Le blogue d'ND

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jeudi 24 septembre 2009

Femme de politicien

Pour ceux qui ne le savaient pas déjà, mon mec s'est inscrit lundi comme candidat officiel aux élections municipales dans notre district.

Ça y est, c'est officiel, mon mec se lance en politique municipale!

Aux dernières nouvelles, il n'avait pas encore d'opposition officielle. Mais ça devrait venir, il y a des rumeurs qui circulent...

Je crois qu'il est taillé sur mesure pour le poste. Il travaille dans le milieu communautaire du coin depuis plus de sept ans. Il connaît notre municipalité, notre district, les réalités auxquelles les citoyens sont confrontés. Il est à la fois patient mais ferme, il sait écouter aussi bien que se faire comprendre, et il a ce don de pouvoir garder une vue d'ensemble tout en traitant un problème à la fois. Surtout : il a cette facilité à ne jamais perdre son sang froid, sans pour autant prendre la situation à la légère.

Sérieux, même si ce n'était pas mon mec, je voterais pour lui.

Les prochains mois seront très occupés dans notre petite tribu!

mardi 22 septembre 2009

Adaptation de recettes

J'ai fait des litres de salsa verde aux tomatillos, cette année. Parce que moins, ça ne dure pas trois mois avec mon mec qui en raffole... à moins que je les cache... et encore... Bon, tout ça pour dire qu'un soir, j'avais des tomatillos à transformer, mais pas le temps de faire toute la recette de salsa et de stériliser mes pots, alors j'ai tout réduit en purée et j'ai mis dans des pots au frigo, parce que ça prend moins de place comme ça. Quelques jours plus tard, j'ai fait la salsa, mais un des pots de purée est passé sous mon radar.

Il y a un bout de temps que je veux faire des muffins. Et l'année dernière, j'ai fait un pain/gâteau au tomatillos que j'avais adoré... pourquoi pas des muffins aux tomatillos? Le hic, ben c'est que je dois les faire sans gluten. Et que je n'ai jamais fait de muffin complètement sans gluten. Quelle consistance ça doit avoir pour que ça ne donne pas de la roche bonne pour la poubelle?

Donc, au lieu de m'en tenir à une recette sans gluten éprouvée, j'ai... expérimenté. Ouaip...

J'ai commencé par chercher une recette de muffin aux tomatillos à adapter. Nope. Pas trouvé. Pas cherché plus de cinq minutes, à la place, j'ai pris une recette de muffin aux courgettes. J'ai substitué la tasse de courgettes râpées par une tasse de purée de tomatillos. J'ai substitué le lait pour du lait d'amandes. J'ai mis de l'huile d'olive comme corps gras (je n'avais plus d'huile de canola..) puis j'ai substitué les deux tasses de farine pour une tasse et demie de mélange de farine tout usage sans gluten (la marque ElPeto - ça contient de l'amidon de maïs, de la farine de riz blanc et de la gomme de guar... la prochaine fois, je me ferai un mélange plus local et plus complet... mais je voulais voir la consistance. Sur le paquet, on indique que 3/4 de tasse de farine sans gluten équivaut à une tasse de farine de blé dans les recettes...)

Ben bâtard, c'est bon!

Côté texture, c'est surprenant. Beaucoup plus humide que je ne le croyais. Côté goût : on ne dirait pas que ça ne contient pas de blé. Les tomatillos sont discrets aussi, et ce n'est vraiment pas très sucré, ce qui fait que la prochaine fois, j'ajouterai des raisins secs, ou encore des morceaux de pomme séchés qui viennent de sortir de mon déshydrateur...

Mais pour une première expérience, j'aime!

Sans gluten - bilan de la première semaine

Sans vouloir crier victoire trop rapidement, je crois, sous toute réserve, que j'ai trouvé le coupable de mon calvaire.

Premièrement, je tiens à préciser que je ne conseille à personne d'éliminer un aliment de son alimentation, à moins que ce soit pour des raisons médicales - allergies, intolérances, diabète, hypertension, etc. On est assez chanceux d'avoir une multitude d'aliments à portée de la main (et du portefeuille), alors mieux vaut en profiter. La clé de la santé, c'est la diversité.

Mais après avoir lu pas mal sur la question, j'ai tenté le coup. Il y a une semaine que je ne mange plus d'aliments à base de gluten (mais que j'en prends qui en contiennent des traces, quand même.)

