Le blogue d'ND

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vendredi 30 mars 2007

Privatisation

À bien y penser... Peut-être que Chri a raison. La privatisation pourrait être la solution à nos problèmes. Voici donc ce qui nous coûte cher parce que c'est essentiel, mais qu'on pourrait privatiser...

1. Le système de santé : on en a parlé et débatu ad nauseam... Que ce soit bon ou pas, si c'est privatisé, moi, je change de job et je vends de l'assurance... je vais faire fortune!

2. Le système d'éducation : ben oui, y'aurait juste les riches qui seraient éduqués... en plus, le gouvernement pourrait réduire le salaire minimum, comme ça, les jobs resteraient ici au lieu d'aller au Tiers-Monde.

3. Le système de justice : Ça coûte cher un juge, un greffier, le chauffage et l'entretien d'un palais de justice... les riches se payent déjà des avocats et des juges, pourquoi pas ne pas ouvrir ça à la classe moyenne aussi? Pour poursuivre, les victimes pourraient payer un forfait de 10 000 $ par procès... 15 000 $ si on veut que ça se règle en moins de 2 mois... sinon, ben on peut y aller à l'unité : 100$ par témoin entendu, 1000$ par mois en frais de jury, un supplément de 2 000$ pour choisir son juge...

4. La police : 50$ pour un rapport. 30$ pour faire venir la police parce que les ti-jeunes d'à côté écoutent de la musique trop fort. 150$ pour rapporter un crime grave comme un meurtre ou un viol ou encore un vol à main armée... Ça a de vachement bons avantages : le taux de criminalité diminuerait en flèche : pu personne ne rapporterait quoi que ce soit! On épargne aussi en salaire de policiers et en prisons, parce que presque pu personne n'irait en prison!

5. L'armée : On facture les pays contre qui on est en guerre pour les pertes encourues, pis les pays alliés pour les frais de formation et de déploiement des soldats.

Ça a du sens... Je me demande pourquoi ce n'était pas dans la plateforme de l'ADQ...

Une chose en amène une autre

Je ne devrais pas vérifier mes courriels et faire le tour des blogues vite-fait le matin.. parfois, ce n'est juste pas vite fait. Là, je tombe sur un commentaire intéressant, je suis le lien, qui mène vers un autre blogueur intéressant, qui mène vers d'autres commentaires intéressants... vous voyez le genre...

Découverts ce matin, de liane en liane : http://emma123.wordpress.com (qui a laissé un commentaire sur mon blogue, ce qui m'a mené à : ) http://rirecollectif.blogspot.com/ (à voir : Dumont en joueur de flûte!... et ça m'a mené à : ) http://nard6.blogspot.com/ (puis à ce très beau site : ) http://damegaladriel.blogspot.com/

Et j'arrête là, parce que j'ai pas mal de travail à faire... En plus, parfois je suis complètement d'accord avec ce qu'ils disent, et d'autres fois j'y suis complètement, mais complètement opposée. C'est ça, la beauté des blogues. On peut dire ce qu'on veut sans être interrompus, on nous lit si on en a envie, on ne nous lit pas si nous n'en avons pas envie! Et on découvre!

jeudi 29 mars 2007

Compter les dodos

Je ne me souviens pas avoir "compté des dodos" quand j'étais petite. Je me souviens avoir fait des marques au calendrier, je me souviens avoir calculé le nombre exact de jours ou d'heures avant tel ou tel événement. Mais "compter les dodos", ça, non, je ne m'en souviens pas. En fait, je trouvais ça assez bizarre quand mes amis le faisaient... parce que les siestes viennent tout mélanger l'affaire. Même si je ne porte plus de montre depuis... cinq ou six ans? j'ai une assez bonne notion du temps qui passe. Comptage de dodos ou pas.

Mais bon, même si je ne me souviens pas l'avoir fait, dernièrement, je me surprends à "compter les dodos" avec Estéban. Parce qu'il veut tout, tout de suite (normal, il n'a pas trois ans encore... c'est mon rôle de lui apprendre à attendre).

Mardi, ma mère venait passer la soirée à la maison. Estéban le savait (même que mercredi matin, au réveil, il voulait qu'elle vienne le voir encore, là, tout de suite...). Mais il ne comprenait pas que ce n'était pas tout-de-suite-après-la-garderie lundi. Alors, on a compté les dodos. "Juste un dodo, et ensuite, tu vas chez Khadija, et puis après, grand-maman Marie viendra chez nous."

On a dû aussi lui dire qu'on va voir Éléanore en fin de semaine. Elle aura quatre ans (déjà!) samedi. On le lui a mentionné en passant en fin de semaine, ou peut-être cette semaine. Toujours est-il qu'il a très hâte de la voir. Hier matin, en se levant, après avoir demandé grand-maman, il a demandé Éléanore. En revenant de chez Khadija à la fin de la journée, il ne voulait pas retourner à la maison : il voulait aller voir Éléanore. Encore ce matin, il l'a redemandé (et à moi, et à Gaétan). Alors on a encore "compté les dodos".

