Le blogue d'ND

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lundi 27 avril 2009

Toute une semaine!

À peine remise de mon ulcère, j'ai l'impression d'avoir été aspirée dans un tourbillon d'activités toutes plus intéressantes les unes que les autres. Résultat : je suis pleine d'énergie, mais je suis aussi très occupée...

Boulot

Je suis maintenant officiellement urgentologue. Pas mal, pour une traductrice, non? Bon, ok, je suis loin des hôpitaux.

Quand un client demande un texte trop long pour un délai trop court, on facture le tarif d'urgence. La traduction est plus chère, plus rapide, et elle doit être de bonne qualité malgré le délai serré. Notre principal client en a beaucoup, des urgences de ce type, si bien que quelques traducteurs ne font pratiquement que des urgences. On les a gentiment appelés « urgentologues ».

Moi, j'aime ces conditions. Pour différentes raisons, c'est même l'idéal, dans mon cas. C'est une très bonne nouvelle, même si j'entrevois que l'été sera dur. Et que le temps que je passe devant mes écrans est très intense, ce qui fait que je suis beaucoup moins présente sur le Web.

Aïkido

Wow. Stage d'aïkido samedi dernier, au Collège de l'Outaouais. J'en ai appris sur les blessures. Par exemple, les gens qui se blessent le plus gravement sont, d'abord, les gens qui sont inactifs, puis, ceux qui ne s'entraînent pas avec régularité, et ensuite, ceux qui sont trop fatigués pour être concentrés. Lorsque l'on se blesse, il faut éviter d'avoir l'attitude « tout ou rien » — si on ignore la douleur, on risque d'empirer les choses, mais si on cesse toute activité pour éviter d'avoir mal, on risque aussi de fragiliser notre corps. L'idéal, c'est de continuer l'entraînement, avec de nouvelles limites...

Ensuite, environ deux heures de swari waza. Il s'agit de techniques que l'on fait à genoux : on se déplace sur nos genoux, on attaque sur nos genoux, on utilise nos genoux comme levier, comme soutien... J'en ai des brûlures de tapis sur les deux genoux. Ça fait mal, mais ça fait du bien. La douleur est inévitable, mais je n'en souffre pas pour autant.

J'ai juste un peu peur de ce qu'on fera ce soir... Je crois que je vais remettre de la crème antiseptique et refaire mes pansements, question de ne pas trop grincer des dents...

J'aime beaucoup les stages. Ça me fait toujours un peu peur, parce que je ne sais pas où j'aurai mal après, mais c'est toujours énormément enrichissant. Surtout qu'il y a toujours tout plein de gens avec qui je n'ai jamais pratiqué : on ne sait absolument pas à quoi s'attendre!

Famille

Toute la famille semble rétablie (touche du bois). Nous avons survécu aux vents violents de samedi, puis à la panne de plus de 24 heures qui a suivi. L'électricité a été rétablie vers 20 h hier soir. Le plus étonnant, c'est que ça a à peine dérangé. En fait, le plus embêtant, c'est que notre pompe à eau fonctionne à l'électricité : nous n'avons pas d'eau courante sans électricité. Sinon, on avait des conserves maison en masse, deux brûleurs de camping, le BBQ, des chandelles, un bloc d'alimentation d'urgence... Marilise ne s'est rendu compte de rien, et Estéban était aux oiseaux : il a vu plus de camions de pompiers et de voitures de police avec les gyrophares allumés en une soirée que dans tout le reste de sa vie, puis il a assez de matériel pour alimenter des monologues pour trois semaines. Minimum.

Samedi matin, j'ai joué dehors avec les petits, et j'ai pu prendre de superbes photos — je mettrai le blogue des enfants à jour bientôt... quand j'aurai quelques minutes pour souffler!

Jeux de rôles

Premier vrai GN de l'année dans 3 weekends. Déjà! J'ai une tonne de couture à faire, des détails à peaufiner et tout, mais j'ai quand même très hâte de ressortir Éclipse.

En attendant, jeudi dernier, je me suis rendue dans la classe de 6e année de ma copine Michèle pour un mini-GN qu'elle a organisé avec ses élèves. Comme d'habitude, c'était bien, et les élèves ont eu beaucoup de plaisir. Moi aussi, d'ailleurs! J'ai joué une méchante. Chaque fois que je joue une méchante, je me rappelle à quel point j'aime ça. Pourtant, il paraît qu'en général, j'suis gentille... enfin, c'est ce qu'on m'a dit...