Mes mains et mes pieds sont presque complètement cicatrisés.

Les crises sont beaucoup moins fréquentes, beaucoup plus courtes et font pas mal moins de dommage qu'il y a une semaine.

Je n'ai plus besoin de mettre de cortisone trois fois par jour, une fois, avant de dormir, suffit.

La crème dermatologique à la glycérine et à la vitamine E hydrate ma peau pendant plus de trois heures (comparativement à 5-10 minutes, il y a deux semaines)

J'ai perdu un kilo. (AVERTISSEMENT : ce n'est pas une raison pour éliminer quelque chose de son alimentation. Si je perds du poids, c'est que je mange moins parce que je dois éviter toutes les cochonneries qui contiennent de la farine de blé - résultat, la seule raison qui m'empêche de me vautrer dans une orgie de pain et de pâtisseries, c'est que j'ai peur de subir les répercussions dermatologiques. Mais s'il n'y a pas de lien entre le gluten et ma qualité de vie, soyez assurés que je finirais un gâteau au chocolat à moi toute seule en ce moment même — éliminer un aliment du régime ne fait qu'encourager les excès. C'est comme les carottes, si ce n'était pas du fait qu'une seule bouchée m'encourage à me gratter le gosier à la laine d'acier, soyez assurés que j'en boufferais des tonnes en ce moment même).

J'ai pas mal plus de gaz (mais c'est mieux maintenant que la semaine passée... et les trucs cuisinés au déshydrateur ne doivent pas aider sur ce plan!).

Je ne suis plus fatiguée après les repas. Vous savez, la sensation de lourdeur après avoir mangé? La fatigue qui fait en sorte qu'on a du mal à ce concentrer? Il y a une semaine que je ne l'ai pas ressentie. J'ai le cerveau hyperactif, à compter de ma deuxième gorgée de café le matin jusqu'à 22 h 30 le soir... à moins de passer la journée à cuisiner des pommes ou à me moucher...

Et c'est fichtrement difficile de bouffer avec des amis, au resto. Pas de pizza, pas de pâtes « normales », pas de pain... Mais bon, je peux toujours prendre du poisson ou de la viande, avec du riz et des légumes, ou proposer des restos asiatiques...

Bon, c'est bien beau, savoir ce qu'on ne peut pas manger (le blé, l'orge, le seigle et le kamut, ainsi que leurs dérivés)... mais qu'est-ce qu'on PEUT manger?

Les fruits, les légumes et la viande sont sans gluten (mais attention aux produits transformés, comme les saucisses, ou tout ce qui contient un épaississant...) Du côté des grains et des céréales, le riz, le quinoa, la faine de maïs, de pommes de terres, de tapioca... il y a le sarrasin et l'avoine aussi, mais il faut faire très attention et chercher la mention « sans gluten », parce que ces céréales sont souvent contaminées, ou dans le cas du sarrasin, carrément mélangées au blé.

Il existe des produits sans gluten qui imitent les produits normalement faits avec du blé (comme le pain, les muffins, les pâtes). Mais c'est relativement cher, à la longue. J'ai quand même acheté différentes farines sans gluten pour expérimenter (mais avec les pommes à transformer, je n'ai ouvert que la farine de sarrasin... que je cuisinais déjà avant mon régime sans gluten). J'ai essayé des pâtes de maïs, c'était bon pour un produit « commercial ». Mais mon expérience de pâtes maison avec de la farine de riz a fait patate : pas assez élastique... je me reprendrai plus tard en y ajoutant de la fécule...

Le matin :

Galette de sarrasin (mélange de farine de sarrasin sans gluten et d'eau, sauté dans un peu d'huile de canola), pommes en dés, zappées au micro-ondes avec du sirop d'érable, et yogourt de soja, avec un bon café équitable.

ou encore

Granola fait maison (avoine sans gluten, ou flocons de quinoa, graines de lin, fruits séchés comme des dates, des pommes, des raisins, tout ça nappé de miel et passé une nuit au déshydrateur) dans du yogourt nature (de vache ou de soja, selon si on coupe les produits laitiers aussi ou non - mais attention, si on ne fait pas soi-même son yogourt, il peut aussi contenir des traces de gluten), et bon café équitable.

ou bien

Muffin maison sans gluten (le Web est rempli de recettes à base de farine de riz, de maïs, de tapioca... il faut plusieurs types de faine pour compenser l'effet manquant du gluten, qui donne de l'élasticité à la pâte et lui permet de lever), confiture maison, fruit et café équitable.

