Le blogue d'ND

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mercredi 23 juillet 2008

Sevrage (2)

Ça s'est fait tout seul.

Au GN, ce weekend, j'avais oublié la moitié de mon tire-lait. J'ai donc entrepris de tirer quatre onces de lait à la main... quand je n'en pouvais vraiment plus, le samedi midi. Finalement, c'est tout aussi efficace qu'avec mon tire-lait (qui n'est pas électrique). Mais la nuit, il faisait trop noir, après un once, j'ai utilisé la succion. Si c'est bon pour bébé...

Mais bon, à mon retour, j'avais la poitrine bien pleine. Marilise a bu. Puis, lundi matin, presque plus rien. J'ai dû compléter avec un biberon. Lundi soir, on n'en parle même pas. Après dix minutes, j'ai eu droit à un regard tout ce qu'il y avait de plus frustré : "Maman, tu me niaises là? Donnes-moi du LAIT!" suivi d'un callage de 8 onces.

Cette nuit, debout à 4h30... j'ai allaité. Elle a bu. Puis elle s'est mise à pleurer (pourtant, je sentais bien que j'étais à sec). Quatre autres onces de préparation engloutis. Dodo à 6h... maman fatiguée ce matin...

Finalement, ça se fait comme avec Estéban - j'avais prévu couper un boire à la fois pour lui... mais les réserves diminuaient aussi rapidement qu'elles étaient arrivées, si bien qu'en moins d'une semaine, il ne buvait qu'à la bouteille. À moins de nouvelle montée de lait, je ne crois pas avoir à allaiter ma fille à nouveau. Ça fait bizarre...

Je ne me souvenais plus de tous les effets secondaires du sevrage... Oh, je me souvenais ne plus avoir aussi faim, et c'est frappant, mon sentiment de satiété est tout de suite revenu. Je peux attendre au prochain repas, aussi, avant de vouloir manger les tapis. Mais ce que je n'avais pas réalisé, c'est la taille de ma vessie qui semble avoir diminué de moitié en deux nuits. Je suis toujours aux toilettes! Et quand faut y aller, FAUT y aller! Je crois que l'allaitement devait provoquer de la rétention d'eau, mais que là, je n'ai plus de raison de retenir toute cette eau, alors elle est éliminée. Soit ça, soit je pisse l'exédent de lait... je préfère la première option!

Je suis épuisée, par contre. Me lever la nuit pour préparer un biberon, puis le matin pour le train-train, tout en me remettant d'un GN (je dois être allergique au terrain, je suis toujours congestionnée, du nez et des poumons, une à deux semaines après les GN d'été), ça brûle...

mardi 22 juillet 2008

Quatre ans

Il y a quatre ans, à cette heure, je tentais de me reposer tant bien que mal après mon premier accouchement, qui avait duré une vingtaine d'heures. Je regardais ce petit être que j'avais poussé dans le monde, sa petite tête toute écrasée par ces heures passées dans le canal-vie, et je le trouvais tellement beau mon petit troll! Puis, les jours ont passé, sa peau s'est déplissée, et il a embelli encore plus. Puis les mois ont passé, et il a commencé à réagir, à faire toutes sortes de nouvelles choses. Ses dents ont poussé. Il a marché. Il a parlé. Il avait un an. Puis deux ans. Puis trois. Il s'est allongé. Il n'a plus rien d'un bébé, maintenant, avec ses longues jambes fines, ses bras agiles. Il parle tout le temps, même en dormant. Comme sa mère. Il est curieux, habile, il apprend vite!

Bonne fête mon grand Estéban de quatre ans!!! Je suis tellement fière d'être ta maman, et je pense que tu es le plus beau, le plus fin et le meilleur des petits garçons au monde!

jeudi 17 juillet 2008

Sevrage

Avertissement : billet sur l'allaitement. Activistes intégristes de la mafia de l'allaitement s'abstenir.

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mercredi 16 juillet 2008

The Canner Strikes Back!

Rush pré-GN cette semaine, mais les cuisses de poulet avec dos étaient presque données chez SuperC...

La recette est ici. En plus, les champignons du Québec étaient en solde (comme la recette en demande quatre livres...) Comme d'habitude, j'ai omis les carottes et le céleri (j'y suis allergique - rien de mortel, mais c'est très désagréable), mais de toute façon, je n'aurais pas eu assez d'espace dans les pots pour les mettre. J'ai manqué de liquide (pas de panique, j'ai ajouté du bouillon de poulet), mais j'ai eu trop de solides (comme ça avait été le cas avec mon chili.) Ça sentait tellement bon!

J'ai fait cuire quelques cuisses au four avec les solides restants et le reste de la bouteille de vin. La saveur ne peut être comparée à celle de la conserve (ça marine bien plus longtemps en conserve) mais ça donne une petite idée du résultat final. J'ai bien aimé, mais mon mec a trouvé ça fade (il faut préciser ici que mon mec trippe pas mal plus poitrine que cuisse, il est souvent déçu de mes recettes à viande brune). Quand même, si vous prévoyez faire la même recette, mais au four, il faudra revoir l'assaisonnement. Ou mettre de la bière à la place du vin...

Après, j'étais brûlée... fatigue accumulée, je crois. Dodo à 21h. Bon, c'est pas tout, là, j'ai de la couture à faire. GN dans deux dodos!!!

mardi 15 juillet 2008

Politicaillerie

Le jour où tout le monde ira voter, ce sera le jour où on aura un vrai gouvernement.

... "Mais nous, nous serons morts, mes frères"...

lundi 14 juillet 2008

Tour de cartes!

Depuis hier soir, mon mec apprend quelques petits tours de cartes. Estéban, en grand observateur qu'il est, a décidé, lui aussi, de faire un tour de "magie"... "Maman, pige une carte! Cache-la!" (j'exécute)

"Papa, pige une carte! Cache-la!" (mon mec exécute... mais on ne sait pas du tout où tout ça s'en va...)

"Estéban? Qu'est-ce qu'on fait maintenant?"

(hésitation) "Moi aussi je pige une carte, pis je la cache." (il s'exécute)

"Et après?"

