Le blogue d'ND

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vendredi 30 mai 2008

Le costume de Gilles

Tant qu'à faire de l'esbrouffe, voici une chemise et une veste que j'ai faites pour Gilles, le mois dernier. Son inspiration, c'était Pipin du Seigneur des anneaux selon Jackson. D'abord, la chemise est très simple, j'en ai déjà fait plusieurs de ce modèle, pour mon mec et pour Eric, par exemple. Bien qu'elle soit fait presque entièrement à la surjeteuse (à l'exeption des boutonnières et de l'ourlet), le lin pur et la couleur naturelle lui donnent un aspect authentique sans que j'aie besoin de passer des heures à finir les coutures. La veste, par contre, a demandé pas mal de minutie. D'abord, j'ai choisi un aspect suède synthétique pour le tissu, puis une doublure très légère pour l'intérieur. J'ai ajouté des poches passepoilées à l'avant, même si le patron n'en comprenait pas, car un Hobbit, ça met ses mains dans ses poches. Le tissu choisi m'a donné du trouble : il devait contenir de l'acrylique parce qu'il fondait au repassage... j'ai dû repasser le lien arrière et les passepoils à très basse température et j'ai surpiqué les bords au lieu de les repasser. Tout ce travail rapporte, parce que je suis satisfaite du résultat!

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Souvenirs de Bentham

Je suis LOST depuis le tout début, je suis fascinée par cette série. La finale d'hier soir m'a fait sacrer. Je savais que ce serait chien, mais comme toute bonne accro, j'ai regardé jusqu'à la fin.

Je crois que c'est à la moitié de l'épisode de deux heures que Sayid va voir Hugo dans "le futur" et lui annonce que "monsieur Bentham est mort". J'ai accroché sur ce nom. Où est-ce que j'ai entendu ça? Ce nom-là m'était plus que familier, je savais que je l'avais entendu. J'étais fatiguée (je revenais d'une séance d'aikido particulièrement vigoureuse), et je me suis mise à chercher quel personnage de la série portait ce nom. Un des "others"? Non... une connaissance des rescapés? Non. Bon, quand j'ai vu qui c'était, je me suis écriée "Ben voyons donc, ils ne peuvent pas nous laisser comme ça!!!".

Puis, après une bonne douche chaude, ça m'est revenu. C'était dans mes cours d'histoire de la criminologie (avec un prof vraiment mignon, qui avait une voix à donner des frissons). Et là, tout est devenu clair. Jeremy Bentham, c'était un philosophe du 18e siècle qui est considéré comme l'un des pères de la criminologie moderne, et qui a proposé le Panopticon, un projet de pénitencier révolutionnaire qui n'a pas vu le jour, mais dont se sont inspiré plusieurs États... Il a demandé à ce qu'à sa mort, son corps soit littéralement donné à la science (il a été disséqué, à la fin du 18e siècle, c'est quelque chose). Ouais, les principes appliqués en criminologie de nos jours ont peu évolué depuis la révolution française...

Pour le plaisir, je suis allée faire un tour sur Wikipédia. J'avais bien raison, c'est bien ce philosophe utilitariste auquel le prof a consacré de nombreuses heures d'enseignement. Étrange, ça fait déjà plus de cinq ans que j'ai suivi ce cours. Comme le temps passe vite...

Puis, sachant que le personnage de LOST qui avait pris le nom de Bentham avait, lui aussi, le nom d'un philosophe (celui-là, du 17e siècle), ben je suis allée voir un peu les idées de ce philosophe-là. Ah ben baswelle, on en avait aussi parlé dans le cours d'histoire de la criminologie! En fait, pas vraiment du philosophe, plutôt de son courrant idéologique. Mais son nom avait été mentionné.

Je m'en veux un peu de ne pas m'être plus intéressée à la philosophie que ça... je devrais m'y mettre un de ces quatres... Mais bon, à la lecture de ces résumés, je tiens à dire que les auteurs de LOST sont des génies. De véritables génies du détail. Ils ont réussi un tour de force, surtout que les scénaristes ne savent jamais si leur projet ne sera pas annulé en cours de route.

Bravo.

jeudi 29 mai 2008

Le manteau d'Annie

Annie m'a demandé de lui faire un nouveau manteau pour son personnage des Milandes, pour le weekend qui vient. Je n'ai pas le mérite d'avoir choisi le superbe tissu velouté, ni la somptueuse doublure, ni les élégantes attaches, ni même le patron (que je lui emprunte pour me faire un manteau et une veste cet automne); je n'a fait que découper et assembler. Honnêtement, même si le tissu choisi n'était pas donné, je suis persuadée que le manteau vaut chaque dollar investi. Un truc comme ça, doublé et fait sur mesure, ça se vend au moins le tripple de ce qu'elle a payé. Voilà le résultat.

