). Donc, supposons que la mort soit une finalité, et que l'union d'un spermatozoïde et d'un ovule soit un début absolu, qu'il n'y a rien avant pour l'être qui mourra. Vous pouvez concevoir ça? Moi, je crois que je commence à y arriver, mais difficilement. Et puis quelques secondes plus tard, je n'y arrive plus. Je changeais la couche d'Estéban hier matin, et je me suis mise à penser à il y a deux ans (quelques semaines seulement avant sa conception). Je me suis mise à penser à quand il n'existait pas. Et tout s'est embrouillé. Maintenant, Estéban est un être séparé, mais il fait tout de même partie de moi, je ne peux plus penser à ma vie sans penser à lui. Appelez ça de l'amour ou un fait de la vie : je ne peux pas concevoir ma vie sans mon bébé, parce que c'est comme ça. Même si j'essaie bien fort. Oui, je me remémore des événements avant, mais c'est comme s'il avait été chez la gardienne tout ce temps... C'est un phénomène étrange, difficile à décrire.
Tout comme je ne peux pas concevoir que mes parents ont déjà été des bébés, et ce, même si j'ai vu des photos, si mes grands-parents m'en ont parlé ainsi. Alors concevoir qu'un jour, je n'existais pas... et que maintenant, j'existe, et qu'un jour, je n'existerai plus... c'est difficile. Ah, et ne me servez pas ce "oui, mais on se décompose, et les minéraux ne se perdent pas, et blablabla"... C'est sûr que le carbone dont je suis fait existait avant, et que je l'ai simplement absorbé à partir de ma conception, puis que je le libérerai quand je mourrai. Mais mais pensez à l'arrangement des synapses dans le cerveau. S'il se dégrade, si le cerveau est modifié, ou si on lui coupe les vivres, il s'éteint. Et c'est -fini-. La conscience est morte. On n'existe plus.
Et si le fini existait, malgré tout? Rien - quelque chose - rien. Rien - univers - rien. Rien - conscience/vie - rien. J'ai encore peine à le concevoir. C'est plus facile de croire au cycle, à l'infini...
Par Andreanne, mercredi 19 octobre 2005 à 09:16 :: General
En principe, tout le monde est contre l'esclavagisme. En principe, tout le monde est contre l'exploitation sexuelle. En principe, tout le monde est contre la violence. En principe, tout le monde condamne les pratiques déloyales des entreprises.
Mais dans les faits...
La plupart du monde continue à acheter des produits faits par des esclaves : ils magasinea au Dollarama (les produits sont faits par des enfants sous-payés) ou acceptent d'acheter un café non équitable, même s'il y a un choix équitable au même prix et de même qualité juste à côté.
Des milliers de prostitué(e)s, volontaires ou non, majeurs ou non, trouvent toujours des millions de clients.
On accepte que des pays soient bombardés, on accepte de bombarder pour se défendre, on attaque pour revandiquer, on a recours à la violence physique et verbale, car on considère la violence comme un recours acceptable quand il n'y a plus rien d'autre.
Des milliers de gens continuent à acheter chez Ikéa et WalMart (qui assassinent les petits producteurs en monopolisant leur production pour mieux contrôler les prix), pour n'en nommer que deux.
À quoi ça sert d'avoir des principes, si on s'en balance dès qu'ils ne font pas notre affaire?
mardi 18 octobre 2005
Par Andreanne, mardi 18 octobre 2005 à 09:41 :: Trad
Décidément, hier, c'était ma journée!
Au travail, je dois être évaluée tous les 3 mois la première année, puis tous les 6 mois la deuxième année, à moins que je n'obtienne une promotion avant la fin des 2 premières années. Je suis encore en "apprentissage". J'ai des objectifs quantitatifs et qualitatifs à atteindre.
Comme ça fait trois mois que je suis revenue, j'ai eu droit à ma première évaluation. Ce n'était pas une surprise : mon encadreure et moi parlons pas mal, j'ai toujours eu l'heure juste sur mon travail, qu'il soit bien fait ou pas. Mais là, c'est par écrit, devant la "grande patronne"! Et je dois avouer que ça fait du bien de se faire féliciter et de se faire dire que je suis bonne!
