Le blogue d'ND

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jeudi 22 janvier 2009

J'abdique

Je ne serai jamais une bonne femme au foyer. À chacun ses forces, mais l'organisation familiale ne fait pas partie des miennes.

Oh, je couds, je cuisine, j'élève bien mes enfants (enfin, je crois). Mais on a du mal à marcher dans mon salon, mes comptoirs de cuisine sont bordéliques, et c'est à peine si ma famille a assez de vêtements propres pour demain.

Pourtant, au bureau, je suis très organisée. Tous mes dossiers sont en ordre, je n'ai aucun mal à remplir mes rapports de projet, je n'oublie aucune réunion, aucune tâche, tout est à sa place... Comme quoi, je suis un peu - beaucoup - plus dans mon élément au travail qu'à la maison. Même si j'aime beaucoup plus mes enfants que mes textes.

Alors, j'abdique. J'accepte mon sort. Je suis une professionnelle, et j'assume. Je ne suis pas une mauvaise mère, ni une mauvaise personne, et je ne crois pas être une mauvaise conjointe non plus. Juste une mauvaise "reine du foyer". On ne peut pas être parfait!

Il ne reste plus qu'à voir si je peux me payer les services d'une femme de ménage en février, parce que c'est beau connaître ses limites, la poussière ne s'envolera pas toute seule!

Bon, alors je file chercher les petits chez la gardienne, pour manger le rôti de palette de bison à la bière que j'ai mis à la mijoteuse ce matin avant de partir pour le boulot, puis pour préparer mon costume pour le GNH de demain, et pour ensuite me sauver au dojo, revenir à la maison, prendre une douche, préparer mon dîner de demain, la valise des petits pour chez mes parents, et me coucher... Mais comment elles font, celles qui font tout ça ET qui ont une maison en ordre?!?

Le pouvoir des mots

"Maman, t'es belle."

La beauté, elle est dans les yeux de l'observateur. Mais quand l'observateur est une personne qui compte encore plus que notre propre vie pour nous, comment peut-on se trouver moche?

mercredi 21 janvier 2009

Évolution

Premièrement, bonne fête moyenne soeur! Profite bien de ta dernière année dans la vingtaine! :o)

Marilise a marché hier soir. Vraiment. Après son bain, en pyjama et pieds nus (comme d'habitude, les chaussettes ne restent pas en place). Je l'ai déposée par terre. Normalement, elle s'écrase quand je la dépose debout, elle a peur de tomber, alors elle s'assoit. Pas hier soir. Il faut dire qu'avant le bain, elle s'était amusée à se lever debout sans toucher quoi que ce soit, comme avant les fêtes. Parce qu'elle se levait en décembre, mais après une grosse grippe, elle a arrêté. C'est hier soir qu'elle a décidé qu'elle recommençait. Je l'ai déposée par terre, et elle a voulu attraper une boîte, un peu plus loin. Elle a fait un pas, s'est rendu compte qu'elle ne tombait pas, puis a avancé pour accrocher la boîte. Voilà! Mon bébé grandit tellement... Sa gardienne m'a dit qu'elle est la petite terreur des autres quand ils construisent des tours avec des blocs, parce qu'elle jette tout par terre, puis qu'elle trouve ça drôle et qu'elle tape des mains pour dire "bravo!". Alors quand elle se pointe, tous les enfants font "Ah non!!!! Au secours! C'est MARILIIIIIIIISE!" et elle, elle trouve ça encore plus drôle!

J'ai mesuré et pesé Estéban hier soir. 108 centimètres et 38 lb. Encore un peu et il aura un nouveau siège pour la voiture. À côté de sa soeur, il est un géant. C'est tellement beau les voir jouer ensemble, même s'ils ne sont pas au même niveau.

mardi 20 janvier 2009

Routine

Le retour au travail a été plus mouvementé que prévu. C'est la vie! J'ai eu d'autres problèmes avec ma voiture (elle n'aime ni la neige, ni le froid, je crois qu'elle s'était habituée à être en congé de maternité), et une série de facteurs au travail qui font que j'ai bien hâte en février (un projet qui est génial en théorie, mais qui, en pratique, fait patate dans mon service - mais ça finit le 30). J'ai pris plus de poids en deux semaines de travail devant l'ordinateur que pendant les Fêtes. En plus, j'ai insulté ma belle-soeur : elle était au mauvais endroit, au mauvais moment, et je lui suis tombée dessus parce que j'avais la mèche trop courte à ce moment-là. Comme je n'ai pas encore eu l'occasion de lui présenter des excuses en personne, je me sens encore horriblement mal.

