Le blogue d'ND

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jeudi 31 mai 2007

Je ne manquerai pas de travail...

Yay. Une autre bonne nouvelle. Lire le sarcasme, ici.

"On ne sait pas DU TOUT combien ça va coûter, en fait, on s'en contrefiche, mais on est pas mal certains que les services correctionnels vont pouvoir s'ajuster sans problème."

Gang de clowns.

Y'a pas deux semaines, on déplorait l'état des prisons provinciales. Maintenant, pouf, on va pouvoir accueillir des gens qui auraient pu bénéficier d'une peine avec sursis? Parce qu'une peine avec sursis, ce n'est pas donné à n'importe quel gros-méchant-pas-fin. Les juges ne sont pas si cons que ça! Si une personne aurait pu obtenir une peine avec sursis, c'est probablement que la peine d'emprisonnement sera de moins de deux ans, non?!? Alors purgée dans un établissement provincial (déjà inhumainement bondé). C'est sûr que le SCC ne verra pas grand différence. Et les services correctionnels provinciaux, eux?

Continuons à bourrer nos prisons déjà débordantes avec des gens qui ne seraient pas plus dangereux chez eux (où ils pourraient travailler, payer des impôts, et coûter cent fois moins cher à l'État). Merci, Harper, merci de gaspiller mon argent au nom de la "sécurité publique".

Ça sent la campagne électorale à plein nez à Ottawa.

Les jeunes et les gais

Deux nouvelles différentes qui m'ont fait réagir ce matin. La première plus que la deuxième (étonnamment).

La première, c'est celle de ces jeunes qui ont fini par être arrêtés au Parc Marcel Gladu, secteur Gatineau, hier soir. Je ne suis pas pour les arrestations en général : ce devrait être le dernier recours. Mais là, ça fait trop longtemps que rien n'est fait sérieusement. En quoi ça me concerne? Le parc Marcel Gladu est dans le secteur le Baron. Un secteur pas très choyé. Des HLM, des maisons "abordables"... et des jeunes préados qui se droguent dans le parc. C'est aussi là où est situé le centre communautaire Le Baron, annexé au parc Gladu. C'est ce centre communautaire que la Ville met gracieusement à la disposition de l'AJJRO le vendredi soir, depuis plus de quatre ans. Nous sommes super contents d'avoir ce local : il est grand, on peut le diviser en trois salles ou utiliser tout l'espace, c'est central et il y a pas mal de places de stationnement, les autobus ne sont pas très loin, et mis à part quelques problèmes de communication entre les services (doubles réservations sans nous avertir, mais c'est relativement rare, et ça se passe surtout quand une personne à la ville en remplace une autre pendant les vacances), c'est sans problème. Ou presque. Chaque année, on a des problèmes avec les jeunes qui se tiennent dans le parc et dans le stationnement. Il y a, quoi, trois ans? Des jeunes ont harcelé et même touché des filles de l'AJJRO qui voulaient simplement jaser à l'extérieur du local par une belle soirée. Un peu plus tard, deux gars de l'AJJRO se sont fait taper dessus (à coups d'épée de bois qu'ils avaient apportée pour montrer à leurs copains, et que des jeunes droguées leur avaient saisies). On avait appelé la police. Qu'est-ce que la police nous a dit? Que c'était notre faute. Pas celle des harceleurs, pas celles des batteurs. La nôtre. Parce qu'on montrait un mauvais exemple en apportant des épées de mousse ou en apportant des items de collection EN BOIS. Une chance qu'on ne jouait pas avec des fusils à eau, ça leur aurait donné le droit de nous tirer dessus! L'année suivante, les problèmes se sont multipliés. Un copain qui était alors travailleur de rue dans le quartier m'a confié qu'on était l'association du coin à avoir LE MOINS DE PROBLÈMES avec ce groupe de jeunes qui terrorisait les autres utilisateurs du centre communautaire : un club de l'âge d'or et un groupe de scouts. On avait moins de problèmes parce qu'on semble bizarre, qu'on a des armes (fausses, mais bon...) et, surtout, qu'on est assez grands et assez en forme pour se défendre. J'imagine ce que les autres clubs doivent endurer le soir...