Mais je n'aime pas ça. J'ai l'impression d'infantiliser mon enfant. De faire comme s'il était épais. Ce n'est pas sérieux, "compter des dodos", juste le fait dire dire 1, 2 ou 3 dodo(s) fait grincer mes dents de traductrice. Remarquez, je n'ai rien contre les gens qui "comptent les dodos" avec leurs enfants : y'a absolument rien de mal à ça (et je le fais moi-même, j'suis mal placée pour juger!!!). C'est juste que pour moi, qui pense que le langage et la compréhension des concepts se développent bien avant l'expression, ça sonne bizarre. Si une collègue me dit qu'il reste 2 dodos avant son voyage dans le sud, je trouve ça bizarre. On ne parle pas comme ça. On dit "deux jours".

Je ne sais pas si mon fils est prêt à comprendre comment fonctionne un calendrier... peut-être devrais-je en installer un à la maison et lui expliquer pour voir. Au pire, il comprendra plus tard, à son rythme. Et je n'aurais pas l'impression de traiter mon fils comme un épais.

mardi 27 mars 2007

Afficher ses couleurs

Vous avez suivi les élections provinciales? Moi, oui. Même si j'ai perdu, comme d'habitude. Au moins, y'a 50 cennes qui sont allés à un parti qui pourra peut-être finir par se faire élire dans ma circonscription. Même si bon, quand on vit dans un château-fort libéral, on peut toujours rêver...

Au départ, je me suis dit "tiens, voici une belle leçon d'humilité pour les deux partis qui ne voyaient plus l'intérêt de se renouveler, de s'adapter, d'écouter les gens". Ce qui est une bonne chose. Reste à voir si le message va passer aussi jusqu'à la moëlle des partis, pas juste dans les discours...

Et puis je me suis dit que je crois ne pas avoir les mêmes valeurs que les autres québécois. L'ADQ? Le parti qui parle de privatiser le système de santé, d'abolir les commissions scolaires, de couper dans les garderies subventionnées? Ah, et on ne parle pas non plus du parti qui veut durcir la liberté conditionnelle et faire payer les détenus, alors que c'est PROUVÉ que c'est non seulement impossible, mais aussi très douteux au plan moral... Un peu comme Harper. Un peu comme Bush.

Je ne crois pas que les autres québécois désirent vraiment un gouvernement aussi droitiste. Aussi individualiste. Qui laisse tomber ceux qui sont dans le besoin pour faire plaisir à ceux qui s'en sortent déjà, pas facilement, mais quand même assez bien. Non, je ne peux pas croire que ma "nation" voulait ça. Elle voulait juste n'importe qui, sauf les deux vieux partis. Elle a "voté pour le changement". Comme quand les péquistes ont élu Boisclair comme chef "pour du changement". Méchant changement, hein? On n'a jamais autant blâmé le PQ de ne pas avoir évolué...

Changer "pour changer", c'est con. Tant qu'à changer, pourquoi ne pas changer pour quelque chose qui nous représente VRAIMENT? Comme les verts, par exemple? Non, mais pensez-y, on est terrorisés par les trous dans la couche d'ozone, par les effets du réchauffement climatique et par l'affaiblissement des écosystèmes. Alors au lieu de faire de quoi pour s'attaquer au problème, on préfère l'ignorer, aller voter pour un parti qui parle vaguement d'énergie propre au lieu d'un parti qui a des solutions concrètes. Les verts ne seront pas bons gestionnaires? Pis ça, les autres sont meilleurs, peut-être?!? Mais nooooooon. On se dit écologiste et on vote pour ceux qui ne répondent même pas au questionnaire de Greenpeace. On se dit séparatiste et féministe mais on boude Québec Solidaire. Pourquoi? Parce qu'ils n'ont pas de chance de gagner? C'est quoi ce raisonnement-là?!? Peut-être s'ils avaient des candidats vedette et qu'ils avaient plus de temps d'antenne, ou, du moins, de meilleures tribunes. Ils auraient aussi besoin de quelques candidats sales et de quelques squelettes dans le placard, pour faire jaser d'eux... Qui sait, peut-être qu'ils deviendraient la prochaine opposition officielle?!?

Tiens, ça me donne envie d'afficher mes couleurs. Discrètement, bien sûr, parce qu'au fédéral, je ne peux pas prendre officiellement parti (à cause de l'apparence de conflit d'intérêt). Mais bon, rien ne m'empêche de recolorer mon blogue... À suivre...

lundi 26 mars 2007

Anecdotes de Donjon

La partie de samedi a été particulièrement intéressante. J'inscris ici certaines anecdotes que, personnellement, je trouve particulièrement savoureuses, mais il faut avoir été là pour les apprécier à leur juste valeur. Aussi, pour ceux qui ne sont pas rôlistes, il est possible que vous ne les compreniez pas du tout. Le jeu de rôle est une passion incompréhensible pour les non-initiés...

