Le blogue d'ND

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mercredi 30 avril 2008

Un lion!

Y'a des jours où j'ai l'impression d'être un premier avril...

Je viens de revenir à la maison, avec mon mec, et qu'entend-on à la radio?

Y'a un tata à Maniwaki (c'est à moins d'une heure de chez moi!) qui a élevé un LION, et qui a laissé sa bête s'enfuir... Il y a donc un lion en liberté pas loin de chez nous!!!!

Première réaction : shiiiiit! j'espère qu'il ne fera de mal à personne! Deuxième réaction : non mais faut tu pas être épais de garder un lion chez soi! Troisième réaction : Si je frappe un lion d'Afrique sur la 5... Qu'est-ce que je dis au 911? Et à mon assureur?

Tague!

Une fois par année, environ, je trouve une tague bloggorienne intéressante, alors j'y participe. Sauf que je suis plate : je ne tague pas les gens à mon tour. Alors, si vous n'avez pas été tagué par quelqu'un d'autre sur celle-ci mais que vous voulez y répondre sur votre blogue, allez-y fort!

1. Qu’est-ce que je faisais il y a 10 ans: Wow. Il y a 10 ans, j'avais 20 ans et j'étais en Allemagne, préparant mon séjour en Espagne. Difficile à croire que c'était y'a 10 ans... Ça a changé ma vie de voir que je pouvais réaliser un de mes rêves. Maintenant, je sais que si je m'y mets, je peux tout faire.

2. Nomme 5 choses que je dois faire aujourd’hui (sans ordre particulier): - animer dans un mini grandeur-nature dans la classe e 5e et 6e année d'une amie - faire la vaisselle - recevoir mon bébé-soeur et ma maman à souper - faire une demi-heure de yoga - terminer une chemise commandée par un copain

3. Les grignotines que j’aime: - des raisins frais - des biscuits - du chocolat (bonus : avec des chips sel et vinaigre...)

4. Les choses que je ferais si je devenais millionnaire: - Aucune idée. J'imagine que je prendrais une bonne semaine de congé pour y penser...

5. Trois mauvaises habitudes: Je n'ai pas de mauvaises habitudes... Haha! non, sérieux : - je prends des douches très très très chaudes et trop longtemps - j'oublie d'éteindre les lumières avant d'aller me coucher - mes affaires traînent partout

6. Cinq endroits où j’ai habité: - Buckingham, pendant 19 ans.

- Laatzen en Allemagne (près de Hannovre), pendant 1 an.

- Manresa en Catalogne (tout près de Barcelone, en Espagne) pendant 9 mois.

- Hull, avant que ça ne soit fusionné à Gatineau... J'y ai vécu 4 ans.

- Val-des-Monts, vraiment très près de Gatineau (ce n'est pas dans l'bois... ben, presque pas... ok, c'est dans l'bois...). Jusqu'à maintenant.

7. Cinq emplois que j’ai eu:

Voici en gros, vite vite fait, mon CV. J'en ai probablement oublié, mais j'en mets plus que cinq, parce que je n'arrive pas à me décider :

- Croupier, mais seulement pour des casinos avec de l'argent factice. Pour des oeuvres de charité, des bals de finissants, des partys de bureau, etc. J'ai fait ça à temps partiel pendant une dizaine d'années.

- Vendeuse de cartes de crédit Canadian Tire (faut ben commencer quelque part...)

- Sondeuse par téléphone. Eh oui, moi, l'antisondage par excellence, celle qui refuse de répondre à tous les sondages, j'ai eu la job ingrate d'achaler les entrepreneurs pour faire des études de marché. C'est bien payé pour les tâches, mais pu jamais. JAMAIS. C'est tellement croche, les sondages...

- Préposée à la salle d'exposition et placière à la Maison de la Culture de Gatineau. Pendant un an, et j'ai ADORÉ. Même que lorsque la responsable de la salle d'exposition s'est blessée au dos et a dû prendre un long congé, j'ai aidé à l'installation de deux expositions, celle d'une bitche finie et celle d'un monsieur super gentil... En plus des spectacles gratuits... Le seul problème avec ce job, c'est que je déteste le jazz, et que dans la plupart des expositions, c'était la musique de fond... Mais bon, j'y ai survécu avec mon walkman (eh oui, c'était encore dans les années 90...)!

- Vendeuse dans un Northern Reflections... Mettons que vendre des t-shirts avec des photos de minou dessus... c'était pas le truc le plus motivant du monde... surtout que j'avais les deux autres jobs (sondeuse et placière) en même temps.

- Fille aupair, d'abord en Allemagne, puis en Catalogne. Mon départ vers l'Europe a changé ma vie. Complètement. Pour le mieux. Même si ça n'a pas toujours été facile et que je suis pourrie avec les tâches de la maison, j'étais bonne avec les enfants et j'ai pris plus de confiance en moi pour tout le reste.

- Assembleuse de sandwichs! Chez Martel, la compagnie qui fournit les dépanneurs et les distributrices de sandwichs emballés... Faisait froid, fallait être là tôt, j'ai tenu un bon mois... je pense... j'ai haï chaque minute, jusqu'à ce que j'aie l'emploi suivant :

- Vendeuse à la boutique de souvenirs du Parlement du Canada, juste à côté de la Tour de la Paix. Mais bon, même si j'ai occupé pas mal de postes de vendeuse, la vente, ce n'est vraiment pas mon truc. Le service à la clientèle, oui, mais pas la vente.

- Traductrice. Ça ne paraît pas beaucoup parce que je néglige mon écriture. Je crois que je vais me payer Antidote juste pour me relire quand la petite pleure et que je n'ai plus envie de faire l'effort supplémentaire d'aller fouiller dans un dictionnaire...

Voilà...

mardi 29 avril 2008

Le temps des bibittes

Le printemps, c'est génial. C'est laid, mais c'est génial.

C'est laid parce que l'herbe n'est pas encore verte, elle est toute brune ou jaunâtre. Il n'y a pas de feuilles dans les arbres qui semblent morts, c'est assez lugubre à certains endroits. Il fait souvent gris aussi. Et les fleurs, ben elles commencent à peine à se pointer le bout du nez.

Mais c'est génial : on entend les oiseaux (chez moi, il doit y en avoir une quarantaine d'espèces différentes...), les ruisseaux qui coulent. Même les odeurs se mettent de la partie. Il fait plus chaud qu'en hiver, mais il n'y a pas autant d'insectes que durant l'été. Oh merde, les insectes...