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mardi 27 mai 2008

Instinct de survie

Ça grouille encore dans ma cheminée...

Ce que ça peut être con, un écureuil... surtout si c'est le même!

À suivre...

Cannage

Ça a commencé par une chopine de raisins bleus qui allaient se perdre. Ensuite, ça a été un surplus de fraises. Puis des pêches.

Deux ans plus tard, j'ai fait de la gelée avec des raisins, des fraises, des pommes, du porto, de la menthe. J'ai fait de la confiture avec des pêches, des kiwis, des fraises. Je me suis équipée au fur et à mesure. J'ai lu, aussi. J'ai appris de mes erreurs. J'ai découvert de bons sites web. J'ai même donné des gelées en cadeau à Noël, entre autre. L'été dernier, on a même cueilli des pommes exprès pour en faire de la gelée, de la compotte et du beurre de pommes.

Récemment, j'ai fait un petit calcul. En moyenne, ça me coûte moins de 10$ pour faire 10 pots de confiture. Prix des pots compris. Un pot de confiture coûte environ 3$. C'est donc une économie de 20$. Plus si on réutilise les pots. Mais le plus beau, ce n'est pas l'économie. Après tout, mon temps vaut de l'argent, et faire de la gelée, ça prend une bonne heure, sinon deux. Non, le plus beau, c'est que ça goûte bien meilleur que les trucs industriels, et que je peux nommer tous les ingrédients, ainsi que leur provenance, qui sont dans les pots.

Ma dernière acquisition : un autoclave. C'est un autocuiseur (une marmite à pression) qui sert aussi à stériliser les aliments à faible acidité. J'ai mis du ragoût en canne ce weekend. Quinze pots de 500 mL, plus un reste pour un souper. Ça m'a coûté cher, parce que je suis allergique aux carottes, alors je les ai remplacées par des poivrons... 8 tasses de poivrons jaunes et oranges de serre (pour que ce soit plus local) coûtent plus cher que 8 tasses de carottes de conservation. J'ai remplacé le celeri aussi, parce que j'y suis allergique, par du brocoli. Le résultat n'est pas génial (c'est un essai, là!) mais même avec ce surplus pour les produits, ça revient quand même à moins de 1,50$ par pot de 500 mL. Ma prochaine expérience : des binnes à la mélasse et au lard salé. En magasin, ça se vend à plus de 2,50$ le pot de 300 mL... Mon calcul maison : 0,50$ à 1$ pour la même quantité. ET moins d'emballage. Les fêves sont en train de tremper, demain, je pourrai les cuisiner et les mettre en conserve. C'est plus de travail sur le coup, mais je suis persuadée que ça en vaut la peine à la longue.

C'est difficile de manger local toute l'année. Si on veut manger local sans payer une fortune, il faut complètement changer notre mode de vie. On doit passer du mode cigale au mode fourmi. C'est dur, parce qu'on est habitué au confort. Un peu comme on s'est habitué à utiliser des agents chimiques toxiques pour nettoyer la toilette sans la frotter. Une petite étape à la fois. Je suis rendue à l'étape autoclave. Jusqu'à maintenant, j'adore!

dimanche 25 mai 2008

Premier GN de l'année (le vrai billet)

Chose promise, chose dûe! Attention, long billet rempli de vocabulaire de tronche. Vous aurez été prévenus.

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mardi 20 mai 2008

Premier GN de l'année (en bref)

Silence radio dernièrement... désolée.

C'est que j'étais en rush de grandeur-nature. Je fais partie des chanceuses qui ont des loisirs en commun avec leur conjoint, loisir qui n'implique pas les enfants. Résultat, on doit faire garder les enfants tout un weekend, au moins quatre fois cet été. Ma mère est géniale, et elle a accepté de relever le défi. Elle est assez gentille pour dire qu'elle se gâte comme ça, mais ça reste une fin de semaine avec un bébé de quatre mois et un garçon de bientôt quatre ans. Pour simplifier les choses, elle vient garder chez nous, donc en plus de préparer notre équipement de camping, nos costumes, notre nourriture, on doit préparer la maison. Bref, les seuls moments que j'avais pour m'assoire devant l'ordinateur la semaine dernière, c'étaient les moments où j'allaite, moments où il n'est pas évident de taper, puisque je n'ai qu'une main libre.