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vendredi 23 mars 2007

Halloween 2006

Chaque année, la compagnie Simplicity lance un concours de costumes pour l'Halloween. Les résultats de 2006 sont en ligne ici. Certains sont absolument superbes! Pour d'autres, la qualité de l'image ne doit pas rendre hommage à la qualité du costume... Mais c'est toujours chouette à regarder!

Ben là!

Y'a toujours ben des limites à être tata!

mercredi 21 mars 2007

Ti-bannerie

Estéban parle de plus en plus. Comme nous. Et on comprend tout. Enfin, presque tout.

En parlant d'un politicien à la télé hier (peu importe lequel, bien entendu, pour lui, ils sont tous pareils... ok, pour nous aussi, dans un sens...) mon p'tit bout de même pas 3 ans a pointé l'écran et a dit :

"Maman, que c'est, ça, à la télé? Qu'est-ce que dit la télé?"

"C'est un monsieur qui veut être le chef du Québec. Il fait un discours pour que les gens votent pour lui."

"Ah. Maman, change de poste. C'est plate."

Héhé...

Ou en fin de semaine, quand j'ai fait le ménage du garde-robe de costumes et de trucs qui pourraient ressembler un jour à un costume... Ce garde-robe sert aussi à cacher ce qu'on ne sait pas trop où placer quand on a de la visite... alors mettons que c'était à l'envers pas à peu-près! J'ai fait des piles un peu partout dans le salon... dont une sur le plancher. Estéban voulait passer l'aspirateur (comme d'habitude), et a remarqué la pile sur le plancher. Il m'a regardé, sourcils froncés et frimousse sérieuse :

"Maman, que c'est, ça, à terre?"

"Une pile de vêtements à nettoyer."

"Pas là! Oh! C'est pas drôle, ça!"

Mettons que j'avais affaire à mettre ma pile ailleurs... mon propre fils me reproche de traîner, maintenant! Haha!

lundi 19 mars 2007

Les voyages forment la jeunesse

Je viens de recevoir ce message de mon p'tit bébé-soeur de 19 ans, en Irlande depuis la St-Patrick jusqu'à la St-Jean (ou un peu plus...).

"Hez! je suis arrivee hier en Irlande, tout va bien! Je suis chez Guillaume la, cest lauberge espaniole ici, il y a genre une suisse, quelques allemands, une americaine, un francais, une breziliene et puis un espaniol, c;est debile la. Je vais aller a mon hotel eventuellement, jai tellement de choses a faire, faut que je me trouve un appart pour pouvoir chercher un genre de numero social et puis mouvrir un compte dans une banque ici pour pouvoir me pocher une job. Tout devrait bien aller! Je suis sortie pour la St patrick, quand je suis arrivee c;etait la debandade ici, il y avait du monde partout, une parade qui coupait la ville en deux, ya fallu que jattende la fin pour reussir a rejoindre les gars de lautre bord!! Et puis il y avait une partie de rugby quon est alles ecouter dans un pub a 4 etages. Entk je vous garde au courant comment mes trucs vont ici! Ah et il faut que je passe chercher mes bagages a lareoport en plus parce quils se sont pas rendus en meme temps que moi on dirait!

Bon ben tourlou!

Aurelie en Irlande!"

J'ai du mal à croire que ça fait près de dix ans que, moi aussi, je sortais de ma zone de confort et je partais pour l'Europe. Pas en touriste. Pour y vivre. D'un coup, le nid douillet s'était dérobé sous mes pieds. Ah, je l'avais prévu. Une famille m'attendait là-bas. Une famille qui ne parlait pas français. Mais tout de même, c'était tout un choc. En lisant les lignes d'Aurélie, une foule de souvenirs se sont bousculés dans ma tête. Je me demande ce que sont devenues Valerie, Birke, Alexa, Marc, Jens, Angelika, Thomas, Ingo, Philip, Nikolaus, Frau Fakhir, puis ce que sont devenus Carolyn, Montsé, Marica-Carma, Josep, José, Jordi, Marti, Ester, Roger, Arnau, Marc... Bien j'ai des nouvelles, parfois, mais j'en voudrais là, tout de suite...

J'suis un peu jalouse de ne plus être à sa place. Après tout, je pourrais parler avec tous les colocs de Guillaume dans leur langue natale (sauf la Brézilienne... mais je pourrais tout de même la comprendre!) Mais bon, j'aime bien mon retour dans ma zone de confort! Toutes les expériences vécues font partie de nous toute notre vie.

J'espère que mes enfants feront la même chose. Bien entendu, je redoute ce moment où ils sortiront du nid. Mais c'est ça, la beauté de la vie. Il faut en profiter au maximum.