"Eeeeeeeeeuuuuuuuuuhhhhhh... Hmmmmmmm... Ben, à go, on montre toutes les cartes, pis tout le monde rit!"

vendredi 11 juillet 2008

Très cher député

Je viens de recevoir une autre publicité déguisée en sondage bidon de mon député. "UN COUP DE MAIN - A HELPING HAND". Il s'agit d'une feuille de papier pliée sur elle-même. Sur la "couverture", on y voit un enfant de huit ou neuf mois qui sourit, avec des mains de parents qui l'aident à marcher. Lorsqu'on déplie la feuille, dans la partie du haut, on peut lire : "Tous les parents peuvent avoir besoin d'un coup de main. C'est pourquoi le gouvernement conservateur soutient les parents en leur offrant 1200 $ chaque année pour tout enfant âgé de moins de six ans. Un vrai soutien. Dans les poches des parents." À droite, il y a la version anglaise du même message, et entre les deux, on voit quatre beaux enfants blancs souriants. Sur la partie du bas, on voit le gros titre, en blanc sur gris foncé : "Qu'en pensez-vous? / What do you think?" et le texte (toujours en français à gauche et en anglais à droite, et votre photo au milieu) : "La garde d'enfants est beaucoup plus qu'une simple question d'argent. Toutefois, l'argent peut très certainement être utile. Que vos enfants soient inscrits dans un programme formel, confiés à des amis ou à des parents ou que vous les gardiez à la maison, le gouvernement conservateur comprend que l'éducation des enfants revient cher. C'est pourquoi le Premier ministre Stephen Harper offre chaque mois un montant de 100 $ aux parents qui ont un enfant de moins de six ans afin de les aider à combler leurs besoins en la matière. Il était temps que les Canadiens aient un gouvernement qui fait confiance aux parents." puis : Préfériez-vous garder votre prestation de 1200 $ par année ou bien la perdre? Puis, il y a deux petits carrés pour qu'on puisse cocher : La garder. ou La perdre. Ça va faire. J'envoie de ce pas la lettre suivante à mon député, parce que là, même mon mec, qui est l'homme le plus patient que je connais, est en train de péter une coche. Sans blague. J'ai même de la difficulté à écrire tellement il rajoute d'éléments. Tenez, il vient de reformuler la dernière question : " Voulez-vous de l'argent où êtes-vous niaiseux?" On imprime la lettre ce soir, pis on l'envoie aux frais du gouvernement, dépliant en prime.

Monsieur Cannon,

Je viens tout juste de recevoir votre nouveau feuillet intitulé UN COUP DE MAIN - A HELPING HAND. Il est louable qu'un gouvernement se montre à l'écoute des gens qui l'ont élu et qu'il leur demande une rétroaction. Toutefois, je constate qu'il ne s'agit pas vraiment d'un sondage d'opinion ni même d'une consultation, mais bien d'une technique de marketing visant à influencer l'opinion publique en votre faveur. Bien entendu, il est normal qu'un gouvernement veuille se donner bonne presse, mais il est tout à fait déplorable que cette publicité soit déguisée en sondage qui laisse croire aux gens que vous vous souciez réellement de ce qu'ils pensent.

Tout d'abord, le texte du feuillet met de côté plusieurs éléments importants. Par exemple, vous omettez de préciser que les 1200$ offerts aux familles ne sont pas déductibles aux fins du calcul de l'impôt. Ce "don" du gouvernement est en fait moins élevé que ce que vous affirmez en noir sur blanc, car une partie de cet argent retourne dans les coffres du gouvernement. Vous affirmez également qu'il s'agit d'un "vai soutien", alors que 100 $ imposable par mois par enfant, c'est loin de les soutenir : une place en garderie subventionnée au Québec (un réel soutien aux familles) coûte un minimum de 280 $ par mois aux parents - les places non subventionnées en Ontario peuvent coûter encore dix fois plus. Comment peut-on affirmer que 100$ constitue un vrai soutien alors que cela ne couvre même pas les dépenses relatives aux couches et à la nourriture? Il s'agit d'une aide, sans plus, pas d'un soutien. Il est tout à fait exact que "la garde d'enfant est beaucoup plus qu'une simple question d'argent". Au cours de votre mandat, le parti conservateur a fait d'énormes coupures dans les programmes communautaires et sociaux. Il a mis de côté la possibilité d'offrir des services de garde abordables aux parents qui désirent travailler et contribuer à la société en payant de l'impôt. En laissant des faits de côté, vous ne pouvez pas obtenir un appui sincère et, surtout, informé.

À la fin du feuillet, vous posez une question partiale. Vous demandez aux gens ce qu'ils en pensent, s'ils préfèrent garder ou perdre la prestation de 1200 $. Pas qu'elle soit investie autrement. Vous sous-entendez que cet argent disparaîtrait s'il n'était pas déposé dans le compte des parents.

Il s'agit, à mon sens, d'une rhétorique tout à fait déplorable. Je comprends qu'il s'agisse-là d'une publicité et non d'un réel sondage, et ce, même si vous apposez votre adresse à l'endos, à la façon d'une carte postale, pour recevoir une réponse. Il n'y a pas de place pour expliquer, pas de place pour étayer la réponse, pas de place pour donner réellement son avis. Je me demande si vous tenez réellement compte des réponses que vous recevez, si vous en recevez. Dans quelle mesure vous appuyez-vous réelement sur les réposes reçues via ces "sondages" pour prendre des décisions éclairées?

Puisque vous avez demandé ce que j'en pense, je vous répondrai franchement. Je suis d'avis que lorsqu'un gouvernement donne la même somme d'argent à tout le monde, ceux qui n'en ont pas vraiment besoin en reçoivent trop, et ceux qui en auraient vraiment besoin n'en recoivent pas assez. Je renoncerais volontiers à ces 2400 $ par année (car j'ai deux enfants de moins de six ans) si j'avais la certitude ce cet argent serait investi dans des programmes sociaux visant à améliorer la condition des familles qui ont du mal à loger et à nourrir leurs enfants, par exemple.

Salutations.