Le midi :

Courge spaghetti avec sauce à la viande maison, fruit et yogourt de soja

ou encore

Salade de légumes en saison avec du poulet cuit en morceaux, puis refroidit et vinaigrette maison (un c. à table d'huile d'olive et une c. à table de sauce soja, par exemple), croustade aux pommes faite avec des flocons d'avoine sans gluten ou des flocons de quinoa, et boisson de soja enrichie de calcium et de vitamine D / verre de lait.

Le soir :

Filet de saumon aux fines herbes sur lit de riz, avec légumes sautés, puis sorbet aux fruits pour dessert.

ou encore

Steak, champignons sautés avec une gousse d'ail écrasée dans un peu d'huile de canola, petite salade de légumes en saison et riz, pain aux fruits sans gluten pour dessert.

ou bien

Des sushis!

lundi 21 septembre 2009

Mission pommes

3 boisseaux et quart de Cortland et de Macintosh (plus 1 et quart qui sont restés intransformés...)

13 caisses de pots Mason

12 heures de travail, presque sans répit...

... Fallait être dingue pour faire ça, hein? Ben on l'a fait quand même! On a eu 68 litres de produit fini, soit : 42 litres de compote, 6 litres de ketchup aux pommes, près de 6 litres de beurre de pommes, 5 litres de confiture pomme-érable, 9 litres de quartiers de pommes en conserve maison... Tout ça, pour un peu plus de 230 $, prix des pots Mason compris. Si on ne compte pas nos heures, ça fait environ 3,40 $ du litre. Ça peut sembler énorme, mais si on regarde combien ça aurait coûté pour les mêmes produits déjà tout fait à l'autre bout du monde... Rassurez-vous, je ne garde pas tout ça, on s'est séparé le butin (et les frais) équitablement à la fin de la soirée!

Bon, il nous est resté pas mal de pommes aussi, j'en fais sécher des quartiers au déshydrateur tranquillement, pendant la nuit... Et je pense que je ferai plus de confiture (pas encore décidé si ce sera du beurre de pommes, pomme-érable, ou encore si j'essaie une marmelade aux pommes ou autre chose). C'est que, voyez-vous, « mon » verger ne suffit plus à la demande. Il est victime de sa popularité, et il a dû ouvrir la variété Cortland deux semaines trop tôt. Ce qui veut dire que les pommes ne sont pas tout à fait matures (mais qu'elles sont tout de même bonnes), et ce qui veut aussi dire qu'elles sont IDÉALES pour la confiture ou la gelée. Plus le fruit mûrit, plus il perd de sa pectine, et la pectine, c'est ce qui permet la gélification.

Leçons tirées pour l'an prochain :

- Ce soir, je cours acheter deux éléments chauffants de plus (qui sont en solde). Ce me sera utile, pour quand je fais des conserves toute seule, mais aussi pour les conserves en groupe...

- C'est une bonne idée d'arriver tôt au verger... ou de transformer les pommes le lendemain de la cueillette!

- Encore meilleure idée : acheter tout le reste d'avance : pots, sucre, épices, etc. puis régler la facture avant de commencer. Comme ça, ça niaise pas mal moins avant de commencer, et puis comme on est tous crevés à la fin de la soirée (à 22 h 59, tout était fini... on s'était rendus au verger à 9 h 15...) le cerveau tourne dans le vide!

- Le plancher de ma cuisine devient glissant lorsqu'il est mouillé. La prochaine fois, j'y mettrai un tapis d'entrée pour éviter les accidents. Il n'y en a pas eu, mais quand même.

C'est énorme, mais c'est fait! La madame est satisfaite!

Bon, ok, les planchers seront encore collants quelques jours. Je me dis que si on le nettoie tous les soirs pendant une semaine, il devrait finir par être propre.

Merci beaucoup à tous ceux qui ont mis l'épaule à la roue! C'est vraiment apprécié!

jeudi 17 septembre 2009

Local... encore...

Avez-vous essayé de manger local?