Mes copains de la ville disent que je vis "dans le bois". Bon, moi, je dis que c'est tout à fait faux. Que ce n'est pas parce que, pour se rendre chez moi, il faut faire 5 kilomètres sur une route bordée de forêt que je suis dans le bois. Ce n'est pas non plus parce que mes voisins d'en face ont des chevaux, que mon deuxième voisin de gauche a des chevaux ET des lamas et que mon voisin en diagonale a tout plein de machinerie que je suis "creux". Ce n'est pas non plus parce que j'ai 43 mètres d'entrée à faire pour aller chercher mes poubelles sur le bord du chemin (la nuit, je vous jure, j'ai vraiment peur d'être attaquée par des zombies... je déteste les zombies...), ni parce que ma municipalité ne fait la collecte des ordures qu'aux deux semaines (l'autre semaine, c'est pour le recyclage, et de toute façon, on oublie une fois sur deux, alors c'est comme si c'était une fois par mois), je vis loin de la civilisation. Ce n'est pas non plus parce que je n'ai la haute vitesse que depuis deux mois que la technologie ne se rend pas, là!!!

Mais je dois avouer que je ne suis pas en ville. On se fait littéralement bouffer par les bibittes. Alors les bibittes, j'ai appris à vivre avec elles. Je dis que j'ai appris, parce que quand j'étais enfant, j'en avais une peur bleue. J'avoue que c'était plutôt la somme de différents facteurs; le fait que mon père réagissait très fort chaque fois qu'il voyait un insecte et le fait que j'avais l'attention de mes parents, aux prises avec ma petite soeur qui est née moins de deux ans après moi, quand je hurlais en voyant un petit truc qui grouille, entre autres. Mais bon, maintenant que je suis presque grande, ce n'est plus aussi dramatique...

Tout d'abord, il y a les araignées. Nous, on les laisse faire leur toile parce qu'elles bouffent des trucs nuisibles. Pour ceux qui ne le savent pas, ma maison a un toit en pente, et tout le deuxième étage a le plafond en pente. Ma douche est en pente. Dans le haut de cette pente, bien au dessus du pommeau de douche, il y a une araignée. Je me demande comment elle a fait pour survivre aussi longtemps, parce qu'elle ne semblait pas attrapper grand chose, mais maintenant, sa toile est très grande, elle a un bon garde-manger. Ok, j'avoue, je vais devoir passer l'aspirateur là-dedans, elle s'étend un peu trop... Mais bon, l'idée, c'est d'utiliser les prédateurs naturels, et les araignés, ben ce sont des prédateurs naturels.

Ensuite, il y a les coccinelles. Cette année, je ne sais pas si c'est la neige ou quoi, mais on n'en a presque pas eu. Pourtant, l'an dernier, on en était infestés. Bon, ce n'est pas bien méchant, ni bien rapide, alors une fois de temps en temps, on passait l'aspirateur sur le bord des fenêtres pour réduire leur colonie...

Là, ça se corse. Il y a les mouches. Les mouches ne sont pas méchantes non plus, mais elles nous pourrissent la vie. J'ai mentionné plus haut que nos voisins ont des chevaux? Ben les mouches, elles adorent ces grosses bêtes-là. Et elles ne sont jamais seules. Elles ont même déjà commencé à se faire sécher les ailes à l'extérieur, ce n'est qu'une question de temps avant qu'elles n'entrent. Pour ça, on met des rubans pour les attrapper. C'est dégueulasse, mais ça marche. Et puis, dès qu'elles entrent, les fruits et les légumes sont conservés dans le réfrigérateur.

Puis, il y a les trucs plus désagréables. Ce qui pique. Les premiers, ce sont les moustiques, ou les maringouins. Ils restent généralement à l'extérieur, mais ils nous empêchent de profiter pleinement du plein-air lorsque le soleil se couche. Le jour, il y a les libellules qui viennent en bouffer. Les libellules, ce sont de petites fées. C'est vraiment magique de courir à l'extérieur avec cinq ou six d'entre elles qui volent au tour de soi pour empêcher les moustiques de venir nous embêter... Et puis, un jour, on aura des chauve-souris. Un jour. Une petite colonie et on pourra se promener sans mettre d'antimoustique qui pue...

On a des fourmis aussi... mais pour elles, y'a des pièges. Ça marche bien, sauf qu'on doit être créatifs pour les mettre dans des endroits où elles vont aller, mais où les enfants ne seront pas tentés d'aller.

Enfin, il y a les guêpes. Je n'ai jamais été piquée, mais c'est quand même épeurant. Y'en a qui ont fait leur nid dans l'entrée d'air du ventilateur de la salle de toilettes du rez-de-chaussée chez nous. C'est la mission de mon mec de nous débarrasser de ça...

Pour le reste, les perce-oreilles, les vers, les trucs qui rampent... ce n'est pas si mal. Faut bien que les oiseaux se nourrissent!!! Parce que sans les oiseaux, le printemps, c'est moche...

lundi 28 avril 2008

Manufacturer du goût

Même quand on pense faire de bons choix, on se fait avoir...

En général, je ne me fie pas à ce qui est écrit en gros sur l'emballage. Je consulte le tableau des valeurs nutritives pour connaître la taille d'une portion, le nombre de calories, de grammes de gras, de fibres, de sucre..

Mais j'ai fait l'exercice de lire la liste des ingrédients aussi, lors de ma dernière épicerie. C'est débile. Complètement débile. Moins le produit est cher par rapport aux autres de sa catégorie, plus la liste est longue. Pourtant si on "ajoute" des trucs, on devrait "ajouter" de la valeur, non? Erreur. Si on ajoute des trucs, c'est pour remplacer ce qu'on a enlevé... ce qui coûte cher ou ce qui se vend mal.

Par exemple :

Rice Krispies (je me suis dit que ce ne devrait être que du riz soufflé, non? ERREUR!) Riz, sucre/glucose-fructose, sel, malt (farine de maïs, orge maltée), vitamines (chlorhydrate de thiamine, niacinamide, chlorhydrate de pyridoxine, acide folique, d-pantothénate de calcium), fer, pour conserver la fraîcheur du produit, du BHT a été ajoutné au matériel d'emballage.