Puis, en 2005 (si ma mémoire est bonne), un des membres de l'AJJRO s'est fait vandaliser sa voiture dans le stationnement, ALORS QU'IL ÉTAIT À L'INTÉRIEUR, en compagnie de deux autres personnes! Ouais, le groupe de drogués s'était acheté des mobylettes et se faisait appeler les Hell's Moppets, puis avait élu domicile dans le stationnement et dans le parc. Le membre était passé un peu trop près d'une mobylette qui faisait des pirouettes (illégales) dans le stationnement. Le "mobylard" (c'est trop pathétique pour que j'appelle ça un motard) s'était fâché, et toute sa gang avait entouré la voiture, sauté dessus, endommagé le tout, tout en menaçant les gens à l'intérieur. Heureusement, un des occupants avait un cellulaire...

Apparemment, ce n'est pas un incident isolé. Voir cet article. Ce qui est drôle, c'est qu'il y a un an, on parlait de mesures. De mesures que nous réclamions depuis longtemps. Oui, le parc a été rénové. Oui, on voit occasionnellement des patrouilles de police communautaire. Mais bon. Une fois le soleil couché, on ça sent le pot à plein nez. L'hiver, quand il fait froid, on doit faire sortir des préados des toilettes parce qu'ils y boivent de la bière ou qu'ils y roulent des joints. Oui, des Pré-adolescents.

Et là, un rassemblement de 50 jeunes? Une vingtaine de policiers dépêchés sur les lieux? Des voies de faits commis sur des policiers?!? Comment la situation a-t-elle pu dégénérer à ce point? Manifestement, le travailleur de rue, les deux étudiants en technique policière et les patrouilles communautaires, en place depuis plus d'un an (mais réclamés depuis CINQ ans) dans un parc (récemment) rénové, n'avaient pas prévu le coup. Tous les criminologues vous le diront : la prévention est plus efficace que la répression. Mais là, on fait quoi, quand on a tant tardé à prévenir?

À moins que ce ne soit la faute des policiers : ils n'avaient qu'à ne pas se promener avec leur équiment, comme des matraques ou des armes à feu... (non, je n'ai toujours pas digéré les remarques de ce sympathique lieutenant).

Dans un autre ordre d'idées, un autre article. Cette fois, ce qui m'agace, ce n'est pas tant le fait qu'un bar gai soit réservé aux gais. C'est le fait qu'il semble si naturel que l'homosexualité soit réservée aux hommes. Ok, dans l'imaginaire collectif, tous les homosexuels ressemblent à des hommes, même les lesbiennes. Mais dans les faits, c'est loin d'être le cas. C'est comme ces condos prévus exclusivement pour des lesbiennes à Montréal. Quoi, les femmes sont tellement exclues du village gai qu'elles doivent s'exiler dans des condos faits pour elles exclusivement?!?

J'ai loupé quelque chose?

J'aurais cru que lorsqu'on est discriminé à cause de son orientation sexuelle, on ne servirait pas la même soupe à ceux qui sont aussi discriminés pour la même raison, mais qui n'ont pas le bon sexe! Je ne parle pas d'une minorité visible qui discrimine UNE AUTRE minorité visible là! Je parle d'une minorité qui discrimine la MÊME minorité! Les deux attitudes sont condamnables, soit, mais la première me semble... saugrenue?

mardi 29 mai 2007

Update

Bon, j'ai plein de billets en tête, mais je manque de temps pour les rédiger...

Au travail, je ne chôme pas. Loin de là.

La bedaine pousse très vite, tout comme la poitrine. La p'tite maman fatigue vite aussi, mais pas autant que les dernières fois. J'en suis à un café par jour (le matin), le plus souvent, mélangé avec un peu de décaf... Je crois que le fait de suivre les directives Alibase (ok, pas très religieusement, mais quand même...) et de demeurer active (baladi, yoga, course...) aide pas mal. Je grinotte continuellement, mais toujours des trucs santé, ce qui fait que mon taux de sucre est constant, que je n'ai pas une aussi grosse baisse d'énergie en après-midi que quand je prends des trucs sucrés (comme des muffins) pour déjeuner.

Tout va toujours très bien à la garderie d'Estéban. Il ne pleure que quelques minutes s'il avait d'autres plans (comme jouer dans son carré de sable qui rétrécit à vue d'oeil parce que monsieur grandit), mais autrement, il s'amuse beaucoup. Ni Gaétan, ni moi, n'avons eu à prendre des journées de congé express-dernière-minute pour s'occuper d'Estéban depuis février. Il est toujours très fier de nous montrer ce qu'il a fait pendant la journée, et il est bon! Très talentueux, plein d'imagination, capable de suivre les directives sans problème... mais bon, toutes les mamans doivent dire ça de leur enfant!

