Le blogue d'ND

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mercredi 30 novembre 2005

Tim Horton's - la suite

Je vous disais, la semaine dernière, que j'avais écrit à Tim Horton's pour le café équitable. Eh bien, j'ai reçu une réponse qui m'a, pour le moins, surprise! Je suis impressionnée, mais je pense que je vais quand même me donner le temps de relire et de revoir à tête reposée le concept... En attendant, voici la lettre, dans "lire la suite".

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Une expérience... réussie!

En général, quand j'essaie de nouvelles recettes, elles ne sont pas géniales. Pas la première fois. C'est pire quand j'expérimente.

Hier soir, j'ai expérimenté. Je voulais passer les restes de jeunes épinards dans le frigo (j'en avais une boîte pleine, achetée la semaine dernière, et dont les jours étaient comptés), et puis il y avait longtemps que je n'avais pas mangé de spaghetti...

Alors j'ai sorti des restes et j'ai fait cette recette. Je l'ai trouvée géniale. Estéban l'a trouvée géniale. Gaétan en a mangé deux portions (la sienne, et celle que je me réservais pour mon lunch le lendemain!). En plus, c'est une recette très santé, les mégagranos peuvent changer le spag pour du spag à blé entier... Je n'en avais plus, alors j'ai pris du spag régulier....

2 c. à thé d'huile d'olive

2 gousses d'ail hachées (j'ai pris une cuillerée d'ail en "conserve")

3 échalottes (je sais, on devrait dire oignons verts...) en petites rondelles(ou plus, ou un petit oignon haché)

1/2 tasse de champignons blancs, grossièrement coupés

Beaucoup (environ, quoi, 4-6 tasses?) de bébé épinards frais, hachés grossièrement

Une dizaine d'olives vertes coupées en rondelles

1 tomate, coupée en petits morceaux/cubes

4 tasses de spaghetti cuit, chaud et égouté(pour 4 portions)

4 c. à table de formage féta faible en gras.

1. Dans un grand poêlon ou un wok, faire chauffer l'huile, et sauter les échalottes (ou l'oignon) avec l'ail, jusqu'à ce que ça sente bon. Ajouter les champignons et les faire sauter quelques minutes.

2. Ajouter les épinards. Faire sauter jusqu'à ce qu'ils aient réduit beaucoup de taille, qu'ils soient cuits. Ajouter les olives et la tomate, et faire sauter encore quelques minutes, pour bien mélanger les saveurs.

3. Ajouter le spaghetti, bien mélanger. Émietter le fromage féta sur le tout, puis mélanger encore.

Donne 4 portions.

Comme dirait Taupe : enjoy! :)

lundi 28 novembre 2005

Écoutez, les clochettes...

J'en r'viens pas. Déjà décembre cette semaine. Noël dans moins d'un mois. Mais comme je ne me tiens pas vraiment dans les magasins, on dirait que je ne suis pas vraiment dans l'ambiance des fêtes.

Alors Gaétan et moi nous sommes décidés à se mettre dans l'ambiance hier. On a ressorti les décorations, puis les projets de Noël à faire. Ce que j'aime le plus du temps des fêtes, c'est qu'il fait froid dehors, qu'il y a de la neige, et puis qu'on peut s'installer sur la table de la cuisine, devant la porte vitrée, admirer le paysage tout en étant au chaud, en faisant des bricolages et en trempant des biscuits dans le chocolat chaud!

Estéban et moi avons testé une recette de biscuits hier midi. Bon, le temps de cuisson a besoin de révisions, et puis ils sont un peu durs pour les petites dents de bébé une fois cuits. Et puis ça ne fait pas les meilleurs biscuits à décorer. La prochaine fois, nous essaierons une autre recette de biscuits de Noël, qu'on pourra ensuite décorer et offrir en cadeau. S'il ne mange pas toute la pâte avant qu'elle ne soit cuite! Le petit glouton, il voulait manger la pâte à la poignée! Bien entendu, on a des photos pour le prouver, la suite sur son blogue bientôt (dès que je pourrai télécharger les photos).

Ensuite, dès que le petit s'est endormi, on a monté le sapin. Ce matin, je me suis précipitée sur l'appareil photo pour capturer sa réaction... Mais peine perdue, il n'a pas vraiment compris tout ce que signifie un faux sapin à l'intérieur d'une maison, tout illuminé et décoré avec des boules brillantes et des mini-jouets... À voir sa tête, il devait se dire quelque chose comme "qu'est-ce que je suis sensé penser de ça? Mes parents sont une belle bande de bizaroïdes... D'abord ils sont excités par un costume de nain de jardin, et maintenant par quelque chose de vert, de grand et de brillant. Y'a même pas de pitons..." Mais après une minute ou deux, il s'est mis à rire, et là, j'ai pris une photo... Ça aussi, ce sera sur son blogue.

J'aime bien le temps des fêtes. Comme je ne reste pas longtemps dans les magasins, je ne suis pas encore écoeurée des musiques de Noël. J'aime l'odeur des recettes des fêtes qui cuisent dans le four. J'aime poser les yeux sur les décorations que des enfants ont fait à la main. Quand j'étais petite, on décorait de gros macaronis qu'on enfilait et qui faisaient des guirlandes pas belles, mais oh combien amusantes à fabriquer! On peignait des biscuits, on faisait des petits bonhommes en pâte de sel pour le sapin, on décorait les fenêtres, ou encore le papier-cadeau, on dessinait nous-même des cartes de souhaits pendant qu'une bonne soupe chaude mijotait sur le poêle et embaumait toute la maisonnée... Il s'agit de merveilleux moments passés en famille, à se chamailler ou à jouer ou à bricoler tranquilement sur fond du "Noël de Nathalie"... On passait des heures à éplucher le catalogue Sears, on faisait le ménage de notre chambre et on était très très très gentilles... Ouais, parce que le mautadit Père-Noël, il envoyait une délégation de petits lutins invisibles qui rapportaient tous nos faits et gestes... On avait intérêt à être fines si on ne voulait pas que le &!??/%%/ de p'tit lutin aille ruiner tous nos efforts juste parce qu'on avait "oublié" d'être gentilles...

