mercredi 12 décembre 2007
Sully - les détails
Par Andreanne, mercredi 12 décembre 2007 à 20:49 :: Espace créatif
Quoi de mieux pour ne pas faire une surdose de temps des fêtes qu'un petit retour en arrière sur un costume d'Halloween?
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mercredi 12 décembre 2007
Par Andreanne, mercredi 12 décembre 2007 à 20:49 :: Espace créatif
Quoi de mieux pour ne pas faire une surdose de temps des fêtes qu'un petit retour en arrière sur un costume d'Halloween?
Par Andreanne, mercredi 12 décembre 2007 à 12:06 :: Criminologie
Comment expliquer la prison à un enfant de trois ans, et ce, sans tomber dans le piège "prison = méchants"?
"Maman, ça vient de dire prison. Pourquoi?"
"Parce qu'on vient de dire qu'un monsieur a volé beaucoup de gens, et que c'est possible qu'il aille en prison à cause de ça."
"Pourquoi va en prison?"
"Tu sais, c'est une bonne question. Quand les adultes font des choses très graves qui sont contre la loi, qui sont contre les gens, ils peuvent faire de la prison."
"Pourquoi?"
"Parce qu'ils ont fait des trucs qui sont graves, et qu'il faut les empêcher d'en refaire. Il faut leur expliquer pourquoi ce n'est pas gentil."
"C'est comme aller en retrait."
"Estéban, tu es génial. C'est exactement ça. Sauf que c'est beaucoup plus long, et c'est pour les adultes."
C'est quoi, aller en retrait? C'est un principe de discipline pour les enfants. Criez lorsqu'un enfant a fait quelque chose d'inacceptable et il apprendra à crier quand une situation lui apparaîtra inacceptable. Frappez-le et il apprendra à frapper. Le retrait, c'est un genre de "time out".
D'abord, on retire l'enfant de la situation. En général, on l'assoit sur une chaise. L'enfant doit y rester pendant une certaine période (en général, c'est une minute par année d'âge de l'enfant). Après ce temps d'arrêt, on parle à l'enfant. Doucement. On s'explique. On lui demande pourquoi il a fait ceci ou cela, on explique pourquoi ce n'est pas bien, puis on lui demande s'il a bien compris. Ensuite, il peut retourner avec les autres, sous promesse de bien se conduire. S'il recommence, on recommence. Bien entendu, ça ne règle pas tout. Mais ça amène le dialogue avec l'enfant, l'enfant est d'abord puni, il réalise que ses gestes ont des conséquences, et puis comme il est retiré de la situation avec les autres, pendant ce temps, il ne peut blesser personne. Ça adoucit un peu le climat pour qu'il soit plus réceptif à la communication ensuite. La prison, c'est un peu comme le retrait. Enfin, c'est le principe de base du système correctionnel canadien depuis la fin des années 1970... En quelques mots, mon fils génial a résumé ce que représente, en principe, la prison.
Ce n'est pas évident d'expliquer une réalité très complexe à un enfant de trois ans. C'est difficile d'expliquer ça à un adulte, alors imaginez un enfant qui n'a pas encore tous les concepts de base, pour qui les gens sont soit méchants, soit gentils... Mon fils est génial.
lundi 10 décembre 2007
Par Andreanne, lundi 10 décembre 2007 à 04:25 :: General
On a eu de la visite d'Alma en fin de semaine : une cousine supersympathique de mon mec (vous saviez qu'il était à moitié bleuet?) était en ville pour accompagner son mec à elle qui avait une formation dans la région. Quand elle a su que mon père et mon cousin tenaient une boutique de jeux de société qu'on peut essayer sur place, elle a voulu tout laisser tomber pour y aller! Toutes les raisons sont bonnes pour aller chez Jeux Triboulet, alors dès qu'Estéban a fini sa sieste, on y est allés.