Cheerios grains entiers (pas au miel là... la sorte qui ne goûte pas le sucre...) Avoine entière, amidon de maïs modifié, amidon de maïs, sucre, sel, phosphate trisodique, carbonate de calcium, monoglycérideds, tocophérols, amidon de blé rocou, vitamines et minéraux (niacinamie, mantothénate de calcium, chlorjyrate de pyridoxine (vitamine B6), folate, fer.

C'est quoi ça, du rocou?!?

Mini Wheats (la céréale pour enfant la plus sucrée qu'on achète...) Blé entier, sucre à glacer, glycérine, gélatine, vitamines (chlorhydrate de thiamine, niacinamide, chlorhydrate de pyridoxine, acide folique, d-pantothénate de calcium), minéraux (fer, oxyde de zinc), pour conserver la fraîcheur du produit, du BHT a été ajouté au matériel d'emballage.

Maintenant, pour les céréales à déjeuner achetée dans la section "santé/bio"...

Kashi - 7 céréales entières soufflées au miel Blé roux d'hiver entier, jus de canne à sucre évaporé, riz brun entier à grains longs, avoine entère, orge entière, triticale entière, seigle entier, sarrasin entier, miel, graines de sésame. MAJ (À noter que le sucre vient avant le riz, l'avoine, l'orge, etc. et le miel...)

Kashi - 7 séréales entières soufflées Blé roux d'hiver entier, riz brun entier à grains longs, avoine entière, orge entière, triticale entière, seignle entier, sarrasin entier, graines de sésame.

Mais bon, quand j'ai fait goûter les céréales sans additifs à mon mec, sa réaction : "Ça ne goûte rien!"

Pourtant, ça goûte ce que c'est. Et c'est même bon...

Les additifs, comme le sel, le glucose, et les agents de conservation, c'est payant. Ça goûte ce qu'on est habitué de goûter, les gens achètent. Pas besoin d'investir dans des ingrédients qui contiennent des vitamines : on n'a qu'à en ajouter des synthétiques! De toute façon, qui achèterait quelque chose qui goûte autre chose que le sucre et le sel qui ne coûtent rien?!?

Quand j'étais enfant, on se faisait dire que, dans les années 2000, on mangerait des pilules au lieu de la nourriture. Un repas complet dans un petit comprimé rouge, vert ou bleu. Ben on n'est pas très loin de ce futur quand on lit les ingrédients sur les boîtes de produits préparés : un peu de vraie nourriture pour le volume, et une pilule "nutritive". On ajoute de l'acide folique dans les céréales, au Canada, parce que notre alimentation en est tellement déficiente que si on ne le faisait pas, les bébés naîtraient avec des malformations à cause des carences chez les mères. Comme on enlève les minéraux des céréales quand on les rafine, on doit ajouter du fer, même si le grain entier devrait, normalement, en contenir.

Vous ne trouvez pas ça louche, vous, que les listes d'ingrédients soient imprimées en caractères aussi petits?

Bien manger à coût raisonnable, ça prend des efforts. Il faut commencer pas ne pas aller au resto, et ensuite, il faut s'informer. Une fois informé, il faut cuisiner. Et ça prend du temps et de l'énergie. Il faut aussi s'ouvrir aux nouveaux goûts. C'est un apprentissage qui est long et difficile, mais qui paye à long terme.

samedi 26 avril 2008

Rages

Vous est-il déjà arrivé d'avoir une rage de chocolat, ou de chips?

Moi ben pas vraiment. Oh, il m'arrive d'avoir une envie folle de bouffer de la crème-glacée aux ceises noires ou des frites de McDo, mais en général, je me souviens après quelques bouchées pourquoi je n'en ai pas mangé depuis des mois. Mais le phénomène de rage, celui où on mange un truc toxique de façon incontrôlée et qui nous laisse sur le pavé avec un sentiment de culpabilité intense, je ne connaissais pas. Jusqu'à il y a quelques semaines.

Au début d'avril, dans un élan d'inspiration et de motivation qui m'est propre, j'ai décidé de faire une expérience. J'ai décidé de me limiter à l'absorbtion d'aliments de base : des fruits, des légumes, des grains entiers, des viandes maigres, des produits laitiers sans gras, mais surtout des trucs sans "saveur ajoutée" sans "agents de conservation", etc. En fait (là, seuls les disciples de WeightWatchers comprendront), j'ai cessé de compter mes points pour passer à Alibase.

Après une semaine, je voulais manger le tapis. Après deux, je rêvais à des maudits cupcakes. Pourtant, je pouvais manger autant de bouffe que je voulais. Seulement, la nature de cette nourriture était limitée. L'enfer. J'ai détesté ça. Je me suis même tapée de méchants maux de blocs tout le long, probablement à cause du sevrage sauvage de sucre.

Ça m'a permis de constater quelques trucs...

Premièrement, c'est fou comme on est limité quand on veut éliminer le poison dans notre bouffe. On dirait que tout ce qui est sur une tablette contient des trucs chimiques ou encore du sucre ou du sel. Bannir le poison de notre alimentation, c'est un tour de force.

Deuxièmement, on ne goûte plus rien! Ce que je veux dire, c'est que ce qu'on trouve goûte toujours la même chose : le sucre, le sel, le gras. Quand on coupe ça, au début, on a l'impression que plus rien n'a de saveur... et ensuite, paf! on est envahi de dizaines de saveurs différentes : les différents grains, les épices, les herbes, par exemple.

Troisièmement, ce qu'on fait soi-même, c'est bien meilleur. Même si on est poche. C'est normal de rater son coup en cuisine, ça arrive. Mais ce ne devrait pas être une raison de ne pas cuisiner. Et quand quelque chose nous tient à coeur, comme notre santé, on réussit toujours à trouver le temps... on n'a pas toujours les moyens, mais le temps, ça se trouve.

Quatrièmement, j'ai peur. J'ai peur parce qu'il faut chercher plus longtemps et payer plus cher pour avoir ce qui est bon pour soi. Et en lisant les ingrédients des céréales pour enfant, j'ai été horrifiée. Même les trucs en apparence sains sont bourrés d'additifs.

Cinquièmement, la modération, c'est une discipline acquise. Ce n'est pas inné. Et c'est plus facile de modérer quand on fait du sport. Après une course ou après une séance d'aikido, je préfère la pomme au biscuit.