Andréanne Jobin

jeudi 10 juillet 2008

Arte y pico


Le prix "Arte y Pico" nous vient d’Uruguay, créé par Eseya, jeune femme artisan d’art qui fabrique des poupées de lainage et tissus parfois naïves, parfois d’une immense tendresse, mais toujours empreintes de poésie et de cette vie magique, quasi poignante aux portes du sacré, qui anime l’ensemble de l’art populaire sud-américain.

Zazou m'a remis ce prix. Elle dit de mon blogue :

Le Blogue d'ND : Andréanne me fascine. C'est une maman avec un bébé de quelques mois, et un petit garçon. Elle a une énergie incroyable. Ses billets me fascinent. Autant elle peut me rejoindre avec son petit côté écolo, autant ses billets sur les Jeux de rôle me permettent d'entrer dans un autre univers.

Merci beaucoup Zaz! Je suis vraiment très touchée! J'adore te lire aussi, même si je ne commente pas souvent dernièrement, tes billets me rejoignent tous, et je les lis avec intérêt!

Quand vous êtes à votre tour "primé(es)", voici les règles à respecter: - 1/ Vous devez choisir les blogues que vous estimez mériter ce prix pour leur créativité, conception, matériel intéressant et contribution à la communauté de bloggeurs, quelle que soit la langue, - 2/ Chaque prix doit contenir le lien vers le blogue de son auteur pour être visité par tous, - 3/ Chaque lauréat doit montrer son prix et remettre le nom et le lien vers le blogue qui lui a donné, - 4/ Le lauréat doit montrer le lien de l'Art y Pico sur son blogue, - 5/ Et afficher les règles.

VOICI DONC MES CHOIX POUR CE PRIX "ARTE Y PICO" :

Ouch. Ça fait une semaine que j'y pense. Je passe en revue mon Google Reader, qui suit une cinquantaine de blogues... Et je me suis enfin décidée à n'en sélectionner que trois. Trois, c'est le chiffre magique. Moins, c'est radin, plus, c'est trop. J'ai fait une petite recherche rapide sur chacun des blogues pour m'assurer que personne ne l'avait reçu déjà, mais bon, les moteurs de recherche étant ce qu'ils sont, je suis désolée s'il s'agit de votre deuxième nomination (ou plus!)

Mon Google Reader est divisé en catégories. Les blogues de couture (sur lesquels je ne commente jamais... d'habitude, je suis plus exhibitionniste que ça, mais j'sais pas, ces couturières-là m'intimident, faut croire... Alors pas de nomination dans cette catégorie), les blogues de cuisine (où je ne commente pas non plus, je me sens trop novice par rapport à ses passionnés... pas de nomination là non plus) les blogues de ma famille (mes parents, mes soeurs, mes enfants, mes cousins sont tous sur la blogosphère... certains plus actifs que d'autres...), les blogues "familiaux" (ou blogues de bédaines) et les blogues d'opinions (qui est, en somme, ma catégorie fourretout). Donc, il y a trois catégories où il m'arrive de commenter, j'ai donc choisi un blogue par catégorie. Pas facile, la lutte dans ma tête est féroce...

Catégorie ma famille (en fait, ça, ça a été facile... même si je n'avais pas divisé les blogues en catégories, j'aurais choisi ce blogue-là) :

Les Jobinneries (soit le blogue de mon père) : J'admire beaucoup mon père, et je suis très fière de lui ressembler. Mais si je lui décerne le prix Arte y pico, c'est pour ce qu'il fait de son blogue. Ses billets sur la programmation et les mathématiques font découvrir un tout autre aspect de ces "sciences", un aspect moins pratique, mais ô combien esthétique. Ses billets sur l'éducation, sur le plaisir de transmettre des connaissances, sur le cheminement de l'élève en quête d'apprentissage, change de la monotonie des discours habituels sur "l'enseignement". Et puis, il y a tous ces petits moments, ses épouseries, ses pépèreries, qui me touchent. Allez aussi voir son bébé : "Au fil de mes lectures", un site célèbre.

Catégorie blogue familial (ou de bédaine) : Là, j'avoue avoir hésité longtemps entre deux blogues. Alors je décerne le prix à un, mais je donne une mention à l'autre aussi... ouais, je sais, c'est peut-être de la tricherie... mais attendez de voir la catégorie suivante, là, je vais carrément tricher.)

Llewyth : Au début, j'allais là avec une brique et un fanal. De vieilles rancunes, probablement. Mais pour moi, c'est maintenant officiellement du passé. Marie-Hélène fait tout. Elle a trois enfants, trois petits blonds charmants et heureux, dont le plus vieux vient de terminer sa première année scolaire... à la maison! Elle enseigne la lecture, le calcul et tout le reste à son fils, tout en allaitant sa petite dernière. Elle fait son pain, la nourriture de son chien et de ses chats, garde l'oeil ouvert sur ce qui se passe dans le monde, entretient la maison, et aide son mec à organiser des grandeur-nature. Ses écrits transpirent l'accomplissement personnel, et juste ça, c'est admirable.

Mention spéciale à Cécile et les Youzos! : Cécile aussi a trois enfants, qui ont le même âge que les enfants de Marie-Hélène. Je suis principalement Yuna, une "amie virtuelle" d'Estéban - ils ont quelques mois de différence, mais un océan les sépare, puisque les Youzos sont en France et nous, on est au Québec. Cécile poste régulièrement des images et des descriptions des dernières aventures de ses trois rayons de soleil - malgrés vents et virus! J'adore voir leurs petites frimousses chaque jour!

Catégorie opinion (ou fourretout) : Là, pas évident du tout. Alors je triche encore, je décerne le prix à un couple, puis je mets une mention spéciale en plus. Comme quoi, je suis incapable de suivre mes propres règles...

La fêlée et l'ex-ivrogne : Ça m'étonne qu'ils n'aient pas encore reçu ce prix. Ensemble, ils créent, chaque semaine, un bulletin de nouvelles 3D sur la blogosphère. On peut difficilement faire mieux dans la catégorie "contribution à la blogosphère"! En plus, c'est toujours intéressant. De plus, ils trouvent le moyen d'écrire de superbes billets, ça va du pétage de coche aux mots tendres, en passant par les expériences difficiles et les chemins ardus qu'il faut prendre pour s'en sortir, toujours avec une belle plume. Chapeau!