Bon, mais il n'y avait pas que des compliments :
- Je dois travailler sur mon rendement quantitatif. Ça ne devrait pas être un problème, je l'ai pris relaxe au début.
- Je dois continuer à travailler sur mon style rédactionnel. Il n'est pas mauvais, mais il est perfectible. On m'inscrira donc à toutes les formations là-dessus! J'aime bien les formations!
- Je dois continuer à approfondir mes connaissances du domaine, puisque la plupart des erreurs (qui ne sont jamais graves) viennent de là. Je vais réouvrir mes livres de criminologie, question de m'y remettre un peu plus.
Bon, et maintenant pour ce que je dois maintenir :
- Selon mon encadreure, mes progrès ont été fulgurants.
- Je n'ai pas peur des difficultés : je prend tous les types de textes, même s'ils sont barbants ou difficiles. (À ce commentaire, j'ai dit que c'est normal, je suis en formation, aussi bien m'habituer à en faire tout de suite, pendant que quelqu'un me révise, parce que quand je serai autonome, je ne pourrai pas bêtement refuser les urgences et les textes difficiles! On m'a répondu que ce n'était pas le cas de tout le monde... certains ne voient pas à long terme... Ce que je trouve surprenant!)
- Je fais preuve de tact quand je communique avec les clients
- Je suis charmante et souriante, même lorsque y'a beaucoup de corrections (c'est pas moi qui le dit, c'est écrit dans mon évaluation!!!)
- J'accepte super bien la critique, je tiens compte des corrections ce qui fait que la qualité de mes textes croît exponentiellement : je ne refais pas les mêmes erreurs puisque j'assimile bien ce que mon encadreure m'explique.
- J'ai un excellent esprit d'équipe (c'est pas moi qui le dit, c'est écrit dans mon évaluation!!!), je m'entend facilement avec tous les autres membres de l'équipe, ce qui rend plus facile l'uniformisation des textes.
En gros, on me prédit une belle carrière... J'ai placé la barre très haut, je croise donc les doigts pour pouvoir continuer d'être à la hauteur!!!
Par Andreanne, mardi 18 octobre 2005 à 09:23 :: Bouffe et poids
Le système Weight Watchers fonctionne avec des petites récompenses symboliques. On appose un autocollant d'étoile dans notre carnet pour chaque tranche de 5 lbs. perdues. On nous donne un ruban avec des étoile pour chaque tranche de 10 lbs perdues. On nous offre un élégant porte-clés (j'adore mon porte-clefs) dès qu'on atteint notre premier objectif de 10% (10% de notre poids perdu, dans mon cas, c'était 17 lbs.). On nous offre un petit bijou étoile doré pour accrocher au porte-clés quand on commence la phase de maintien (on doit maintenir notre poids pendant 6 semaines avant de devenir membre à vie)
Je crois qu'il y a une clé quand on devient membre à vie.
Hier soir, j'ai obtenu le ruban jaune!!! 50 lbs de perte de poids! (en fait, c'est 50,6...)
Je pèse donc 126.6 lbs! Juste 1.6 avant mon objectif personnel!!! WOOHOO!
En plus, Estéban m'a accompagnée à la pesée, puisque Gaétan avait une réunion. On s'est pesés ensemble... et puis à deux, on est plus légers qu'avant que je sois enceinte!!! Incroyable!
Je suis pas mal fière de moi!
jeudi 13 octobre 2005
Par Andreanne, jeudi 13 octobre 2005 à 13:06 :: General
"Arraches-toi pas les cheveux, là, j'voudrais pas avoir à te payer une mise en plis!" (de dire la répartitrice de textes à une collègue après lui avoir demandé de faire la énième urgence de la journée).
Hihi!
mercredi 12 octobre 2005
Par Andreanne, mercredi 12 octobre 2005 à 11:42 :: À voir!
Je viens de terminer de "lire" Anansi Boys, le dernier né de Neil Gaiman. Je met "lire", parce que je ne l'ai pas vraiment "lu". Je l'ai écouté. C'est un livre audio en version intégrale, comme je les aime, lu par Lenny Henry. Je l'ai écouté dans la voiture, et chaque jour, j'espérais être prise le plus longtemps possible dans le traffic pour pouvoir savoir "ce qui va se passer"... Parce qu'il s'en passe beaucoup dans le livre.