Je crois que je sais pourquoi je n'étais pas sujette aux rages de bouffe. C'est que je me suis toujours permis de manger ce que je voulais, à condition de prendre conscience des portions. Et puis cette expérience m'a fait découvrir de nouvelles saveurs que j'incorpore à mes repas : sarrasin, orge, sirop d'érable...

Tout ça pour dire que maintenant, je comprends ceux qui disent qu'ils sont incapables de ne pas finir le sac de chips...

vendredi 25 avril 2008

Aperçu

Merci, Daniel, d'avoir numérisé l'article et la photo!

Voici donc la photo qui, avec l'article, fait une page complète dans LeDroit d'aujourd'hui! L'article porte sur l'AJJRO, mais je ne le recopierai pas ici, je vais attendre qu'il soit disponible en ligne... ` Je suis quand même pas mal là-dessus, hein? Et prenez note aussi que c'est moi qui ai fail les cosumes, à l'exception des armures.

Merci beaucoup à Tierry qui a pu se déplacer pour la photo!

mercredi 23 avril 2008

YAY!

Bon, vendredi, ce vendredi-ci, là, voici ce que vous allez faire :

Vous allez vous procurer le journal LeDroit (si vous ne le recevez pas à la maison, vous allez au dépanneur l'acheter, et si vous n'êtes pas en Outaouais.. ben... laissez faire...). Vous sauterez les gros titres pour vous rendre directement au cahier weekend. Ensuite, vous m'admirez (ou, si je ne suis pas sur la photo, vous admirez au moins mon mec!)

Ah, et n'oubliez pas de lire l'article avec votre café!

lundi 21 avril 2008

La berceuse des gros titres

Est-ce que j'ai déjà dit que je déteste qu'on me prenne pour une truite? Y'a quand même des limites à prendre les gens pour des poissons...

La semaine dernière, on sortait presque la fanfare pour nous annoncer que notre supergouvernement a classé une matière controversée, le bisphénol A, dans les "matières dangereuses". Ben, ok, avant, y'aura consultations publiques et tout. Mais bon. Ah, et puis les biberons qui en contiennent sont bannis. C'est quoi le bisphénol A? Bof, c'est un machin qu'on trouve dans certains plastiques. Pour savoir si vos bouteilles en contiennent, regardez le petit triangle en relief : s'il contient un "7", c'est qu'il y a du bisphénol A. Où est le danger? Peut-être qu'en quantité astronomique, ça dérèglerait les hormones de certains animaux.

Mais la cigarette est toujours parfaitement légale. Ben oui, on n'a jamais prouvé que ça causait le cancer, l'emphysème, l'athsme chez les enfants...

J'sais pas pourquoi, j'ai comme la sensation qu'on essaie de nous en passer une vite...

"Hey, Steve, notre cote a descendu un peu dans les sondages"

"Ah bon? Passe-moi la pile de monde qui demande des affaires... C'est quoi ça, du bisphénol A?"

"Aucune idée... je crois que c'est le truc dans la légende urbaine des bouteilles de plastique congelées..."

"Ah oui... y'a un lobby pour ça?"

"Euh... attends, je vérifie... nope! pas de lobby!"

"Ok, on pourrait l'interdire. Ah, et apportez un bébé à la conférence de presse : c'est toujours bon, un bébé, sur les photos..."

Donc, cette nouvelle de m'excite pas du tout. Je pourrais être fière de mon gouvernement, qui opte pour la prudence, qui interdit un truc à titre préventif. Mais bof. Ce n'est pas pour ça que je dis qu'on me prend pour une truite.

On me prend pour une truite parce qu'on grossit la nouvelle. Parce qu'on nous fait peur avec des mini-araignées qui chatouillent nos orteils alors qu'on escamote le fait qu'un requin nous bouffe les deux bras. Et qu'encore une fois, on manque de vision à long terme.

Je faisais la vaisselle vendredi en écoutant le radiojournal qui relatait la nouvelle. Le journaliste a dit : "les environnementalistes sont contents". Je me suis dit, tout de suite "Ben voyons... les écolos ne peuvent pas... ah ben baswell!" Un militant environnementaliste, comme ils l'ont présenté, disait à quel point il était content d'avoir "gagné la bataille". Y'est con ou quoi?

Cette nouvelle-là n'a rien de bon pour les écolos. Même que les écolos devraient s'en alarmer.

Toutes ces bouteilles qui seront interdites, elles iront où? On ne pourra pas les recycler. Et c'est un peu beaucoup trou-de-cul d'aller les refiler à d'autres pays qui ne les interdisent pas. On planifie quoi pour ça? Les gens ont de la difficulté à rapporter leurs piles dans des collectes de matières dangereuses, alors vous imaginez des bouteilles de plastique... Et puis, tout ce plastique, il ne va pas disparaître. Il va être remplacé. Par des matériaux neufs? Qui se retrouveront à moitié au recyclage, à moitié à la décharge? Est-ce qu'on prévoit un plan pour ça? Nooooooooon.

Je déteste qu'on me prenne pour une truite.

jeudi 17 avril 2008

Le retour de l'écureuil!

Transportons-nous en janvier. Marilise a quelques jours. J'ai la petite au sein, Estéban joue tranquilement dans le salon et mon mec regarde la télé. Une soirée normale de janvier, quoi. Puis, on entend un bruit : quelque chose dégringole dans la cheminée de notre poêle à bois. Probablement un oiseau... Comme il ne fait pas très froid, on n'a pas besoin d'allumer un feu tout de suite, on attend si l'oiseau ne remontra pas...

Mais il n'est pas remonté. Deux jours plus tard, on ferme toutes les pièces, on ouvre les portes extérieures et les fenêtres, puis on ouvre les portes du poêle. Rien. Sort pas. On attend une bonne demi-heure, puis on referme tout (ok, je dis on, mais ça exclut vraiment la personne qui parle : c'est mon mec qui a tout fait). Nouvel essai. L'oiseau refuse toujours de sortir. Après quelques jour, on ne l'entend plus du tout gratter... On se dit qu'il a dû s'envoler ou encore crever de faim.