Moi, ça fait quelques années déjà... environ cinq ans, en fait. Ça s'est fait très progressivement - et encore, je ne suis pas prête à passer à une diète complètement locale.

D'abord, il faut changer sa façon de voir les choses. Pas facile. Il faut cesser de voir les saisons comme une limite à la diversité. Il faut voir les saisons comme une occasion de diversifier son alimentation. Extrait d'une conversation que j'ai déjà eue plusieurs fois avec différentes personnes :

"Qu'est-ce que tu fais pour manger des fraises fraîches en janvier?"

"Je n'en mange pas. D'abord, ça n'existe pas, une fraise fraîche, en janvier. Ensuite, si je veux vraiment des fraises, je prends celles que j'ai congelées ou mises en conserve en juillet."

"Ouais, mais tu limites tes choix?"

"Bof, mes choix, ils sont déjà limités. J'ai juste choisi différentes limites que toi. Par exemple, je parie que tu peux me nommer rapidement tous les légumes qui passent dans ton frigo en un an."

"Ben, y'en a beaucoup, là... poivrons, tomates, carottes, céleri, brocoli, chou-fleur, oignons, haricots, épinards... j'ai nommé les carottes?"

"Tu vois, il n'y en a pas tant que ça. Supposons que t'en as oublié quelques-uns, comme des champignons, des concombres et de la salade. Bon. Ben moi, j'ai tout ça, même si ce sont les autres qui mangent les carottes et le céleri, plus du kale, du chou-rave, de la tomatille, cinq ou six sortes de courges, du persil racine, du panais, du radis daïkon, de la roquette, des fleurs d'ail... Au bout du compte, mon alimentation est plus diversifiée que la tienne."

"Ouais, mais tu peux pas manger ce que tu veux quand tu veux."

"Ah, ça, c'est relatif. C'est vrai que l'hiver, c'est plus difficile. Et que j'achète pas mal de légumes à moitié frais au supermarché. Mais on peut s'en sortir pas pire si on se met en mode fourmi l'été. Prends l'exemple des fraises. Ben, en juillet, on va en cueillir pour l'année. On congèle, on sèche ou on met en conserve ce dont on aura besoin. Même chose pour les betteraves, que je mets en conserve dans une bonne marinade. On peut congeler le brocoli, ou faire des litres de sauce tomate pour l'année. Seulement, bon, ça prend pas mal d'efforts."

"Ouais, c'est beaucoup de temps à investir..."

"Sur le coup, oui. Mais penses-y. Moi, en février-mars, quand c'est l'enfer au bureau et que les enfants mangent les coins des tables parce qu'ils ont faim après leur longue journée à la garderie ou à l'école, je n'ai pas à laver, couper, préparer mes légumes. Ils sont déjà prêts. J'ouvre un sac de mélange congelé et je met ça dans la mijoteuse avec de la viande locale, disponible toute l'année, avant de partir au boulot. Ou encore, j'ouvre un pot de ratatouille en conserve. Ou je fais un spaghetti avec de la sauce dont tous les ingrédients sont locaux... moi, je mets ma sauce en conserve pour que ce soit prêt en même temps que les pâtes, pas besoin de penser à dégeler... Dans le fond, l'investissement de temps est colossal pendant deux ou trois mois, mais je me la coule presque douce le reste de l'année!"

Bon, vous avez saisi le concept. En gros, pour manger local, il faut changer sa façon de faire la bouffe, et ça ne se fait pas en un jour. Ni en un an. C'est un processus à long terme. Au début, j'ai commencé avec juste les fraises. Puis, tranquillement, les confitures. La congélation de légumes. La lecture des étiquettes. Les marinades. Les conserves. Ensuite, les paniers bio chapeautés par Équiterre. Puis le Marché régional de la solidarité de L'Outaouais. Une étape à la fois...

Je ne nie pas que ça prend beaucoup de détermination et d'énergie. Beaucoup de différentes connaissances aussi. Le Web est un fabuleux outil (paradoxal, non? On va chercher de l'information qui vient de l'autre bout du monde pour savoir comment acheter chez nous...). Il faut aussi cuisiner — ce qui ne vient pas toujours naturellement... Il faut s'armer de patience.

Mais ça en vaut la peine!