Disons que je suis pas mal moins zen qu'il y a deux semaines.

Mais si je vois la vie du bon côté : Marilise a eu un an jeudi. Ma petite cocotte à six dents a un an, déjà. L'an dernier, à pareille date, j'allaitais une petite boule de bonheur pendant qu'un écureuil tombait dans notre cheminée. Awwwww.... Et puis, elle a fait un pas toute seule pour moi ce weekend. C'est évident que tout ce qui lui reste à faire, c'est de prendre suffisamment confiance en elle. C'est vraiment formidable de la voir jouer avec son grand frère, elle rit beaucoup. Elle fait le monstre aussi, ou le lion qui rugit, je n'en suis pas certaine... On sent ses synapses se former, elle expérimente avec les objets, les formes, les mouvements. Elle est tout simplement fascinante.

On doit déjà inscrire Estéban à la maternelle. Il aura cinq ans cet été... Ça passe tellement vite... Et puis, lui, il grandit comme pas possible. Ses pantalons sont tous, sans exception, trop courts. La moitié de ses t-shirts lui vont au nombril. Ce weekend, je devrais lui faire quelques vêtements, puis j'enverrai mes machines à la réparation pour qu'elles se fassent ajuster - elles en ont bien besoin.

L'aïkido a repris. Ça fait du bien. Il y a beaucoup de nouvelles têtes, c'est chouette! Chaque fois que je vois des nouveaux faire leurs premières roulades, j'ai un petit pincement au coeur, je me revois oublier d'accrocher mes orteils, rouler sur la mauvaise épaule, être complètement perdue. C'est fou à quel point on peut progresser sans s'en rendre compte. Puis, je vois les anciens faire des trucs que je trouve complètement dingue que j'ai du mal à imaginer reproduire... Disons que j'ai encore du chemin à faire, mais c'est pour ça que j'y suis toutes les semaines.

Et côté conserves : on est en plein coeur de l'hiver, et j'ai beaucoup plus de pots Mason vides que de pleins. C'est vraiment très commode. Au travail, j'ai un pot de chaque repas, et si je n'ai pas le temps de me cuisiner un lunch, je n'ai pas à sortir du bureau pour aller me faire servir par les "airs bêtes " du rez-de-chaussée pour manger. Mais je devrais faire de la sauce à spaghetti bientôt, il ne m'en reste plus que deux pots.

Et puis, la rôliste en moi est contente, il y aura un GNH ce vendredi! On a un blogue pour notre village maintenant (moi, c'est Éclipse que je joue...)

Voilà pour les nouvelles en vrac... maintenant, fini la pause, de retour au boulot!

mercredi 14 janvier 2009

Chacun ses limites

Cette année, je me suis acheté un nouveau manteau et de nouvelles bottes. Contrairement à mon habitude, j'ai préféré investir dans le look plutôt que dans la chaleur. Résultat : j'adore mon manteau et mes bottes. Le col de mon manteau peut être porté style veston, mais je peux aussi remonter le tout pour donner un look un peu plus militaire (et plus chaud dans le cou). Mes bottes de faux suède noir montent presque jusqu'aux genoux ont une semelle robuste un tout petit peu élevée au talon, assez pour faire une belle jambe, mais pas assez pour que ça ait une incidence sur la mobilité, ni sur le confort. Au fond, c'est pour faire la route entre la voiture et la porte, soit du travail, de la maison, de la gardienne ou du dojo... parfois du supermarché ou d'une boutique.

Ce matin, il fait presque moins quarante avec le vent. En Outaouais, quand il fait froid, il fait frette, on le sent jusqu'aux os tant l'air est humide.

Et pourtant... pourtant... j'ai vu une femme qui a investi dans le look, mais qui n'a pas fait les compromis que moi, j'ai faits. Elle était à pied. Avec des bottes et un manteau, bien entendu. Ses bottes avaient des talons aiguilles (ou presque) de plus de 4 pouces. Son manteau de lainage beige n'était pas conçu pour moins quarante. Ok, le mien non plus... mais quand même, moi, je ne marche que quelques mètres, en quelques secondes, je suis dans la voiture, et en moins d'une minute, je sors de la voiture et j'entre au bureau. Je sais qu'il faut souffrir pour être belle, mais elle a vraiment poussé ses limites... Oh, elle était belle, la madame aux talons...