Aurélie : j'espère que tout continuera à bien aller. Je souhaite que cette période de transition entre l'état de sécurité et l'état de responsabilités se fasse bien. Profites-en au max!!! Gros bizous.

Vertige

J'adore grimper. J'aime me hisser, utiliser mes muscles pour me propulser vers le haut. Le problème, c'est que je déteste être en hauteur.

Hier soir, je suis entrée dans les jeux du MacDo avec Estéban. Vous savez, ces gros tubes suspendus, hypersécuritaires, qui bougent avec nous, et où on voit le sol sous nos pieds?

J'ai figé. J'étais paralysée. J'avais beau essayer d'avancer, impossible. Fermer les yeux pour ne pas regarder en bas? Pire. Même pour redescendre, ça m'a pris un sacré effort de volonté. Je me sentais comme chaton pris au piège dans un arbre qu'il vient tout juste d'escalader. Pas de nausées, pas d'étourdissements... juste une paralysie complète.

Parce que moi, je ne pouvais pas avancer, Estéban a eu peur. Gaétan a dû venir me remplacer. Mais le mal était fait : même avec un papa très confiant (y'a pas plus rassurant que Gaétan, c'est une de ses plus grandes qualités), Estéban avait peur. Il s'accrochait, il en voulait plus avancer.

Je me console en me disant que je n'ai pas peur des insectes. Enfin, je ne suis pas fervente des trucs qui piquent et qui font mal, comme tout le monde. Mais quand j'avais l'âge d'Estéban, j'étais terrorisée à la vue de tout ce qui pouvait ressembler, de près ou de loin, à un insecte. Parce que mon père avait peur des bibittes. Je reproduisais et j'amplifiais cette crainte chez moi. Si, maintenant, je n'ai plus peur des bibittes, ça veut dire qu'il y a la possibilité que je ne traumatise pas mon fils à long terme avec ma peur des hauteurs...

jeudi 15 mars 2007

Bon matin!

Étonnant comme les petits détails peuvent faire du bien!

Hier soir, en préparant le souper, j'ai aussi préparé le souper d'aujourd'hui dans la mijoteuse. Estéban m'a aidé. Ensuite, on a vidé le lave-vaisselle ensemble et on a tout nettoyé pendant que la soupe chauffait et que le poulet cuisait. Comme je nettoie ma cuisine maintenant avant d'aller me coucher, ça s'est fait très vite. Même qu'avant de me coucher, il ne me restait presque plus rien à ramasser.

Ensuite, on a mangé, puis ça a été l'heure du bain. J'ai fait un petit ménage de la salle de bain pendant qu'Estéban s'amusait dans l'eau. Savonne le petit, rince, puis hop, on brosse les dents, on enfile le pyjama, on lit une histoire et c'est dodo. Il m'a appelée un peu, mais il commence à se rendre compte que ça ne sert plus à grand chose : après 5 minutes il dormait profondément. En moins d'une heure, il est passé du p'tit gars tout sale qui vient de finir son souper au p'tit gars tout propre qui dort paisiblement. Et dire qu'il y a un mois, tout ça pouvait prendre jusqu'à trois heures.

J'ai préparé les lunchs du lendemain, fini de nettoyer la cuisine en quelques minutes, fait passer les vêtements de la laveuse à la sécheuse, préparé la cafetière pour ce matin. Ensuite, c'était ma soirée. Gaétan rentre tard le mercredi, alors j'en ai profité pour me teindre les cheveux en regardant Lost.

Ce matin, il n'y avait pas de vêtements sales sur le plancher de ma chambre. Pas de jouets pointus par terre, dans les passages. En 10 minutes, j'étais habillée, peignée, mon café était dans ma tasse de voyage, mon lunch et celui d'Estéban m'attendait près de la porte... Gaétan a branché et allumé la mijoteuse : notre repas sera prêt ce soir. Un autre 10 minutes et Estéban était habillé, son manteau sur le dos, sa tuque à ponpon et son cache-cou étaient bien en place. Il avait un mouchoir dans sa poche de manteau, ses lunettes de soleil dans l'autres, et on partait.

Estéban aime beaucoup sa nouvelle garderie. Ça paraît. Ça fait deux matins de file qu'il ne pleure plus. Il a hâte d'arriver à la garderie. Quand je vais le chercher, il veut partir, mais il veut rester aussi. Khadija me dit que tout va bien (sauf s'il a été malade ou s'il n'a pas mangé beaucoup... Pas un gros mangeur, mon p'tit gars, et les virus ne se sont pas gênés dernièrement).

Je suis arrivée à l'heure partout aujourd'hui. Sans me presser. Et avec le sourire.

C'est fou comme les petits détails anodins peuvent faire une différence dans une journée...

mercredi 14 mars 2007

Faire abstraction des chefs

Avez-vous regardé le débat hier soir?