De plus, je crois que ma production de lait a diminué un peu pendant le weekend, et ce, même si j'ai tiré pas mal de lait (merde que ça fait mal de passer un weekend loin de son bébé quand on allaite exclusivement). Ce qui a pour résultat qu'on a des réserves de lait, mais que la petite est accrochée au sein 20 heures sur 24 depuis hier matin. Et j'exagère à peine.

Cela dit, tout ça en a valu la peine. C'était dommage que beaucoup de mes amis-joueurs n'étaient pas là (environ 80% de mes partenaires de jeu habituels manquaient à l'appel), mais nous étions tout de même 80 sur le terrain, et je n'ai jamais été seule. Ou presque. J'ai passé le weekend à jouer avec des gens que je connaissais à peine, et j'ai découvert de réels talents. Les relations étaients toutes basées principalement sur le roleplay, plus que sur le fait que je connaisse ou pas la personne hors-jeu.

Parlant de roleplay, c'était omniprésent. Le concept y était vraiment propice. J'y reviendrai dans un prochain billet (quand j'aurai les photos), mais le niveau de jeu était impressionnant, comparativement à beaucoup d'autres années. En quelques mots, nous étions des colons, ayant laissé derrière nos anciennes vies pour coloniser un village dans zone récemment libérée de l'invasion goblionïde qui sévit depuis une quinzaine d'année dans cette région.

Bon, la petite me réclamme encore (même les vaches ne se font pas traire aussi souvent...), mais je vous laisse sur un avant-goût de mon personnage... genre...

mardi 13 mai 2008

Pareillement

Serveuse du service à l'auto : "Voilà votre commande, bonne journée!"
Moi : "Merci, pareillement!"

Estéban : "C'est Pareillement qu'elle s'appelle, la madame?"

Pouahahahahahahahahaha!

vendredi 9 mai 2008

Défi élections

Pour l'instant, pas d'élection en vue. Mais l'an dernier, j'ai lancé l'idée d'un défi aux prochaines élections. Je le rappelle ici, parce qu'il demande quand même un minimum de préparation, et il pourrait y avoir d'autres intéressés.

Tout d'abord, le défi part de ma haine viscérale des sondages. En période électorale, je me lève la nuit pour détester les sondages. Même quand on n'est pas en élection, les résultats de certains sondages qui commencent par "s'il y avait des élections aujourd'hui" ou encore "la cote de popularité de X parti est de..." viennent quand même me pourrir la vie. On a élu des représentants, on a accès à leurs coordonnées si on veut se faire entendre, maintenant, on peut tu les laisser faire leur travail? Si on n'est pas satisfait, on les appelle, on manifeste, pis on vote pour quelqu'un d'autre quatre ans plus tard. Et puis ces sondages, ce sont des chiffres auxquels on peut faire dire tout ce qu'on veut, pour manipuler l'opinion dans la direction qu'on veut. Enfin, c'est ce que j'essaierais de prouver avec le défi.

En gros, voici le défi.

Les participants doivent avoir un blogue. Ils reçoivent un parti politique au hasard. L'objectif, c'est de faire parler les chiffres de tous les sondages en faveur du parti attribué sur le blogue personnel de chaque participant. Ça vous intéresse? Je relancerai l'invitation à la minute où j'apprends que des élections fédérales ou provinciales (québécoises) sont déclanchées. Mais pour l'instant, j'ai besoin d'aide...

Je ne sais pas où trouver les sondages. C'est facile de trouver l'interprétation des différents partis et des différents journaux, mais les questions et les chiffres originaux? Est-ce que c'est publié? Trouvable? Qui faut-il soudoyer pour avoir ces renseignements?

Et puis je n'ai rien d'une graphiste. Ce serait chouette d'avoir un logo pour les participants au défi.

Toutefois, Ottawa et Québec ne semblent pas pressés de jouer à la chaise musicale. On a le temps.

La barbe!

Je suis écoeurée. Je veux des élections fédérales.

Chaque semaine, on reçoit de la pub de notre député fédéral. Ouaip, je suis dans une circonscription conservatrice et mon député est ministre. Et son équipe de marketing travaille en temps supplémentaire. Quand on ne reçoit pas une petite lettre de trois pages pour nous dire que le PC a l'environnement à coeur, c'est un simulacre de formulaire de déclaration de revenu parsemé de faux Post-It qui disent ce qu'on peut économiser "grâce au PC" ou des publi-sondages ultaorientés. "Croyez-vous que votre député fait une bonne job ou une excellente job?"