Parlant d'Estéban, on l'a amené voir Shrek 3 au cinéma dimanche. Il a aimé l'expérience (mais a surtout tripé sur les lumières dans le cinéma, plus que sur le film!). C'était sa première sortie-ciné depuis qu'il marche. On répétera l'expérience, ça a bien fonctionné. Pour le film : c'était très bien, mais la traduction est désastreuse. N'allez pas le voir en français. En général, j'aime les bonnes traductions, mais là, c'était totalement déconnecté.

Ah, et j'ai aussi vu Pirates 3 vendredi. J'ai bien aimé (sauf les passes psychédéliques et la surabondance de scènes quétaines, surtout à la fin). Mettons que c'était plus sombre et plus "violoneux" que les deux autres. Pas aussi trippant que le premier, pas aussi frustrant que le deuxième, quelque part entre les deux. Cependant, je salue la prestation de tous les comédiens : sans failles. J'ai été particulièrement impressionnée par Orlando Bloom... En général, je le trouve relativement fade, mais dans le 3e film, on sent qu'il a pris de l'assurance. Enfin, moi, je l'ai senti. Même si ce n'est toujours pas mon comédien préféré dans le film.

Je fais beaucoup de couture aussi. J'ai d'ailleurs quelques photos à mettre en ligne... à suivre plus tard cette semaine. Je me suis acheté une 1110DX de Janome, et c'est une pure merveille. Pas donnée, mais le rapport qualité-prix est excellent. Hier soir, j'ai fait un t-shirt pour Estéban en moins d'une heure en tout (coupe, couture et finition comprises), et ça a l'air très professionnel. J'suis pas mal contente du résultat.

J'utilise les quelques minutes qui restent ici et là pour travailler sur le GN. On a eu une première rencontre avec les PNJ samedi. Je crois que ça va être bon. On essaie de donner le plus de renseignements possible, mais pour être bien certains que tout le monde comprend bien, on donne les renseignements par étape. Quand tout le monde a compris le principe, on en ajoute. So far, so good. J'ai hâte de voir le résultat final.

mardi 22 mai 2007

Vade Retro!

Je n'ai pas encore lu les commentaires postés sur le babillard de l'AJJRO. J'étais trop épuisée hier pour le faire.

J'ai eu du fun en fin de semaine. J'avais un groupe intéressant. J'étais l'esclave-Hobbitt des Avaris (des Elfes noirs reconnus pour leur cruauté). Moi, une esclave? Oui. Et j'ai adoré. En fait, c'est que j'ai choisi mon personnage avec la logique : pourquoi un groupe apporterait une bouche de plus à nourrir avec eux si cette bouche est inutile? J'étais donc la seule du groupe à pouvoir repousser les morts-vivants, à bénir les armes, à guérir les blessures en quelques secondes, et à faire un sort qui accélérait les réparations du forgeron et la création de potions de notre alchimiste. Mettons que je valais cher. J'exécutais les ordres, mais en échange, j'avais la protection de dix hommes en tout temps, ou presque.

Annecdote : samedi après-midi. Sur le terrain, en haut d'une montagne (ok, une colline à pic), il y a un livre qu'on ne peut déplacer et qui est rempli de pages cryptées. Comme nous, on n'a pas eu l'info sur les quêtes que l'on devait faire (on ne l'a su qu'en fin de journée le samedi qu'on devait recruter des PNJ pour la partie suivante), c'était la seule quête qui semblait un tant soit peu utile. Un peu tannée de ne rien faire parce qu'on manque d'infos, je demande à mon "maître en chef" la permission d'aller décrypter d'autres pages du livre, pendant qu'il fait encore clair. Permission accordée. Je monte, et je me mets au travail, sans être dérangée pendant au moins une bonne demi-heure.