Donc, quelques jours plus tard, il fait froid. Mes tantes et ma grand-mère viennent rendre visite à la p'tite nouvelle dans la famille. Avant qu'elles arrivent, mon mec allume un feu dans le poêle. La visite arrive, on est tous super contents de se voir, ça catine mon bébé et puis, à peine dix minutes après qu'elles soient arrivées, Estéban crie : "PAPA! MAMAN! Y'A UN ÉCUREUIL!" Je ne m'en formalise pas. Probablement qu'il a vu la bibitte dehors. Non. C'est dedans qu'il l'a vu. Mon mec me dit, doucement : "Il y a un écureuil dans le salon. Ce n'était pas un oiseau, après tout..."

Je ne sais pas trop comment réagir. D'un côté je suis alarmée : y'a de la vermine qui capote dans mon salon! D'un autre côté, je ne peux pas m'empêcher de trouver ça cool... La bibitte est quand même restée dans la cheminée une bonne quinzaine de minutes avant de se libérer, c'est comme une sorte de super-héros des rongeurs, non?

Finalement, l'écureuil court partout, nous, on ne sait pas où se mettre, puis il court dans la salle des toilettes. On ferme la porte, et quelques minutes plus tard, mon mec entre bravement dans la petite pièce, armé d'un manche à balais, puis ouvre la fenêtre pour laisser sortir le super-rongeur.

Ce n'est pas une farce, c'est vrai de vraiment arrivé! Mais comme je venais d'accoucher, j'étais un peu trop fatiguée pour tout retranscrire ici, et puis ça a fini par me sortir de l'esprit... jusqu'à aujourd'hui.

Parce qu'il y a à peine 15 minutes, le super-rongeur est revenu! Ben oui, il est, en ce moment-même, sur ma gallerie en train de bouffer des trucs qu'il s'était cachés dans notre toit de tôle laitte! Et comment je sais que c'est lui? Les photos parlent d'elles-mêmes, je crois... (pas évident de le prendre sous un bon angle, il bouge beaucoup...)


mardi 15 avril 2008

Deux nuits de file!

La privation de sommeil, c'est une forme de torture. On empêche les gens d'avoir un sommeil réparateur, et ces personnes deviennent tellement désorientées qu'on peut leur faire dire ou faire n'importe quoi.

Je croyais que deux fois quatre heures de sommeil, c'est comme huit heures de file, mais je me trompais royalement. Huit heures de sommeil de file, c'est le paradis! Et ça fait deux nuits de file que mes cocos me donnent cette chance!

Habituellement, Marilise se réveille vers quatre ou cinq heures du matin, mais pas cette nuit. Ni celle d'avant! J'ai été toute surprise de me réveiller avant mes deux enfants hier et aujourd'hui!

La différence dans mon niveau d'énergie est marquante. Le lundi, c'est toujours la pire de mes journées : porter le petit à la garderie, courses, pesée, ranger l'épicerie, souper, puis hop au dojo... Mais on dirait que tout allait mieux, l'épicerie a été comme un charme, et ce, bien que je sois allée à trois endroits différents (un pour les produits de toilette, un pour les produits plus naturels, un pour le reste). En général, vers 16h, je suis complètement lessivée et je viens juste de ranger les courses... mais là, comme par magie, j'avais tout fini à 14h et je n'avais qu'une envie, en faire plus! Je devais partir à 18h30, et en général, je rush pour manger vite vite... mais là, à 17h30, je me suis dit "tiens, on est lundi, il est 17h30, je suis en train de souper tranquilement et je ne suis pas pressée du tout!" Wow... Et puis au dojo, j'étais présente (20 minutes avant la pratique, un record pour un lundi!!!) autant d'esprit que de corps. Nous avons pratiqué une technique que je n'avais pas fait depuis plus d'un an, et c'est revenu très rapidement. Bon, ma forme a besoin de pratique encore, mais je comprenais tout de suite mes erreurs, que je remarquais toute seule! Pourtant, ce n'est pas la plus facile des techniques pour moi. Ce matin, j'ai mes premières ecchymoses d'aikido sur les bras parce que j'ai fait la technique souvent (quand on comprend vite, on prend moins de temps en explications, alors on refait le même mouvement plus souvent)! On dira ce qu'on voudra, mais j'aime voir ces marques après une bonne pratique : je les ai parce que j'ai bien travaillé.

On dirait bien que le sommeil, ça ne vient pas en option, surtout pour les "jeunes-vieux" comme moi!

Bon, j'en aurais plus à écrire, mais il fait trop beau dehors, je crois que je vais aller chausser mes espadrilles et sauter partout...

Ne restez pas trop longtems devant l'ordinateur, là!!! La vie est belle, profitez-en!!!

lundi 14 avril 2008

Dodo!

Mise en contexte : il est 23h. Marilise vient de s'endormir dans son lit, Estéban est dans le sien mais ne dort toujours pas. Il a fait entrer quelques petits wagons en douce dans son lit, et les utilise pour se battre contre le sommeil... Comme Marilise a eu des coliques toute la soirée, on s'est plus concentrés sur ce front-là...

Donc, il est 23h. Marilise vient tout juste de s'endormir et nous, on vient de dire à Estéban pour l'énième fois de dormir. Nous, épuisés, on se met au lit, et on jase (on parle pas mal sur l'oreiller - on y est tranquile et généralement, pas dérangé). Après quelques minutes, Estéban nous crie :

"Arrêtez de parler! Moi pis Marilise, on essaie de dormir!"

Hahaha!

dimanche 13 avril 2008

Hors-zone

Pour évoluer, il faut sortir de sa zone de confort. Volontairement ou non.

Si on est installé confortablement dans une zone, on n'a pas envie d'en sortir. Pourquoi en sortirait-on? Si on n'a pas besoin de le faire, on ne le fait pas. Et on reste dans notre zone. Mais si on veut s'améliorer, si on veut en apprendre plus, si on veut pouvoir s'adapter aux situations plus difficiles, il faut sortir de cette zone, et forcer dans cette zone jusqu'à ce que nous redevenions à l'aise. La zone de confort s'élargit, on est meilleur, et pour continuer de s'améliorer, il faut aller plus loin dans la zone d'inconfort.

Les personnes qui sont talentueuses dans certains domaines ont une zone de confort plus large au départ que celles qui sont moins talentueuses. Mais on n'a pas besoin d'être talentueux pour élargir sa zone de confort : on n'a qu'à sortir de la zone et à faire les efforts nécessaires. On doit se forcer pour comprendre. Se forcer pour pratiquer. Même les personnes talentueuses doivent s'exercer de leur zone pour l'élargir.