Il y avait une famille qui se cherchait des jeux à jouer ensemble : la maman, une préado et deux ados. Ils ont essayé plusieurs trucs, et à un moment donné, ils se sont approchés des Colons de Catane. Mon cousin a commencé à expliquer, mais il était avec d'autres clients. Mon mec était en pleine partie avec sa cousine, et mon beau-frère était avec Estéban. Je me suis offerte pour expliquer le jeu. On a ouvert le démo et on s'est assis à la table. Un flot de bons souvenirs me sont revenus en tête : il doit y avoir un an ou deux que je n'ai pas joué aux Colons... Dès les premières explications, j'ai su que ce jeu-là allait leur plaire, rien qu'à voir leurs yeux. C'est impressionnant, comme jeu, quand on a tendance à associer les jeux de société au Monopoly... "C'est important d'être attentif, parce que c'est un jeu où on joue tout le temps..." "... tu veux dire qu'on n'a pas besoin d'attendre notre tour?" "Ben, oui, mais tout le monde est toujours affecté par les coups de dés... par exemple, si je lance un 8, tout le monde qui touche à un terrain 8 reçoit une ressource, pas juste moi. Et puis je peux échanger des ressources avec tout le monde pendant mon tour, ce qui fait qu'on peut toujours jouer. Le seul truc, c'est qu'on doit attendre son tour pour construire ou pour faire des points." (il fallait voir les yeux ronds de la petite quand j'ai dit ça! "ça veut dire que je n'ai pas à attendre des heures comme au Monopoly!!!") J'ai expliqué, puis je les ai regardé jouer un peu... Ils sont repartis avec ce jeu-là, et je suis certaine qu'ils ne seront pas déçus de leur achat. J'étais vraiment contente pour eux.
Sur le chemin du retour, j'ai eu des flashs. Des flashs de l'Allemagne, où on pouvait jouer pendant des journées entières (auf Deutsch, bitte...). Des flashs des moments où j'ai montré le jeu à ma famille, à mes amis. Des flashs de mon mec qui essaie d'échanger de la brique et du bois contre une pirouette...
Ce jeu-là, c'est un peu comme une bouffe-confort sans les calories pour moi.
vendredi 7 décembre 2007
Par Andreanne, vendredi 7 décembre 2007 à 21:32 :: Soupape
Les mathématiques, ça n'a jamais été mon fort. Je peux faire un budget et ma déclaration d'impôt est assez simple à faire, je la fais moi-même. Seulement, à plus grande échelle, je m'y perd dans les mesures économiques, sociales, globales, etc.
Mon mec gère une maison de jeunes. C'est un endroit où les jeunes peuvent faire autre chose que des mauvais coups. Ils peuvent simplement y passer la soirée, jouer au billard, suivre les matchs de hockey ou bien s'investir dans des projets personnels ou communautaires. La maison des jeunes ne cible pas les jeunes délinquants. Elle cible plutôt les ados de 12 à 17 ans et leur offre une option plus saine que la délinquance. La maison est située dans un endroit assez isolé, alors elle est équipée d'un système d'alarme. Comme c'est dans un endroit isolé, il arrive que le système soit déclanché par un oiseau perdu, une chauve-souris, ou même une souris, et non par des délinquants. Dans ces cas-là, la compagnie communique avec mon mec et avec la police. Il arrive que mon mec dise "non, n'appelez pas la police tout de suite, il n'est sensé y avoir personne en danger, je vais aller voir, et si c'est grave, là, j'appellerai la police". Mais il arrive qu'on ne puisse pas rejoindre mon mec. Alors on appelle la police. Des policiers se rendent sur les lieux, constatent qu'il s'agit d'une fausse alerte, et facturent la maison de jeunes pour fausse alerte. La maison des jeunes, subventionnée en partie par la municipalité, doit donc payer un système d'alarme qui lui coûte cher en fausses alertes. En d'aures mots, la municipalité donne de l'argent à la maison de jeunes, et la maison de jeunes redonne cet argent a la ville pour payer les policiers qui se sont déplacés pour rien. Au final, ce sont les jeunes qui écopent, à coups de 250$ par trimestre qui ne peut être investi dans des activités pour eux. Comme je disais, je ne suis peut-être pas forte en maths mais on dirait que quelque chose ne colle pas...