  • AJOUT* Je viens de découvrir une toute nouvelle bonne raison de se mettre en mode fourmi pour manger local : le contrôle des ingrédients. Si vous êtes allergique à quoi que ce soit, vous avez déjà compris qu'il vaut mieux cuisiner soi-même pour être bien certain que l'allergène ne se trouve pas sur la fourchette. Et ça tombe bien, la plupart des grands allergènes (lait, oeufs, blé) ne se mettent pas vraiment bien en conserve. Vous avez déjà tenté de trouver une bonne sauce spaghetti sans carottes ni céleri, vous? Moi, oui. Mais ce n'est pas facile. Alors que faire ma propre sauce sans avoir peur que la langue me pique, c'est plus pratique.

Maintenant, je m'éclipse pour quelques jours... c'est le temps des pommes ici. Je veux de la compote pour l'année, du beurre de pommes, de la confiture pomme et érable, des tranches de pommes en sirop pour les tartes et croustades, du ketchup aux pommes et des tranches de pommes séchées, plus de la pectine avec les coeurs. Vous comprendrez que l'ordinateur sera éteint jusqu'à ce qu'on sera venus à bout de la montagne de pommes!

mercredi 16 septembre 2009

Sans gluten

Bon, je me lance. Je coupe le gluten cette semaine.

Enfin, pas complètement. J'accepte les aliments qui contiennent des traces de gluten. Mais plus je lis sur la question, plus je suis horrifiée : ceux qui sont très allergiques doivent avoir bien du mal à fonctionner normalement en société!

Le gluten est partout, et il est très volatile - pour qu'un produit soit certifié sans gluten, on ne doit pas utiliser de blé, d'orge, de seigle ou d'avoine dans la même cuisine. On en trouve des traces dans la plupart des produits, même dans la mélasse!

En plus, le gluten, c'est ce qui réagit avec la levure pour faire lever le pain, ou encore qui donne de l'élasticité à la pâte. J'ai essayé de faire des spaghettis avec de la farine de riz... ça tombait en morceaux entre les rouleaux - zéro élasticité. Pour régler le problème, il faut chercher d'autres agents liants, comme de la fécule de tapioca ou de maïs... et faire beaucoup de tests.

Mais bon, moi, tout ce que je veux, c'est de voir s'il y a une corrélation entre l'état de la peau sur mes mains et le gluten que je mange. Ça a déjà des effets secondaires.

D'abord, comme les pâtisseries du café d'en bas ne sont plus une option valable, les trucs gras et sucrés ne sont plus vraiment à ma portée quand je suis au boulot. Je m'en tiens à mon lunch. Du coup, j'ingère beaucoup moins de calories en une journée, sans même m'en rendre compte.

Ensuite, je n'ai faim qu'à l'heure des repas. Il n'y a pas plus d'une semaine, j'avais très faim à peine deux heures après avoir bien mangé. Là, pouf! Je ne sais plus ce que c'est que d'avoir faim à 10 h le matin. Quand j'ai faim, je regarde l'heure et je me dis « Ah! Tiens! Déjà midi? ».

Et puis, j'arrive à satiété très rapidement. Pour ne pas dire que je suis complètement pleine après avoir mangé la moitié de ce que je mangeais il y a trois semaines.

Pourquoi? Bonne question. Peut-être que les aliments que je mange sont plus complets et plus nourrissants que ceux qui composaient ma diète avec gluten? Une chose est sûre, le pèse-personne l'a remarqué. Ça continue comme ça, je serai transparente d'ici Noël...

Un roman en un mois

Dan Brown a refusé de faire traduire son nouveau roman avant la sortie officielle de celui-ci, de peur qu'il y ait des fuites.

C'est juste un roman.

Un roman attendu, certes, mais un roman quand même. Rien à voir avec des renseignements ultrasecrets internationaux.

On dit que les traducteurs auront un mois seulement pour accoucher du livre traduit.

Mon conseil : ne lisez pas ce livre traduit. Attendez.

Pour bien traduire un texte, il faut y passer presque autant de temps que pour le rédiger. Oui oui. « Mais, l'auteur doit faire de la recherche, est confronté à la page blanche, etc. » Rédiger, ce n'est pas traduire. Mais le traducteur n'est pas dans la tête de l'auteur, il doit faire, lui aussi, des recherches, et se poser à tout bout de champ la question « c'est bien ce qu'il voulait dire? ». Il doit s'approprier le texte, tout en restant fidèle à l'auteur.