Mais bon, fallait bien qu'on vienne me déranger. Je vois un prêtre de Khorandor (le dieu de la liberté... rien que ça...) qui monte pour me parler. Comme de raison, je ne parle pas aux étrangers. Puis, ses amis rappliquent. Quand je vois qu'ils ne sont pas agressifs envers moi, je me détends un peu et je continue à travailler... mais quelques minutes plus tard, ce sont des morts-vivants qui grimpent la face à pic! Je ferme tout, cache mon travail dans mon sac, range mon crayon, j'avance un peu vers les morts-vivants pour leur faire "Vade Retro 4!" (le seul truc efficace que je puisse faire contre eux... ça les repousse à quatre mètres... la face qu'ils ont fait quand ils se sont rendus compte qu'ils avaient grimpé toute la façade pour rien!) et je hurle "MAÎTRES!!!!! MAAAAAAAÎTTTTTTRES! J'AI PEUR, C'EST PLEIN DE MORTS-VIVANTS QUI ARRIVENT!"(en bas, il y a le village... où mes maîtres sont situés). Puis, derrière moi, d'autres hostiles... "MAAAAÎTTRES!" Je fais d'autres Vade Retro.

J'ai eu l'impression qu'ils s'étaient téléportés tellement ils étaient allés vite. Personne ne m'a touchée.

Bon, maintenant, la critique...

C'est très difficile d'organiser un GN. Nous étions une centaine sur le terrain. Pas facile à gérer. Et on a tous un concept différent de ce qu'on aime d'un GN. Le grand danger qui hante les organisateurs, c'est la mauvaise communication et les déséquilibres.

L'introduction de quatre nouvelles races (les quatre races de morts-vivants) pour les joueurs a causé beaucoup de hors-jeu, beaucoup de frustrations, beaucoup d'incompréhension. Il faut savoir qu'à l'AJJRO, toutes les races ont droit aux mêmes compétences, aux mêmes caractéristiques, sauf quelques rares exceptions comme la vision nocturne pour les Elfes Noirs et pour les Ulins, par exemple. L'homme-lézard a les mêmes caractéristiques statistiques que l'humain ou l'Elfe. Pour les quatre races de morts-vivants, c'était différent. Les morts-vivants avaient accès à des compétences complètement différentes, auxquelles les autres races de joueurs n'ont pas accès, et puis devaient payer plus cher pour avoir d'autres compétences que les races de joueurs pouvaient se payer sans problème. Mon vade retro marchait une fois sur deux sur les mêmes personnes, parce qu'elles n'étaient pas certaines si ça les repoussait ou non (même si, logiquement, ces personnes auraient dû dépenser 20 PP pour être immunisées à mon vade retro, elles auraient donc dû savoir si elles étaient repoussées ou pas!). Mettons qu'il n'y aura pas de morts-vivants joueurs dans mon GN (de toute façon, ça ne marcherait pas avec notre contexte). En fait, l'idée d'avoir des morts-vivants joueurs n'est pas bête... mais il faudrait que ces morts-vivants soient assujettis aux mêmes règles et aux mêmes caractéristiques que les autres races, ce qui n'était pas le cas. De toute façon, j'aurais du mal à voir la logique dans ça... un mort-vivant qui a cinq vies... c'est assez spécial...) C'était un élément de complexité non nécessaire. Peut-être aurait-il mieux vallu opposer des races déjà présentes dans les règles au lieu d'en introduire de nouvelles d'un coup, à froid.

On a appris par "accident" qu'on devait recruter les créatures du terrain, et ce, le samedi soir. Ok, peut-être que ce devait être appris en jeu. Mais quand on l'a appris, on s'est fait dire que non, c'était sensé être dit au briefing du début. C'était sensé faire partie de nos quêtes officielles. Ok, mais si nous, on ne le savait pas, sûrement que les autres groupes non plus et que ça s'est équilibré comme ça (les plus fûtés l'ont figurés par eux-mêmes sans avoir un PNJ qui le leur dit...) Les Renois n'avaient pas de PNJ qui les accompagnaient pour les guider dans les quêtes. Pour les mener vers les lieux de cérémonies. Comme c'était le cas pour la Horde (Arius) ou pour la Faille (Pierre-Jean). Nos ennemis avaient donc cette information par leurs PNJ "accompagnateurs". Dès le vendredi soir.

Enfin, j'avais l'impression d'être dans un jeu vidéo de style RPG. Tu te promènes, tu rencontres la créature X, tu dois lui dire la phrase 1, 2 ou 3 ou encore l'attaquer. La suite dépend du choix effectué.

