Bien manger, c’est difficile. C’est simple, mais c’est difficile. Il y a les contraintes liées à notre mode de vie, à notre budget, à ce que nous ignorons. Et ça, c’est sans compter tous les messages contradictoires qu’on reçoit à la télé, à la radio, sur Internet, dans les journaux, dans les revues, dans les conversations avec nos pairs, avec nos proches…
Et c’est quand on a le plus besoin de bien se nourrir que les obstacles à la bonne alimentation se multiplient, n’est-ce pas? Quand on a un surplus de poids, c’est plus dur. On a besoin de plus de nourriture, d’une part, mais pas trop. On doit gérer la pression sociale (à un point où on a peur de manger en public).
La grossesse est un autre point critique. Tout ce que je mange, et tout ce que je ne mange pas, aura des conséquence sur le bébé, d’abord, puis sur mon corps. Parce que si fœtus se sert en premier, maman aura de sévères carences si elle ne fait pas attention. Et puis le cachet multivitaminé n’a rien d’une panacée : leurs vitamines et minéraux ne sont pas aussi bien absorbés que ceux qui sont présents dans la nourriture, la vraie.
Comment s’y retrouver? La dernière fois, j’ai pris plus de 50 livres. Je mangeais à peu-près. Du bacon, surtout. Ah, et des frites. En général, je mangeais assez bien… mais en PLUS de bien manger, je mangeais trop et souvent trop vite. Je l’ai dit, c’est quand on a le plus besoin de bien manger que c’est le plus dur. Le pire ennemi, c’est la fatigue. Si j’ai le choix entre dormir deux heures et souper, je choisis le sommeil sans hésiter. Je me réveille affamée et je dévalise le réfrigérateur…
Cette fois, par contre, j’ai plus d’outils de mon côté. J’ai un plan. Je ne veux pas taxer mon corps comme je l’ai fait la dernière fois. C’est mauvais pour ma santé. Je veux voir mes petits-enfants. Je maintiens un poids santé et d’excellentes habitudes depuis plus d’un an : je n’ai pas d’excuse. Je sais ce que je dois faire, il ne me reste plus qu’à le faire!
Pour commencer, je cible l’essentiel : les nutriments et l’apport énergétique.
En principe, c’est simple. Mais en pratique, c’est difficile. Oui, difficile. Mais pas impossible. Au contraire.
On a besoin d’énergie pour tout faire. On en a davantage besoin quand on est enceinte (environ 150 calories de plus par jour au premier trimestre (l’équivalent d’un verre de lait de plus, je crois?), et 350 pendant les autres (des céréales dans le lait)). Les sources varient sur ces chiffres, par contre. Et beaucoup de facteurs vont modifier le calcul (nombre de fœtus dans l’utérus, activité de la mère… car elle bouge moins puisqu’elle est plus fatiguée, etc.). C’est important, par contre, de réaliser que plus, c’est pas « beaucoup plus ». Une demi-poitrine de poulet, sans peau, par jour. C’est juste ça que ça prend au début.
L’idée, c’est de pouvoir se fier à sa faim. Mais ça aussi, c’est truqué. Truqué parce qu’on a des dégoûts, des nausées, des rages… Parce qu’on a moins de place dans l’estomac, mais qu’il se vide plus vite… Mais il y a de l’espoir! Et cet espoir est directement lié aux nutriments nécessaires.
Il est recommandé de manger une variété de différents produits. Grossesse ou pas. Pendant la grossesse, c’est d’autant plus nécessaire. De plus, ça prend au moins une portion de produits laitiers et de bonnes huiles de plus par jour. Un peu plus de céréales aussi, et pas mal de vitamines et minéraux (fruits et légumes, qui apportent aussi des fibres pour combattre la constipation).
Donc, chaque jour, je mange AU MOINS trois légumes, deux fruits, deux huiles santé (d’olive, de lin, de canola…) et trois produits laitiers. Ce que je trouve le plus difficile, ce sont les légumes, surtout en hiver… En fait, ce sont quelques règles de base de WeightWatchers que j'ai adaptées. Je ne compte pas les points. Mais je suis le reste.
Quand j’ai faim, je me questionne à savoir si j’ai mangé assez de légumes, de fruits ou de produits laitiers. Si oui, je me permets pas mal n’importe quoi. Mais d’habitude, c’est non. Alors je prends la portion qui me manque AVANT de prendre autre chose. J’ai faim pour des chips? Ok. Mais avant, je bois ce grand verre de lait ou trois quarts de tasse de yogourt. Je mangerais une rôtie avec beaucoup de beurre? Pas de problème, mais avant, je dois manger une pomme, ou encore un poivron. Si j’ai encore faim après, on verra!
Le principe, c’est que je dois avoir tous mes nutriments par des sources saines. Prévoir des repas de poisson (sans panure…), de poulet, de tofu, des omelettes, avec des légumes (et oui, je compte la patate comme un légume). Avoir plusieurs légumes différents dans une même journée. Prendre du yogourt ou des fruits comme dessert, avant le gâteau ou le biscuit. Manger pâtes aux grains entiers. Utiliser une vinaigrette à base de vinaigre et d’huile d’olive. Bref, se concentrer sur ce qu’on DOIT manger avant de penser à ce qu’on ne devrait pas manger. Ensuite, on fera ce qu’on veut… s’il reste de la place! Parce qu’après tout ça, ce n’est pas garanti qu’il en reste.
Quoi? Un exemple? Voici mon menu d’aujourd’hui…
Déjeuner : une tasse de fraises (cueillies nous-mêmes cet été) décongelées dans une tasse de yogourt faible en gras et un quart de tasse de müseli (ajouté à la dernière minute). --> en plus d'être excellent pour la santé, c'est VRAIMENT bon!!!
Collation 1 : un poivron vert, coupé en lanières, avec un quart de tasse de baba ganouj que j’ai fait moi-même (purée d’aubergine et de pois chiches avec de l’huile d’olive et de l’ail).
Collation 2 : clémentine
Dîner : ragoût de bœuf maigre et de légumes (qui a mijoté cette nuit), un petit concombre et une pomme.
Collation 3 : clémentine
Collation 4 : verre de lait
Souper : cette recette de pâtes sautées aux épinards et au féta. Dessert mystère (pas besoin d’être bon pour la santé!) Collation : un verre de kéfir à la fraise.
Total : 3 fruits (je ne compte la clémentine qu’une fois, puisque ça en prend deux pour faire une portion), 4 légumes, 3 produits laitiers (le kéfir, c’est du lait fermenté), 2 huiles (pâtes et baba ganouj).
J’ai aussi remplacé mon café-réconfort de l’après-midi par un décaféiné. Mais le matin, je reste à la caféine… tant que je le peux encore!
Ça fonctionne très bien jusqu’à maintenant. On verra s’il s’agit de vœux pieux.