Estéban est encore petit pour se rendre compte de la magie de cette époque. Il bouffe les biscuits avant même qu'ils soient cuits, alors j'imagine la tâche de les décorer en plus... Il est encore trop petit pour que ça évoque en lui de bons souvenirs. Ce sera seulement son 2e Noël, et la première fois, il n'avait que 5 mois! Mais je compte bien faire du mieux que je peux pour que lorsqu'il aura mon âge, le mois de décembre évoque aussi de superbes souvenirs de vie en famille. De chocolat chaud après avoir glissé dehors et fait des anges dans la neige fraîche, bâti un fort près de l'arbre, ou posé la carotte pour faire le nez d'un bonhomme de neige plus grand que lui. De soirées à tous se serrer les uns contre les autres sur le divan, une couverture sur les épaules, un feu dans le poêle à combustion lente et un livre entre les mains de maman ou de papa, qui fait la lecture à voix haute d'histoires d'un monde féérique, rempli de lutins, de pères-noëls, de rennes, ou encore des contes, des légendes, des exploits fantastiques... Mais qui ne seront jamais aussi fantastique que notre famille.

Ah, que je suis chanceuse d'avoir tous ces beaux souvenirs, et d'être entourée de tous ces gens merveilleux! Tout ce que je veux de plus, maintenant, c'est que mon fils soit aussi chanceux que moi!

vendredi 25 novembre 2005

Tim Horton's

(Désolée Ti-Pat, tu veux peut-être sauter ce billet, puisque t'es tanné d'en entendre parler...)

Ça y est. Ça fait longtemps que j'y pense, là, je l'ai fait. J'ai rédigé le courriel suivant aux restaurants Tim Horton's.

Bonjour,

J'ai été consternée d'apprendre que vous n'offrez aucun café certifié équitable, et ce, malgré le fait qu'un kilo de café équitable, à qualité égale, coûte le même prix qu'un kilo de café qui réduit des villages entiers à l'esclavagisme.

Je suis d'avis que vos efforts pour améliorer la qualité de vie des enfants sont admirables, mais je ne veux plus soutenir l'exploitation d'autres enfants issus de pays moins favorisés. Pour cette raison, je ne peux plus acheter votre café.

Pour de plus amples renseignements sur le commerce équitable, je vous renvoie au site Web de l'organisme d'accréditation : http://www.transfair.ca dans l'espoir de peut-être voir leur logo fièrement affiché dans vos franchises.

Pour ceux qui seraient intéressés à faire quelque chose de semblable, cliquez ici pour leur site Web, et ici pour avoir l'adresse courriel du service à la clientèle.

GNH

J'ai hâte!

Le 9 décembre prochain, il y aura un GNH (Grandeur Nature d'Hiver) organisé par Ian pour l'AJJRO. Le tout se passe à l'intérieur, et il y a un souper de fourni. On peut s'y inscrire jusqu'au 2 décembre.

J'ai hâte de revêtir la peau d'Argentine/Triah. Il me tarde aussi de jouer avec les Chachars et aussi avec les frères de Triah (Jaune et Rock-André). Le compte-rendu dès que j'aurai les photos et assez de temps pour tout retranscrire! (Mais au lieu d'attendre le compte-rendu, allez vous inscrire, ça vaut la peine!)

jeudi 24 novembre 2005

Négos

Ce billet de mon père a comme canalysé ce qui me trotte dans la tête depuis un bout de temps...

Ben, pourquoi les profs ne font pas une vraie grève? Non, mais c'est vrai, les enfants ne souffriront pas d'un mois de moins de bourrage de crâne. Ni d'un an de moins. Ce sont les parents qui vont être paralysés. Mais c'est pas ça, le but d'une grève? Pas de déranger, mais de paralyser? De forcer la fin d'un conflit?

Bon, en tant que parent, je comprend que ça ne me tente pas vraiment d'avoir à m'organiser pour travailler ET m'occuper de mon fils en même temps, pendant des mois. Mais à long terme, mon fils y gagnerait. C'est ça qui manque dans la société, une vision à LONG TERME. On s'énerve parce que les baby boomers quittent le marché du travail, mais ON NE FAIT RIEN. On gèle les embauches. On ne donne pas de contrat de travail aux profs. C'est con.

Oui, c'est vrai, c'est chiant de devoir faire garder ses enfants à la dernière minute. J'en sais quelque chose. Mais moi, pour une petite journée, c'est pas si grave. Je prend une de mes journées "d'obligations familiales" prévues dans ma convention collective (que les profs n'ont pas), et puis j'entre quelques heures la fin de semaine pour finir mes textes à temps. Big deal. Mais si les profs faisaient une grève de, disons 1 semaine complète. Mes 5 journées de congé pour obligation familiale y passent. On doit embarquer sur celles de Gaétan. 2 semaines complètes. Nous n'avons plus de congés. Je dois prendre des vacances ou des sans solde. Là, ça commence à faire mal. Là, les négociateurs ont affaire à négocier comme du monde.

Ah, et la loi spéciale? Ben mettez vos culottes pis ne la respectez pas. Amenez la en cour suprême. C'est vrai, on a besoin de policiers, d'infirmiers, de médecins, de pompiers en tout temps. Mais si on avait besoin de profs en tout temps pour garantir la santé et la sécurité des enfants, ben ils seraient à l'école tout le temps. Même la nuit.

Et puis, que voulez-vous que le gouvernement fasse si TOUS LES PROFS démissionnent pour aller enseigner aux adultes, ou dans des centres spécialisés privés, par exemple? Pour fonder leur propre école privée? Ils vont forcer les profs à continuer à travailler de la prison parce qu'une loi spéciale les force à travailler? Hé, on n'est plus à l'esclavagisme, tout le monde a le droit à son choix de carrière ici! Si je décide de démissionner, pis que personne ne veut me remplacer, ben mon boss sera ben forcé de m'offrir des nananes pour que je ne le quitte pas, parce que les menaces vont juste me motiver à changer de job!

Les profs sont trop gentils. Faire des petits moyens de pression pour faire chier sans trop déranger, moi, j'comprends pas ça. Je commence à croire qu'ils se complaisent dans le conflit et qu'ils aiment jouer les victimes...