C'est Isabelle qui m'a initiée à Neil. Je n'ai pas lu sa série "Sandman", mais c'est dans mes projets. J'ai cependant lu Neverwhere, Smoke and Mirrors et American Gods (tous des cadeaux d'Izz!). Trois oeuvres complètements différentes, mais toutes merveilleusement écrites. Et comme je m'y attendais, Anansi Boys ne m'a pas déçu nonplus, au contraire. Neil est un excellent tisseur d'histoires, on sens qu'il fait beaucoup de recherches pour ses livres, qu'il les mûrit et qu'il rend le tout comme si c'était facile... je l'adore. Il a aussi son blogue!
Bon, revenons à Anansi Boys. C'est un peu la suite d'American Gods, sans être une suite. C'est le même concept (des dieux qui arrivent en Amérique avec les immigrants, ce qui leur arrive quand leurs croyants disparaîssent, ou changent de dieux...), mais plus porté sur l'évolution d'un personnage en particulier (Fat Charlie, le fils d'Anansi) et sur un seul panthéon (celui d'Anansi, qui est Africain, à l'origine, je crois, contrairement à American Gods, qui est entrecoupé de diverses histoires liées à divers dieux, qui marie les dieux modernes, comme la télévision, les télécommunications, Internet, Coke, aux "anciennes" religions, comme les dieux vickings, égyptiens et tribaux, par exemple). Il ne se limite pas non plus à l'Amérique, Fat Charlie vit en Angleterre, bien qu'il soit né en Floride. En fait, l'histoire est plus psychologique que philosophique. Il y a beaucoup de suspense, des revirements de situation, beaucoup de coïncidences qui sont expliquées comme n'était pas réellement des coïncidences... Et on referme le livre avec un sourire.
Il n'est pas nécessaire d'avoir lu American Gods pour aimer et comprendre Anansi Boys. Mais je conseille tout de même, puisque les concepts sont plus facile à accepter ensuite. Ah, et puis Lenny Henry est un bon lecteur, quoi que ses immitations de voix détonnent parfois un peu lorsqu'il parle à la place de femmes ou qu'il immite l'accent américain... Mais on s'y fait très vite!
Précipitez-vous sur ce livre, tout de suite!!!
Par Andreanne, mercredi 12 octobre 2005 à 11:11 :: General
Je tiens à rassurer tout le monde : Estéban va bien. Sa fièvre est tombée depuis hier après-midi et semble ne pas vouloir revenir. Il n'a pas encore de rash, mais son nez commence à être congestionné. Ce n'était peut-être qu'un vilain virus de grippe qui nous a fait bien peur... On attend encore jusqu'à demain pour le remettre en garderie, question de s'assurer qu'il ne soit pas contagieux encore...
Bon, pour la nuit blanche passée. Il y a beaucoup à dire sur cette expérience. Comme on les voit dans un contexte bien particulier, les gens qui se trouvent dans les urgences des hôpitaux sont particuliers. On voit leur vraie nature. Leurs stratégies.