Sobre, hein? En plus, les partis n'étaient pas tous représentés. Sobre et snob.

Mais bon, maintenant que c'est fini, et si on essayait d'oublier les chefs, quelques minutes? On a beau dire que Boisclair est ci, que Dumont est ça, et que Charest dit ceci et cela... Ça reste qu'on ne votera pas pour eux, sauf si on est dans leur comté. Mettons que ça m'étonnerait qu'on ait un chef en Outaouais dans un futur rapproché.

Les candidats? Pas entendu parler. Sauf ceux qui ont dit des bêtises, comme d'habitude.

Alors, si on arrêtait de penser au pantin en avant, au gars qui n'a rien fait d'autre que de la politique toute sa vie, et qu'on pensait un peu à ce que l'ensemble des députés fera une fois au pouvoir? Qu'on vote pour un candidat ou pour un parti, faudrait savoir ce qu'ils feront à compter du 27 mars, non?

Si on est séparatiste, peu importe le chef, peu importe la plateforme. On vote PQ, parce que ce sont les seuls à promettre un référendum. C'est la meilleure option pour obtenir la séparation. Point.

Si on n'est pas séparatiste, faut chercher un peu plus loin. Qui seront les meilleurs gestionnaires? Ou encore, qui remettront le mieux en question ces gestionnaires, du haut de l'opposition? Selon nous, quelle équipe prendra les décisions qui sont dans notre meilleur intérêt?

Oublions les chefs quelques instants. Les chefs nous représentent à l'extérieur, mais à l'intérieur, c'est son équipe, ses ministres, ses députés qui gèreront les dossiers. Enfin, dans le système que nous avons choisi, c'est comme ça. Et puis, un chef, ça se change au premier congrès du parti s'il le faut. Rien ne dit que les trois hommes qui débattaient hier soir seront encore en poste l'année prochaine, qu'ils aient remporté ou non l'élection.

lundi 12 mars 2007

L'Avenir du Québec : même rengaine

Une demi-heure pour Mario Dumont à Tout le monde en parle. Il est même resté après.

Ce qui m'a frappée (à part le fait qu'il y a eu 30 minutes sans pub), ça n'a pas été le fameux tableau vide. On s'en fout du tableau, de toute façon, dans ma tête, en politique, la façon d'investir est plus importante que la quantité d'argent investi. T'as beau injecter de l'argent, si tu ne sais pas de quoi tu parles, l'argent va faire gonfler les poches de quelques amis, et on n'en entendra pas parler jusqu'au prochain rapport du vérificateur général. Mon opinion était faite depuis l'annonce sur les prisons. Si monsieur Dumont est élu, il va avoir des amis très riches. On peut chialer contre les nominations partisanes quand on n'est pas au pouvoir, mais c'est une autre paire de manches quand on y est.

Non, ce qui m'a frappée, ça a été cette expression : "L'avenir du Québec". Monsieur Dumont a accusé Monsieur Charest de ne pas avoir de vision de l'avenir du Québec. Indirectement, il a aussi accusé Monsieur Boisclair de ne pas avoir d'idées nouvelles. En gros, il a répété ce que tous les analystes disent depuis des lunes.

Mais Monsieur Dumont a-t-il vraiment une vision nouvelle pour l'avenir du Québec? J'en doute.

Prenons l'exemple de l'éducation. Le chef adéquiste remet en question les bulletins que "personne ne comprend" et préconise le retour au bulletin chiffré. Une mesure pas chère pour plaire aux gens. Mais il ne remet pas en cause une seule seconde l'utilité du bulletin. Les évaluations vont rester les mêmes. Le système reste le même. Les profs se retrouvent avec les mêmes difficultés, les mêmes classes surchargées par endroit, et dépeuplées à d'autres endroits. La même polarisation entre les "bons" et les "mauvais" élèves. Les mêmes programmes en éducation, réforme ou pas. On ne repense pas l'école. On utilise la méthode Microsoft : on installe des correctifs (patches) au lieu de revoir le code source.

L'avenir du Québec? Pas un sujet vraiment valable en période électorale. Ça implique des changements effectués dans le cadre d'une vision à long terme. Comment avoir une vision à long terme si le taux de participation aux élections de ceux qui voteront encore dans 30 ans est très très très faible, mais que le taux de participation de ceux qui ne seront plus là dans 20 ans s'approche du 100%?

Un débat sur l'avenir du Québec? Peut-être. Mais avant, faudrait peut-être revoir le programme dans les écoles et sensibiliser les jeunes à l'importance de la politique dans leur vie. Peut-être qu'en donnant des cours de politique (qui parraissent ou non sur le bulletin), les jeunes comprendraient mieux leur monde et se sentiraient plus en mesure d'y participer activement. Peut-être qu'à ce moment-là, on pourra commencer à parler d'avenir. Peut-être.

jeudi 8 mars 2007

Dumont et la prison

On trouve de ces bijoux d'ignorance teintée de volonté de plaire en période préélectorale...