Si on avait demandé à Dan Brown de pondre son roman en un mois, il aurait probablement envoyé paître son éditeur.

La seule façon d'y arriver serait de diviser la tâche entre plusieurs traducteurs. Et encore, quelqu'un doit se taper le travail d'uniformiser le tout. On parle de centaines de pages qui seront lues par des milliers de personnes, là.

Ça me désole. Mais d'un autre côté, je n'ai pas le temps de m'insurger : j'ai trop de mots à traduire pour hier...

vendredi 11 septembre 2009

Prophétique

Tout le monde devrait lire La Stratégie de Ender (ou Ender's Game) d'Orson Scott Card.

Je l'ai lu il y a une dizaine d'années. Avant les blogues. Quand les blogues politiques sont arrivés, je n'ai pas fait le lien... Jusqu'à ce que Xkcd le fasse!

(N'oubliez pas de passer le curseur lentement sur l'image pour voir le commentaire).

Bon, pour comprendre, il faut avoir lu le livre. Alors courrez vite vous le procurer et lisez-le. Vous m'en donnerez des nouvelles!

mardi 8 septembre 2009

Histoires de cuisine

C'est le temps des récoltes. Qui dit récoltes dit « mode fourmi ». Je ne sais plus trop où donner de la tête, et je m'ennuie de ma machine à coudre, mais ça en vaut la peine.

En une semaine, j'ai fait des litres de salsa (l'an dernier, la quinzaine de petits pots que j'avais faits n'a pas duré plus de deux mois et demi...), de la salsa de tomatillos et de la salsa de tomates de mon jardin. J'ai aussi empoté 25 lb de betteraves, que j'ai fait mariner. Il reste encore beaucoup de marinade pour y mettre des oignons perlés blancs et des choux-fleurs, qui deviendront roses... pour le temps des fêtes. Puis, mes armoires sont pleines à craquer. Bientôt, on ira aux pommes : des litres de compote (pour manger nature, pour faire des pâtisseries moins grasses et pour faire des rouleaux aux fruits toute l'année...) et beaucoup de beurre de pommes. Et avec tout ça, je n'ai pas fait de repas en conserves, mes réserves de repas complets diminuent pas mal.

J'ai fait d'autres expériences au déshydrateur. Le saumon des Banlieusardises était bon! J'ai eu de meilleurs résultats aussi avec le yogourt : mon mec l'a qualifié de « jujube ». J'ai voulu faire des barres granolas, mais j'ai manqué un peu mon coup, trop friable : ça a cependant donné deux litres d'excellent granola maison plein d'énergie pour les matins occupés! J'ai aussi fait sécher des tranches de betteraves que j'allais perdre, puis des tranches de patates douces, ça fait de bonnes collations! Prochaines expérimentations : jerky de boeuf, gâteries pour les chiens de mes parents et de mes amis. Ensuite, je referai ce qui a bien fonctionné (des croustilles d'oranges, de pommes et de fraises) en espérant que ça ne se mangera pas « trop » vite!

Après plus d'un mois sans produits laitiers, je dois me rendre à l'évidence : je ne suis pas intolérante au lactose. Ou si je le suis, mon organisme n'en a aucune idée. C'est une excellente nouvelle, n'est-ce pas? Sauf que, bon... ça veut dire que c'est autre chose que mon corps n'accepte pas. Alors de retour à la case zéro : je réduis la quantité de gluten que j'ingère. Pas facile, par contre - j'aime beaucoup tout ce qui est fait à partir de blé... D'où la réduction plutôt que l'élimination (faut quand même pas virer fou!) Alors, je tiens un petit journal de tout ce que je mange, avec l'heure où j'ingère le tout, puis j'indique aussi l'heure des crises d'eczéma. On verra où ça me mènera. En attendant, j'expérimente. Ça me force à diversifier mon alimentation encore plus!

Et l'aïkido reprend cette semaine... Un peu moins de temps, mais ça fera beaucoup de bien!

jeudi 3 septembre 2009

Nouvelle bébelle!

Ça faisait des mois que j'y pensais. Je tombais sur des recettes, et j'en salivais. C'était presque une obsession, finalement... Et puis je me suis lancée, je l'ai commandé! Un déshydrateur!!!