Je pense à une dame, en particulier. Une femme vraiment bizarre. Assez âgée, mais je ne pourrais pas vraiment lui donner d'âge. C'est l'étrange p'tite vieille typique. Elle a dû en baver durant sa vie : il lui manque une moitié de bras et ses vêtements ne l'avantageaient pas du tout. Elle était là avec son fils, un homme encore plus bizarre qu'elle : il n'a pas prononcé un mot de toute l'attente, en fait, on l'a à peine vu. Elle, elle se promenait en traînant les pieds et en se tenant le ventre. Elle était là pour des douleurs à l'abdomen provoquées par une constipation... Quand on est arrivés à l'évaluation, elle traînait les pieds devant l'endroit où on évalue les patients afin de savoir si leur urgence est vriament urgente. Elle voulait attirer l'attention des préposés et des infirmiers. Mais c'était vraiment lamentable, j'ai perdu ma pitié envers elle quand je l'ai vue agir. Elle n'allait pas voir directement les infirmiers qui courraient partout pour satisfaire la demande. Elle se contentait de marcher, et de gémir et même d'essayer de pleurer quand quelqu'un passait près d'elle ou la regardait. Quand elle ne pensait pas être regardée, elle ne faisait rien de tout ça. Ensuite, elle voulait passer devant les bébés (il y avait un autre bébé, qui est né quelques heures avant Estéban, et puis qui attendait depuis... midi!!! Il était 22h30!!!) parce qu'elle n'était "plus capable d'attendre"... Ahem... Plus tard, je vais laver les mains d'Estéban à la salle de bains des femmes (comme de raison, il passait son temps à courir, à tomber, et à mettre ses mains partout... je ne suis pas une fanatique du désinfectant, mais au milieu de gens malades qui s'échappent partout, ben j'ai préféré ne pas prendre de risque). Ça puait comme ça n'avait pas de bon sens. J'entend la madame gémir dans l'un des deux cubicules de toilettes. Dans ma tête, ça fait "ah non... pas elle encore... Faites qu'elle n'ait pas besoin..." Mais je n'ai pas prié assez vite. Elle a ouvert la porte, ses culottes étaient relevés à l'avant, mais encore baissés à l'arrière. "Je suis prise! Tu peux m'aider?" Merde. C'était le cas de le dire. Je souris, et puis je dis "oui, je termine de laver les mains de mon fils, et puis je vais vous chercher de l'aide." Ce que je m'empresse de faire, question de sortir de là au plus vite. Elle est quand même mal prise, la pauvre... Je vais chercher une préposée, qui va l'aider. Plus tard, la dame est venue me remercier et m'informer qu'on lui avait mis une couche. Dans ma tête, encore, ça a fait "Ah bon. Pis ça? J'en change tous les jours, des couches, mais les tiennes, j'veux pas y toucher!" Mais je lui ai dit qu'il n'y avait pas de quoi, que ça faisait plaisir et que j'étais contente qu'elle aille mieux (en fait, c'était vrai. J'suis chialeuse dans ma tête, mais j'suis aussi contente quand les gens vont mieux, même si je ne les connais pas).
De retour au travail mardi, j'en ai parlé avec une collègue qui, elle, accompagnait sa mère à l'urgence dimanche soir. J'ai été surprise de voir qu'elle aussi avait aidé la "madame"... C'est elle qui l'avait conduite aux toilettes, qui avait attendu pendant qu'elle hurlait pour se "déconstiper", et qui avait dû lui passer du papier de toilette par la porte... Ouache. Ma collègue est super fine, mais elle n'a pas la vocation des préposés aux bénéficiaires : elle est très dédaigneuse. On en a ri ensemble, mais je la plains tellement!!!
Le personnel des urgences était formidable. Tous étaient attentionnés, on voyait bien qu'ils étaient plus qu'occupés, ils couraient d'un côté à l'autre, mais ils prenaient tout de même le temps de répondre aux gens, ou de les envoyer au bon endroit pour obtenir des réponses. Ils sont demeurés souriants, patients (faut dire que le fait d'avoir le plus mignon p'tit gars au monde dans ses bras aide aux sourires...) et j'en passe. Même le médecin était très sympathique.
La salle d'attente était... pathétique. Vraiment terrible. Laide. Déprimante. Inconfortable. Je ne peux pas croire qu'on laisse ça comme ça. Pourtant, à l'entrée de la salle, il y a un gros chèque d'accroché, si ma mémoire est bonne, c'est un chèque de 10 000 $ de Rona pour rénover la salle d'attente, émis en 2002. Pourtant, rien ne semble avoir été fait. Il y a des machines distributrices de cochonneries (on n'est pas dans un hôpital? C'est pas un système de SANTÉ qu'on a? Alors pourquoi les boissons au goût de fruit et les croustilles?!?). Les affiches semblent avoir perdu toutes leurs couleurs. La petite télé à pitons archaïques, perchée au dessus d'une distributrice de boissons gazeuses et de jus sucrés, ne semble afficher que trois "couleurs" : jaunâtre, verdâtre et brunâtre. Les chaises droites n'ont rien d'agréables non plus. Et puis il y a un Protégez-Vous de 1994, et puis une revue Clin d'Oeil de 1995. Les revues les plus récentes datent, bien entendu, de 2004.