Ouaip, c'est moi. Pas évident à voir quand tout est sombre comme ça. En plus, mes yeux noirs sont recouverts de verres de contacts bleus, mes cheveux bruns sont peinturés en blanc, ma peau pâle est maquillée en noir et ma robe (qu'on peut aussi voir ici) est aussi très foncée. Disons que c'était vraiment drôle de faire sursauter tout le monde en sortant des coins sombres!

Sur ce, une nouvelle urgence vient de rentrer...

mercredi 15 avril 2009

Les astronautes

"Maman? Il est quelle heure?"

"Il est 6 h 10"

"Oh! Ils vont arriver bientôt!"

"Qui ça?"

"Mes amis astronautes invisibles! Ils vont arriver dans cinq minutes!"

"Vraiment?"

"Oui, leur vaisseau invisible va se stationner sur le gazon en avant de la maison. Tu peux dire à papa de ne pas se stationner sur le gazon?"

"Euh... ok..."

"Mes amis astronautes invisibles et moi, on va jouer au MacDonald's dans ma chambre. Mais Marilise peut jouer avec nous. Hey, maman, il est quelle heure?"

"Ça fait cinq minutes..."

"Chut! Ah oui, ils arrivent!"

Estéban se met à courir à la porte, l'ouvre, et discute avec ses amis invisibles.

"Maman, ils doivent replacer la navette. Mais ils vont revenir dans quelques minutes."

Ouvre la porte encore, discute.

"Maman, on s'en va jouer dans ma chambre! À tantôt!"

Suivi de plein de blabla très cohérent que je ne répéterai pas. Quand même.

Est-ce que j'avais autant d'imagination à son âge? Hmmmmm...

lundi 13 avril 2009

Effets secondaires

Les médicaments que je dois prendre pour traiter mon ulcère commencent à faire effet... Mais ils semblent avoir plus d'effets secondaires que d'effets sur l'ulcère comme tel!

On aurait dû lire, sur les mises en garde fournies par le pharmacien : Attention! Ce médicament vous transforme en gros tas.

Sérieux, j'ai le ventre aussi gonflé que quand j'étais enceinte de trois mois... au moins, aucun effet sur la poitrine : ce serait bien le boutte. J'ai une bédaine de bière sans pouvoir boire une goutte d'alcool!

Mais ce n'est pas tout. C'est gonflé parce que, j'en suis certaine, ça fermente!!! Hier, en revenant de Montréal, j'ai roté tout le long. Plus le temps d'arrêter pour souper, plus le temps de me coucher... Près de quatre heures de rotage intensif. Un vrai gros colon qui vient de se gaver de roteux à une partie de baseball...

Quand je suis sortie de la voiture, ce n'était plus juste par en haut que ça fermentait. Ça pétait aussi. Vraiment dégueux.

J'avais l'impression de m'être transformée en Homer Simpson. J'avais même le rire épais après une heure : mieux vaut en rire qu'en pleurer...

J'espère que ça va se tasser, ou que mon pharmacien pourra me conseiller quelque chose contre ça, parce que là, je vais vraiment avoir du mal à travailler demain!

samedi 11 avril 2009

Histoire de mémères

J'ai passé une heure trente à l'urgence de Wakefield jeudi. Finalement, j'aurais ce qui ressemble beaucoup à un ulcère d'estomac. Une pilule par jour pour 21 jours. Et des antiacides, le temps que ça fasse effet. Joie. Au moins, le pire de la crise est passé. Et je vais devoir réévaluer mon alimentation. Yé. Fini les 20 oz de café...

Mais pour en revenir à l'urgence. L'hôpital de Wakefield est vraiment bien. C'est joli, le paysage est charmant. Un peu plus loin que Gatineau, pour moi, mais ça vaut la peine de faire la route pour être traité dans un contexte plus détendu et, surtout, plus rapide que dans les autres hôpitaux de la région.

Mais surtout, surtout, il y a les commères. Elles sont vraiment l'attrait principal de cet hôpital. Gentilles comme tout. Elles savent si on est de Wakefield ou si on ne l'est pas. L'une (parfaite inconnue) m'a même déjà dit mon nom de famille avant que j'ouvre la bouche. Elle venait de Buckingham. Duh. « T'es rendue à Wakefield?» « Non, Val-des-Monts... mais c'est presque aussi rapide de se rendre ici qu'à Gatineau, et puis on oublie Hull...»