Peut-être qu'elle n'a pas les mêmes limites que moi... Je me souviens très clairement de l'hiver passé en Allemagne. À moins sept, la mère de ma famille au pair refusait que ses filles aillent jouer dehors « parce qu'il faisait vraiment trop froid » et que la température était « inhumaine ». Moins sept. Pas humide du tout. Et ses filles avaient de bons manteaux, probablement faits en Chine, en Inde ou au Bangladesh, comme nos vêtements d'hiver canadien. Chacun ses limites.

Mais des talons aiguilles dans la neige à moins quarante, ça, je ne le ferais jamais!

mardi 13 janvier 2009

Premiers pas...

Marilise aura un an ce jeudi...

Ce soir, elle a fait trois pas toute seule. Pour aller voir son papa.

Trois petits pas toute seule. De son propre chef. Parce que Marilise, elle fait les choses qu'elle veut faire, si on le lui demande, elle rit de nous. Et je n'exagère pas.

Trois petits pas...

Je suis heureuse.

En passant

Ce matin, je me suis posé la question que je me posais très souvent au bureau...

Quand il y a deux personnes dans l'ascenseur, au sous-sol, et qu'une personne appuie sur le bouton du 11e étage... pis que l'autre appuie sur celui du rez-de-chaussée... Elle ne se sent pas un peu toute croche?

Oh, il y a plein d'excellentes raisons de monter d'un seul étage en ascenseur. Problèmes de santé, genoux finis ou objets lourds à traîner, par exemple. Mais quand même, je suis mal à l'aise quand mon panier d'épicerie bloque l'allée des produits équitables plus d'une minute, alors je me dis qu'on doit quand même avoir un petit pincement, non? Et c'est là que ceux qui le font simplement par habitude se disent qu'ils auraient dû prendre l'escalier... Comme la fois où je suis montée du sous-sol avec l'ascenseur par habitude, et je me suis rendue compte que je devais passer au rez-de-chaussée avant de monter au 11e...

samedi 10 janvier 2009

Comme un pied

Cet après-midi. On se prépare pour aller souper chez mon beau-père. Comme d'habitude, Estéban et Marilise ne sont pas chaussés. J'ignore pourquoi mes enfants détestent autant garder des chaussettes aux pieds. Ils sont simplement comme ça.

Donc, on se prépare. Je suis à emballer le dessert à la cuisine. Estéban débarque devant moi, le sourire fendu jusqu'aux oreilles, incapable de parler parce qu'il retient un fou-rire. Mon mec arrive derrière lui, un peu trop souriant pour ne pas être louche.

Mon mec : Maman, regarde Estéban!

Moi (vraaaaaiment pas sûre de ce qu'ils mijotent) : Euh.. ouain?

Estéban : ghihihihihi!

Mon mec : Regarde ses pieds...

Estéban : GHIHIGHGHIHIHIHI!

Moi : Euh... Hey! Ce sont mes bas, ça!

Mon mec : Ouaip, pis ils lui vont presque comme un gant! Haha! Ti boutte!

Estéban : Moi, j'suis bientôt plus grand de toi!

Ouch. J'aimerais bien qu'il attende au moins d'être rendu au secondaire avant de me dépasser. Quand même...

vendredi 9 janvier 2009

Retour au travail (bilan de la semaine)

Je suis crevée. Mais c'est une saine fatigue.

1- Mes collègues sont fantastiques. Plusieurs vivent des temps difficiles dans leur vie personnelle, malheureusement, mais heureusement, il y a une belle complicité dans l'équipe, malgré tout. Et puis, je travaille dans un milieu majoritairement féminin : comme les compliments sont gratuits, il y en a distribution quotidienne - une distribution toujours méritée. « T'as l'air en forme! » « J'adore ton pendentif! » « Où tu as pris ton pantalon? Il te fait vraiment bien! » « Je suis contente que tu sois revenue, c'est un rayon de soleil qui revient! » (et je n'invente rien!). Ça potine, mais ce n'est jamais bien méchant.