Je l'ai commandé d'une boutique de Buckingham (je préfère faire affaire avec un détaillant que directement sur le Net avec une compagnie américaine - stimuler l'économie locale, épargner sur le dédouanement, éviter de porter l'achat sur une carte de crédit même si je la repaierais tout de suite, et avoir un service après-vente effectué par une personne en chair et en os à qui je peux expliquer directement le problème en souriant tristement si ça ne fonctionne pas).

Et je l'ai reçu hier! Je viens de le baptiser Désy - c'est mon déshydrateur! Et je ne regrette pas mon choix, loin de là!

Je l'ai branché à 14h40 hier, et je viens tout juste de lui donner une pause... Je fais des essais, et je m'amuse pas mal!

Premier essai, les rouleaux aux fruits. Super simple, on réduit des fruits en purrée, on le verse sur une feuille de paraflex, et on laisse rouler de 4 à 8 heures. Ça donne des "rollups" sans sucre ajouté (mais plein de sucre quand même, on parle de fruits!) et sans agent de conservation toxique. J'ai manqué mon premier rouleau aux fruits (j'ai oublié de badigeonner la feulle de paraflex d'huile végétale, ça a collé... c'est bon, mais trop sec). J'ai bien réussi le deuxième, mais je trouve qu'il est trop sec à l'extérieur et pas assez à l'intérieur, ce qui fait que la prochaine fois, je metterai plus de purrée à l'extérieur et moins à l'intérieur.

Sur un autre plateau, j'ai fait sécher des fraises locales (les tardives) bien mûres. Super bon! Mais la prochaine fois, je les ferai sur ce bidule, qui permet de les décoller plus facilement du plateau et d'éviter que les petits morceaux tombent (et que j'ai commandé en même temps que Désy).

Sur un autre plateau, des chips de patates douces. Elles ont perdu beaucoup de surface, et je crois qu'avant de réessayer des chips de patates, patates douces ou betteraves, je vais me procurer une mandoline pour les trancher... parce qu'à l'économe, avec mes mains qui me font encore mal, c'est pénible... Mais le résultat n'est pas du tout décevant!

Et puis j'ai essayé des tranches d'oranges : ma meilleure surprise! Je m'attendais à ce qu'elles soient un peu amères, mais non, ça donne des chips sucrées faites d'orange. Vraiment bon! Je sais que je peux aussi faire déshydrater la pelure, la passer au moulin et en faire du zeste séché pour les recettes... j'essaierai...

Autre résultat intéressant, des rondelles de bananes que j'ai trempées dans une solution de miel et d'eau. C'est aussi sucré qu'un bonbon, à manger avec modération!

J'ai aussi pelé et tranché une pomme, trempé les tranches dans du jus de lime et fait déshydrater : réussi! Mais peut-être un peu trop sec aussi... excellent pour la conservation, mais moins intéressant à manger tout-seul...

Les framboises m'ont déçue, je crois qu'elles ne valent pas la peine d'être déshydratées.

J'ai essayé de faire déshydrater du yogourt, mais je crois que je l'ai laissé durcir trop longtemps... ça fait des chips au yogourt, mais personnellement, je ne trippe pas sur le résultat. Je réessaierai avec une autre saveur, et surveillerai le séchage de plus près.

Cet après-midi, j'essaie du saumon confit! Comme celui-ci, celui-là, ou peut-être lui aussi.

À suivre!

mardi 1 septembre 2009

Pour le meilleur...

L'entrée à l'école d'Estéban se passe vraiment très bien.

J'ai pris congé pour la semaine, pour être à la maison avec lui. J'en profite pour faire des conserves aussi, puisqu'on est en pleine saison. Ce weekend, j'ai fait beaucoup de salsa de tomatillos et de betteraves marinées, et demain, j'utilise la marinade rouge pour empoter du chou-fleur et puis je transforme trois kilos de tomates de mon jardin en salsa douce...

Seulement, là, je me surprends à envier les télétravailleurs et les pigistes. Si je travaille, c'est que j'aime mon travail. Hors de question que je cesse de traduire. Si je travaille encore au même endroit, c'est que j'aime mon équipe, j'aime ce que j'y fais. Et je sais que j'aurais du mal à passer mes journées seule, sans la présence d'adultes, jour après jour.