Il y a une espèce de petite plateforme enfoncée entre trois murs pour les enfants... Avec une petite table ronde, des petites chaises de plastique rose trop basses pour la table, un crayon de cire orangé, deux TRÈS vieux jeux de plastique aux couleurs défraîchies accrochés au mur et un petit téléphone de plastique ordinaire sur la table, accompagné d'un genre de cellulaire de tissus qui fait de la musique quand on appuie dessus. Vraiment horrible. Les murs sont blancs, des enfants on dessiné dessus, ce qui est un concept vraiment cool, sauf qu'à partir d'1 mètre et demi, il n'y a rien, c'est blanc et stérile, et ça fait encore plus déprimant... Faut le voir pour comprendre...
Vos enfants ne jouent plus avec leurs jouets? Pourquoi ne pas faire don d'un ou deux jouets à l'hôpital pour la salle d'attente des urgences? Je sais, la plupart des gens apportent leurs propres jouets, et certains doivent être volés... mais au moins, ce sont des gens qui en ont besoin qui en profiteront... Et puis, quand c'est le branlebas de combat dans la maison au beau milieu de la nuit pour se rendre à l'urgence, ou encore quand on n'est pas chez soi quand l'urgence arrive, on ne pense pas toujours à apporter des jouets! Déjà que le petit ne va pas bien, s'il faut qu'en plus, on le mette dans un environnement encore plus déprimant... C'est décidé, les jouets d'Estéban serviront probablement à un futur petit frère ou à une future petite soeur, à des futurs cousins ou cousine... Mais certains iront aussi à l'hôpital.
Quand on est assez mal en point pour se rendre à l'urgence, ben en général, on a pas besoin d'être encore plus déprimé. 3 ans, c'est long avant de commencer à retaper la salle d'attente...
mardi 11 octobre 2005
Par Andreanne, mardi 11 octobre 2005 à 09:45 :: General
Gaétan et moi avons passé notre première nuit blanche à l'hôpital depuis la naissance d'Estéban. Cette fois-ci, c'était aux urgences...
Estéban ne semblait pourtant pas se rendre compte qu'il était malade. Il faisait cependant beaucoup de fièvre, et malgré le Tempra, ça continuait de monter. Il était à 40,5 quand j'ai insisté pour qu'on se rende à l'hôpital de Gatineau. On y est arrivés à 22h30, environ. On a attendu une vingtaine de minutes avant qu'Estéban soit évalué. J'ai rencontré des connaissances, qui étaient là depuis environ midi. Ça commençait bien. Une infirmière est venue suggérer aux gens d'aller à l'hôpital de Wakefield... On s'est dit "ben, tant qu'à être ici, on le fait évaluer, et au pire, on retourne à la maison lui donner un bain pour faire baisser la température si on nous dit que ça va prendre jusqu'à demain matin..."
L'infirmier semblait inquiet. Il a vérifié la température d'Estéban (qui, en passant, commençait à être sérieusement fatigué de se faire prendre la température par voie rectale, quand même!) l'a pesé, lui a administré du Motrin. Il nous a expliqué que le Tempra ne fonctionnait pas sur tout le monde, certains sont plus réactifs au Motrin, ce qui est le cas d'Estéban. Ouf! Au moins, ce n'est pas peine perdue! Il le classe "urgent". Ça ne devrait pas prendre toute la nuit... Mais nous sommes tout de même revenus à la maison à 5h du matin. Épuisés. Tous les trois.
Verdict : roséole. Enfin, ce n’est pas le verdict définitif. En fait, on ne peut savoir que c’est la roséole que lorsque la fièvre tombe. Parce que la roséole, c’est la maladie la plus inutile du monde. Je m’explique :
Qu’est-ce que la fièvre? C’est la réaction du corps à un virus ou, parfois, à une bactérie. Mais surtout à un virus. Dès que les globules blancs (les petits soldats comme disait ma mère, ou encore les petits robots dans « Il était une fois la vie ») se rendent compte qu’il y a un virus, ils font monter la température du corps, parce qu’un virus n’est pas bien quand il fait trop chaud. C’est aussi pour forcer le corps à se reposer, à concentrer son énergie à repousser l’envahisseur. Donc, la fièvre n’est pas causée par le virus. La fièvre est causée par notre propre corps, qui réagit à la présence d’un envahisseur. Seulement, cet envahisseur-ci, il est vraiment épais.