Mais je me suis bien amusée. J'ai eu du fun. J'ai aimé joué une esclave de valeur aussi. Et puis, ça m'a permis de penser des modifications pour notre GN, question d'éviter que les gens fassent les quêtes juste parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire, au lieu de faire les quêtes parce qu'elles leur tiennent à coeur.

jeudi 17 mai 2007

Reconnaissance

Depuis quelques semaines, c'est moi qui traduis tous les textes d'un client en particulier. La répartitrice a à peine le temps de voir son nom que c'est sur mon bureau.

Aujourd'hui, j'avais une question à poser au client avant de terminer ma traduction. Il m'a répondu très rapidement et très gentiment (il faut dire que je suis gentille, moi aussi, je sais bien que les clients ont autre chose à faire que d'envoyer des documents à faire traduire!). Don, il m'a répondu très vite, m'a transmis toutes les informations dont j'avais besoin, et à la fin du courriel, il y avait cette toute petite phrase :

I really appreciate your efforts on this work.

C'est fou ce que ça peut faire du bien au moral de savoir que le principal intéressé est content du produit que je lui remets.

Ces textes-là, je les sors en parfaite autonomie. Toute seule. Comme une grande. Mais quand je les sors, je sais qu'ils sont bons. J'ai le sentiment d'avoir tout bien fait. Même s'ils sont difficiles (de vrais casse-têtes où on mélange des notions techniques, informatiques et juridiques), je suis contente de les traduire (ou plutôt, de les résoudre).

Ma fin de semaine commence ce soir. Mettons qu'elle commence bien!

mardi 15 mai 2007

Monsters Inc.

Estéban vient de découvrir le film Monsters Inc. Nous, on l'a redécouvert en même temps. Bon, ok, si ce n'était que de lui, le petit ne ferait QUE regarder ce film, 24 heures sur 24. Il l'adore, son "fi'm des mons' ". Vous voulez l'opinion d'un parent qui vient de visionner la scène de la fuite entre les milliers de portes pour la énième fois avant de partir au boulot ce matin?

Ce film est génial. Y'a pas d'autres mots. Les graphiques sont superbes. L'animation est très réaliste. L'histoire est bien ficelée. Surtout, le concept est fantastique.

Tous les enfants ont, un jour ou l'autre, peur des monstres (ou créatures paranormales diverses) dans le garde-robe. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que les monstres ont encore plus peur d'eux!

Si vous pouvez mettre la main sur ce DVD, je vous le recommande chaudement. Même si je l'ai vu 300 fois en deux semaines (j'exagère à peine!), il est encore bon!

lundi 14 mai 2007

Un autre en chemin

Prise deux. Déjà? Oui. Déjà. Même s'il fallait s'y attendre, ça me surprend toujours beaucoup.

Troisième grossesse. Espérons que celle-ci se rendra à terme. J'en fais des cauchemars.

Hier, Estéban a fait une longue sieste. J'en ai profité : je m'étais couchée tard, et puis mon corps doit former un placenta, donc plus de sang, ce qui me tire pas mal d'énergie. En plus, j'ai encore réduit ma consommation de caféine. Résultat? ZzzzzzZZzzzzzZZzzzzz.

Donc, j'ai profité de la sieste du petit pour dormir, moi aussi.

Quand Estéban est venu me réveiller, je paniquais. J'avais des crampes (ce qui est tout à fait normal), et je venais de rêver que je faisais à nouveau une fausse-couche. Il y avait du sang partout. À l'hôpital, aucun médecin ne voulait me parler, aucune infirmière n'avait de temps à me consacrer, et moi, je perdais encore mon bébé...

Heureusement, ce n'était qu'un mauvais rêve. Je n'ai pas de pertes, pas de signe que quoi que ce soit va mal. Pas de sang, pas d'hôpital, pas de catastrophe. Pas pour le moment, du moins. Mais j'ai peur. Peur de revivre janvier.

C'est impressionnant, par contre, comme mon corps a vite repris son allure de grossesse. Mon utérus a tout de suite gonflé (probablement parce qu'il ne s'était pas encore remis de la dernière grossesse), mon estomac et les organes de ce coin-là semblent vouloir remonter et pousser vers l'extérieur tout de suite, et on ne parle même pas de ma poitrine, bref, pour qui sait observer, ça paraît déjà.

Je suis en plein milieu de ma sixième semaine d'aménorrhée. Plus que 9 semaines de premier trimestre. Vivement juillet...

mardi 8 mai 2007

Démission

Monsieur André Boisclair vient d'annoncer sa démission à titre de chef du PQ.

Lui qui avait écrasé ses opposants après seulement un tour de scrutin.