J'apprends par paliers. Au premier palier, j'ai l'impression d'être nouille, je crois que je ne comprendrai jamais, que je n'y arriverai pas. Mais j'essaie quand même, parce que j'ai envie d'en savoir plus. Je me dis toujours que si je suis capable d'avancer un tout petit peu, au moins, j'en saurai assez pour vraiment savoir si je veux continuer ou non. Alors, je persévère jusqu'au deuxième palier. Pour passer au troisième palier, il faut faire encore plus d'efforts. Mais ça en vaut toujours la peine. Et ainsi de suite.

Les profs les plus exigeants, ceux qui nous forcent à sortir de la zone pour passer au prochain palier, ce sont les profs qui nous aident le plus à nous améliorer. Malheureuseuement, ce sont aussi ceux qu'on n'a pas envie d'entendre. On n'a pas envie d'entendre qu'il faut faire des efforts. On aimerait que tout se fasse facilement. Normal, on tient à notre confort.

Avoir des enfants aussi, ça force à sortir de la zone de confort. Vivre sans sommeil, pour commencer, puis figurer quoi faire pour tous les petits symptômes, et ensuite, comment concilier le désir de protéger nos enfants et celui de les voir devenir autonomes...

Je commence à m'habituer à être hors de ma zone de confort. La nuit, quand la petite réclamme mon sein. Le jour, quand mon petit se cogne l'orteil sur la commode alors que j'avais prévu m'assoire avec mon décaf pour relaxer un peu. Le midi, quand je dois choisir quoi manger. Deux soirs semaine au dojo, deux autres soirs semaine quand je suis seule pour gérer le bain d'Estéban, les pleurs de Marilise et le téléphone qui sonne. Ma zone de confort commence à s'élargir. C'est épuisant, mais c'est bon. Je m'améliore... J'évolue...

samedi 12 avril 2008

Boissons "énergisantes"

Expliquez-moi quelqu'un.

Pourquoi les jeunes trippent-ils autant sur ce genre de cochonnerie? Vous savez, ces boissons dégueulasses, pleines de sucre, de caféïne, de produits chimiques, déconseillés pour les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes cardiaques, diabétiques, épileptiques, etc.?

Bon, peut-être qu'on manque d'études et que c'est sans danger. Tant qu'à y être, peut-être que la cigarette ne cause pas le cancer ou l'emphysème. L'alcool et les cirrhoses, c'est peut-être un mythe aussi... Newsflash : quand ça a le double de caféine et de sucre que du cola, ben c'est un signe que c'est mauvais. Quand la liste des mises en garde sur la cannette dépasse la liste d'ingrédients (impossibles à prononcer), c'est encore un signe. La vie est assez courte comme ça, pas besoin d'en remettre!

Ce qui me dépasse, ce n'est pas que des gens boivent du poison. Ça, c'est normal, je tiens à mon café tous les jours (décaf maintenant, mais quand même), et à un verre d'alcool une fois de temps en temps (rien bu depuis plus d'un an, mais bon, je n'allaiterai pas jusqu'à la fin des temps...). Il y a toujours des fumeurs dans mon entourage, y'en a qui fument la cigarette, d'autre de la chicha, certains s'allument d'autre cochonnerie dans les partys.

Ce qui me dépasse, c'est que ces poisons... pardon, boissons dites énergisantes, ben elles sont consommées par des gens très jeunes qui en ont "besoin". Un besoin créé par une société qui n'a pas le temps de vivre. Je ne suis pas si vieille, et pourtant, je me souviens qu'au Cégep, y'avait ce qu'on appelait les "wake-up" : des pilules permettant de ne rien faire de la session, puis de rester éveillé une semaine complète pour rattrapper les études et faire les examens. Au moins, ceux qui prenaient ces saletés savaient qu'il n'y avait rien de bon là-dedans, que c'était de la drogue. Ce n'était pas bourré de sucre comme cette drogue-bonbon liquide.

Au moins, le café a quelque chose de réconfortant. Et puis, ça fait "vieux" de boire du café. Quand on est enfant, on voit le café comme la boisson de papa et de maman, ce n'est pas "pour les jeunes". Mais ces saletés énergisantes sont "cool". C'est encore plus "cool" de dépasser la dose suggérée et de s'en vanter par la suite. La pub cible les jeunes, les étudiants, ceux qui n'ont pas de responsabilités encore. Pourquoi ces gens-là ont-il tant besoin d'énergie en canne? Non, mais c'est vrai, ils sont au sommet de leur forme! S'ils bougent un tant soit peu et s'ils dorment toutes les nuits, ils n'auront jamais autant d'énergie de toute leur vie! S'ils ont besoin de se droguer (par des moyens légaux ou non) pour passer la semaine, qu'est-ce que ce sera dans dix ans, quand ils auront une hypothèque, 1,8 enfant et un emploi à maintenir?

Pas le temps de dormir, de bien t'alimenter et de garder la forme pour avoir un niveau d'énergie normal? Pas grave, Red Bull te donne des ailes. En plus, ça a le mérite d'alléger le portefeuille, plus on est léger, plus on court vite d'un party à l'autre!

Comment se fait-il que collectivement, les gens soient aussi cons? On bouffe du poison de plein gré! C'est marqué sur la cannette que c'est de la merde! Pis on gobe ça quand même! Come on!!!

Rêve d'ange

Quand je vois le petit visage paisible de mes enfants, je ne peux pas m'empêcher de me demander à quoi ils peuvent bien rêver... Des idées?


mardi 8 avril 2008

Coup de pouce

Telle mère, telle fille...

J'ai sucé mon pouce jusqu'à cinq ou six ans. J'avais mon pouce et ma couverture. J'ai encore ma couverture, mais elle est rangée. C'est drôle, chaque fois que je la vois, je ne peux pas m'empêcher de la sortir de sa cachette, de la promener entre mes doigts, sur mon visage, et je me sens bien.

Je suis la première, alors pour la deuxième, mes parents ont appris : ma soeur avait plusieurs copies de la même couverture et elle prenait la suce.