C’est le virus le plus timide et le plus gêné. Il s’excuse presque de déranger en prenant une petit place entre nos cellules. Son seul but dans la vie, c’est de faire une éruption cutanée rose (un rash rose) qui ne dérange même pas son hôte. Ben non, c’est même pas sensé piquer. Ni faire mal. C’est juste là. Et puis pas longtemps, juste quelques jours.
Donc, en bref, c’est un peu comme si un pirate informatique était entré dans l’ordinateur de mon fils, pis au lieu de faire plein de dommages, il avait changé son clavier de français à anglais, pis qu’il repartait au lieu d’aller bousiller ses cartes de crédit. Lamentable. Vraiment inutile. En fait, ça fait juste chier les parents qui se font un sang d’encre pour leur petit, et ça force le petit à se faire subir de la fièvre, ce qui le rend maussade (quoi que pas toujours, à la minute où ça descend près du 39, Estéban est de bonne humeur, il joue, il danse, il rit, il mange… il ne sait pas qu’il est malade!) et ensuite, ça lui fait faire des petits boutons niaiseux. En plus, il a dû subir une prise d’échantillon d’urine par cathéter et une prise de sang… Pauvre petit…
Ça fait partie du lot d’être parent. J’ai eu très peur. Surtout quand la fièvre ne baissait pas. Et puis hier, c’était quand il frissonnait et que je savais que je ne devais pas l’habiller plus, pour que sa température baisse… Pauvre petit… Le cœur m’a déchiré quand il a hurlé pendant que les infirmières tentaient de le piquer…
Il va mieux maintenant. Mais on doit encore contrôler la fièvre. Sa peau n’est pas encore rose…
Au prochain billet, je parlerai de l’attente à l’urgence. Pas pour m’en plaindre. Mais parce qu’il y a plein d’anecdotes et puis que y’a certains détails insolites qui ont capté mon attention… Mais là, je retourne travailler.
jeudi 6 octobre 2005
Par Andreanne, jeudi 6 octobre 2005 à 09:15 :: General
Vous connaissez un bon réparateur honnête de lap top?
Ça fait longtemps que le bloc d'alimentation de courrant alternatif a de la difficulté à faire passer le courrant vers l'ordinateur. Je soupçonne qu'il y a une plaque qui s'est déplacée, ou quelque chose du genre, dans la prise de l'ordinateur. Résultat : si je veux l'utiliser, je dois prendre une position de yoga pour taper à deux mains, enfoncer le fil profondément dans ma cuisse pour que la pression et la position soit assez bonne pour laisser passer le courrant. À la longue, ça fait mal. Avant, j'utilisais un bloc pour tenir le fil en place avec la bonne pression, mais je ne parviens plus à trouver le bon angle de cette façon...
Résultat : j'ai besoin d'un réparateur honnête et fiable. Vous en connaissez un?
mercredi 5 octobre 2005
Par Andreanne, mercredi 5 octobre 2005 à 12:29 :: Bouffe et poids
Lundi soir, j'étais plus légère de 2 lbs. Je suis à 0.4 lb. d'en avoir perdu 50!!!
J'ai pris la décision de commencer la "stabilisation". Même s'il me reste encore à peine 3 lbs. avant d'atteindre mon objectif, je me dis que 128 lbs, c'est bien comme objectif de maintien, ça me donne un petit jeu pour plus tard. Et je paye mes rencontres moins longtemps. Ce qui ne m'empêche pas de me rendre à 125 pendant ce temps!
