Quelques mots de ma réviseure au bas du dernier texte que je lui ai remis :

Quelle chance que tu te comprennes aussi bien dans ce genre de charabia. Je suis épatée!

C'était un petit 450 mots en informatique. En fait, c'était assez vulgarisé, il s'agissait d'explications sur la navigation dans un site IntraNet en particulier. Ce genre de texte n'est jamais très bien rédigé, en anglais comme en français. Mais je connais le domaine. J'évolue dans un environnement informatisé depuis aussi longtemps que je me souvienne. Au primaire, je faisais du logo (vous vous souvenez, la petite tortue?). Au secondaire, c'étaient déjà (en 1989-1995) les lociciels de traitement de texte, le DOS et les BBS. Au cégep, c'était Internet, Windows, Excel, PowerPoint... Bien entendu, je n'ai rien appris de tout ça dans mes cours. Les profs n'avaient pas le temps, ils étaient occupés à montrer des formules mathématiques que je me suis empressée d'oublier pour ne pas les utiliser à l'extérieur d'un cadre académique (dommage, je regrette de ne pas avoir mieux utilisé ces concepts par la suite... au moins, je n'aurais pas l'impression d'avoir perdu mon temps). Bref, j'avais une longueur d'avance. C'est comme au cégep. À ma première année de Cégep (en 1995, l'année du référendum!), j'étais une des seules à avoir mon adresse courriel. Maintenant, si un étudiant n'a pas d'adresse courriel, on le regarde comme s'il était un extra-terrestre. En fait, s'il n'a pas d'adresse courriel, c'est probablement parce qu'il est un extra-terrestre. Y'a pas d'autre explication possible!

Pour en revenir à mon texte, il n'était pas compliqué. Juste informatique. Ennuyeux, mais informatique. Je n'en prend pas souvent, parce que c'est plate. En plus, je m'entête à prendre des textes plus diversifiés, plus compliqués, pour apprendre plus. Mautadite tête dure. Ce serait plus facile si je me limitais à des textes où je m'y connais mieux que mes réviseurs, juste pour les impressionner. Mais non, la madame veut apprendre. La madame veut devenir meilleure. Même si ça veut dire repousser une promotion dans l'unique but d'être encore meilleure lorsque la promotion viendra.

Toutefois je l'aime bien, ma ciboulette de tête dure!

Et en attendant, entre deux ou trois textes casse-gueule, je prend un texte informatique, question de me remonter le moral sans surchauffe du cerveau!