Comme cette nouvelle promesse en l'air des adéquistes.

Ok, après avoir levé les yeux au plafond, je me suis mise à rire un bon coup. Puis j'ai relevé les yeux au plafond.

Quelques notions de base en criminologie canadienne ne feraient pas de tort à monsieur Dumont.

Par où commencer? Dur à dire...

"La récidive est tellement installée dans notre système, ça démontre que le caractère dissuasif du système carcéral a été largement perdu"

Le caractère dissuasif du système carcéral n'a jamais été gagné. En fait, il n'a jamais vraiment existé. Sauf, peut-être, pour les jeunes enfants qui, de toute manière, n'iront jamais en prison. En fait, l'effet dissuasif de la peine n'existe que pour les infractions sans trop d'importance. Prenons un exemple simple : Vous avez une grosse entrevue importante pour un emploi qui changera votre vie. Vous vous êtes bien préparé. Mais l'entrevue a lieu au centre-ville, et le seul endroit où vous pouvez vous garer et arriver à temps pour faire bonne impression, c'est devant un parcomètre et vous n'avez pas de monnaie. Vous n'avez pas le temps de trouver une autre place, vous vous garez là même si vous savez que vous risquez une contravention de 65$. Par contre, si vous êtes un étudiant et que vous n'êtes pas pressé, ou si votre rendez-vous n'est pas si important que ça, vous n'enfreindrez pas la règle. Vous vous garerez ailleurs pour ne pas risquer la contravention. Maintenant, imaginez que vous êtes en manque de drogue et que vous devez absolument payer votre pusher avant midi sans quoi vous ne pourrez pas marcher pendant des mois. Vous ne penserez même pas aux conséquences négatives de braquer un dépanneur ni avant, ni pendant, ni après le braquage. L'effet dissuasif de la prison, c'est bon pour les gens honnêtes et qui ne sont pas dans une situation qu'ils perçoivent comme désespérée.

"Cet argent pourrait servir, entre autres, à pallier les débordements fréquents dans les prisons, qui ne risquent pas de diminuer si les détenus restent plus longtemps incarcérés, ayant moins accès aux libérations conditionnelles."

Ouch. Le problème des débordements en prison, ce n'est pas juste lié au nombre de personnes en prison. L'enjeu est très complexe et cette façon de voir les choses de M. Dumont est très simpliste à mon sens. Premièrement, les débordements ne sont pas seulement dus au nombre de personnes condamnées à une peine provinciale. Ils sont dus aussi, beaucoup, à un retard du système de justice. Où croyez-vous que les gens en attente d'un procès vont avant d'être jugés? Même si certains peuvent rester à la maison, les récidivistes, eux, en général, doivent rester en détention préventive. Ça, ça veut dire dans une prison provinciale (même si, à la fin, la peine sera de ressort fédéral...) jusqu'à la sentence. Et la sentence, elle prend du temps à arriver. Parce que les tribunaux sont surchargés. Est-ce qu'on parle d'ajouter des juges, des greffiers, et tout ce qui vient avec? Nooooooooooon. Et puis, la liberté conditionnelle a des ratés parce qu'on n'y met pas l'argent. Mais on ne veut pas plus d'agents de libération conditionnelle : on veut que les gens se pensent en sécurité en enfermant plus longtemps les "méchants". Pas d'affaire à en faire des citoyens respectueux des lois : mieux vaut les enfermer et détruire la clef, parce qu'on sait tous qu'ils sont perdus d'avance... Ah, tant qu'à y être, on devrait peut-être rétablir la peine capitale? Quitte à penser que personne ne peut changer...

"Pour M. Dumont, celles-ci (les libérations conditionnelles) doivent redevenir un «privilège», plutôt qu’un «automatisme»."