Mention vraiment spéciale à Moonlady : Y'a pas à dire, avec elle, ça clique. Chaque fois qu'elle écrit un billet, je ne peux pas m'empêcher de me dire "c'est tellement vrai!" Mis à part Canadian Idol (que je ne suis pas), nos centres d'intérêts en matière de films, de séries télé, de musique, se recoupent. Ça me fascine de ressentir une telle connexion à travers des écrits virtuels sans froufrous. Elle vaut mon détour quotidien!

mercredi 9 juillet 2008

La pub de Colgate Dents Sensibles

Tant qu'à être dans le pétage de coche sur la pub... Voici une autre pub-elle qui m'écoeure.

J'ai vu cette pub trois fois en une heure... Il s'agit de personnes en sarreau blanc qui jouent dans la bouche de gens ou qui classent des dossiers papier et qui "recommandent" d'utiliser Colgate Dents Sensibles aux personnes qui ont mal aux gencives. Ils ne disent pas gencives, en fait, ils disent "juste au dessus de la ligne gingivale". Des GENCIVES, frack, des GENCIVES. La "ligne gingivale", c'est juste pour faire dans la pseudoscience. Comme les couleurs multitons des colorants pour cheveux... Multiton, c'est ben laid. Mais bon, je m'égare...

Ce qui m'énerve le plus avec cette pub, ce n'est pas le produit ou la façon dont il est présenté (même si le produit est un attrape-nigauds et que la façon de le présenter vise, comme d'habitude, un public de cinq ans d'âge mental). Non, ce qui m'énerve LE PLUS, c'est que ce sont des comédiens qui se font passer pour des dentistes ou des hygiénistes dentaires. Parce que, voilà, sont pas foutus de prendre des nouveaux dans le métier, des no-name ou même des vrais dentistes. Ils prennent des comédiens que j'ai déjà vus dans des téléromans. Ben oui. Et ils disent clairement "JE recommande d'utiliser..." Z'êtes qui pour recommander quoi que ce soit? Ah oui, à la fin, le narrateur affirme que le produit est "recommandé par les spécialistes en soins dentaires". Ben quin. La caissière prépubaire de la pharmacie, c'est tu une "spécialiste en soins dentaires" parce qu'elle vend du dentifrice? Hein? Pour être spécialiste, ca prend quoi, la capacité de lire trois articles de Wikipédia?!?

Pis le dentifrice, c'est cher pour rien, c'est bourré d'additifs, ça goûte le yâbe pis y'a même du sucre pour faire passer la pilule. Fa qu'au lieu de prendre la marque chère annoncée, prenez du bicarbonate de soude pis de l'eau en guise de protestation. C'est dégueulasse, mais c'est écologique, pas cher, ça fait le travail pis à la longue, on finit par s'y faire... un peu. Parce que c'est vraiment, mais vraiment dégueulasse. Ça marche, mais faut pas être difficile sur le goût. Yark. Y'a des fois où ça m'écoeure d'avoir des principes...

Un autre prix citron pour une autre pub.

mardi 8 juillet 2008

La pub de Canesten

Trois billets le même jour... après une semaine de silence! Je me rattrappe un peu...

Vous avez vu la pub de Canesten? Elle repasse une fois de temps en temps. Pour ceux qui ne l'ont pas vue, on y voit des femmes qui sont un peu partout, au travail, à la maison, au gym, et qui ont une boîte de Canesten (un médicament qu'on insère dans le vagin pour traiter les infections à levures) et qui s'apprêtent à faire un truc. Elles regardent leur boîte, sourient tendrement (!!!) et disent que "grâce à Canesten, elles peuvent faire ce qu'elles veulent n'importe quand".

What the frack???

Ça mérite un pétage de coche. Depuis quand une infection à levure empêche de jouer au tennis ou de faire une présentation devant des clients? À moins d'être danseuse dans un bar (et encore), qu'est-ce que ça peut bien foutre qu'on ait la noune au vif? C'est sûr que c'est désagréable, mais bon, ça n'empêche pas la terre de tourner, rien à voir avec une cheville foulée là!

Et puis, ce truc-là, il faut l'insérer le soir, avant de se coucher, préférablement, pour que ce soit efficace. Ça ne sert pas à grand chose d'en avoir dans son bureau ou dans son sac d'entraînement! Et puis, juste le fait de regarder la petite boîte ne guérira rien du tout. Je veux bien croire que les publicitaires veulent attirer l'attention sur leur produit, mais y'a quand même des maudites limites! Un peu plus, et on nous dit "une chance que j'ai Canesten, comme ça, je peux vérifier mes courriels en toute quiétude..." N'IMPORTE QUOI.

Prix citron pour cette pub.

Bonnes nouvelles!

Je ne suis pas chanceuse au jeu. Les dés ne sont que très rarement de mon côté, et mon nom sort encore moins souvent gagnant dans les tirages. Mais aujourd'hui, j'ai quand même gagné quelque chose!

Vous vous souvenez peut-être que j'ai écrit avoir été au nouveau Musée de la Guerre à Ottawa, avec de la famille de mon mec? Pendant que les oncles garaient le motorisé, j'ai rempli un coupon pour un tirage, en attendant.

Ben j'ai gagné un abonnement familial d'un an au Musée des Civilisations et au Musée de la Guerre! Mon mec, mes enfants et moi avons donc accès gratuitement à toutes les expositions des deux musées, en plus de 25% de rabais aux entrées Imax, et d'autres trucs intéressants comme des invitations aux nouvelles expositions. Ce n'est pas le gros lot de la lotterie, mais ça fait quand même ma journée, bon!