Aye, quelle genre de loi spéciale vont-ils voter quand les vieux profs qui s'accrochent à leur poste vont partir à la retraite, et que les jeunes ne voudront rien savoir de travailler pour des pinottes, quand les détenteurs de baccalauréat en n'importe quoi vont se faire courtiser par tous les autres employeurs qui tentent de parer les retraites?!? Ils vont importer des gens du tiers-monde comme ils importent des danseuses exotiques, mais cette fois, pour enseigner à nos enfants?

mercredi 23 novembre 2005

Mes raisons

Je suis allée m'entraîner au gym, derrière l'édifice où je travaille, ce midi. Ça a fait du bien! En général, je préfère m'entraîner le matin, mais comme dernièrement, je semble incapable de me lever, fallait bien y aller à un autre moment...

Pourquoi est-ce que je m'inflige le trouble de m'entraîner? Hmmm... Bonne question. Ça n'a rien de facile de s'entraîner. Mais ça a plus d'avantages que de d'inconvénients :

1- J'aime ça.

2- Je me sens bien pendant que je cours

3- Je me sens mieux après la course

4- Ça me détend : je suis moins stressée

5- Je dors mieux, je suis donc en général plus reposée

6- Ça me donne plus d'énergie

7- Je suis plus flexible

8- Je suis plus forte

9- Je suis plus endurante

10- Ça me fait de saprés beaux muscles, surtout dans les cuisses...

11- Ça m'aide à garder mon poids sous contrôle

12- Je peux manger plus

13- Ça m'aide à mieux manger

14- Ça améliore ma pression sanguine. En fait, ma santé en général.

15- Ça me donne un moment à moi, pour penser à tout ce que j'ai envie de penser.

Il y a plein d'autres raisons.... Mais en gros, voilà pourquoi je vais m'entraîner.

Et là, je suis dans un état de béatitude : juste après une bonne douche prise après une bonne course. Tout ce qui me manque, ce sont mes deux mecs...

mardi 22 novembre 2005

La Clé

22 novembre 2004.

Je suis nerveuse. Je n'ai dit à personne où j'ai l'intention d'aller. J'habille Estéban (âgé de 4 mois), dans son manteau rouge trop grand pour lui, je l'installe dans son siège d'auto, qui se convertit en panier transportable, puis dans la SX 2.0 bleu vif de Gaétan, qui n'en a pas besoin aujourd'hui. Puis, je me rend au local des Chevaliers de Colomb sur St-Joseph, à Hull. Une salle pas très attirante, mais bien située. Pas trop loin de chez moi. Deux dames sont déjà en attente devant les portes verrouillées. De l'autre côté, je vois les dames qui s'affairent à préparer l'endroit de la pesée, les tables remplies de livres de recettes et de motivation. Il est encore temps pour moi de reculer. Mais je ne recule pas. J'attend. Les portes ouvrent.

Oh, que je suis stressée. Je ne sais pas trop où me mettre. Une chance qu'Estéban est là. Tout le monde le trouve très mignon, et avec raison. Les gens sourient beaucoup plus aux personnes qui se pointent avec un bébé. Je vais à la table, je dis que je suis nouvelle, que je veux m'inscrire.

"C'est votre première fois à Weight Watchers?"

Je suis surprise de la question. Quoi, il y a des gens qui sont "nouveaux", mais pas pour la première fois?!? J'ai lu beaucoup sur le programme, je l'ai choisi parce que de tous les programmes commerciaux, c'est le seul qui semble avoir une approche axée sur la santé avant la perte de poids. En fait, le seul pour qui la perte de poids n'est qu'un facteur parmi tant d'autres pour être en santé. Je n'ai pas réalisé que plusieurs "recommencent"... ça, je ne le réaliserai que dans quelques mois...

Je hoche la tête. Oui, c'est ma toute première fois et je suis complètement perdue. Je regarde la porte. Il est encore temps de me sauver à la course.

On m'installe à une table pour remplir les papiers. Je décide de m'inscrire, et d'acheter cinq semaines prépayées. Pour commencer. Juste assez pour me faire une bonne idée. Jute assez pour ne pas lâcher trop tôt.

Ensuite, je fais la file. Une dame, encore plus petite que moi, mais trois fois plus grosse, m'aborde dans la ligne. J'aime bien jaser en attendant, alors je lui souris.

"C'est ta première fois?"

Je hoche la tête.

"Tu vas voir, c'est le meilleur programme. Je l'ai fait souvent, et j'y retourne toujours. Tu peux manger de tout!"

Une chance que j'ai déjà payé. Parce que je serais sortie en courant. La dame doit peser 400 lbs et mesurer 4'9". Si c'est ce que ça donne après l'avoir suivi plusieurs fois, c'est épeurant. Mais je tiens bon. La surprise passée, je me donne pour objectif de ne pas faire comme la dame. De ne pas "revenir". De ne pas "lâcher". Je viendrai chaque semaine. Même quand je serai découragée. Même pendant le temps des fêtes. Je ne veux pas faire de yoyo entre 130 et 250 lbs...

On parle un peu de bébé, d'allaitement, etc. Ensuite, c'est la pesée. Gloups. Bon, je dois revenir un peu sur mes pas ici. Je n'ai jamais été grosse dans ma tête. Même si je dois porter mes vêtements de maternité 4 mois après l'accouchement, même si les sièges au cinéma sont trop étroits, même si mon mannequin de couture ne va pas assez large pour représenter ma silhouette... Je ne me sens pas grosse. La seule fois où je me suis sentie grosse, c'était pendant la grossesse, à 200 lbs, avec la bédaine qui laissait presque présager des jumaux alors qu'il n'y avait qu'un petit trésor d'à peine 6 lbs.

Donc, j'embarque sur la balance. Confirmation. Je suis grosse. 177,4 lbs. Voilà pourquoi je suis ici. Voilà pourquoi je déteste revoir mes propres photos. Voilà pourquoi j'ai peur de faire une crise cardiaque avant de voir mes petits-enfants. Voilà en partie pourquoi je suis à bout de souffle (en partie, parce qu'Estéban qui dort très mal y est pour beaucoup dans le manque d'énergie).

Je reste pour la rencontre. Tant qu'à participer, j'y vais jusqu'au bout. Beaucoup de gens ne font que se peser, ils ne restent pas à la rencontre. Dommage pour eux. Mais au moins, ils se font peser. Dans le groupe, je sens pas mal de négativité. Beaucoup de déni. Une dame, en particulier, détourne le sujet de la discussion sur son incapacité à acheter de petites portions. Niaiseuse, que je me dis. T'as qu'à ne pas l'acheter, la brique de fromage. Juste à côté, t'as des portions de quelqus onces... Mais bon. Après la rencontre, l'animatrice m'explique le programme. J'aime bien.

