Je ne nie pas le réchauffement climatique. Chaque année, les glaciers fondent un peu plus. La terre se réchauffe graduellement. Nous sommes en sursis.

La Terre n'est pas foutue. À moins qu'on fasse exploser 6 bombes H à la fois, elle devrait tenir le coup. Ce sont nous, les humains, qui tiendrons moins bien. La vie ne s'éteindra pas sur la terre par notre faute. Certaines vies, oui. Pas pas toutes. Les coquerelles, par exemple, survivront à tout. Y'a pas mal de bactéries qui sont à l'épreuve de pas mal tout aussi. Les poissons blottis tout au fond de la plus profonde crevasse des océans se contrefichent bien de la fonte des glaciers. La vie ne disparaîtra pas. Nous, par contre... on est pas mal plus fragiles que la vie en général!

Cependant... le pas d'hiver qu'on est en train de vivre est une conséquence indirecte, et non directe, du réchauffement. La terre se réchauffe à un rythme de 0,X degrés par année. Pas X,0 degrés. Hier, Cyberpresse rapportait que le 4 janvier 1950, on avait enregistré à Montréal des températures de 13 degrés celcius. Je parie qu'il y a eu de la neige l'année suivante. En fait, l'an dernier, en janvier, la neige était plus haute qu'Estéban chez moi. Ok, Estéban était plus petit... mais on a pris des photos. La neige le dépassait. Et de pas mal.

Voir le printemps en janvier, ça fait peur. Tant mieux si certains se responsabiliseront. Mais bon, y'a des signes plus épeurants que ça, à mon avis...

Qu'est-ce qu'on peut faire? Pas grand chose. Dans le sens de : on peut en faire beaucoup, mais si on le fait tout seul, ça reste petit comme contribution. Ce n'est pas une raison pour rien faire. Au contraire. Il faut faire notre très petite part, même si ça demande plus d'organisation, et même si ça demande de réfléchir un peu lorsque l'on pose un geste. Parce que tous les gestes comptent très peu. Mais ils s'accumulent. Et les gestes négatifs s'accumulent beaucoup plus facilement que les gestes positifs, à mon sens.

Ça fait longtemps que je recycle. J'ai déjà écrit plusieurs billets sur la réduction des poubelles, du recyclage... On a une boîte de compost (merci, Gaétan! Il l'a faite lui-même!). J'achète des trucs qui ont moins d'emballage. J'achète moins, aussi. Et quand je peux, j'achète local. Cet été, on a fait affaire avec un agriculteur bio de la région (local = moins de transport = moins de gaz à effet de serre = légumes plus frais). On se réinscrira cette année aussi.

Allez voir le site d'Equiterre... ça en vaut la peine.