C'est comme les arguments des grévistes étudiants. Quand je les ai vus aux Francs Tireurs, je n'ai rien compris. Absolument rien. Ils disaient les mêmes niaiseries que j'entendais y'a 10 ans quand j'étais au Cégep. Ils passaient complètement à côté des arguments valables. Au lieu de parler d'idéaux, ils devraient parler de maths. Même moi, qui n'y suis pas forte, c'est ce que je me dis que la société canadienne au complet est en manque cruel de main d'oeuvre qualifiée et que la main d'oeuvre non-qualifiée coûte cher à la société : elle paie peu ou pas d'impôt, et ça, c'est quand elle n'est pas bénéficiaire de l'aide sociale. Je me dis qu'on aurait pu donner comme argument : oui, ça coûte cher de former la relève... mais une personne qui fait un dec de 3 ans paiera des impôts pendant 25 à 35 ans. Une personne qui fait un DEC de 2 ans et un BAC de 4 ans paiera peut-être un peu moins longtemps, mais en paiera plus. Il doit y avoir une variable que j'oublie... parce que ça semble plus profitable que la société paie la formation de la main d'oeuvre dont elle manque, main d'oeuvre qui assurera que la relève puisse aussi être formée... Bon, j'avoue que je simplifie un peu trop... on peut former des médecins gratuitement, mais si les autres pays paient nos médecins pas mal plus cher que nous, ils ne resteront pas... on en rentabilise donc pas notre investissement collectif. N'empêche, ce doc serait une personne qui ne demandera pas d'aide sociale. La formation gratuite, ce serait un début qui se défend : je préfère payer pour la formation d'une personne que de payer pour ses prestations d'aide sociale. Je n'ai rien contre l'assurance sociale. Seulement, c'est humiliant de recevoir ces prestations. Si la formation gratuite peut permettre d'éviter que plus de gens soient pris dans le cercle vicieux de la pauvreté, si elle peut faire en sorte que des gens sortent de la pauvreté, ne devrait-on pas avoir le devoir collectif de financer cette formation? J'dis ça comme ça... si un de ces étudiants grévistes avait dit ça, ma petite personne qui paie beaucoup d'impôts et qui a fait son bac à Ottawa (au double du prix que coûtent les études au Québec), ben cette petite égoïste penserait peut-être différemment en se disant "ouais, en investissant dans la gratuité scolaire, j'investis dans une baisse du nombre de prestataires du bien-être social" au lieu de me dire "on a toujours dû payer nos études et j'vois pas pourquoi je devrais payer pour les études des autres..." Au final, c'est toute la société qui paye pour ses choix...
lundi 3 décembre 2007
Par Andreanne, lundi 3 décembre 2007 à 12:53 :: General
J'adore la neige! Vraiment! À deux exceptions près : je déteste conduire l'hiver (ben, je n'aime pas vraiment conduire en général), et j'ai en horreur de devoir déneiger. Alors les deux pieds de neige qui ont accueilli ma première journée officielle de congé, je les ai adorés. Tous, sauf ceux qui encombrent nos 43 mètres d'entrée... La souffleuse est kaputt. Et j'ai une bédaine de 8 mois. Juste dégager les marches, le chemin pour se rendre à ma voiture et le tour de la voiture, ça m'a pris 40 minutes et malgré un bon déjeuner contenant des glucides, des fibres, des protéines et du gras, je voyais des points noirs... Heureusement que mes mecs ont plus d'énergie que moi! 43 mètres d'entrée dégagés à la pelle... et ce sera à refaire ce soir... MAIS, je suis en congé.
Je n'ai pas encore le "beat" de congé. J'ai plus l'impression d'être la fin de semaine et que mes mecs sont partis faire des courses. Peut-être que la tempête a quelque chose à y voir, mais je crois que j'ai simplement besoin de temps pour m'y faire. J'ai encore l'impression de ne pas faire la moitié de ce que je veux faire, même si je suis en avance sur mon "plan" (ouais, j'ai un plan pour arriver au 24 décembre en même temps que tout le monde...). Donc, le temps ralentit, mais je ne suis pas encore en mode "relaxe". Je ferai probablement meilleure figure la semaine prochaine!
Ah, au fait, 4 souris se sont prises dans la même trappe hier. Pas celle de la cuisine, par contre... celle dans le placard de la chambre des maîtres, qui donne sur un petit grenier. Si on n'en a pas pris plus, c'est parce qu'on amis du temps à voir les deux premières... Quand mon mec a installé la trappe pour la troisième fois, il a eu à peine le temps de prendre une douche qu'on a entendu "Clac!" Une troisième. Ce matin, la quatrième était prise... Au moins, y'en a qui écopent pour celle de la cuisine!