La semaine dernière, ils ont même appelé pour un "sondage" à deux questions : "Le Canada va-t-il dans une bonne direction?" et "Pour qui voteriez-vous?". Rien que ça!

Si on demande de préciser les questions, on répond que c'est de façon générale. Ben oui. Comme si je suis en mesure de dire si, de façon générale, on va dans une "bonne" direction. Au fait, c'est quoi, une bonne direction? La bonne direction, elle est à gauche ou à droite? Et si on va au centre, c'est aussi la bonne? Même si je savais ce qu'était une "bonne" direction, je ne suis pas en mesure de juger - toutes mes sources d'information sont orientées, et pas toute dans cette même direction, bonne ou mauvaise.

Et puis, demander aux gens pour qui ils voteraient, ce n'est pas illégal, ça? Et si c'est légal, c'est quand même épais : on n'est pas en période électorale, et lorsqu'il y aura des élections, le contexte sera forcément différent. On aura plus de cadeaux, par exemple. Et les journalistes auraient autre chose à commenter que les déboires d'ex-chanteuses. Je déteste les sondages, surtout ceux qui sont politiques.

Et le pire, c'est que ça doit marcher. Parce que le marketing, ça marche. J'aimerais que la politque soit plus saine. Moins de marketing. Moins de politiciens de carrière. Plus de gens qui ont des opinions à eux et qui font connaître leur opinion. Moins de ligne et plus de partis. Faudrait commencer par interdire ce genre de pub et, SURTOUT, les sondages...

jeudi 8 mai 2008

Face à face

J'avais déjà entendu parler du Yulblog, un regroupement de blogueurs de la région de Montréal. Cette semaine, on en parle ici et , entre autres. Ma première réaction, c'est : "oh, c'est plate que ces trucs-là, c'est toujours à Montréal que ça se passe." Puis, ensuite, je me dis que ça ne fonctionnerait pas en Outaouais. Au mieux, il y aurait deux ou trois blogueurs. Pourquoi? J'sais pas. En général, on commence à bloguer pour soi, puis on finit par faire des rencontres intéressantes. On "connecte" avec des gens qu'on n'a jamais vu. On a une fenêtre ouverte sur leur vie ou sur leur état d'esprit, sur leurs opinions. Mais c'est une autre gang.

J'ai une gang de rôlistes, une gang d'aikido, une gang de collègues, une gang de copains de l'université, une gang familiale, et je fouine un peu dans la gang blogosphérienne (je sais, ça n'existe pas ce mot là). Rares sont les gens qui font partie de deux ou plus de ces gangs à la fois. Oh, il y en a (comme elle, qui était d'abord une amie avant d'être une blogueuse, par exemple, ou mon bébé-soeur qui a été roliste), mais ils sont rares. Les seuls que je n'ai pas rencontrés, ce sont le gens de la blogosphère. Et je peux très bien vivre sans les rencontrer. La première impression virtuelle est probablement très différente de la première impression réelle. Je crois que dans certains cas, j'aurais peur qu'on soit déçu en me rencontrant. Seulement, il y a la curiosité. Qui sont ces gens qui semblent si sympathiques sur la toile? Et l'autre, qui pense systématiquement le contraire de ce que je pense, est-il aussi antipathique que j'aimerais qu'il soit?

Toujours est-il qu'un soir de semaine, ça ne lèverait pas en Outaouais. Et une fin de semaine? Nope. Impossible. Alors je vais continuer à faire faire de l'overtime à mon imagination. Après tout, c'est aussi à ça que ça sert, l'imagination!

Toc toc toc

Si vous avez des enfants d'âge préscolaire et que vous êtes au Québec, vous devez connaître Toc toc toc, une nouvelle émission jeunesse qui passe sur Radio-Canada (à 7h30), et qui passait, jusqu'à tout récemment, sur Télé-Québec.

À mon humble avis, cette émission est tout à fait géniale. Premièrement, les personnages ne parlent jamais directement aux enfants à travers le téléviseur (j'ai toujours trouvé ça idiot, même quand j'étais enfant : je détestais quand Passe-Partout faisait semblant de me parler, alors qu'à l'évidence, elle ne pouvait pas entendre ce que je lui répondais). Toc toc toc est un village situé dans un genre de désert rocailleux, peuplé de personnages étranges, dont un vieux recycleur qui fabrique des portes magiques. Il y a aussi un véhicule étrange, appelé Magli, qui vole, qui peut aller dans l'espace ou au fond des océans, et que les enfants peuvent conduire... Enfin, c'est très bien fait. Le seul hic, c'est que ce sont des adultes qui jouent des enfants, mais on s'y fait, et c'est bien meilleur que si c'étaient des enfants qui jouaient des enfants.