Là, j'essaie quand même de stabiliser, au pire, je descendrai plus tard. Je prend une pause de la "perte à tout prix", au moins pour la semaine. Oh, je note quand même tout ce que je mange, je n'ai pas l'intention de perdre cette habitude qui m'aide à planifier mes repas! J'ai ajouté 2 points de plus à manger par jour, et je dois manger la moitié de ma banque de flex (ce qui n'est pas difficile, j'ai déjà puisé dedans hier soir pour un excellent souper santé, mais riche). Mon objectif cette semaine : surprendre mon corps avec de nouvelles activités : je dépoussière mes vidéos de baladi et de yoga, j'essaie de nouvelles machines au gym... Je pense que mes jambes sont tellement habituées à courir que ça ne les force presque plus, elles économisent l'énergie et en dépensent moins même si je vais plus vite...
Wah, mais là, je suis toute gonflée... J'ai trop mangé. Et puis c'est bien beau les machines, mais j'ai les épaules en compotte depuis ce matin : les résidus d'acide lactique d'hier midi, je suppose... Ça fait du bien! (pas d'être gonflée, mais d'être courbaturée pour une bonne cause!)
Par Andreanne, mercredi 5 octobre 2005 à 08:03 :: Soupape
Hier soir, Spike TV diffusait l'épisode de CSI dirigé par Quentin Tarantino (intitulé Grave Danger). C'est un épisode en deux parties, soit de 2 heures, pubs comprises, qui avait été diffusé à la fin de la dernière saison mais que j'avais manqué pour je ne sais plus quelle raison. Je l'avais amèrement regretté : on ne m'en avait dit que du bien.
Alors j'ai été super contente de voir, sur ma grille horaire, cet épisode diffusé sur les ondes de Spike TV. Sauf que c'était de 21h à 23h30. Faites le calcul : ça veut dire qu'ils ont ajouté 30 minutes de pub. Ça n'a pas de bon sens. On a eu le temps d'écouter une autre émission complète pendant les pauses publicitaires.
Le pire, c'est que ce n'était pas seulement de la pub. Des présentateurs jouaient au BlackJack avec un comédien pour présenter un film, pis ils jouaient jusqu'à ce que le comédien gagne une main pour présenter un extrait de son film, dire des inepties pis retourner à l'épisode. Plus de 5 minutes de pub à la fois. En fait, c'était plutôt plus de 7 minutes de pub à la fois.
Bon, après tout, les pubs sont aussi très longues en Europe : ils les regroupent. Quand j'étais en Allemagne, la première chose qui m'avait frappée à la télé (après le fait que Buffy était traduite!) c'était la longueur des pubs... Mais au moins, elles étaient regroupées, dans un bloc d'une heure, il n'y avait que 2 longs blocs de pub, au lieu de 6 courts blocs. Assez pour se lever, aller aux toilettes, se faire un bol de popcorn ou appeler un copain sans manquer le reste de son émission.
Mais hier soir, sur Spike, c'était comme un épisode coupé à l'américaine (pour 6 blocs), mais avec des blocs de pubs européens. Pis en plus, c'étaient toujours les mêmes 3 pubs. Les gens qui jouaient au BlackJack étaient poches, et en plus, l'animateur était assez con pour répéter 3 fois que l'acteur devait doubler sa mise sur son 11 malgré le 10 du croupier... Lamentable. À coup d'une main à la fois, c'était looooooong.
Le pire, c'est que je paye pour ce poste. Oui, c'est dans un forfait de mon distributeur de télé satellite, j'ai Spike parce que Gaétan voulait Space et que ça venait ensemble. Mais toujours est-il que je paye un bon montant par mois pour avoir certains postes. Pourquoi, alors, nous déverser autant de pubs? Je suis habituée à tolérer une certaine quantité de pub, je suis habituée à revenir au bon moment pour ne pas manquer la suite de l'épisode si je zappe pendant les pauses.... Mais là des pubs 3 fois plus longues, c'est injustifiable!
lundi 3 octobre 2005
Par Andreanne, lundi 3 octobre 2005 à 15:31 :: Trad
Il y a certains avantages à être TR-01. Bien entendu, il y a le fait qu'on a un filet de sécurité : quelqu'un revoit automatiquement tous nos textes. Il y a aussi le fait qu'on ne nous demande pas de faire d'heures supplémentaires (ce qui impliquerait de faire faire des heures supplémentaires aussi à un réviseur mieux payé), et on ne nous met pas sur l'équipe de nuit quand personne d'autre ne veut y aller.