Autre chose : on parlera encore de l'AJJRO dans les médias ce weekend. Mon mec passera à Divines Tentations, sur la première chaîne de Radio-Canada à Ottawa/Gatineau, ce samedi (12 juillet), vers 9h. Et puis lisez votre Revue de Gatineau de ce weekend, il devrait y avoir un article sur nous!

samedi 5 juillet 2008

Vampire (retour)

Je sais, ça fait plus d'une semaine que la soirée de vampires a eu lieu, et je n'ai toujours pas fait de retour. Mea culpa. Je n'ai pas pris de photos ce soir-là, alors ce matin, opération costume et maquillage rapide pour donner une petite idée de mon costume. Bien entendu, les vêtements sont faits à la main. La jupe fait partie du cadeau de Noël que j'ai offert à ma mère. Le chandail et le manteau ont été faits à la toute dernière minute (lire ici, VRAIMENT à la dernière minute : jeudi matin, j'ai acheté le tissu, jeudi soir, après la séance d'aikido et devant le film Razor de Battlestar Galactica, j'ai découpé tous les morceaux, vendredi matin, après avoir fait d'autres emplettes, j'ai tout cousu... La partie avait lieu à compter de 21h vendredi...)

Nous jouons dans un univers inspiré du monde créé par WhiteWolf, dans la génération "Masquarade". Sachant que nous jouons des personnages adhérant à la secte de la Camarilla, pouvez-vous deviner mon clan?





Bon, pour le compte-rendu que j'avais promis à Ti-Pat :

C'était très agréable. Nous n'étions qu'une quinzaine, mais comme la partie était axée sur la diplomacie, ce n'était pas trop peu. Au contraire.

Comme je l'ai mentionné plus tôt, nous jouons des personnages appartenant à la secte de la Camarilla. Il s'agit d'une secte qui croit que les vampires doivent rester cachés, que les humains, étant plus nombreux, pourraient anéantir les vampires s'ils étaient au courant de leur existance. Pour cette raison, la secte comporte des "traditions", ou règles, très strictes, et fonctionne selon une hiérarchie tout aussi stricte. Sept clans de vampires se rangent dans la Camarilla : les Ventrue (hommes et femmes d'affaires), les Toréador (des artistes), les Nosferatu (créatures laides et déformées qui rôdent dans les coins sombres), les Gangrel (plus près des animaux), les Brujah (anarchistes agressifs dédiés à leur cause), les Tremere (des sorciers... si on veut...) et les Malkaves (vampires atteints de folie). Des sept clans, seulement six étaient représentés par au moins un vampire : il n'y avait aucun Nosferatu à la soirée (ils étaient tous occupés à chercher des informations sur nos ennemis, à ce qu'on a dit).

Dans le contexte du jeu : nous sommes dix ans après la dernière partie. Il y a dix ans que le prince est parti. C'est le conseil de primogènes (le "chef" de chacun des clans, réunis en conseil) qui règne sur Gatineau. En dix ans, pas de nouveau prince. La sénéchale "élue" il y a dix ans (ma rivale) n'a pas su imposer son autorité au conseil des primogènes. Parce qu'il n'y a pas de prince, il n'y a pas de nouveau vampire qui peut être "légalement" créé. Et nous subissons les attaques de la Sabbat (la secte rivale, celle qui croit que les humains ne sont que les bêtes éléments d'un troupeau et qu'ils ne peuvent rien contre les vampires), ainsi que des attaques de loup-garous (ennemi/prédateur naturel du vampire, si on veut). La rivière étant bénie, les vampires de la Sabbat, principalement situés à Ottawa, doivent passer par des ponts - ponts que nos Brujah et nos Gangrels protègent... mais les membres de ces deux clans s'essoufflent, et comme ils ne peuvent pas créer des vampires pour combler leurs pertes, ils sont trop peu nombreux... De plus, les Tremere ont un nouveau primogène provenant directement d'Italie, et les Toréador ont... tassé... leur primogène (il a fallu en nommer un nouveau en jeu).

Donc, au début de la soirée, nous nous sommes installés : primogènes en face des autres vampires. La sénéchale a exposé le problème principal.

"Nous sommes sur le point de perdre deux territoires : le coin Notre-Dame à Gatineau aux mains de la Sabbat, qui passe par l'île Kettle, et une partie de Hull aux mains des garous qui sortent du Parc de la Gatineau. Pour en protéger un, il faut abandonner l'autre. Lequel ce sera?"

Ok, ce n'était pas si clair que ça, mais c'est ce que ça voulait dire. Après avoir confirmé une quinzaine de fois que c'étaient des vampires à Gatineau et des loups garous à Hull, les discussions ont commencé... Mais ça s'est vite enflamé (normal, j'étais là). William (un Ventrue joué par Yannick, "le gars de Québec", pas le Toréador joué par André-Yves) a indiqué l'importance d'avoir un prince pour la survie des membres de la secte. J'ai renchéri en disant : "On a un problème aussi. Il manque deux primogènes à la table des primos. On devrait régler ça aussi..." Dans le cas des Toréadors, ça a été facile : William (André-Yves) s'est levé et aucun autre ne lui a disputé le poste :il a eu l'appui de tous les Toréadors, sans exception.

Pour le prince, ça a été plus complexe. Les primogènes en place n'en voulaient pas, ils aimaient le pouvoir du conseil sans avoir à rendre de comptes... Mais voilà, sans prince, c'était le bordel : la survie même des vampires de la secte dépend de cette hiérarchie. Comme les primogènes ne voulaient pas de prince, William (Yannick) a proposé la dissolution du conseil, et la réélection de nouveaux primogènes. Pause de quinze minutes pour en discuter entre clans. Naturellement, les mêmes primogènes se sont représentés à la table. Nouvelles discussions en cul-de-sac. Deux vampires se sont proposés comme prince : le primogène des Ventrue, et un Gangrel. Mais encore une fois, ça buckait. Alors j'ai joué ma carte.

"Sans prince pour garder l'oeil sur les différents clans, n'importe qui peut rentrer ici et tous nous faire sauter."

"Mais non, le conseil des primos s'occupe de ça."

"Tu veux que je te prouve que n'importe qui peut entrer ici et faire exploser une bombe?"

"Je te mets au défi de le faire!"

"Ok."