Le soir même, Gaétan tombe sur mes papiers. Il secoue la tête, en se disant que c'est encore un de mes projets débiles où j'investis de l'argent pour rien, quand je pourrais très bien le faire par moi-même. Je fronce les sourcils en repensant à la petite grosse dans la file d'attente.

"Regardes, j'irai 5 semaines. On verra après." Regard sceptique de Gaétan. Raison de plus de tenir bon.

Gaétan est merveilleux. Il sait me faire sentir qu'il me trouve belle. Il me trouvait belle quand j'étais enceinte, à 200 lbs. Il me trouvait belle quand j'étais grosse mais pas enceinte. Il me trouve belle maintenant aussi. Il ne le dit pas comme ça : il le montre. Juste la façon qu'il a de glisser sa main le long de ma taille, sur mes épaules, dans mon dos, sa façon de me regarder, de me serrer dans ses bras suffisent à me convaincre que je suis attirante, même si je ne suis pas toujours satisfaite de l'image que me rejette le miroir. Quelques mois plus tard, une vingtaine de livres en moins et beaucoup plus d'énergie pour jouer avec Estéban, pour faire les tâches ménagères, mais surtout, pour être une bonne amante, après une soirée où le petit s'était endormi tôt, Gaétan m'a regardé et a dit "finalement, c'est toi qui avais raison. Tu as bien fait de t'inscrire à WeightWatchers". Lu comme ça, certaines auraient pris ça comme une insulte. Mais moi, je sais que c'est un super compliement. Il me disait qu'il était heureux que je me sente bien et que j'aie ce sentiment d'accomplissement, en plus de l'énergie supplémentaire.

21 novembre 2005

Je suis fébrile. J'arrive au local de Gatineau, sur Maloney, avec Estéban. Celui-ci a 16 mois maintenant. Il court partout, il adore monter sur le plateau de la balance pour faire des coucous aux animatrices. Il va même prendre la place de l'une d'elle sur les chaises alors que des gens viennent se faire peser : il apprend à travailler comme elles! C'est mignon à craquer!

Puis, je donne finalement mon 52e coupon prépayé. Le dernier. Parce que je n'ai plus à payer maintenant. Je passe à la table voisine, on m'explique mes responsabilités, ce que je dois faire pour ne plus payer du tout. On me remet mon carnet rouge, mon petit bulletin, pour le garder comme souvenir. Parce que je change de couleur. Mon carnet est maintenant bleu. À la rencontre, on me remet une petite clé pour ajouter au porte-clés que j'ai obtenu après avoir perdu 10% de ma masse originale. On m'applaudit.

Je suis membre à vie.

52 semaines, très exactement, plus tard, j'ai perdu 52 lbs. et je suis membre à vie. J'ai atteint mon objectif!

Maintenant, oui, j'ai peur de tout bousiller. Mais pas tout de suite. Je glisse lentement dans l'état du membre à vie. Je vais continuer à me faire peser (gratuitement, cette fois), chaque semaine, jusqu'à ce que je me sente prête à ne le faire qu'aux deux semaines, puis aux trois semaines... Ensuite, je ferai comme la plupart des membres à vie actifs : je me ferai peser chaque mois.

J'ai 27 ans, et j'ai déjà réalisé plusieurs rêves. J'ai co-fondé une association qui fonctionne bien. J'ai appris l'allemand en Allemagne. J'ai appris l'espagnol et les rudiments du catalan en Catalogne. J'ai terminé un baccalauréat ès arts avec spécialisation en traduction. J'ai développé une merveilleuse relation avec un homme fantastique. J'ai donné naissance au plus beau garçon de la terre entière, et je crois qu'il est heureux. J'ai une carrière prometteuse devant moi. Et maintenant, j'ai une clé supplémentaire à mon porte-clefs. Un petit symbole qui signifie que si je m'y mets, je peux tout réussir.

J'ai 27 ans, je suis fière de moi, et je suis heureuse.

lundi 21 novembre 2005

Conseil d'administration

Première réunion du CA de l'AJJRO hier soir. C'était étrange... Je continue à avoir l'impression que Ian est aux communications, alors qu'il est aux activités. Je regarde Rock-André, et j'oublie qu'il est aux communications à la place d'Eric, et puis que Jonathan remplace Sylvain. Non, j'ai plus l'impression qu'on a des gens de plus dans le CA, mais que Gaétan, Sylvain et Micael sont simplement absents pour cette fois-ci... Bizarre, hein? Je vais m'habituer. C'était la même chose la dernière fois : il manquait des morceaux...

C'est à moitié de reculons que j'ai accepté le poste de secrétaire, cette fois. J'ai des projets en tête, des projets qui gobent du temps. Et faire partie du CA, ça aussi, ça gobe du temps, et de l'énergie. Et puis je veux passer plus de temps avec Estéban et Gaétan, en famille... Mais d'un autre côté, ne pas faire partie du CA m'aurait manqué aussi. La vie, c'est une succession de décisions, et j'ai pris celle d'accepter le poste si personne d'autre ne le voulait. Ce qui s'est produit. Mais après la rencontre d'hier soir, je suis vraiment contente d'y être. On était empreints de l'énergie que procure la nouveauté : on avait des idées, des idées réalisables. On a choisi une orientation, reste à savoir si on va pouvoir tenir le coup et maintenir le cap.

On a enlevé le comité illustrations, qui a bien rempli son mandat mais qui n'a plus de raison d'être pour le moment. Les parrains de tous les comités, sauf celui des costumes et accessoires, ont changé. J'ai gardé costumes et accessoires, Michel a pris constructions, Rock-André se charge des règles, André du Monde, Eric e l'informatique et Jonathan de l'homologation.

Pour l'instant, l'AJJRO a une activité par mois de prévue, sauf en janvier. Les dates ne sont pas toutes officielles (même qu'aujourd'hui même, on revoit les dates des GN pour qu'elles coïncident avec les pleines lunes... avis aux lycanthropes). Mais voici celles qui le sont :

9 décembre : GN d'hivers. Une soirée, repas compris, au local de l'AJJRO. C'est Ian qui l'organise. 31 janvier : date limite pour remettre les synopsis pour organiser un GN l'an prochain. 7 février : date de la réunion pour déterminer quels synopsis seront choisis. On connaîtra les équipes dans les jours qui suivent.