Mais...

Mais je me surprends à envier les mamans qui travaillent de la maison. Premièrement, mon environnement de travail est vraiment calme - pensez bibliohtèque. Mais ma maison, une fois les petits à l'école ou à la garderie, c'est encore mieux. Les oiseaux et les grenouilles chantent pas mal plus fort que les rares voitures qui passent à plus de 50 mètres de chez moi à 20-30 kilomètres à l'heure parce que le chemin de terre est trop accidenté pour aller plus vite. J'imagine ne pas avoir à me taper le traffic. À attendre mon fils à l'arrêt d'autobus, puis aller chercher sa soeur, tout ça, en moins de temps que ça ne me prend pour sortir du bureau et aller chercher Marilise chez la gardienne, sans compter faire la route jusqu'à l'école, pour aller chercher Estéban au service de garde... Le stress de de 16h - envolé au son du chant des oiseaux...

Mais bon, ça reste une fantaisie. Dans toutes les fantaisies, on ignore les problèmes. Vous savez, comme dans le film du Seigneur des Anneaux où les personnages ne vont jamais aux toilettes?

Je ne pourrais jamais survivre au télétravail. Je dépérirais. J'ai besoin de voir des adultes. En congé de maternité, j'étais épouvantable... Mon mec était soulagé quand je sortais : j'assomais d'autres personnes que lui avec mon flot de paroles ininterrompues. Je suis une bibitte sociale. Trois mois de télétravail, et je plaindrais les pauvres religieux qui recrutent à ma porte...

Quand même, éviter le stress de la fin de journée de travail, c'est quelque chose...

L'autobus a mangé mon fils!

Je n'ai pas pleuré... Mais j'en avais envie! J'ai fait ça comme une grande, en plus, avec le sourire... Mais tout s'est passé tellement vite...

Nous vivons à un peu moins de 500 mètres de l'intersection où l'autobus vient cueillir mon fils. Comme j'ai pris toute la semaine de congé pour être lui pendant sa rentrée progressive à la maternelle (déjà!), ce matin, nous avons marché jusqu'à l'intersection - Marilise dans la steboumobile, et Estéban à côté de moi, son gros sac de Spiderman sur le dos. Le sac semble tellement plus gros sur lui que sur le plancher...

Il avait hâte. Nous avons rencontré son enseignante ensemble, hier, et il l'a tout de suite aimée. Il embarquait dans tout ce qu'elle proposait, il s'est vite dégêné, lui qui est naturellement si timide... Il était le premier à répondre aux questions (même rhétoriques... eh oui, il n'est pas tombé loin de l'arbre!), et au retour à la maison, il était triste parce qu'il voulait rester là-bas!

Quand même, il avait "mal au ventre" hier, avant de partir pour la maternelle. Et ce matin, il a sorti ses vêtements tout seul pour pouvoir les enfiler plus rapidement (du jamais vu), il avait très hâte de prendre l'autobus et de retourner dans sa classe... mais il s'est quand même plaint d'un autre mal de ventre. La nervosité, probablement. Est-ce moi qui lui communique ma propre nervosité? Peut-être... N'empêche, il a choisi sa collation pour son lunch, et a tout mis dans son sac, tout prêt, pour ne rien oublier.

On a marché jusqu'au coin. En chemin, une gentille voisine qui travaille à l'école, et dont l'aîné commece lui aussi la maternelle cette semaine, a arrêté pour discuter un peu. Estéban était content, au service de garde, il y aura le petit voisin, ils pourront se voir souvent.

Puis, on arrive au coin de la rue un peu d'avance. À peine sommes nous arrivés que je vois un autobus, un gros, un autobus de grands, rouler à vive allure jusqu'au coin, arrêter et ouvrir la porte. C'était le bon numéro... "Estéban, vient, c'est ton autobus!" Je n'ai même pas eu le temps d'allumer l'appareil photo qu'il était déjà monté. Il s'est assis vers l'avant, à côté d'un autre p'tit gars... vite fait, il semblait plus vieux... mais je ne l'ai pas suivi à l'intérieur, quand même. À partir de là... je ne sais pas du tout ce qui se passe... J'ai hâte qu'il revienne pour tout me dire...

L'autobus a avalé mon aîné tout cru.

Ça fait tout drôle...