Le blogue d'ND

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vendredi 31 octobre 2008

Coup de vieux

Marilise est au lit. Mon mec, mon fils et moi sommes assis par terre au salon et examinons le butin. Des suçons, des chocolats, des "bonbons-pilules", de petits sacs de croustilles... Pas d'arrachide. Aucune.

Mon mec : "C'est frappant, il n'y a pas d'arrachide."

Moi : "Mais non, y'en a plus du tout, maintenant."

Estéban : "Y'en a pu? Où elles étaient les arrachides?"

Moi : "Quand papa et moi, on était petits, on avait plein d'arrachides dans nos sacs d'Halloween. Maintenant, les gens n'en donnent plus, parce qu'il y a trop d'allergies."

Mon mec : "Waaaaaahhh... Te rends-tu compte, chérie? On vient de prendre un coup de vieux là! C'est comme quand nos parents nous disaient qu'à Noël, ils avaient des oranges! Des oranges, chérie!"

Moi : "Ça s'en va tellement sur mon blogue, ça... On est rendus des dinosaures..."

The Bro Code

C'est la faute d'Isabelle.

Je suis maintenant complètement accro à "How I Met Your Mother".

J'aime particulièrement le personnage de Barney Stinson (joué par Neil Patrick Harris, ou "Docteur Doogie"), un véritable coureur de jupons qui a créé son code d'honeur de conduite intitulé "The Bro Code".

Un petit bijou!

Quelques exemples parmi les 150 articles (dont la plupart sont commentés ou expliqués, certains par des graphiques tout à fait délicieux)

ARTICLE 3

If a Bro gets a dog, it must be at least as tall as his knee when full-grown.

Corollary: Naming a lapdog after a pro wrestler or a character from a Steve McQueen movie does not absolve a Bro from the spirit of this article.

ARTICLE 15

A Bro never dances with his hands above his head.

ARTICLE 24

When wearing a baseball cap, a Bro may position the brim at either 12 or 6 o'clock. All other angles are reserved for rappers and the handicapped.

ARTICLE 99 A Bro never asks for directions when lost.

Exception : A Bro may ask for directions from a hot chick who seems to know the area.

Exception : A Bro may ask for directions from a hot chick even if she also appears lost.

Exception : A Bro may ask for directions from a hot chick even if he is not lost at all.

mercredi 22 octobre 2008

Frustration et bénévolat

Offrir de son temps, ça implique toujours de marcher sur de coquilles d'oeufs.

Les organismes sans but lucratif ont un mal fou à trouver des bénévoles. Ce n'est un secret pour personne. Et on devrait toujours être infiniment reconnaissants à l'endroit de tous ceux qui donnent quelques minutes de leur précieux temps à d'autres. Ça, je comprends.

Mais souvent, je me dis qu'il y a peu de choses plus frustrantes ou décourageantes que le bénévolat. Dès qu'on s'y met les pieds, dès qu'on passe de participant passif à participant actif, on doit assumer pas mal de responsabilités, parce que tout ce qui ne fonctionne pas nous retombe dessus. Et quand personne n'est payé pour faire le travail, il y a beaucoup de choses qui ne fonctionnent pas. Et c'est comme ça partout. Ou presque.

Combien de fois ai-je entendu : "ben non, j'ai pas besoin de le faire, l'AJJRO devrait s'en occuper"? Trop souvent. "Je pense que l'AJJRO devrait réparer ceci sur le terrain, ou s'occuper que cela soit en place..." Sauf que l'AJJRO, ça a beau être une personne morale, ce n'est pas une personne physique. Elle n'a ni bras, ni jambes, ni tête ni corps. C'est une association - ce sont ses membres qui réparent ceci sur le terrain, ou qui s'occupent que cela soit en place, qui prennent les décisions, qui corrigent les fautes dans les règles, qui tentent d'améliorer tous les aspects du jeu, qui organisent des activités... Et puis, c'est immanquable, il y a des gens - bien intentionnés, tout le monde est toujours bien intentionné - qui s'attendent à ce que tout se fasse tout seul et qui s'étonnent à la dernière minute que ce ne soit pas fait. "Comment ça y'a pas de citronnelle sur le terrain, l'AJJRO ne devait pas en acheter?" "Coco, c'est toi l'organisateur, c'est à toi de t'assurer que ton activité roule - l'AJJRO n'a pas de dispositif d'alarme pour déceler le niveau de citronnelle dans les cruches".

