Hier, on a fait un grand ménage chez nous. Nous avons tous mis la main à la pâte : surtout Estéban qui, du haut de ses presque 19 mois, a passé l'aspirateur durant une bonne heure... Il a fait au moins trois pieds carré de plancher, ce qui n'est pas rien!
Nous n'avons plus de produit nettoyant chimique depuis longtemps. Le vinaigre, le bicarbonate de soude, l'eau, le savon à vaisselle écologique, tout fonctionne très bien. Mais...
J'ai remarqué que le nombre de sacs de poubelle que nous remplissons chaque semaine a diminué de beaucoup. Je ne peux pas en dire autant des sacs de recyclage... Et puis je me suis mise à réfléchir au recyclage. Oui, c'est évident que c'est mieux pour les matières renouvelables ou non renouvelables, de recycler que de simplement jeter. Les dépotoirs sont remplis à craquer, et je ne suis pas surprise qu'on songe à envoyer nos déchets sur la lune avant même de songer à en faire autre chose...
Mais le recyclage, est-ce vraiment LA solution? Non, pas vraiment. Ça aide à soulager notre conscience... mais pas nécessairement la planète. Combien d'énergie doit-on produire pour transformer ce pot de yogourt, ou cette boîte de céréales? Ce qui soulagerait vraiment la planète, ce serait que tous les humains s'en aillent. Mais, comme nous sommes bien attachés à notre poubelle, la deuxième meilleure option serait de réutiliser, et non de recycler. Oh, bien entendu, mieux vaut recycler que de bêtement jeter. Cependant, mieux vaut encore de ne pas trop consommer, puis de réutiliser ce qu'on peut réutiliser. En réutilisant, on consomme moins, donc on produit moins de déchets et on a moins besoin de recycler. Ça devient un moindre mal... Pour avoir à moins recycler, il faut acheter moins d'emballage... Alors, au lieu d'acheter des trucs en portion individuelle, comme de petites boîtes de céréales, mieux vaut les acheter en vrac, comme dans des gros sacs de céréales, quitte à les répartir dans les petites boîtes de plastique ou encore de rétuiliser nos pots de yogourt pour le storage... La bonne nouvelle : c'est que ça coûte pas mal moins cher de consommer de cette façon. On aide l'environnement ET on économise de l'argent. La mauvaise nouvelle, c'est que ça prend un peu plus d'organisation et de temps.
Bon, ensuite, je me suis mise à penser à d'autres gestes qui pourraient se révéler économiques, autant pour mes poches à moi que pour celles de la planète. Et je me suis souvenue d'un projet qui a cours dans ma région, mais auquel je n'ai pas participé l'an dernier, parce que j'en avais entendu parler trop tard : l'agriculture soutenue par la communauté. C'est d'abord à l'émission L'Épicerie de Radio-Canada que j'en ai entendu parler. Puis, Gaétan m'a appris que certaines écoles et garderies profitaient de ce service. Le concept est simple : on s'entend avec un agriculteur certifié bio de sa région, on lui paie un montant fixe pour l'été, et il nous apporte des légumes et des fruits frais chaque semaine, durant toute la saison. Beaucoup de fermes qui adhèrent à ce système offrent aussi des produits laitiers, des oeufs et de la viande (le tout bio). Ok, on ne choisit pas ses légumes. On ne sait pas ce qu'on aura cette semaine. Et on prend un risque : la récolte pourrait être mauvaise. MAIS : en achetant directement de l'agriculteur, on épargne. En achetant local, on encourage l'économie locale, mais en plus, on évite des frais de transport et des tonnes d'émissions de gaz à effet de serre. Pour plus de renseignements à ce sujet, voici le reportage de l'émission l'Épicerie, et puis voici le lien vers l'économie soutenue par la communauté sur le site d'Equiterre.
Ah, et est-ce que j'ai mentionné que ça réduit aussi la quantité d'emballage qu'on n'aura ni à produire, ni à recycler?
Prochaine étape, c'est le compost et le potager...