Estéban n'a pas pris la suce, ni le pouce. Il a bien trouvé son pouce, et il gardait la suce quelques secondes, mais ça n'a pas duré. Pour la couverture, par contre, on s'est bien fait avoir. Il a jeté son dévolu sur un petit drap qui fait le conour d'un petit lit d'enfant. Un drap qui avait dû être légué dans les sacs qu'on a reçus en cadeau. Nous n'avons jamais réussi à en trouver un double. Sa couverture s'est mise à déchirer, j'ai dû la réparer une bonne quinzaine de fois. J'en ai bien cherché une identique, mais peine perdue. Et au fond, je sais bien qu'il n'y en aura jamais de pareille. Alors on conserve son lambeau de couverture, et il le met au pied de son lit, question que ce soit dans la même chambre. Il a sa peluche aussi, un chat beige. Il lui manque du poil sur une grande superficie... Mignon, hein?

Marilise aime beaucoup têter. Elle prend la suce. Mais depuis deux semaines, je ne suis pas assez rapide pour elle... elle crache la suce et prend son pouce. En une seconde. Le matin, je l'entends se plaindre un peu, puis smack smack smack... Par le temps que je me rende à son lit, elle a le pouce dans la bouche et s'est rendormie, calmée. Je crois que je n'insisterai pas avec la suce. C'est plate : je ne pourrai pas subtiliser son pouce comme je pourrais subtiliser ses suces. Mais elle dort mieux et plus longtemps depuis qu'elle prend son pouce pour se réconforter.

Je me souviens très clairement du moment où j'ai cessé de sucer mon pouce. Je suis pas mal certaine que j'étais en maternelle. Un garçon m'a regardée et m'a dit "y'a juste les bébés qui sucent leur pouce". J'ai retiré mon pouce de ma bouche immédiatement. C'était fini. Pourtant, ce n'était pas la première fois qu'on me disait un truc du genre. Les adultes me disaient ça tout le temps. On me faisait croire que ça déformerait ma bouche (ce n'est pas la faute de mon pouce si j'ai deux incisives qui n'ont jamais poussé...) Mais dans la bouche d'un de mes pairs, c'était différent. Encore à ce jour, c'est gravé dans ma mémoire. C'est aussi depuis ce temps que je sais que si je suis motivée, ben je peux changer tout ce que je veux. Absolument tout. Peut-être que Marilise fera la même chose... mais on n'en est pas là encore. Je me demande bien sur quel objet de transition elle jettera son dévolu, une fois rendue là...

lundi 7 avril 2008

Féminisme

Ça m'étonne chaque fois que j'entends des discours antiféministes. Ce qui m'étonne, ce n'est pas qu'il y ait des gens qui chialent contre les féministes. Ce qui m'étonne, ce sont tous les raisonnements boiteux qui sont énoncés sur le ton de la "vérité absolue". Par exemple.

Gars : "Les féministes veulent avoir la même chose que les hommes, mais elles ne veulent pas être égales. Par exemple, si un gars me frappe, je vais le frapper, mais si une femme me frappe, elle ne veut pas que je la frappe en retour."

Moi : "Ça ne tient pas debout ce que tu dis. Ceux qui véhiculent ce genre de réflexion ne savent pas ce que c'est que le féminisme. L'idée, c'est qu'on ne devrait frapper personne, on s'en fout si c'est un homme ou une femme."

Gars : "Ouains, mais dans la réalité, les gens se frappent. C'est socialement acceptable de frapper un homme, mais pas une femme."

Moi : "Moi, je suis féministe. Je trouve que c'est socialement inacceptable de frapper un homme, au même titre que de frapper une femme. Les féministes pensent aussi à l'égalité des hommes, je te signale."

Bon, j'ajouterais qu'un babouin est capable de rétorquer à la violence par la violence, mais que ça prend une bien meilleure force de caractère pour répondre de façon civilisée et respectueuse aux attaques subies... Si je frappe quelqu'un (ce que je ne fais généralement que sur un tatami, et même dans ces cas-là, j'ai témoigné de mon respect à l'endroit de l'adversaire par un salut), je donne le droit à l'autre de me frapper, mais je lui donne aussi l'occasion de se montrer plus évolué que moi et de m'enseigner qu'il n'est pas nécessaire de faire mal pour se faire entendre.

Ça revient à la différence entre la courtoisie et la galanterie. Lorsqu'on est courtois, on est poli et aimable avec tout le monde. Lorsqu'on est galant, on est poli et courtois avec les femmes. Et ça, c'est sexiste. Je tiens, comme tout le monde, à ce qu'on me traite avec courtoisie. Pas qu'on exerce de la discrimination positive à mon endroit. Quand j'ai les mains pleines à la sortie d'une boutique, je m'attends à ce que la personne devant moi tienne la porte quelques secondes pour m'aider un peu. Quand je passe une porte, je m'assure qu'elle ne ferme pas à la figure de la personne derrière moi. Rien à voir avec la galanterie, c'est purement du savoir-vivre. On ne claque pas la porte à la figure des personnes derrière soi. Les féministes qui chialent contre les gens qui sont simplement polies avec elles devraient revoir leur approche.

Dans la même conversation, on a parlé des fameux "quotas". Pour ou contre les quotas pour assurer la représentation mixte en milieu de travail?

Je suis ambivalente. Pour moi, c'est un peu comme un mal nécessaire, une mesure qui doit être temporaire, le temps que les mentalités s'ajustent. Un mal, parce qu'une femme (ou un Autochtone, ou une personne atteinte d'un handicap, etc.) embauchée dans ces conditions perd toute sa crédibilité et doit travailler deux fois plus fort pour être respectée dans son milieu de travail (on a déjà dit à une de mes très bonnes amies : "t'as pas besoin d'être bonne, t'es une minorité visible"). Nécessaire, parce que dans certains domaines, on est encore très cromagnon. Dans certains domaines, les hommes ne prennent pas de congé parental, alors on préfère les embaucher eux, en se disant que la femme prendra le plein congé de maternité, et qu'elle devra s'absenter plus souvent pour s'occuper de ses petits grippés. Parce que, oui, dans beaucoup de familles, c'est la maman qui est appelée à prendre les petits à la garderie quand ils font une poussée de fièvre. Dans CERTAINS domaines, les employeurs préfèrent ne pas se casser la tête à trouver des remplaçants. Je dis, dans certains domaines. Il y a encore du travail à faire. Dans certains domaines, une femme doit encore faire deux fois plus d'efforts qu'un homme pour être reconnue à moiti moins. À mon avis, dès que le milieu de travail devient équitable, dès que les gens ne voient plus de différence entre le travail d'un homme et celui d'une femme, on doit immédiatement retirer les quotas.