Je me suis levée, je me suis approchée de la table des primogènes, et j'ai pris la petite boîte-cadeau de la représentante des Malkaves. J'ai enlevé les craies et le papier de soie qu'elle contenait, et j'ai montré le contenu au shérif. La face qu'il a faite!!!

Y'avait une (fausse) bombe à l'intérieur. Elle avait l'air assez réaliste, mon mec avait pris de la pâte à modeler pour simuler du C4, puis les circuits d'un vieux lecteur DVD qui ne fonctionne plus et qui traînait chez nous "au cas où ça servirait". Le tout, relié avec des fils tournés en tirbouchon... Voilà le résultat! :

"Et ce n'est pas la seule! Qui dit que vous êtes efficaces sans prince?"
Le shérif a commencé par interroger Isabelle (Michèle), la Malkave qui s'était promenée toute la soirée avec la bombe bien en évidence. Puis, il m'a posé des questions. C'était étonnant : ça a pris une bonne quinzaine de minutes avant que qui que ce soit m'accuse de quoi que ce soit! "Je commence à comprenre votre point de vue, mais il y aura des répercussions : je devrai en informer Samaël (le gardien de l'Elysium)"
À mon avis, j'ai rendu un fier service à Samaël : il sait maintenant que ses Ghoules ne valent rien en matière de sécurité, et gageons que maintenant, son local sera pas mal plus sécuritaire.
Finalement, le conseil des primogènes a appuyé le Gangrel (Benoît) au titre de prince. Assez inusité : les Gangrels n'aiment pas la politique. Ensuite, celui-ci a indiqué qu'il n'était pas question de perdre un territoire. Pause pour discuter de solutions entre nous...

J'ai approché le prince : "J'aurais quelques suggestions." "Je vous écoute." "Premièrement, vous devez remplacer la sénéchale. De toute évidence, elle n'a pas ce qu'il faut pour faire votre boulot en votre absence : elle l'a bien prouvé..." "Oui, je suis d'accord, mais il y a déjà eu un push ce soir, je vais attendre que la poussière retombe avant de trop remuer la barque." "Je comprends. Mais entourez-vous quand même de stratèges, de personnes qui pensent en dehors de la boîte. Et comme nous manquons d'effectif, peut-êre pourriez-vous aller chercher de l'aide de l'extérieur" "C'est vrai que ce serait intéressant d'aller chercher des Assamites..." (le clan des Assamite est un clan de vampires assassins... personne ne sait ce qu'ils cherchent, au juste, mais ils remplissent leurs contrats avec loyauté). "Je pensais surtout à d'autres villes sous la Camarilla... mais des Assamites... a-t-on de quoi les payer?" "Je dois voir ça avec la sénéchale..." "Euh... je ne parle pas d'argent, là. Je parle de sang. Sommes-nous prêts à leur donner du sang, plus que ce qui est offert de l'autre côté de la rivière?" "Ben, prends contact avec eux, vois ce qu'ils demandent, et parles-m'en après?" Hésitation. "Euh... ça va prendre pas mal de temps. Je devrai faire aller mes contacts, pour voir si quelqu'un ne connaîtrait pas quelqu'un qui connaîtrait quelqu'un..." (mais bon, c'est la force des Toreador, ça, "connaître des gens"...)

De retour en assemblée, William (Yannick) propose le poste de maître des Harpies. C'est celui qui tient les comptes de la secte. Le prince l'a donc nommé maître des Harpies (malgré le fait que c'est un étranger). William a donc pris en note les noms, coordonnées et sires de chaque vampire présent pour vérifier les antécédents. Bien. Il sera maintenant plus difficile d'infiltrer un clan. Il était temps.

Puis, le prince a dit "On va aussi avoir besoin de créer des liens avec l'extérieur. J'établis donc, à partir de cette nuit, le poste d'ambassadeur - un vampire chargé de communiquer avec ceux de l'extérieur." Il s'est tourné vers moi. "T'es embassadrice." Murmures. C'est une partie du travail de la sénéchale, ça. Deux ou trois personnes l'ont dit, mais elles ont été ignorées. La sénéchale ne s'est pas non plus levée pour revendiquer sa place. Too bad...

Ensuite, il a fallu déterminer ce qu'on ferait pour défendre notre territoire. Depuis le début de la soirée, je soutenais qu'il était plus important d'éliminer la menace de la Sabbat que celle des loups garous. Mon primogène était de mon avis. Seulement, les loups-garous, ils sappent Hull... où beaucoup de vampires ont de l'influence. Toutefois, à la fin de la soirée, il a été déterminé que Frank (Louis), un vampire Gangrel, irait tenter d'en savoir plus sur les garous pour voir ce qu'il y a à faire, alors que les autres vampires se concentreraient sur le front Sabbat. Le primogène Ventrue a bien tenté de faire tourner la table de son côté, puisqu'il a beaucoup d'influence à Hull, mais peine perdue - nous préférions un ennemi connu...

Des "volontaires" ont été recrutés parmi les clans présents. Ceux-là seraient de garde la nuit aux ponts, mais aussi à la petite marina de Gatineau (car il semblerait que les vampires de la Sabbat entreraient par là). J'étais parmi les recrutés. Le shérif m'a dit que j'allais mourir vite. Moi, je sais que je n'aurai pas de problèmes... mais bon...

Et voilà, en somme (pour ceux qui connaissent les règles), tous ceux qui avaient de l'influence dans Hull l'ont perdue tant que les loups-garous ont ce territoire (ce qui est relativement ridicule : les garous ne prennent pas contrôle de nos cartels.. mais bon...), ceux qui ont été recrutés pour se battre perdent aussi deux points d'influence, mais gagnent un point de physique. Tout le monde gagne (ou récupère) un point d'influence.

C'était bien résumé, mais je crois avoir donné l'essentiel...

vendredi 4 juillet 2008

C'est moi l'ai fait!

Résolution pour juillet (on verra combien de temps je pourrai durer) : tout ce que je mange doit avoir un maximum de deux ingrédients OU avoir été préparé par moi-même (ou par mon hôte, si je ne suis pas chez moi). J'veux des biscuits? pas de chance, je dois les faire. Le pain? Même chose. Resto? Quatre fois ce mois-ci. Pas plus (ce qui ne devrait pas être difficile, je ne mange que très rarement au resto).