Ces dates-là sont immuables. Les autres seront à confirmer, je les inscrirai dès que je les aurai. Oui, je sais, tout va se trouver sur le site Web de l'AJJRO... mais bon, faut bien que je me trouve de quoi d'intelligent à dire une fois de temps en temps...

Harry Potter and the Gobelet of Fire

Visuellement, c'est le plus beau des quatre films. Le reste dans lire la suite.

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jeudi 17 novembre 2005

Politique

J'ai fait un drôle de rêve hier soir...

J'ai rêvé que Boisclair se rendait compte qu'il ferait plus de tort que de bien en étant chef du PQ, que son passé l'empêcherait de remporter des élections ou un référendum, rangeant les indécis de l'autre côté, et qu'il donnait son poste à Marois...

Faut que je boycotte les nouvelles. C'est rendu que ça me hante jusque dans mon sommeil bien mérité. Demain, au gym, je prend un tapis roulant loin de la télévision. Loin loin loin loin. Parce que les seules nouvelles que j'ai vues hier, c'était au gym. Et puis je n'écoute plus que des postes complètement futiles à la télé, comme Z ou Séries Plus. Les émissions à Radio-Can, je les enregistre pour les écouter en différé, en accélérant les pauses nouvelles pour ne pas les entendre. Et dans la voiture, je n'écoute plus que des livres audio ou des CD. Mort aux nouvelles. J'suis écoeurée. Déjà que ça ne fait que parler de ça sur l'heure du dîner au travail. Trop d'informations, c'est comme pas assez.

J'allumerai la radio quand j'aurai fini mes livres audio. Peut-être.

mardi 15 novembre 2005

Suggestions de cadeaux

Voilà, je pense pouvoir faire quelques autres suggestions au Père-Noël, au cas où il jugerait que j'ai été assez sage pour mériter quelque chose! (et merci, Izz, pour le coup de pouce!!!)

- Je t'en prie, Père-Noël pas trop de produits pour le corps, à moins que ce ne soit du Aveeno. Tout le reste ne vaut pas grand chose à comparé au prix, et en plus, même avec la mention "hypoallergène", je fais des réactions.

Bon, ça, c'était pour les "cadeaux de fille". Maintenant, pour les vraies suggestions :

- Un récepteur AM-FM avec lecteur CD (certains pas très chers font même jouer les MP3), assez compacte, pour le comptoir de la cuisine. L'idée, c'est de pouvoir écouter la radio ou des livres audios ou encore juste de la musique, dans la cuisine, où je passe autant de temps que dans le salon.

- Des livres en format audio (sur CD, de préférence, parce que je n'ai pas de lecteur cassette dans la voiture). J'ai déjà les 3 premiers romans de Kathy Reich (ce que j'écoute en ce moment, je le commenterai bientôt), le Seigneur des Anneaux (produit par la BBC), Artemis Fowl I (en français), Anansi Boys, Snow Glass Apple et Murder Mystery de Neil Gaiman, et Blood and Gold d'Anne Rice (que je n'ai pas encore écouté, en fait). Alors n'importe quoi d'autre pour éviter les dédoublements. Tant que c'est bon!

- Une caméra vidéo digitale pour filmer Estéban... (on peut toujours rêver!)

- un IPod... ok, d'abord, une clé USB... (ben quoi... on ne peut pas rêver branché?)

- Des séries télé en DVD. Comme, par exemple, la deuxième et troisième saison de MI-5 (j'ai déjà la première), Dead Like Me, la quatrième saison de 6 Feet Under (j'ai vu les trois premières, merci, Izz!!!), Scrubs, StarTrek : Enterprise, 24, Omertà, Alias (4e saison, j'ai vu les 3 premières, encore merci, Izz!)

- Des places pour une pièce de théâtre. Ça fait des lustres que je ne suis pas allée au théâtre...

- Des vêtements pour la course. Tout est devenu trop grand. Vraiment trop grand. Je porte du "petit/small", autant pour les pentalons que pour les chandails. En fait de taille de pentalon, c'est du 5. Ben oui, du 5! Yay! :)

Le gouffre après la réussite

Il ne me reste plus que 0,2 lbs à perdre, sur la balance de WeightWatchers, pour déclarer victoire. J'aurai atteint le milieu pile de mon poids santé, le poids auquel je me sens le mieux. Pas trop maigre, mais plus de bourlets. Juste correcte. Et musclée en plus. La photo finale viendra probablement au cours de la semaine prochaine.

J'adore mon "nouveau" corps. Je mets nouveau entre guillemets, parce que ça n'a rien de nouveau. Mon corps, il était là pendant tout ce temps. Seulement, je l'avais caché. Caché sous 52,4 lbs. de graisse. Certains diront "ouais, mais tu étais enceinte". Non. Ce n'est pas ça. Même avant la grossesse, j'avais 25 à 30 lbs. en trop. Et puis pendant la grossesse, j'ai pris du gras aussi. Beaucoup de gras. Estéban aimait bien me faire manger du bacon et des frites. Les envies hormonales sont une bonne excuse pendant la grossesse... mais c'était mon attitude en général qui faisait défaut. Mon attitude envers la bouffe. Envers mon corps. Mon vrai corps, celui que j'aime tant maintenant. Il était là. Caché. En dessous du gras. Oh, il y en a encore, du gras. C'est normal et c'est nécessaire. Oui, je vois mes côtes quand je m'étire. Oui, les os de mon bassin frottent contre ma nouvelle paire de jeans, taille 5, à laquelle je dois ajouter une ceinture pour qu'elle épouse convenablement la courbe. Mais j'ai encore assez de gras pour vivre, parce que le gras, en bonne quantité, c'est nécessaire à la vie. Ça donne de belles courbes aux hanches, aux seins, ça permet de ne pas avoir le visage d'un squelette qui fait peur aux enfants le soir de l'Halloween... Donc, un peu de gras, c'est bon. Trop, ça bloque les artères, ça accentue le diabète, ça fait mal fonctionner les reins, le foie, l'estomac, les intestins, les poumons... mais pire, ça nous cache. Comme un bouclier, une barrière.

