Je suis crevée. Mais c'est une saine fatigue.
1- Mes collègues sont fantastiques. Plusieurs vivent des temps difficiles dans leur vie personnelle, malheureusement, mais heureusement, il y a une belle complicité dans l'équipe, malgré tout. Et puis, je travaille dans un milieu majoritairement féminin : comme les compliments sont gratuits, il y en a distribution quotidienne - une distribution toujours méritée. « T'as l'air en forme! » « J'adore ton pendentif! » « Où tu as pris ton pantalon? Il te fait vraiment bien! » « Je suis contente que tu sois revenue, c'est un rayon de soleil qui revient! » (et je n'invente rien!). Ça potine, mais ce n'est jamais bien méchant.
2- Je suis située dans un endroit beaucoup plus bruyant qu'en 2007 et je dois travailler avec des bouchons dans les oreilles (ouaip, au sens propre du terme, des trucs orange fluo). Bien entendu, c'est beaucoup mieux qu'à la maison, mais à la maison, je ne traduis pas. Pour mettre en contexte : le niveau de bruit, au travail, devrait généralement équivaloir au niveau de bruit que l'on retrouve dans une bibliothèque. C'est assez silencieux. La plupart de mes voisins respectent ça, mais j'ai une voisine, qui fait partie d'un autre service complètement, qui n'est pas traductrice, elle est agent d'appui, ou un truc du genre. Ce qui fait que beaucoup de gens viennent lui parler, et longtemps. Ça, et la nouvelle porte qui ouvre et ferme bruyamment tout le temps (j'y reviendrai), et ceux qui passent en jasant pour aller prendre un café ou pour aller dîner... Mais avec des bouchons, qui sont très confortables, ça va très bien. Sauf que, bon, les bouchons, il faut les enlever quand on mange... Surtout quand on grignote des légumes crus!
3- J'avais oublié à quel point je déteste les toilettes et les éviers automatiques. Tout à l'heure, la chasse s'est tirée alors que je venais juste de m'assoir... J'HAÏS ÇA! Et puis au lavabo, ça marche ne marche pas tout le temps, et quand ça marche, ben c'est long... parfois, ça n'arrête jamais de couler. Argh.
4- Est-ce que j'ai dit que j'ai obtenu ma place de stationnement? J'ai une place de stationnement!!!! woohoo!!!!
5- L'anecdote de la porte. Mon mec en rit encore. Bon, comme c'est mon blogue, je vais quand même mettre du contexte, question de ne pas paraître trop épaisse... Pendant mon absence, « ils » ont fait installer de nouvelles portes. Il faut un laissez-passer pour entrer dans l'immeuble. Puis, on monte l'escalier ou on prend l'ascenseur, et on se retrouve dans le corridor des toilettes. Dans ce corridor, outre les portes pour les escaliers, les toilettes et l'ascenseur, il y a trois portes qui donnent accès à l'aire ouverte de travail. L'une de ses portes donne sur l'ascenseur, l'une sur la porte des toilettes des hommes et l'autre, sur la porte des toilettes des femmes. Mon poste de travail est à quelques pas de la porte donnant sur les toilettes des femmes, génial, hein? Sauf que durant mon congé de maternité, cette porte, ainsi que celle donnant sur les toilettes des hommes, a été condamnée. On peut toujours l'ouvrir, en cas d'urgence. Elle n'est pas verrouillée. Dessus, il y a un gros signe octogonal où il est écrit blanc sur rouge de ne pas passer par là. Et puis ils ont mis deux nouvelles portes, de l'autre côté des portes qui donnent sur l'ascenseur... je ne sais pas si vous voyez : pour avoir accès à l'aire de travail, il faut passer par deux portes, chacune doit être déverrouillée par le laissez-passer magnétique (donc, si une personne réussit à passer une porte, elle passera la deuxième aussi, non?)
Moi, je suis habituée de passer par la porte maintenant condamnée pour aller aux toilettes. Je vois difficilement pourquoi ne pas passer par là, c'est DIRECTEMENT en face des toilettes. Et puis, comme je travaille assise, c'est trop facile d'attendre la dernière minute pour vider ma vessie, donc quand j'y vais, c'est parce que ça presse. Donc, lundi, qui a ouvert la porte interdite? Ben oui. Ce que je n'avais pas remarqué, c'est que, gros comme moi, en blanc sur rouge, c'est aussi écrit que la porte est reliée à une alarme. Rappel : je travaille dans un milieu qui sonne comme une bibliothèque. Argh.
6- Le café, au rez-de-chaussée, a fermé à 15h toute la semaine, à cause de "l'horaire des Fêtes". Euh. Du 5 au 9 janvier, les Fêtes sont FINIES... Et c'est hallucinant à quel point les employés de ce café sont démunis de courtoisie. C'est à peine s'ils n'arrêtent pas de discuter entre eux de leur vie privée quand t'essaies de payer le remplissage de ta tasse-thermos... Note à moi-même, en après-midi, je vais me mettre à l'eau et au thé... Parlant de café, celui que je fais dans ma nouvelle cafetière automatique est vraiment génial! Je l'adore!
7- Je me suis apporté des conserves maison au travail. Je n'avais pas réalisé à quel point ça pouvait être pratique au boulot, encore plus qu'à la maison! Mercredi soir, j'étais complètement lessivée après ma journée de fou, et je ne parvenais pas à me décider à quoi mettre dans mon lunch. Finalement, je me dis dit "bof, j'apporterai une conserve de chaque sorte, et je déciderai bien là-bas". J'ai quand même pris quelques légumes crus, une trempette aux pois chiches, une salade, des fruits et du yogourt maison. Mes pilons à l'orange étaient divins avec ça!
8- Me lever à 5h, c'est impossible. Mais 5h10, ça va... pour l'instant... Et vivement l'été pour ne pas avoir à mettre de manteau ni de bottes aux enfants...
J'ai déjà fini de travailler depuis une demi-heure... C'est déjà vendredi... Le temps passe vite!