Les libérations conditionnelles ne devraient être NI un privilège, NI un automatisme. En fait, ce ne sont ni l'un ni l'autre, en principe (mais bon, manque de fonds, suivis mal faits... les libérations conditionnelles provinciales ont les ratés qu'on connaît). Notions de base? Ok. Au tiers de sa peine, un détenu peut demander une libération conditionnelle totale. Mais la majorité se voit refuser cette liberté. Au provincial, au Québec, c'est un organisme indépendant, la Commission québécoise des libérations conditionnelles, qui examine chaque cas et qui détermine si le risque que représente le délinquant est gérable dans la collectivité. Au fédéral (et dans d'autres provinces), c'est la Commission nationale des libérations conditionnelles qui le fait. Et, comme je l'ai dit, dans la majorité des cas, la Commission REFUSE la demande. Aux deux tiers de la peine, ensuite, le délinquant a droit à une libération d'office. Cette fois, il est libéré presque automatiquement. Je dis presque. Parce que le Service correctionnel peut contester la mise en liberté, ou encore proposer certaines conditions strictes (en général : obligation de ne pas consommer d'alcool, de ne pas fréquenter telle ou telle personne, etc.) s'il juge que le délinquant n'est pas prêt à sortir. On se souviendra de madame Homolka à qui on a refusé la liberté d'office en raison de la gravité de ses crimes et de sa notoriété. Oh, la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition prévoit aussi d'autres formes de liberté sous condition, ainsi qu'une procédure d'examen expéditif (on peut obtenir une libération conditionnelle totale plus rapidement s'il s'agit de notre premier crime, s'il n'y avait qu'un chef d'accusation et si on remplit d'autres conditions... ça ne s'adresse donc pas aux récidivistes de Dumont)... mais... ah, j'oubliais... cette loi-là est FÉDÉRALE. Le premier ministre du Québec ne peut PAS la changer de son côté. Autre point important : il ne faut pas perdre de vue l'objectif premier de la libération conditionnelle qui est de favoriser un retour progressif dans la société. Pas de laisser tout le monde sortir pour le fun. Si on enlève ça, on se garantit de nouveaux problèmes à la sortie des prisonniers qui ne sauront plus comment dealer avec le vrai monde.

"Les adéquistes proposent aussi de facturer aux détenus qui en ont les moyens une partie des coûts de leur détention, notamment pour défrayer l’hébergement et la nourriture."

Morte de rire. Donc, récapitulons. J'ai commis un crime parce que je n'avais pas l'argent pour payer mon pusher... penses-tu que je vais pouvoir me payer ma drogue en dedans (qui est 3 fois plus chère) ET payer mon hébergement et ma nourriture, tout ça, SANS avoir le droit d'avoir un emploi parce que je suis en prison? Ah, et si j'avais un emploi, ben oubliez ça là, j'ai un casier judiciaire donc je suis condamnée à devoir me battre pour avoir un emploi décent.

Quiz, pour monsieur Dumont Quel est le taux d'analphabétisme en prison? Combien coûte un inter urbain en prison? (pour les prisonniers qui veulent parler à leur famille ou à leur avocat... ce sont eux qui payent) quel est le revenu moyen déclaré selon la déclaration officielle de revenu de l'année précédant l'incarcération des détenus? Quel est le pourcentage de détenu qui a un emploi?

Faut pas se leurrer, dans la majorité des cas, si t'es en prison, c'est parce que t'as pas les moyens de te payer la liberté. Alors comment tu veux, en plus, payer pour tes repas?!? À moins de se livrer à un trafic d'organes...

Bon, ben encore un autre parti qui manque de rigueur et qui est officiellement rayé de ma liste...

Bonne fête!

Ce matin, je suis encore au ralenti, mais beaucoup mieux que ces derniers jours. Pas de fièvre à l'horizon.

France, ma voisine de bureau, me souhaite un joyeux "Bonne fête!" en arrivant.

Moi : "euh... ce n'est pas ma fête!"

J'adore ça quand c'est ma fête, mais quand même, faudrait pas pousser... s'il fallait que je commence à vieillir de 2 ans chaque année...

France : "Oui oui! Je te garantis que c'est ta fête!"

Moi : "hein?"

Elle sourit. Et ça me frappe. Ben oui! C'est la fête des femmes aujourd'hui!

Alors, bonne fête à toutes les femmes!

mercredi 7 mars 2007

Top 5 des signes qu'on aurait dû rester au lit

5- Même en plein mois de mars, il fait -1000 dehors 4- T'es malade 3- Même le superbe temps dehors te déprime parce que tu ne peux pas en profiter 2- La voiture ne veut pas démarrer 1- T'échappes le couvercle du Brita et toute l'eau se répend sur ton travail

N'oubliez pas qu'on avance l'heure cette fin de semaine, soit dans la nuit du 10 au 11... Une autre bonne raison pour rester au lit, puisqu'on perdra bientôt une heure...

Encore malade

Ce matin, le thermomètre indiquait 38,3 C. Encore de la fièvre. Pour la troisième journée en ligne. Hop, deux comprimés de Tylenol et l'horrible sensation cesse. Hier, j'ai passé la journée au lit, incapable de faire autre chose que de dormir. Même quand j'ai pris la relève auprès d'Estéban (lui aussi fiévreux) pour laisser Gaétan dormir (devinez qui nous a transmis la grippe, à Estéban et à moi...), j'ai eu du mal à faire autre chose que de rester écrasée sur le sofa devant Caillou ou Winnie l'Ourson.

Le pire, c'est que cette année, pour la première fois depuis des lustres, j'ai été vaccinée contre la grippe. Oui oui. Le 8 novembre. Faut croire que Gaétan n'a pas attrappé la bonne souche. Quoi que d'un autre côté, je semble me rétablir pas mal plus vite que lui. Aujourd'hui, je suis de retour au travail, mais je m'en veux... j'aurais dû rester au lit. En plus, la voiture ne voulait pas démarrer ce matin : trop froid. C'était un signe...