2- Je suis située dans un endroit beaucoup plus bruyant qu'en 2007 et je dois travailler avec des bouchons dans les oreilles (ouaip, au sens propre du terme, des trucs orange fluo). Bien entendu, c'est beaucoup mieux qu'à la maison, mais à la maison, je ne traduis pas. Pour mettre en contexte : le niveau de bruit, au travail, devrait généralement équivaloir au niveau de bruit que l'on retrouve dans une bibliothèque. C'est assez silencieux. La plupart de mes voisins respectent ça, mais j'ai une voisine, qui fait partie d'un autre service complètement, qui n'est pas traductrice, elle est agent d'appui, ou un truc du genre. Ce qui fait que beaucoup de gens viennent lui parler, et longtemps. Ça, et la nouvelle porte qui ouvre et ferme bruyamment tout le temps (j'y reviendrai), et ceux qui passent en jasant pour aller prendre un café ou pour aller dîner... Mais avec des bouchons, qui sont très confortables, ça va très bien. Sauf que, bon, les bouchons, il faut les enlever quand on mange... Surtout quand on grignote des légumes crus!

3- J'avais oublié à quel point je déteste les toilettes et les éviers automatiques. Tout à l'heure, la chasse s'est tirée alors que je venais juste de m'assoir... J'HAÏS ÇA! Et puis au lavabo, ça marche ne marche pas tout le temps, et quand ça marche, ben c'est long... parfois, ça n'arrête jamais de couler. Argh.

4- Est-ce que j'ai dit que j'ai obtenu ma place de stationnement? J'ai une place de stationnement!!!! woohoo!!!!

5- L'anecdote de la porte. Mon mec en rit encore. Bon, comme c'est mon blogue, je vais quand même mettre du contexte, question de ne pas paraître trop épaisse... Pendant mon absence, « ils » ont fait installer de nouvelles portes. Il faut un laissez-passer pour entrer dans l'immeuble. Puis, on monte l'escalier ou on prend l'ascenseur, et on se retrouve dans le corridor des toilettes. Dans ce corridor, outre les portes pour les escaliers, les toilettes et l'ascenseur, il y a trois portes qui donnent accès à l'aire ouverte de travail. L'une de ses portes donne sur l'ascenseur, l'une sur la porte des toilettes des hommes et l'autre, sur la porte des toilettes des femmes. Mon poste de travail est à quelques pas de la porte donnant sur les toilettes des femmes, génial, hein? Sauf que durant mon congé de maternité, cette porte, ainsi que celle donnant sur les toilettes des hommes, a été condamnée. On peut toujours l'ouvrir, en cas d'urgence. Elle n'est pas verrouillée. Dessus, il y a un gros signe octogonal où il est écrit blanc sur rouge de ne pas passer par là. Et puis ils ont mis deux nouvelles portes, de l'autre côté des portes qui donnent sur l'ascenseur... je ne sais pas si vous voyez : pour avoir accès à l'aire de travail, il faut passer par deux portes, chacune doit être déverrouillée par le laissez-passer magnétique (donc, si une personne réussit à passer une porte, elle passera la deuxième aussi, non?) Moi, je suis habituée de passer par la porte maintenant condamnée pour aller aux toilettes. Je vois difficilement pourquoi ne pas passer par là, c'est DIRECTEMENT en face des toilettes. Et puis, comme je travaille assise, c'est trop facile d'attendre la dernière minute pour vider ma vessie, donc quand j'y vais, c'est parce que ça presse. Donc, lundi, qui a ouvert la porte interdite? Ben oui. Ce que je n'avais pas remarqué, c'est que, gros comme moi, en blanc sur rouge, c'est aussi écrit que la porte est reliée à une alarme. Rappel : je travaille dans un milieu qui sonne comme une bibliothèque. Argh.

6- Le café, au rez-de-chaussée, a fermé à 15h toute la semaine, à cause de "l'horaire des Fêtes". Euh. Du 5 au 9 janvier, les Fêtes sont FINIES... Et c'est hallucinant à quel point les employés de ce café sont démunis de courtoisie. C'est à peine s'ils n'arrêtent pas de discuter entre eux de leur vie privée quand t'essaies de payer le remplissage de ta tasse-thermos... Note à moi-même, en après-midi, je vais me mettre à l'eau et au thé... Parlant de café, celui que je fais dans ma nouvelle cafetière automatique est vraiment génial! Je l'adore!