Après-coup, les analystes sont tentés de dire que le PQ avaient vu juste : qu'ils avaient voulu un chef jetable parce que le parti n'allait pas bien, parce que personne ne voulait vraiment de référendum en 2008 mais que personne n'osait réellement revenir sur la promesse, etc etc etc.

Ok. Peut-être. Mais ça me fait réagir. Je connais des militants et des sympathisants péquistes. Des gens qui suivent ça avec encore plus d'intérêt que moi. Des gens qui ont voté Boisclair. Quand je discutais avec eux, les mêmes arguments revenaient tout le temps. "Boisclair est synonyme de changement." "Boisclair est le seul à pouvoir redresser le parti". "Ça prend du sang neuf". Et toutes les variantes de cette rengaine.

Je trouvais ça étrange, parce que malgré ce que les militants soutenaient, je ne trouvais rien de nouveau dans les discours de Boisclair. En fait, il n'y avait rien de nouveau dans les discours de tous les candidats. Je ne sentais pas la volonté de changement. Quand je l'entendais parler, je ne voyais pas l'étoffe d'un chef. Mais bon, je ne suis pas péquiste, et je voyais ça d'un oeil extérieur. Peut-être que les militants avaient accès à des renseignements que je ne connaissais pas. Ou peut-être qu'ils s'étaient donné la peine de lire tous les documents avec attention, au lieu de se limiter à ce que rapportaient les médias. Toujours est-il qu'il ne croyaient pas élire un perdant. Ils avaient la certitude qu'ils choisissaient le meilleur chef.

Ces derniers jours, je m'étais mise à espérer un revirement de situation. Le gars étaient à la barre d'un bateau qui coule. C'était peut-être un peu de sa faute si le bateau coulait, mais j'ai aussi l'impression que c'est un peu beaucoup à cause du gros iceberg dont on ne voit que la pointe qui a erraflé la coque du navire qu'on croyait à l'épreuve de tout. La situation était là. Le bateau filait droit vers le glacier. La catastrophe était difficile à éviter. Mais était-ce impossible d'effectuer un changement de cap à la dernière minute?

Ok, le navire est gros. Il est dur à manoeuvrer. Les matelots ne sont pas nécessairement du côté du capitaine. C'est pour ça que ça prend un gars qui a l'étoffe d'un chef. Un gars (ou une femme) qui sait rallier les gens de son côté, même si tout semble perdu. Un gars qui réagit vite, qui se remet sur ses pieds, qui a un plan B.

Le plan B, ça aurait pu être de nouvelles lignes pour le parti. Un repositionnement. Pas un requestionnement. Au lieu de demander au glacier (la population) de laisser passer le navire, on aurait peut-être pu essayer de sonder la glace. De voir ce qu'il faut faire pour naviger avec elle, pas au travers d'elle. Bâtir un plan qui représentent plus les Québécois d'aujourd'hui.

Mais il faut constater que le capitaine n'avait pas de plan B. Dommage. S'il en avait eu un, un beau plan B qui aurait ravivé la flamme, qui aurait surpris tout le monde, il aurait eu des appuis. On aurait peut-être recommencé à croire en lui. À croire qu'il a l'étoffe d'un chef. Qu'il ne se morfond pas dans la défaite, mais qu'il l'utilise à son avantage pour sortir un tour de génie à la toute dernière minute. Peut-être qu'on n'aurait pas été d'accord avec les changements proposés. Mais s'ils nous avaient surpris, peut-être qu'on aurait recommencé à y croire.

Mais bon, ma baloune vient de péter, comme dirait l'autre.

jeudi 3 mai 2007

Mots de tête...

J'essaie de réduire mon taux quotidien de caféine. Aujourd'hui, j'ai pris mon café trop tard. Résultat : il n'était pas midi que j'avais déjà mal à la tête. En plus de la fatigue que j'accumule depuis quelques semaines (lire entre les lignes : je suis claquée).