Bon, ce n'est pas super extrême comme résolution, pour moi. Je fais déjà le pain (dans la machine à pain), le yogourt (dans une yaourtière), le sorbet et la crème glacée (dans la sorbetière), les repas-minute (dans l'autoclave), la confiture (dans un chaudron ben normal), les pâtisseries et les repas (dans ma cuisine). En plus, on a commencé à recevoir nos paniers bio... si jamais je mange ailleurs, je dois prévoir qu'on aura des légumes en surplus - et la saison ne fait que commencer!

L'été, ce n'est pas juste fait pour jouer, c'est aussi fait pour cuisiner. Comme j'essaie d'acheter local, c'est l'été qu'il y a le plus de plus de produits frais - c'est le temps de se transformer en fourmi et de faire des réserves pour l'hiver... On avait hâte aux fraises. Déjà, en février, mon mec comptait les jours avant la St-Jean, qui marque habituellement l'ouverture de la saison des fraises.

Alors, lundi, c'était le jour des frases. On avait bien essayé d'y aller avant, mais bon. Le 21, ce n'était pas encore ouvert. Il y avait un panneau qui disait que le champ de fraises où nous allons chaque année ouvrirait le 25 juin. Ok, le 25, on apporte Estéban chez sa gardienne, on crème Marilise, puis on s'enligne vers le champ - il faisait super beau, en plein le temps de cueillir des fraises. Mais non. On arrive là, une feuille de papier a été collée sur le panneau : "ouverture le 26". ARGH. Le 26, il ne faisait pas beau. Et mon mec n'était pas en congé. On a remis, puis remis... et finalement, lundi matin, j'ai appelé et la boîte vocale m'a confirmé que le champ de fraises était ouvert. La gardienne m'appelle alors qu'on se prépare à partir (en contexte, c'est la veille du premier juillet) : "il n'y a pas un enfant ce matin! Il y en a trois en congé, et des trois autres, aucun n'est venu..." "Ah, alors on ne t'amènera pas Estéban si ses amis ne sont pas là! On se revoit mercredi!" puis, appelle ma maman - c'est ma soeur Marie-Élaine, en visite, qui répond. On convient de se rencontrer au champ de fraises.

Nous, on a cueilli une tonne de fraises. Nous devrons y retourner pour en cueillir une autre tonne. Cette année, elles sont belles, abondantes et sucrées... contrairement à l'an dernier. De retour à la maison, on a équeuté le tout. J'ai fait congeler (sur des plaques à biscuit) l'équivalent de deux énormes sacs Ziplock de fraises (une fois les fraises congelées, je les ai mises dans les sacs... comme ça, ça ne gèle pas en "mottons"). Puis, j'ai fait sept tasses de confiture à la fraise, sept tasses de confiture fraise-rhubarbe (on avait eu de la rhubarbe dans notre panier bio), et j'ai repris la marmelade que j'avais manquée la semaine précédente.

Mettons que ça a été une journée productive... mais elle ne s'est pas terminée là! J'ai manqué de sucre, alors mon mec est allé m'en chercher, et en a profité pour prendre de la pâte à tarte... Comme j'étais épuisée (lire ici - je ne pouvais pas conduire parce que j'aurais été dangereuse), j'ai manqué la pratique d'aikido... je me suis reposée un peu pendant que mon mec était à l'épicerie avec Estéban, puis quand il est revenu, il a fait un litre de "fraises sucrées", et moi, deux tartes et des "pets de soeur". Ensuite, fini, dodo. Le lendemain matin, on a commencé notre premier juillet avec des crêpes maison arrosées de fraises sucrées maison. Mmmmmmm.... L'été, c'est le paradis!

mardi 1 juillet 2008

Argh

Je n'avais pas de compte Facebook. Je n'y avais même jamais mis les pieds. Mais bon, curiosité oblige (et besoin de communiquer avec quelqu'un dont je n'avais ni le numéro de téléphone, ni l'adresse courriel), je me suis créé un compte.

Il y a deux autres personnes qui ont le même prénom et le même nom que moi. Des homonymes. Spécial... Mais je devais m'y attendre, mon prénom est assez à la mode pour les jeune filles qui sont plus jeunes que moi, et dans d'autres régions du Québec, mon nom est aussi répandu (ce qui n'est pas vraiment le cas dans mon coin ici...).

J'ai des amis (en vrai là, pas des amis virtuels ) qui ont 100, 200 "amis" sur Facebook. C'est intimidant. Je n'ai aucune envie de les battre. Il ne faut pas s'attendre à une demande d'amitié de ma part. Enfin, sûrement pas tout de suite.

Je n'ai pas trop fouillé. Pour fouiller, il faut "demander" aux gens d'être leur ami... c'est bizarre. En attendant, je ne sais pas si j'aime. Je ne sais pas si j'accroche. On verra si je n'effacerai pas tout ça d'ici quelques semaines...

Surprise!

Ça fait un bail que je n'ai pas écrit, je n'ai pas arrêté deux minutes de bouger...

Alors, on remonte au weekend avant la St-Jean. En fait, non, on remonte beaucoup plus loin. En décembre, en fait. Mon mec s'est rendu à Alma, au Lac St-Jean, en pleine tempête, avec ses deux frères et une de ses cousines, pour un bien triste événement : l'enterrement de leur grand-mère. Mon mec a une superbe famille peine de joie de vivre : impossible de ne pas s'y sentir bien. C'est donc lors de leur séjour en territoire bleuet que quelqu'un a lancé l'idée de la surprise...

Depuis le décès de ma belle-mère, on voit moins souvent la famille de mon mec - nous, on est en Outaouais et eux, à Québec, Chicoutimi, Alma... Cinq à huit heures de route. Alors en voyant les trois gars, un oncle a lancé l'idée de venir faire un tour en Outaouais pour voir Jean, mon beau-père, qui célèbre son anniversaire à la St-Jean. Donc, quelques mois de conspiration plus tard... Le 21 juillet est arrivé. Je ne pouvais pas en parler plus tôt ici, parce que je sais que mon beau-père vient me lire - je ne pouvais pas vendre la mèche!