Au moins, il n'y a pas que de mauvais côtés à être grippée. Même si je suis encore fatiguée, j'ai tellement dormi que mes cernes ont presque complètement disparu. J'ai aussi découvert une préférence d'Estéban lorsqu'il est fatigué : il adore se faire flatter le dos avant de s'endormir. Et puis, pas de danger que je mange trop : j'ai mal à la gorge, puis je ne goûte absolument rien. Je ne mange que quand j'ai faim, un point, c'est tout. J'ai la bouche très sèche aussi, aucune chance que je me déshydrate.

Mais bon... je révise mon gros texte et je retourne me coucher. Parce que c'est bien beau les bons côtés, reste que j'ai la tête qui va finir par éclater...

lundi 5 mars 2007

Évolution

Racisme, sexisme, homophobie...

C'est humain. Ça ne veut pas dire que c'est correct. Mais c'est humain.

Nous sommes des créatures intelligentes. La logique, ça nous connaît. De plus, ici, au Québec, on a l'histoire de notre côté : la tolérance, c'est une valeur fondamentale.

Alors, pourquoi tant de difficultés avec les accommodements raisonnables? Pourquoi tant d'articles sur l'homosexualité du chef péquiste? Pourquoi y a-t-il toujours si peu de femmes P.D.G.?

Parce qu'on est humains. On est bien plus qu'une somme de raisonnements logiques. On a des sentiments. Des impressions. Des émotions. On sent qu'une situation est injuste, même si logiquement, elle est juste. On a vu un bon chef, qui était homme, blanc, hétérosexuel, alors on se sent à l'aise d'élire un autre homme blanc hétérosexuel pour nous diriger. On fait des liens sans qu'ils soient logiques : on fait des liens parce que ces liens nous donnent une impression de sécurité, de confort. L'apparence de sécurité est beaucoup plus importante que la vraie sécurité...

Les gens ne se sentent pas à l'aise de voter pour un homosexuel? Je n'ai pas de difficulté à le croire. Tout comme je n'ai pas de difficulté à croire que les gens ne se sentiraient pas à l'aise d'élire une femme pour gouverner. Élire un Autochtone? Ou encore un blanc musulman? Nope. Tout ce qui n'est pas mâle, blanc, hétérosexuel et chrétien ou agnostique établit un doute. Doute qui est dissipé par les arguments logiques chez la plupart des gens. Les péquistes voteront PQ parce qu'ils sont péquistes : les arguments logiques de leur parti surpassent, et de loin, le sentiment d'inconfort.

L'humain n'aime pas sortir de sa zone de confort. Mais l'humain sort de cette zone lorsqu'il le faut. Je suis persuadée que la complexité de l'être humain fait en sorte que la plupart des représentants de l'espèce pensent en plus d'une dimension. Ils écoutent certains sentiments, en répriment d'autres, tout ça en établissant des liens logiques et en ajoutant une pincée d'espoir.

La société est loin d'être idéale. Mais elle n'a pas que des défauts. J'ai de l'espoir.

jeudi 1 mars 2007

Je l'avais dit!

Manchettes aujourd'hui : sondages. Beark.

Le PQ est en arrière à Québec. D'ah. Parce que les gens n'aiment pas Boisclair? Ben voyons. Y'a deux ans, tous les péquistes semblaient en amour avec Boisclair. Il est passé au premier tour. Mais moi, je l'avais dit. La lune de miel serait dure en période électorale... Tiens, en passant en revue certains de mes anciens billets, je me demande où en sont les promesses sur l'éducation faites cet été... C'est peut-être parce que j'ai éteint la télé... mais je n'en ai pas entendu parler...

J'écoute les candidats parler et je m'ennuie de Bernard Landry. Oui, c'était un chef de parti, un politicien, on écrivait ses discours à sa place et il devait répéter la ligne du jour, comme tout le monde. Mais j'sais pas... il me semble qu'il le faisait mieux que les chefs actuels des principaux partis du Québec. Dans la plupart des cultures, on écoute les aînés. Parce qu'ils ont du vécu, de l'expérience. On ne les tasse pas comme les partis tentent de tasser leurs "vieux".

Là, tout le monde est en train d'oublier les gaffes du dernier gouvernement (utilisation abusive du baillon, lois pour les profs, pour les éducateurs en garderie)... On parle brièvement de Orford... Mais on pardonne parce que les autres partis ne sont pas mieux et que leurs chefs tapent sur les nerfs...

Je persiste à croire que l'attrait de la nouveauté qui était manifestée si solidement il y a deux ans, ben c'était de la poudre aux yeux (le jeu de mot facile, ici, c'est poudre dans le nez... mais bon... ce serait poche de l'exploiter...). Ceux qui voulaient du nouveau sont déjà tannés. Ah bon. Vive la génération de zappeurs...