Je n'ai plus le choix de m'accepter. De m'aimer comme je suis. Quand je me regarde dans le miroir, je n'ai plus le prétexte de dire "mais ce n'est pas vraiment moi..." C'est tout moi. Et je m’assume.

Cependant... J'ai un peu peur de la semaine prochaine. Parce que j'ai peur du gouffre. Du sentiment de ne plus avoir de but. C’est fini. En fait, non, ce n’est pas fini. Je ne peux pas me dire « bon, j’ai fini, je passe à autre chose ». Parce que je n’ai pas le droit de faire ça. Si je fais ça, je crache sur l’année d’efforts investis dans moi. Si je laisse ma perte de poids derrière moi et que je passe à autre chose, le poids reviendra bien plus vite que je ne le pense. Non seulement mon objectif est atteint, mais je dois encore atteindre cet objectif beaucoup plus flou qu’est le maintien de ce moi redécouvert. C’est un objectif qui n’a pas d’échéance… Pour la première fois de ma vie. Mes voyages en Europe avaient une fin. Mon baccalauréat aussi. Même mon TR-01 en a une. Les dates étaient préétablies, je pouvais me dire : « à cette date X, tout sera fini ». Maintenant, rien n’est plus certain. Je suis livrée à moi-même. Pas sûre que je suis capable de rester aussi forte si je n’ai plus d’objectif aussi précis. Un jour à la fois? Je ne pense pas. Pas tout de suite. Je ne suis pas prête.

Bon, c’est décidé. Je dois m’inscrire à une course dans le cadre du Marathon de la capitale nationale, pendant le Festival des tulipes en 2006. Peut-être qu’à ce moment là, je pourrai me contenter de prendre mon corps un jour à la fois. D’ici-là, j’ai besoin d’autres objectifs concrets.

jeudi 10 novembre 2005

Faire l'impossible

Je travaille dans une équipe formidable. Une véritable fourmilière. Des ouvriers qui accomplissent l'impossible. On nous annonce maintenant des millions de mots à traduire pour hier. C'est vraiment excitant (mais pas nécessairement dans le bon sens du terme) de voir l'agitation que ça provoque. Intéressant. Ça bourdonne. J'aime ça...

Et maintenant que je fais vraiment partie de la ruche, je vois des textes marqués en rouge "URGENT". C'est excellent pour la production et pour l'atteinte de mes objectifs dans le but de devenir TR-02. Espérons que je puis me montrer à la hauteur. Parce qu'on fait difficilement plus stimulant que ça...

mardi 8 novembre 2005

Goule (vampire)

Bon, je sais, la prochaine partie de vampire est loin.

Mais je m'essaye quand même... au cas où les organisateurs craquent sous la pression et font une masquarade plus tôt... au pire, ben ce sera pour quelques rencontres informelles cet hiver et une vraie partie au printemps prochain!

Je me cherche un ou une goule pour quelques missions au soleil. De préférence, qui paraît bien, et qui a un certain goût/talent pour la musique (mais ce n'est pas absolument nécessaire, on peut s'arranger pour que la musique soit dans le background et que le joueur n'ait pas vraiment à jouer... c'est juste un plus). Ah, et puis ce doit être quelqu'un qui aime la stratégie (ça, c'est nécessaire, ça se simule mal).

Si l'idée vous intéresse, faites-le moi savoir et je communiquerai par courriel avec vous.

lundi 7 novembre 2005

Vampire - récap.

C'était samedi qu'avait lieu la Masquarade. Je m'y suis bien amusée. Mais la partie n'est pas finie, ce n'était que la pointe de l'iceberg, et déjà, j'ai de nouveaux plans qui se dessinent. Je ne suis pas parvenue à obtenir le poste tant convoité de Sénéchal, même si je suis passée très près... Mais ce n'est pas grave, puisque j'ai une nouvelle visée... que je ne peux pas révéler ici (et non, ça n'implique pas nécessairement devenir prince de la ville! Même si c'est TRÈS tentant!)

Bon, tout d'abord, je dois dire qu'à mon avis, la Masquarade est le type de GN le plus difficile à organiser. Par définition, les vampires sont solitaires, et le but de la Masquarade est de les réunir pour pouvoir contrôler les territoires de chasse et la survie (si on peut dire que des morts-vivants survivent) de l'espèce. Une hiérarchie très serrée est donc en place. Et c'est principalement la source du problème. Je crois que Pat, Benji et Jaune ont fait du très bon boulot, alors gardez ça à l'esprit en lisant mes critiques. Bravo, les gars!

Bon, premièrement, il y a eu des longueurs. Pas par manque d'action. Mais par manque de direction. Je m'explique : les vampires sont organisés en clans. Chaque clan est dirigé par un primogène, et la ville est gérée par un Prince, qui doit écouter le conseil des primogènes, mais qui prend tout de même les commandes (un peu comme un maire et ses conseillers). Le problème, c'est que la plupart des intrigues se passent entre primogènes. Ils sont assez puissants pour régler les problèmes, et les occasions de demander de l'aide aux joueurs sont rares. Résultats, à certains points, quand les primos sont en réunions strictement réservées à eux, par exemple, les joueurs s'emmerdent. Ils n'ont pas l'autorité de prendre des initiatives ou de bosser les autres. En plus, ils ont tous tendance à être très indépendants. Alors, ceux qui ne participaient pas aux compétitions pour obtenir un poste de puissance se sont ennuyé.

Comment faire pour contourner? Je crois que ce pourrait être intéressant de faire une partie sans primos. Soit que les primos sont en réunion ailleurs, ne peuvent être dérangés, et les joueurs doivent gérer une situation (comme une invasion d'une secte ennemie, par exemple) sans leur aide. Ou encore, les primos ne sont pas en état de commander, les joueurs, dans le chaos total, doivent s'organiser entre eux pour trouver des solutions. Tout ça, en tendant compte de leur clan, de leurs préférences personnelles, des indices que les primos indisposés peuvent avoir fait circuler, etc.

Mais bon, autrement, il y a une autre façon de faire inter-agir les joueurs. Mais je n'en parlerai pas ici, parce que je désire éviter le meta-gaming. Mais bon, j'écrirai peut-être un billet là-dessus un de ces jours...