Mais le plus grand des avantages, et la raison d'être du programme de TR-01, à mon avis, c'est qu'on apprend beaucoup si on s'y met. On apprend le métier. On apprend à glisser dans l'atmosphère du bureau. Le plus important, c'est qu'on apprend à se connaître en tant que traducteur. Enfin, c'est mon cas.
J'ai pris le travail relativement molo les deux premiers mois. Les premières semaines ont été terribles, ce que je remettais était vraiment pourri. Puis, petit à petit, j’ai été plus satisfaite de mon travail. Mon encadreur a remarqué mes progrès. Deux mois après mon retour au travail, la qualité de mes textes est meilleure qu’avant mon congé de maternité. Alors j’ai décidé de pousser un peu plus la « machine ». J’ai décidé de traduire des textes aux échéances plus serrées, questions de voir si je peux augmenter ma production tout en conservant la qualité de mon travail.
Et ça marche. En fait, j’ai l’impression d’être meilleure si les échéances sont serrées. Plus facile de me concentrer. Plus difficile de perdre mon temps. Peut-être aussi que c’est à cause du nouvel emplacement de mon cubicule : en plein milieu de la ruche, là où j’entend les bourdonnements des claviers, des textes qui entrent et qui sortent, des conseillères qui tentent de gérer des délais difficiles, de caser des textes urgents. Tout ça s’ajoute à la pression que j’ai décidé de m’ajouter, juste pour voir…
Est-ce que j’ai déjà dit que j’adore mon travail? Que je sens que je suis à ma place? Oh, oui, je suis crevée à la fin de la semaine. Mais ça fait du bien d’être crevée pour quelque chose qu’on aime faire. C’est un peu comme avoir les muscles en compote après une bonne longue course en plein-air : on est crevé, mais on se sent bien.
C’est étrange aussi… C’est évident que je me suis soumise à un stress un peu plus élevé au travail en prenant des textes plus longs à remettre plus tôt… Mais je crois que mon stress professionnel fait diminuer mon stress personnel : l’eczéma dont je souffre sur le bout des doigts disparaît à vue d’œil. Peut-être parce que, quand je sors du bureau, j’y laisse mon travail, et je fais plus attention à moi et à ma famille quand j’arrive à la maison. Et comme je fais plus attention à moi, je fais plus course, j’ai plus d’énergie, je dors mieux, je me gratte moins.
Prochain objectif : augmenter encore la qualité de mon travail tout en maintenant ce rythme, jusqu’à ma prochaine évaluation, dans quelques semaines. Ensuite, ce sera le TR-02. Mais pas tout de suite.
Par Andreanne, lundi 3 octobre 2005 à 15:12 :: General
Bouhou.
En fin de semaine, c'était les "retrouvailles" du secondaire, 10 ans après... Mais je n'y étais pas. Pas que je ne voulais pas y aller. Je m'étais arrangée, j'étais jolie, je sentais bon, et puis mon ensemble m'allait à ravir. Je m'étais même maquillée pour l'occasion. Comble : j'ai même mis un bijou : une délicate chaîne dorée.
Mais j'ai dû mal noter les indications. Après une heure à tourner en rond pour trouver l'endroit, j'ai baissé les bras. Je n'ai pas trouvé la place, peut-être qu'on m'avait mal informée, peut-être que c'est moi qui avais mal compris. Mais bon. Je n'ai pas revu les gens du secondaire.
Pas que j'avais particulièrement envie de revoir tout le monde. J'étais curieuse. Je voulais savoir comment tout le monde avait évolué. Qui avait eu des enfants. J'espérais secrètement que ceux que j'avais détestés, ceux qui avaient rendu ma vie d'adolescente misérable, soient rendus des loosers. J'espérais que ceux qui avaient un avenir prometteur, que ceux qui étaient sympathiques, avaient réussi. Je me demandais qui avait changé, qui était resté pareil, qui était heureux... J'imagine que je n'aurais pas eu des réponses à toutes ces questions. Mais au moins, une partie de ma curiosité aurait été satisfaite.
Je m'en veux d'avoir mal noté les coordonnées, de ne pas avoir rappelé pour confirmer quelques jours plus tôt, de ne pas avoir persévéré même après une heure de tâtonnement dans le noir...