Cette semaine, je me suis mise à la mémoire de traduction. En gros, c'est un type de logiciel qui permet de recycler les traductions. Le logiciel aligne les textes français avec les textes anglais, puis lorsqu'un segment est repris en partie ou en entier dans ce qu'on doit traduire, le machin l'indique avec toutes sortes de couleurs et nous offre d'insérer l'ancienne traduction, d'y apporter des modifications, etc. En principe, c'est génial. En pratique, c'est récent. Donc, les bases de données ne sont pas très garnies, les traducteurs voient ça comme si c'était une bibitte qui pique ou qui mord. Toutefois, si on ne l'utilise pas, ça ne deviendra jamais utile : mieux vaut l'utiliser pour garnir la base de données, surtout avec les textes monotones ou difficiles que personne ne veut faire. Si la base de données est pleine de textes plates, il y a plus de probabilités que les prochains textes plates à traduire y soient en partie déjà traduits, ce qui réduit le temps passé à se casser la tête sur des platitudes. On pourra donc mieux se concentrer sur ce qui est intéressant.

Donc, je suis fatiguée, j'ai mal à la tête et j'utilise un nouveau logiciel qui ne comprend pas de correcteur automatique. À la relecture, j'ai repêché de belles niaiseries, dont celles-ci :

"Des compétences de communication sont requises pour exploser, promouvoir et défendre des politiques..."

"...les produits livrables importants (taches) et les chemises essentielles..."

Ah oui, et j'ai même glissé un ou deux "digérer" au lieu de "gérer"... Je pense qu'il est grand temps que je mange, là...

mardi 1 mai 2007

Jaune!

Ça y est, je suis officiellement ceinture jaune en Aïkido Yoseikan!

Ce qui est comique, c’est que je dois faire un nœud de ceinture noire parce qu’elle est 2 tailles trop grande (c’était leur plus petite jaune… quand je disais qu’en gi, je ressemble à un enfant dans un pyjama trop grand!).

J’avais passé l’examen en novembre dernier. Certains diront que c’est très long pour recevoir des résultats. Oui, c’est long. Mais c’est fait comme ça. L’examen et la ceinture servent à l’apprentissage, pas à la récompense. De toute façon, je n’étais pas pressée, et puis il y a un avantage à porter la ceinture blanche : personne ne s’attend à ce que vous compreniez du premier coup. Alors, comme une de mes faiblesses (que je tente d’améliorer) sur le tatami est le fait que je n’ai pas assez confiance en moi (vous devriez voir ma tête quand je réussis quelque chose du premier coup, je suis la première surprise), eh bien je trouvais ma ceinture blanche très confortable. Ma ceinture jaune m’indique maintenant qu’il est temps que je sorte de cette zone de confort si je veux m’améliorer.

Pour élargir ma zone de confort, je dois d’abord en sortir.

L’aïkido est un art martial qui comprend une quantité phénoménale de techniques, à mains nues, armées, debout, à genoux, avec projection, clef, contrôle au sol, désarmement, saisies, coups de poing, de pieds… On projette dans tous les sens, on tord les bras de toutes les façons possibles, on plaque au sol. Ce qui veut dire aussi qu’on se fait projeter dans tous les sens, qu’on se fait tordre les bras de toutes les façons possibles et qu’on se fait plaquer au sol. Il faut donc faire très attention et pratiquer dans un esprit de respect, de collaboration et d’entraide. Il faut absolument apprendre à faire de belles roulades et de belles chutes plaquées si on ne veut pas se briser le cou lorsqu’on se fait projeter. On a la responsabilité d’apprendre toutes ces techniques pour qu’elles soient à la fois efficaces et sécuritaires. Si je veux pouvoir en faire toute ma vie, et si je veux que mes partenaires puissent aussi en faire toute leur vie, mieux vaut que tous les os de tout le monde restent à leur place! On a donc aussi la responsabilité de respecter les limites des partenaires que l’on projette. En fait, la responsabilité et le respect ne sont pas que des valeurs « culturelles »; l’attitude que l’on adopte a des répercussions directes sur nos mouvements, et c’est très important pour la sécurité de tous. Tous les arts martiaux sont exigeants physiquement. On doit s’attendre à avoir des ecchymoses, à recevoir des coups, à tomber par terre. Mais c’est pour mieux apprendre à se relever, à trouver des solutions, à devenir meilleur. La ceinture, elle sert à montrer qu’on est prêt à continuer en ce sens.

Si on voit les choses comme ça, la ceinture n’est pas un cadeau. Ce n’est pas non plus quelque chose qu’on doit donner à la légère. Dans un dojo, porter une ceinture de couleur, c’est une responsabilité. Et lorsque l’on remet ses chaussures et qu’on sort du dojo, tous ces principes doivent rester avec nous.

Je suis tout de même fière de moi!