Autrement, j'ai adoré jouer une vampire. J'ai eu un plaisir fou à me costumer (surtout que les vêtements classe me faisaient bien!), à interagir avec les autres, qui étaient, eux aussi, très charmants (sauf les Nosferatu, les vampires laids). Même si mon personnage ne s'intéressait pas aux hommes, c'était vraiment un plaisir pour les yeux que de voir tous ces hommes en costume cravate, ou encore mon chum habillé en chasseur de vampire, tout en noir et bien armé... Disons que mon côté pitoune était bien content!

À ceux qui lisent se blogue et qui se disent "tiens, ça a l'air intéressant..." mais qui n'osent pas essayer... Osez! Ça va me faire plaisir de vous aider à vous monter un personnage et à vous donner des trucs. Et puis, c'est possible de faire un personnage timide si vous l'êtes! :)

Prochain GN médiéval : Une seule soirée, à l'intérieur, le 9 décembre. Je crois que la prochaine masquarade serait prévue pour le printemps... :(

Sondage

Je déteste les sondages. Avec passion.

Les sondages sont antidémocratiques, contrairement à ce qu'on essaie de faire croire aux gens. C'est très facile de manipuler les chiffres sans même les truquer. On peut leur faire dire tout ce qu'on veut. En plus, les statistiques qu'on en tire ne servent à rien de bon, si ce n'est qu'à manipuler les gens.

Le plus bel exemple, c'est en politique. Les politiciens commandent des sondages et utilisent les chiffres pour établir une stratégie d'élection. Mettre plus de pression chez les groupes où on a moins d'appui, courtiser stratégiquement ceux qui nous appuient... Ils publient certains résultats, sachant très bien que plusieurs épais qui sont trop imbéciles pour se faire leur propre opinion sur une question vont suivre la masse. C'est l'exemple typique du sophisme qui se résume à "la plupart des gens sont de mon côté, alors je suis le meilleur candidat". Ouais, ben la plupart des gens pensait que la terre était plate, il y a quelques centaines d'années, et ce n'était pas vrai pour autant. Tout ça, pour entretenir l'illusion de justice et de démocratie.

Autre exemple : les décisions prises. On demande de faire des sondages pour savoir si les décideurs devraient prendre telle ou telle décision. Lamentable. Je dis lamentable, parce que les gens sondés ne sont pas nécessairement connaissants dans le domaine en question. Si on élit des gens pour prendre des décisions, c'est que l'on croit qu'ils sont assez compétents et sensés pour prendre les bonnes décisions. C'est plus efficace comme ça : on a quelqu'un qui va lire tous les textes plates qu'on n'a pas envie de se taper un vendredi soir entre deux changements de couches, qui va analyser ça pendant qu'on donne le biberon au petit dernier, et qui y réfléchira pendant qu'on travaille dur. Ensuite, il prendra la décision qu'il juge la meilleure étant donné toutes les informations dont il dispose. Mais les sondages, eux, viennent tout gâcher. Les gens sondés, eux, le sont pendant qu'ils mangent, qu'ils travaillent ou qu'ils vivent leur vie. Ils ne sont pas nécessairement informés, et pire, ils sont souvent désinformés par les médias ou encore par des infos plus ou moins officielles sur des blogues ou sur des sites Web personnels. Ensuite, ils vont débiter des âneries ou répéter ce que leurs sources "d'information" les a conditionné à dire. On a beau dire "78% des gens sont d'accord avec le fait que les douaniers puissent porter une arme", ça ne pèse pas lourd devant les autres arguments sensés, réfléchis qui font en sorte que, de toutes façon, le fait de porter une arme ne ferait qu'aggraver la sécurité des douaniers... mais bon.

Les sondages, ça nuit au bon fonctionnement d'une société. Ce n'est pas démocratique, contrairement à ce qu'on pourrait en penser. Pis franchement, c'est plate à faire.

vendredi 4 novembre 2005

Pas facile, l'éducation...

Estéban n'avait pas un mois qu'il avait déjà son opinion sur tout. Et il la faisait entendre. Il a hérité de la voix de sa mère, une voix qui s'entend de loin. Et maintenant qu'il a 15 mois et demi, son caractère se précise. Ses opinions aussi. Estéban n'avait pas deux mois qu'il était émerveillé par tout ce qui est ventilateur. Plafonnier, sur pied, peu importe. Ça le faisait rire. Maintenant, c'est toujours la même passion. Sauf qu'il exige qu'on l'active... Si lui est incapable de le faire tout seul (parce qu'il est trop petit pour se rendre à l'interrupteur seul). Il ne parle pas encore vraiment. Mais il s'exprime très bien. Il fait très facilement comprendre ce qu'il veut... un peu trop, parfois!

Il comprend pas mal tout ce qu'on dit. Mais comme il ne s'exprime pas en français clair et distinct, on ne sait pas toujours si ce qu'il a compris, c'est bien ce qu'on lui a dit. Et puis même s'il grandit, il est encore tout petit, il ne peut pas rejoindre tous les endroits qu'il voudrait rejoindre, on lui dit quand se coucher, quand se lever, quand et quoi manger, quand et comment s'habiller... Pas facile pour lui. Il veut s'affirmer. Mais en même temps, il ne comprend pas encore ce qui est dangereux, alors on doit le protéger... et souvent, ça veut dire lui interdire cela...

Donc, on a un petit homme qui veut explorer, mais qui est très limité... Et ça le fâche. Il est tellement découragé, pauvre petit, lorsqu'il ne peut pas ouvrir la porte derrière laquelle se cache son aspirateur chéri, ou qu'il est incapable de grimper sur le comptoir pour jouer avec son téléphone adoré. Deux autres passions chez lui.

Maintenant, il ne s'affirme plus qu'avec des cris, il a évolué. Il frappe. Là, je dois avouer que je suis un peu perdue quand ça arrive. Quoi faire? Le frapper pour lui montrer qu'il ne doit pas frapper les autres? Belle leçon! "Fais ce que je dis, mais je fais pas ce que je fais!" Ok... lui enlever un jouet? Ah ben, en général, c'est ce qui a parti la crise. Le mettre dans le coin jusqu'à ce qu'il se calme? Il a 15 mois, va-t-il comprendre?!?

