mardi 19 février 2008
Paresse sociale
Par Andreanne, mardi 19 février 2008 à 02:24 :: Soupape
Il y a quelques jours, j'entendais à la radio qu'à quelques jours d'une élection en Palestine, il y a eu deux attentats à la voiture piégée. Des morts et des blessés.
Ça n'arrive pas ici. Nous ne connaissons pas ce genre d'horreur. Pour nous, la liberté d'opinion et d'expression va de soi. Pour nous, le droit de voter, ce n'est qu'une formalité. À un tel point qu'on écoute d'une oreille distraite les politiciens, les candidats, les analystes. On se fie aux sondages et à quelques clips passés entre la rubrique des enfants disparus et celle des chiens écrapous pour choisir qui va nous diriger. Qui va prendre des décisions qui affecteront directement nos vies. On a une telle confiance dans le respect de nos droits chéris, qu'on se fout bien de veiller à ce que ces droits soient préservés.
Le droit de voter, le droit de s'exprimer, le droit de penser, rien de tout ça n'est complètement acquis. Ça peut nous être retiré n'importe quand. Mais on s'en fout. Quand on est rendus à dire qu'un taux de participation de 75% à une élection est "bon" et que ça n'offusque personne, c'est qu'on est tellement enfouis dans notre zone de confort qu'on ne respecte plus notre chance.
Des milliers de gens meurent encore parce qu'ils n'ont aucun droit. Des centaines de milliers de gens travaillent dans d'horribles conditions parce que personne ne défend leur droìt à des conditions de travail décentes. Et nous, on a la pensée magique "meuh, plus besoin de protéger nos acquis, c'est déjà tout fait". Cette attitude est irrespectueuse et toxique.
Qu'est-ce que ça prendrait pour qu'on se réveille? Des bombes chez nous?