Hier, on a appris que le site de Radio-Canada a mis le jeu de Toc toc toc en ligne! J'ai passé la soirée à y jouer avec Estéban. Les mouvements sont un peu difficiles (il faut bien positionner le personnage devant l'action à faire pour pouvoir la faire), mais dans l'ensemble, c'est très bien. Alors, si vos petits sont aussi fascinés par la série que mon fils, ou si vous êtes tout simplement curieux, allez-y!

dimanche 4 mai 2008

Le courage est payant

J'ai toujours détesté appeler pour commander la pizza ou pour prendre rendez-vous chez le médecin. Quand j'appelle, j'ai toujours peur de déranger. Mais avec le temps, j'ai pris de l'assurance. Maintenant, j'appelle pour tirer les choses au clair et pour éviter de payer des trucs que je ne devrais pas payer...

Il y a environ un mois, on recevait notre modem-réseau haute-vitesse de Bell. Génial. Au téléphone, le vendeur m'avait assuré qu'il n'y avait pas de frais de modem et que j'aurais 2 mois gratuits, et que j'aurais un rabais sur mon service téléphonique.

Cette semaine, on a reçu la facture. Comme c'est mon mec qui paie les factures de Bell et d'Hydro (on n'a pas de compte conjoint). Il ouvre la facture et reste surpris.

Moi : "Ça va?" Lui : "Non... J'essaie de comprendre pourquoi Internet nous coûte 80$ ce mois-ci." Moi : "Hein? Ben non, c'est sensé être gratuit les deux premiers mois!" Lui : "Ça y est, on annule tout. J'veux pas d'Internet à ce prix-là, ce n'était pas convenu." (Mon mec est un gars très calme est posé. Il se fâche très rarement. Mais dans ces cas là, il "pompe"...) Moi : "Attends, appelle-les pour tirer ça au clair." Lui : "On annule, je te dis. On n'a pas commandé ça." Moi : "Je te dis que tu devrais les appeler pour savoir c'est quoi ce frais-là." Lui : "C'est toi qui a parlé au vendeur, ce devrait être toi qui les appelle." Moi : "Ok. Je vais le faire tout de suite après avoir nourri la petite."

Quelques minutes plus tard, j'appelle. Après avoir répondu à toutes les questions sur mon identité et mon compte, le préposé à la facturation passe toute ma facture en revue. Préposé : "Alors, que puis-je faire pour vous aujourd'hui?" Moi : "J'ai reçu la facture pour Internet, et on me facture 79$ de "frais d'équipement", mais le vendeur ne m'a jamais parlé de ces frais-là."

Nouvelles vérifications. Préposé "Vous dites qu'on ne vous a pas parlé de ces frais?" Moi : "Jamais, et en plus, je ne comprends pas à quoi ça sert." Préposé : "Un instant, je demande l'autorisation à mon superviseur de vous créditer ces frais."

Je suis mise en attente. Derrière moi, mon mec fait les cent pas et me répète pour la dixième fois qu'on ne va pas payer ça, que ça n'a pas de bon sens, qu'on ne savait pas qu'on devrait payer plus, que c'est trop cher pour le service, qu'on devrait tout annuler. Pour une rare fois, c'est moi qui souris doucement et qui lui dit que tout va s'arranger.

Préposé : "Madame? merci d'avoir attendu. Je viens de vous créditer ces frais, vous n'aurez pas à les payer puisque vous n'en avez pas été informée." Moi : "Par curiosité, c'était quoi, au juste, ces frais?" Préposé : "Juste des frais pour l'équipement. Mais ne vous en faites pas, c'est crédité."

Après avoir raccroché, j'ai rassuré mon mec. Puis j'ai secoué la tête. C'est fou comme on essaie de nous en faire passer sous le radar. C'est amoral. Ces frais, c'était du bidon, on n'a même pas hésité à me créditer ces frais, je n'ai même pas eu à insister.

Cette semaine, j'appelle pour annuler une de mes cartes de crédit. Je ne suis plus satisfaite : on me facture des intérêts pour les achats du mois courrant si je n'ai pas payé la totalité du solde pendant les deux mois consécutifs précédents. Et puis le taux d'intérêt est trop élevé. J'ai hâte de voir ce qu'on va m'offrir pour que je reste. Je n'ai pas du tout envie d'accepter.