Bon, alors je suis en retard dans mes lectures de "bonne maman" pour ce qui est de l'éducation des petits qui commencent à s'affirmer... et sur la façon d'éviter l'escalade de violence. Parce que ça escalade vite... Difficile de ne pas céder et lui donner ce qu'il veut (mais j'essaie fort - il ne doit pas associer la crise avec l'obtention de ce qu'il désire...), difficile aussi de lui faire comprendre qu'il ne doit pas jouer avec les prises électriques, même si elles sont recouvertes de bouchons protecteurs et que nous, on les utilise pour brancher des objets... Et puis, il y a toutes ces théories, le renforcement positif, la punition, l'explication... Et puis il n'a pas encore deux ans!!!

Je l'adore, même quand il hurle. Mais parfois, j'aimerais tellement qu'il hurle moins fort ou que sa tête de cochon soit un peu moins dure! Au moins, il ne se laissera pas marcher sur les pieds plus tard! (Si je fais bien mon travail de maman, bien entendu!)

Coupable ou responsable?

Une confession d’une bonne copine m’a inspiré ce billet. Elle est passablement stressée dernièrement, et essaie de perdre les toutes dernières livres avant d’atteindre son objectif de poids. Hier, lors d’une discussion par courriel, elle m’a dit ne pas être très fière d’elle. Elle avait mangé deux grosses pointes de gâteau gras et sucré, après une bataille interne de 2 heures. Là, elle se sentait coupable de l’avoir fait.

Son erreur? Elle s’était tout d’abord interdit quelque chose de gratuit, de disponible, et qui lui aurait fait plaisir en petite quantité. Résultat? Dialogue interne, nouvelles interdictions, sanctions, punitions indues… pour finalement céder. Et comme tous ceux qui s’interdisent une gâterie simplement parce que ce n’est pas « bon pour la santé et que ça fait grossir », elle s’est dit « c’est tout ou rien. Alors comme je suis incapable de ne rien prendre, je prends tout, tant qu’à avoir succombé pour quelques bouchées, aussi bien en manger pour m’en rendre malade! ». Cette situation vous est familière? Je suis certaine que si ça ne vous est jamais arrivé, vous connaissez au moins une personne à qui c'est arrivé. Au moins. Et pas juste des grosses personnes.

Bon, mon approche, à moi, c’est de prendre des sucreries dont j’ai envie quand j’en ai envie. Mais attention : j’y vais avec modération… et un verre d’eau. Le verre d’eau donne le temps à mon corps de réaliser qu’il a ingéré quelque chose. Alors si je vais me chercher une deuxième (petite) portion, au moins, je n’ai plus aussi faim, et puis c’est plus satisfaisant. Bon. Mais outre ça, il faut aussi s’attaquer à la terminologie et à la psychologie…

Une erreur que beaucoup de gens commettent aussi, c’est de se sentir coupable au lieu de se sentir responsable. Et pas juste pour la bouffe, pour tout. Les travaux d’université terminés à la dernière minute qui ne sont pas aussi bons qu’on aurait voulu, des appels non retournés, des projets non finis qui s’empilent… Nommez-les, j’ai tout fait ça. Et je me suis sentie coupable. Jusqu’à ce que je réalise que c’était une mauvaise attitude à adopter.

Tout d’abord, quelques définitions tirées du Petit Bob :

CULPABILITÉ kylpabilite n. f.

- 1. État d'une personne qui est coupable*.

- 2. Psychol., psychan., cour. Sentiment par lequel on se sent coupable, qu'on le soit réellement ou non (sentiment de culpabilité). Culpabilité subjective, irrationnelle, endogène*.

RESPONSABILITÉ Respösabilite n. f.

- 1. Dr. constit. Obligation pour les ministres de quitter le pouvoir lorsque le corps législatif leur retire sa confiance (- Motion, cit. 3).

- 2. (XIXe). Dr. En droit civil, Obligation de réparer le dommage que l'on a causé par sa faute ou dans certains cas déterminés par la loi.

- 3. Cour. Obligation ou nécessité morale, intellectuelle de réparer une faute, de remplir un devoir, une charge, un engagement.

Pour le bien de la cause, je me limiterai aux définitions courantes.

Quand on se sent coupable, c’est qu’un geste a déjà été posé et qu’on ne peut plus rien y faire. On se sent coupable, mais on ne peut rien faire pour réparer le tort causé. Pire, la culpabilité comme tel n’est pas formatrice, elle n’implique pas d’apprentissage pour la prochaine fois. Parce que l’incident est terminé, on ne passe pas à autre chose, on n’évalue rien, on ne fait que se dire qu’on a mal agi, mal fait, et on espère que ce se soit passé autrement (si seulement j’avais pu m’empêcher de manger ce deuxième morceau de gâteau!).

Quand on se sent responsable, c’est autre chose. On peut se sentir coupable de ne pas avoir rempli un devoir ou un engagement. Mais être responsable sous-entend aussi une continuité. Lorsqu’on se sent responsable et qu’on commet une erreur, on l’analyse, on tente de la corriger. Si l’erreur commise ne peut être corrigée (le gâteau est mangé), eh bien on se demande comment faire la prochaine fois. On apprend de l’erreur commise, on se demande pourquoi elle a été commise, on s’ajuste, et puis la prochaine fois qu’une situation similaire se présente, on tente une autre approche. Et puis si cette autre approche ne fonctionne pas, on recommence.

La culpabilité n’est pas mauvaise en soi… Tant que la responsabilité finisse par prendre le dessus.

Si on peut appliquer cette attitude à un aspect de notre vie (comme la bouffe), on peut ensuite l’appliquer aux autres domaines, comme la famille, le travail, les amis, l’école…

Ceci dit, prenez garde à tous les régimes, les plans alimentaires, les modes de bouffe, qui vous interdisent des aliments sous prétexte qu’ils font engraisser ou qu’ils sont trop ci ou pas assez ça. Je prône une approche équilibrée : attention aux quantités (apprenez ce qu'est une vraie portion de de combien vous en avez vraiment besoin! Pas capable? *tousse* WeightWatchers *tousse*), favoriser la qualité (si ça goûte l'eau, ça sert à quoi de le manger?), et faire confiance à son jugement pour le reste (le corps est une formidable machine, et si on lui faisait confiance?). Si on vous dit : bannissez le pain de la maison, ça va aller pour un mois. Peut-être deux. Mais bonne chance pour garder ça toute l’année… Prenez garde aux interdits qui ne sont pas énoncés par votre médecin.