M'enfin, y'a rien de simple. Tout se joue dans les tons de gris.

vendredi 4 avril 2008

30 ans

C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête C'est ma fête!

Bon, je pense qu'on a saisi le principe...

En ce 5 avril, j'ai officiellement 30 ans. Et je n'ai pas honte de mon âge. C'est un bel âge, 30 ans, je suis là dans ma tête depuis longtemps. Même si je blague beaucoup en feignant que ça m'énerve de vieillir, je ne suis pas vieille. Ce n'est pas comme si j'avais l'air vieille de toute façon, si je fais attention à ce que je porte et à la façon dont je me coiffe, on pourrait me donner la jeune vingtaine.

Et puis, dans ma tête, 30 ans, c'est être adulte. Mais je suis adulte depuis que j'ai une hypothèque à payer. Ben oui, avoir un enfant, ça m'avait donné un coup côté responsabilités, mais acheter une maison, ça, ça m'a donné le "coup de vieux". Dans ma tête, je suis "adulte" depuis longtemps. J'ai 30 ans depuis trois ans. La vingtaine, dans ma tête, c'était avant que je remarque que je n'étais plus capable d'avoir moins de 5 heures de sommeil pendant la fin de semaine et quand même pouvoir travailler ou étudier le lundi. Et c'est bien comme ça.

Vieillir, ce n'est pas une malédiction. C'est un privilège. Seules les personnes qui ont beaucoup de chance ont le privilège de vieillir pour voir leurs petits enfants avoir des enfants. Raison de plus pour prendre soin de mon corps : boule qui roule n'amasse pas mousse. Si je veux continuer de vieillir en beauté, j'ai besoin de donner un coup de pouce à la chance. Pour faire ça, il faut que je m'alimente bien, que je bouge et que j'apprenne à gérer le stress. Simple, mais pas facile. Comme ça, je donne le bon exemple à mes enfants. Comme ça, je rends les choses faciles pour la chance.

Aujourd'hui, j'ai 30 ans, et je me rends compte que je suis où je voulais être à cet âge. Je parle allemand, j'ai voyagé, j'ai un bac dans un domaine qui m'intéresse, j'ai un emploi stimulant et des collègues formidables, j'ai des amis extraordinaires, j'ai le meilleur mec au monde, j'ai les deux plus beaux et plus gentils enfants de la terre.

Aujourd'hui, j'ai 30 ans, et je suis heureuse. Que pourrais-je demander de plus?

Absolument rien. À part que ça continue comme ça.

mercredi 2 avril 2008

On ne réinvente pas la roue...

Je suis allée faire un tour sur Cyberpresse pour la première fois en trois mois aujourd'hui. Je ne lis pas les journaux, je ne regarde pas les téléjournaux et depuis que je suis en congé de maternité, je n'attrape que les grandes lignes des radiojournaux. C'est surprenant à quel point les grands titres ne changent pas, peu importe la catégorie de nouvelles.

Actualités : un parti politique fait des siennes, neige/pluie/nids de poule/poubelles dans la rue, scandale ou graine de scandale (soit dans des hôpitaux, soit dans des écoles...).

Affaires : Je saute généralement cette catégorie... en général, les gros titres parlent de transactions, d'emplois perdus ici pour être créés ailleurs...

Sports : potins et spéculations sur le hockey et les hockeyeurs les plus connus. Comme s'il n'existait pas d'autre sport.

Techno : Je suis déçue là... en général, y'a un bidule intéressant... mais aujourd'hui, on ne parle QUE des grands noms : Microsoft, Apple, Yahoo, et toute combinaison des trois...

Voyages : Je saute toujours cette catégorie. Mais quand je vois un gros titre comme "Le luxe peut agrémenter les voyages", je me dis que la vie est trop courte pour me taper la lecture d'évidences...

Sciences : Ça, c'est la pire des catégories : on met beaucoup d'efforts pour faire peur aux gens. Une maladie encore plus grave que grave arrive (c'est drôle, c'est toujours dans un coin éloigné, comme dans les films d'horreur poches où des virus, des parasites ou des bibittes viennent d'un pays obscur pour décimer la population nord-américaine... ), et certains éléments qui tendent vers la confirmation possible d'une hypothèse... mais bon, c'est rare que l'étude soit vraiment complète ou terminée. Voyez-vous, c'est que l'article doit sortir "drette là", pas le temps d'attendre que ce soit terminé...

Actuel et Santé : Ma catégorie favorite. Mais bon, quand je lis des articles de ce genre, j'ai comme un déjà-vu. Bien entendu, il y a les gros titres comme "L'exercice physique est indispensable à la santé"... comme si quelqu'un essayait de m'apprendre quelque chose de nouveau...

Environnement : La moitié du monde s'obstine avec l'autre moitié du monde sur ce qu'on doit faire pour sauver l'environnement, pis pendant ce temps-là, on crève à petit feu.

Insolite et potins : Ça, c'est drôle. Bah, les vedettes, je m'en balance un peu beaucoup, mais les trucs insolites, c'est très divertissant!

À première vue, c'est sécurisant de voir que le monde ne change pas trop rapidement. Mais ensuite, si on y réfléchit un peu, c'est très alarmant de voir que les principales sources d'information chantent les mêmes chansons, un peu comme si on tentait, consciemment ou non, d'endormir la masse...

mardi 1 avril 2008

Kaamelott

Voici mon premier billet rédigé en haute vitesse en direct de Val-des-Monts! Yay!

J'ai plein de trucs intelligents à écrire, mais ils ne sont pas encore vraiment organisés dans ma tête (ma connexion Internet est plus rapide, mais j'ai toujours un cerveau de zombie... Surtout que la petite a très mal dormi cette nuit). Je devrais faire le ménage dans mes photos et pondre quelque chose d'ici peu, mais en attendant, si vous ne connaissez pas Kaamelott, courez sur le site d'Historia ou sur Youtube.

Parmi mes clips préférés (du livre II, c'est celui qui tourne sur Historia en ce moment): Le garde du corps La Stargate (en fouillant pour les liens, j'ai vu qu'il y a une Stargate 2 dans le livre 3)

Quand on connaît les légends arthuriennes ou encore, quand on est rôliste, c'est encore plus drôle!