Ça arrive à tout le monde d'oublier. Mais de blâmer l'oubli sur l'inaction d'un être incorporel, ça, je trouve ça extrêmement frustrant.

Dans tout organisme sans but lucratif, il y a aussi les yes-men, ou les people-pleasers. C'est normal, on offre un service, on veut que les gens soient satisfaits, et on ne veut pas que ce soit compliqué de s'inscrire à l'activité. Sauf que quand le gars qui dit "oui" ne fait pas le suivi par après, je ne raconte pas le bordel. Les comptes et le nombre d'inscriptions ne concordent pas, et les participants y perdent au change.

Situation vécue cet été : je fais l'homologation du début sur le terrain. Déjà que je suis frustrée parce que le logiciel (superbe logiciel, en passant, qui a été créé entièrement bénévolement et qui plante moins souvent que Windows) n'a pas enregistré une dizaine d'inscriptions que je me souviens avoir faites... Un joueur (non inscrit) arrive et me tend vingt-cinq dollars. "Je me suis arrangé avec X..." "Elle ne m'a rien dit! Pourtant, j'ai envoyé des courriels à plusieurs reprises, tous les organisateurs, sauf elle, m'ont répondu et m'ont donné la liste des inscriptions tardives..." "Oui, mais elle m'a dit que c'était correct... elle organise quand même l'activité..." "Bon, ok pour cette fois, mais je vais devoir la chicaner... Tu fais un nouveau personnage?" "Ben non, je reprends celui de la dernière fois... J'ai des lingots et de l'or..." "Je t'arrête tout de suite. Comme je ne savais pas que tu t'inscrivais, je n'ai pas imprimé tes objets, je ne sais donc pas ce que tu as. Tu te souviens?" "Ben... non, pas exactement." "Bon. Ben je ne peux rien te donner. Tu t'arrangeras avec X. Mais la prochaine fois, vérifies que le message passe AVANT la partie."

Mettons que ce serait moins chiant si certains arrêtait de vouloir tout faire tout seul et communiquait un peu plus. Mais comment peut-on demander ça à des gens qui, de toute façon, ne sont pas payés pour les innombrables heures qu'ils investissent pour les autres dans un contexte où, si ces personnes ne donnent pas de leur temps, personne ne le fera?

Sur ce, je m'en vais faire réparer mon antenne télépathique... parce qu'il paraît que cinq ou six personnes se sont inscrites par télépathie cette semaine, mais je n'ai rien reçu...

mardi 21 octobre 2008

Histoire de panne

Vous vous souvenez de la pub télé des génératrices de maison, genre Pneu Canadien, où il y avait un papa qui essayait de faire des charades avec ses enfants pendant une panne de courrant, et les enfants qui s'emmerdent royalement - puis ça coupe, et on voit les enfants assis devant la télé avec le papa, et tout le monde est content parce que la génératrice permet de visionner un film et de ne pas s'ennuyer?

Moi, si. Et je n'en reviens toujours pas. Comme si on avait absolument besoin d'un écran de télé, d'ordinateur, ou encore d'une console de jeux pour s'amuser. Comme si on avait absolument besoin d'une dose d'électronique pour ne pas sombrer dans une dépression grave. Voyons donc.

Hier soir. Vingt heures cinquante. Je reviens de mon cours d'aïkido, toute contente parce que j'arrive à temps pour ne pas manquer Heroes. J'entre, la maison est calme - mon mec est au salon, il a allumé plein de bougies installées de façon sécuritaires sur les grands chandeliers en fonte, puis une chandelle est calée dans son chandelier en forme de grosse gargouille, placée sur la petite table de salon pour éclairer sa lecture. Première chose qui me frappe, à part l'odeur de la cire, c'est à quel point l'éclairage est relaxant, à quel point c'est zen. Et puis c'est très esthétique : de grosses bougies sur de longs chandeliers à trois branches entourat le poêle à bois, avec mon mec qui lit tranquilement dans le fauteuil... Pas loin du nirvana tout ça.