7- Je me suis apporté des conserves maison au travail. Je n'avais pas réalisé à quel point ça pouvait être pratique au boulot, encore plus qu'à la maison! Mercredi soir, j'étais complètement lessivée après ma journée de fou, et je ne parvenais pas à me décider à quoi mettre dans mon lunch. Finalement, je me dis dit "bof, j'apporterai une conserve de chaque sorte, et je déciderai bien là-bas". J'ai quand même pris quelques légumes crus, une trempette aux pois chiches, une salade, des fruits et du yogourt maison. Mes pilons à l'orange étaient divins avec ça!

8- Me lever à 5h, c'est impossible. Mais 5h10, ça va... pour l'instant... Et vivement l'été pour ne pas avoir à mettre de manteau ni de bottes aux enfants...

J'ai déjà fini de travailler depuis une demi-heure... C'est déjà vendredi... Le temps passe vite!

jeudi 8 janvier 2009

Retour au travail

Si je néglige le blogue dernièrement, ce n'est pas du tout par manque d'inspiration, mais par manque de temps...

J'ai passé un superbe temps des Fêtes, mais j'y reviendrai (peut-être) plus tard.

J'ai pris ma première cuite en quatre ans le 30 décembre, et ça m'a fait du bien. Je suis bonne pour attendre encore 4 ans... je n'ai plus 20 ans, là! Mais bon, je m'en suis très bien remise, pas de nausée, pas de mal de tête, un bon temps entre amis et je me souviens de chaque minute.

Lundi, retour au travail. Je n'ai pas le même bureau, pas la même chaise, pas le même ordinateur, pas le même téléphone, mais c'est quand même comme si je n'étais jamais partie. Mes collègues sont formidables, et j'aime mon travail. Que pourrais-je demander de mieux? Un peu moins de neige et ma place de stationnement, peut-être... et après, c'est tout, je ne demande plus rien, promis!

J'ai tout de suite été remise au travail, une petite demi-journée pour réapprivoiser les logiciels, et hop, un projet important sur la mémoire de traduction. Mais ces programmes, je les connaissais bien avant de partir, et c'est comme faire de la bicyclette. Sauf que, bon, je doute de moi, bien entendu. Est-ce qu'on peut « réussir un programme » comme on « réussit un examen »? Est-ce que je peux écrire ceci au lieu de cela? Mais c'est normal. Monsieur Robert, madame Multi et l'ange Antidote veillent sur moi... et puis je suis révisée, au moins!

La routine? Quelle routine? J'essaie de me coucher tôt depuis 3 jours, et j'en suis incapable. Hier, je croyais pouvoir être au lit à 20 h 30. Mais le destin a voulu que, même si je suis partie tôt du boulot pour arriver tôt chez moi, la neige m'a empêché de passer... Remorqueuse, nouveaux pneus d'hiver, souper au resto (ça faisait longtemps!), va chercher les p'tits à Buckingham (merci beaucoup, Maman!), à la maison vers 22 h. Préparer les lunchs, coma dodo à 23h. La radio s'est allumée à 5 h 10. Brutal. Estéban ne m'a pas trouvée très drôle ce matin. « Maman, c'est encore la nuit, je veux rester dormir dans mon lit toute la journée, bon! » Pauvre petit. Ce soir, je me couche 5 minutes après lui. Promis.

L'hiver, c'est juste chouette quand on n'a pas besoin de conduire. Je reviendrai sur le tour de remorqueuse, le remorqueur était tout un numéro aussi...

Mais malgré tout ça, je vais vraiment bien. C'est étrange, je me sens complète. C'est comme si la dernière pièce d'un puzzle venait de se mettre en place dans ma tête. Ma vie de maman-couturière-canneuse, je l'aime beaucoup, mais ma vie professionnelle est importante pour moi. Probablement parce que, dans mon cas, ce n'est pas un simple boulot. Dans mon cas, c'est moi. Je me sens à ma place et j'aime ça. Peut-être que je dégonflerai dans 3 mois, mais pour l'instant, je flotte malgré les intempéries.

Mais pour l'instant, j'ai du travail, et la caféine commence à faire effet, je crois que je ne m'endormirai pas au clavier...