Bref, j'étais assise sur une chaise du corridor à attendre le triage et à faire des sudokus (ben quoi?) et il y avait un groupe de commères à quelques chaises de moi. Des femmes du coin. L'une accompagnait une vieille dame en fauteuil roulant, l'autre attendait des résultats d'examen et la troisième attendait de passer au triage, elle aussi. Celle-là parlait. Impossible de ne pas l'entendre. Un véritable monologue. À maintes reprises, j'ai forcé mes yeux à rester sur mon sudoku... ce n’est pas possible de dire autant de détails qui n'intéressent personne. En plus, quand t'as mal à l'estomac, t'as pas envie d'entendre parler de certains détails intimes de purs étrangers, mettons.

« Faudrait que je t'amène ma tante. Depuis qu'ils ont changé ses médicaments, c'est pu la même femme. Elle est rendue fine fine fine! On peut l'amener magasiner chez Sears, on peut la sortir dehors, elle est vraiment fine! Elle, c'est son mari qui va mourir avant elle, il s'en occupe tellement bien. Tsé, j'ai eu un bon mari, mais j'pense pas qu'il m'aurait changé de couches. L'autre fois, ben une des femmes dont j'm'occupe a fait un gros dégât, et y'a fallu que je nettoie tout, ben je l'ai conté à ma fille et elle m'a dit que si jamais j'me mettais à chier partout, elle m'a dit qu'elle me placerait. J'la blâme pas! Pis y'a une femme...»

Et j'arrête là, parce qu'après, c'est bien pire.

Et puis, finalement, une infirmière l'a appelée au triage. Les deux autres femmes se sont regardées.

« C'est qui, elle? »

« Euh... ben... c'est la femme d'Eugène Laporte (nom fictif, bien sûr). »

« Quoi? Impossible, sa femme est morte. »

« T'es sûre? »

« Ben... oui... messemble... oui, elle est morte l'année passée. »

« D'abord, j'sais pas c'est qui. »

« C'est pas la fille à Adrien Lebeau (nom fictif)? »

« Non, c'est pas elle... »

« Ah bon. J'sais pas c'est qui non plus, d'abord. »

... Je ne sais pas si c'est drôle ou si c'est triste...

dimanche 5 avril 2009

31 ans

Aujourd'hui, j'ai 31 ans.

Hier soir, un copain me disait qu'il la trouvait dure, la trentaine.

"Ah bon? Pas moi. En fait, je la trouve pas mal mieux que la fin de la vingtaine."

"Comment ça?"

"Vers la fin de la vingtaine, j'ai une tonne de responsabilités qui me sont arrivées. À 25 ans, j'ai obtenu mon bac et j'ai commencé une carrière. À 26 ans, j'ai eu Estéban, une hypothèque et ma première voiture "à moi". Juste quand je commençais à m'y faire, j'ai fait une fausse-couche. Puis, j'ai eu Marilise. À 30 ans, ben j'avais fait la transition vers les responsabilités d'adultes, et je me suis rendue compte que j'aime ça."

"C'est pas bête."

"Ça dépend toujours des gens, mais il faut dire aussi qu'on dirait que tout est fait pour les gens au début de la trentaine. Juste à la télé et au cinéma : on est partout! Au travail, j'ai vraiment beaucoup de collègues de mon âge. Dans ma situation. Pis je trouve que j'ai une belle vie. Ouaip, la trentaine, j'aime bien."

Ouais, bon, mon mec s'est barré le dos et moi, je suis revenue aux petites heures du matin et je trouve le réveil difficile, mais même si tout n'est pas parfait, la vie est quand même belle!

mercredi 1 avril 2009

Boycottons le poisson d'avril!

Je déteste le premier avril. C'est le jour le plus stupide de l'année. Je le boycotte. Je refuse d'être un premier avril. C'est mignon quand ce sont les enfants qui découpent des poissons en papier et qui les collent dans le dos des autres, mais ça s'arrête là. Le reste, ce n'est pas drôle. Pas du tout. C'est malsain.

Mais je ne m'éterniserai pas là-dessus. Je suis mal en point ce matin, j'ai eu du mal à dormir : les allergies. J'ai les sinus bloqués, et les poumons congestionnés. Maudit premier avril de merde.

Au moins, ça a l'avantage que je suis incapable de sentir les crottes dégelées des chiens-pas-attachés-qui-chient-sur-mon-terrain-à-longueur-de-journée. C'est déjà ça.

Je sens que je vais être d'une humeur massacrante aujourd'hui...