Nous, on a deux acres de terrain, en masse de place pour loger des motorisés... parce que les oncles et tantes de mon mec ont des campeurs, des motorisés. Vendredi, un énorme campeur (aussi gros qu'un autobus de voyageurs) est arrivé avec un oncle, une tante, une cousine et ses deux enfants. Après une petite heure d'acclimatation, Estéban s'est bien amusé avec Alexandre, le garçon de cinq ans, et sa grande soeur de huit ans lisait des histoires à Marilise. J'ai été surprise, Estéban a toujours été timide, et il est à une étape où il a du mal à réaliser que ce n'est pas parce qu'un enfant joue avec ses jouets que ses jouets ne lui appartiennent plus... alors il ne veut pas prêter. Mais en une petite heure, il acceptait même de jouer aux trains (SES trains!) avec Alexandre. Wow! Après le souper, on a fait un tour chez Jeux-Triboulet. Lors de son séjour en Outaouais en décembre, la cousine Josée avait vraiment adoré l'endroit, elle voulait montrer ça à ses enfants et à ses parents. L'oncle de mon mec a acheté pas mal de jeux, et lorsque les petits ont été couchés, je leur ai montré les Colons de Catane... je n'ai jamais vu une partie durer aussi longtemps : ça a fini à deux heures du matin!

Samedi, les deux yeux dans le même trou, on voulait aller cueillir des fraises, mais le champ était fermé (juste ça, ça mérite un autre billet... alors j'y reviendrai). Avant de nous rendre au champ de fraises, on est passé à un resto libanais. Josée, la cousine de mon mec était venue dans la région en décembre et on lui avait fait goûter le fastfood libanais pour la première fois - il paraît qu'il n'y en a pas par chez elle... ici, il y en a presqu'à tous les coins de rue! Alors on a fait découvrir le resto à nos squatteurs de terrain. Comme le champ de fraises était fermé, nous avons décidé d'aller pêcher de la truite à la pisciculture avec les enfants. C'était très agréable, j'ai beaucoup aimé jaser avec Josée tout le long du chemin. Puis, lorsque nous sommes revenus à la maison, il y avait deux autres motorisés (plus petits, mais plus facile à garer!), et un quatrième est arrivé quelques minutes plus tard. C'était vraiment très plaisant de revoir tout le monde. Marilise a un peu moins apprécié - elle commence à se rendre compte qu'elle connaît ou qu'elle ne connaît pas les gens, et je crois qu'elle a eu une surdose de nouveaux visages. Néanmoins, elle a été un bébé exemplaire, pleurait peu, faisait de grands sourires, à condition de rester dans les bras de maman. Tout le weekend, on a cessé de répéter à quel point Estéban ressemblait à son papa, et à quel point Marilise me ressemble, et à quel point on a de beaux enfants! Estéban, pour sa part, a vraiment trippé : un camion, qui est aussi une maison, où tout est à son échelle : que demander de mieux! En plus, il avait des amis!

Une fois tout le monde installé, nous nous sommes dirigés vers la maison de mon beau-père. Tout avait été bien planifié, il ne se doutait de rien! Mon beau-frère est allé lever son père, et la trentaine de personnes en bas n'a fait aucun bruit (c'en était presque louche - en général, le samedi, on vient souper et on se parle assez fort!). Quand mon beau-père est descendu, tout le monde s'est mis à chanter "Mon très cher Jean, c'est à ton tour, de te laisser parler d'amour..." C'était très touchant!

La soirée s'est bien passé, ça faisait longtemps que je n'avais pas vu la maison aussi pleine! C'était vraiment plaisant de revoir tout le monde, d'entendre les oncles et les tantes se taquiner, donner des nouvelles, les cousins et les cousines parler d'enfants, de bébés, d'anecdotes.

Dimanche matin, vers six heure trente, le plus gros des motorisés est parti. Estéban était bien déçu de ne pas voir son nouvel ami le matin - il cherchait "le petit garçon". Mais il y avait d'autres motorisés à visiter, il s'en est donc rapidement remis. Vers dix heures, ça a été le mégabrunch dans notre cuisine. Mon beau-père et mon beau-frère sont venus nous rejoindre. J'ai demandé à mon beau-père s'il avait été surpris. Sa réponse : "des menteurs! J'ai élevé des menteurs!". En après-midi, direction Jeux-Triboulet pour tout le monde (Josée avait vendu la place!). Je suis restée à la maison - Marilise dormait (la pauvre, elle a dormi de 10h à 15h tellement elle était épuisée!), j'étais fatiguée et j'avais une réunion de l'AJJRO. Deux oncles sont aussi restés, ils ont joué de la musique près de leur campeur pendant que je suis restée dans la maison. Estéban a continué de jouer à conduire un motorisé un peu, mais il était fatigué, il est rentré pour jouer un peu tranquile puis pour faire une sieste.

Je ne conterai pas le reste en détails - deux tantes sont parties avec leur petite famille dans un motorisé cet après-midi là. Deux oncles et deux tantes sont restés jusqu'à lundi. Lundi matin, il pleuvait (déception - ils voulaient explorer nos pistes cyclables), alors on leur a suggéré des musées. On fait le nouveau musée de la Guerre d'Ottawa. Intéressant (et mérite un billet à lui tout seul) - mais pas pour les enfants. Estéban est terrorisé par les armes, les canons...

Ensuite, la maison semblait plus vide, notre terrain plus grand... mais on a eu besoin de trois jours pour récupérer. Ensuite, ça a été la soirée de vampires (qui mérite aussi un billet), et je viens tout juste de m'en remettre... presque...

Depuis toute cette agitation, Marilise a recommencé à se réveiller la nuit pour boire. Je remarque à quel point c'est plus dur d'avoir de l'énergie quand ma nuit est coupée en deux ou en trois. Mais je crois que ça va revenir, il faut juste lui donner le temps de s'en remettre, à elle aussi!