Les petits sont couchés. Marilise dort et Estéban attend son bec. Il a une lampe de poche allumée sur sa table de chevet, puis me dit qu'il a eu un peu peur quand les lumières se sont éteintes - il a entendu du bruit sous ses jouets, probablement la chauve-souris invisible de ses cauchemars qui voulait lui mordre les pieds... "Mais voyons donc, coco, tu sais bien que les chauves-souris, elles ne mordent pas, elles chatouillent les orteils, par contre!" Bisou, et je descend.

J'appelle Hydro pour signaler la panne. À Val-des-Monts, c'est relativement normal. Les lignes sont surchargées : signe que d'autres ont signalé la panne. Bon, que fait-on? Et si on jouait à Mémoire 44? Hmmmm, mauvaise idée, avec l'éclairage et tout, c'est déjà difficile de différencier les Allemands des Alliés dans la lumière, et puis on est fatigués, le temps de monter le scénario, on voudra aller dormir. Dommage, ça fait un bout que j'ai envie d'y jouer - on invitera des amis pour jouer Overlord un de ces quatres. Can't Stop alors? Ouais, deux petites parties de Can't Stop à la chandelle.

Ensuite, on a rangé le jeu, puis j'ai rappelé Hydro. Ah, la panne est d'origine encore inconnue, les patrouilleurs sont encore dans le secteur pour trouver l'arbre qui aurait probablement tombé sur une ligne. Il est 22h... dodo.

22h30, tout se rallume. Mon mec descend pour éteindre les lumières, puis programme l'enregistrement de How I Met Your Mother (bon show, en passant) et de Heroes, qu'on peut voir grâce à la magie du Satellite et des autres fuseaux horaires. On regardera ça plus tard. Pas de presse. Au pire, on l'aurait regardé sur Internet, ou on aurait attendu que les DVD sortent. La vie est trop courte pour s'énerver pour rien.

Parce que, franchement, y'a tellement mieux que la télé dans la vie...

jeudi 16 octobre 2008

Les listes

J'ai encore fait une folle dépense. Une grosse piasse. Pour un petit carnet plein de longues pages. Sur chaque page, plusieurs lignes au bout desquelles un cercle vide. Pour faire des listes.

Ma grand-maman Jeannette a toujours fait des listes. L'image de son son bloc-notes, encadré par son cendrier et sa tasse de café sur sa belle table de cuisine, est imprimée dans ma tête. Même l'odeur de sa marque de cigarettes, mélangée avec le café frais, est synonyme de bons souvenirs pour moi. L'odeur de la cigarette m'écoeure, mais le mélange cigarette-café de ma grand-maman, étrangement, me réconforte. J'ai retrouvé la même odeur chez un de mes bons amis, fils d'un père fumeur. Mais je n'ai jamais fumé (ouaip, jamais... quand j'avais l'âge, je prenais des cours de chant et j'avais une peur bleue de perdre la voix qui avait le potentiel de chanter Carmen... sauf que je n'ai pas poursuivi, mais mes poumons sont encore roses), les listes sont restées. À l'université, c'est ce qui m'a permis (permit? permi?... permis. Prochaine dépense folle : Antidote) de survivre avec une bonne moyenne. Même maintenant, maman à la maison jusqu'en janvier, les listes m'aident à me maintenir à flot.

Sauf que là, mes listes, elles étaient dans ma tête et j'avais l'impression de ne rien faire. Finalement, depuis mardi, j'écris mes listes. Noir sur blanc. Et je coche ce qui est fait. Wow. C'est là que je me rends compte que j'en fais plus que je ne le crois... et puis, le voir écrit me donne la petite poussée pour en faire un peu plus au lieu de m'écraser devant la télé.

C'est étonnant. Écrit, ça semble prendre une éternité, mais je me rends compte que la plupart des choses prend quelques minutes seulement. Surtout si on décompose... Ma journée d'aujourd'hui :

- Finir la commande du MRSO (fait)

- Vider le lave-vaisselle (fait)

- Ranger les jouets dans le salon (fait)

- Dégraisser le bouillon de poulet et le remettre à mijoter (fait)

- Brassée de lavage no 1 (fait)

- Brassée de lavage no 2 (fait)

- Mettre le souper à la mijoteuse (dans trois minutes)

- Mettre le bouillon de poulet en conserve et stériliser

- Laver la vaisselle`

- Ranger ce qui traîne sur la table de cuisine et sur maudit coin de comptoir où toute la cochonnerie se ramasse

- Passer l'aspirateur au rez-de-chaussée

- Verser le porto sur les cubes de veau (que j'ai mis à dégeler hier matin)

- Aller chercher les petits chez la gardienne

- Aller au cours d'Aikido ce soir

Possible que je doive reporter certains trucs à demain. Mais c'est tellement satisfaisant de voir tous ces crochets à côté de ce que j'ai déjà fait, ça m'encourage!

:)

mercredi 15 octobre 2008

Je confirme...

... Le topinambour, c'est vraiment très bon et facile à cuisiner... mais ça fait vraiment péter! À ne pas manger avant de sortir de la maison!

:o)

Chialage

J'ai encore perdu mes élections. Comme d'habitude. Pourtant, le parti pour lequel j'ai voté a remporté des sièges. Juste ailleurs.

Mais je m'y attendais. C'est vrai : personne ne vote ouvertement conservateur, mais ça fait leur deuxième mandat au pouvoir. Ils ont plus de sièges que la dernière fois, sans fond de scandale des commandites, cette fois. On a le gouvernement qu'on mérite. Je ne connais pas le taux de participation cette année, mais je présume qu'il est assez faible. Comme d'habitude. Dans une salle d'attente à l'hôpital, pendant la campagne, j'ai entendu deux femmes dans la quarantaine parler.

"Ouains, y'ont parti les élections." "J'm'en va même pas me pointer au vote." "Moi non plus, c'est toute une gang de menteurs." "Voter pour un menteur ou pour un autre menteur... j'préfère pas voter." "Toute une gang de crosseurs..."

Et c'était ça.

C'est sûr que personne n'est parfait, et que la politique est une grosse méchante machine. Mais à la base, si on ne vote pas, ben on n'est pas représenté, ou on est représenté par un bonhomme ou une bonnefemme que d'autres, qui ont peut-être d'autres préoccupations, ont choisi. Voilà. On ne peut pas gagner à tout coup, mais si on ne dit rien, c'est sûr qu'on ne peut jamais gagner... anyways...

C'est une tendance que je n'observe pas juste en politique. Dans pas mal tout. Si on n'est pas complètement assuré d'un gain, on s'abstient, pour être bien certain de perdre. Je trouve ça étrange comme comportement - j'ai une nature plutôt combative, et je me suis toujours dit que si je ne tente rien, je n'aurai rien. Il m'arrive de me planter solide, mais je me suis relevée, et mantenant, je suis contente d'être où je suis. C'est sûr que ça fait mal de tomber. C'est sûr que l'égo en prend un coup plus souvent qu'à son tour. Mais quel genre de vie plate ont les gens qui n'essaient même pas de peur d'échouer?!? Si on veut être plus heureux, il faut sortir de la zone de confort, et c'est épeurant les premières fois. Mais on s'y fait, et on y prend goût... anyways...

Autre sujet, qui a vaguement rapport : qui a été capable de suivre la soirée des élections sur Radio-Canada avec Bernard Derome?!? Bon, j'avoue, je ne regarde aucun téléjournal - ça m'énerve. Mais diantre qu'il est agressif! J'avais vu une partie de l'entrevue qu'il a faite avec Gilles Duceppe - on aurait dit la petite terreur du lycée qui interroge le président du comité étudiant, à la pointe d'un poignard. Et pendant la soirée des élections, il coupe ses invités, il ne les laisse pas répondre aux questions, et il tente de l'humour boiteux en plein milieu des phrases des pauvres correspondants qui tentent de dire ce qu'ils sont payés pour dire... Qui l'a mis là?!? Je sais bien que Deromes et les élections, c'est un classique, mais qu'est-ce qu'il fait là? Pourquoi lui donner toute la place?

Sur ce, je m'en vais courir... j'ai de la pression à évacuer...