Le blogue d'ND

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vendredi 23 octobre 2009

Je n'en parle pas

Même si j'ai pensé à un billet sur les vertus de la bonne alimentation et le caractère odieux des diètes restrictives, je n'en parlerai pas cette semaine.

Pourquoi?

À cause de ça.

Je m'insurgerai une autre fois.

J'irais bien fêter ça par une pâtisserie, mais j'ai mangé deux tranches de pain bio à l'ail et à l'estragon (succulent!) hier soir, et ce matin, mes mains ont recommencé à piquer... Moi qui n'avais pas eu de crise depuis une bonne semaine...

Alors des pâtisseries, j'en ferai sans gluten ce soir!

Et puis, fini le gluten d'ici le temps des fêtes... question d'avoir des mains en santé avant de manger de la tourtière! (En attendant, vivent les sushis.)

mercredi 21 octobre 2009

Muffins et variantes

Je m'étais promis de faire beaucoup de muffins sans gluten, et d'en congeler pour les déjeuners vite faits. Mais ils se mangent toujours trop rapidement pour que j'aie le temps de les congeler. Même si je double les recettes.

Voici donc une recette faible en gras que j'ai déclinée à l'infini. À l'origine, c'est une recette avec gluten, mais on peut facilement changer les farines, mes enfants ne se sont jamais rendu compte du changement). En fait, presque tous les ingrédients peuvent être modifiés.

Version de base :

Préchauffer le four à 350 F

3/4 tasse de son 3/4 tasse de farine tout-usage 1/2 tasse de sucre 1 c. à thé de poudre à pâte 1 c. à thé de bicarbonate de soude 1 c. à thé de cannelle 1 oeuf 1/2 tasse de yogourt nature ou de babeurre 1/4 tasse d'huile végétale

Et une tasse d'ingérident-mystère humide, avec assaisonnements assortis...

Je sais, c'est bizarre comme dernier ingrédient... mais bon, l'ingrédient mystère, ça peut être de la sauce de canneberge, avec du zeste d'orange. Ou de la courgette râpée, avec une demi-tasse de raisins secs. Ou des bananes écrasées (avec des pépites de chocolat en plus?). De la compote de pommes, ou bien de la purée de citrouille. Laissez-vous aller. Recyclez les restes. Hier soir, Estéban y a mis des kiwis, c'était pas mal...

Pour en faire une version sans gluten, je remplace le son et la farine de blé par deux autres types de farines sans gluten. Hier soir, farine de riz (mais je ne l'aime pas beaucoup, je préfère la farine de sarrasin) et farine de maïs, avec un peu plus de poudre à pâte et de bicarbonate de soude, et une c. à table de gomme de xanthane (pour bien lier le tout). J'ai aussi remplacé le yogourt par du lait d'amandes (je n'avais plus de yogourt nature). Comme ingrédient mystère, j'avais un reste de purée de citrouille et un autre de purée de pommes, et les kiwis d'Estéban, en plus de piment de la Jamaïque moulu et d'un soupçon de clou de girofle... ça aurait été meilleur avec des raisins secs... ou des canneberges séchées? Hmmm...

Pour les directives : on mélange les ingrédients secs dans un bol, les autres ingrédients dans un autre, puis on combine. Ensuite, on n'a qu'à verser dans des moules à muffins (graissés, ou tapissés de moules en papier, ou juste comme ça s'ils utilisent une technologie antiadhésive), et on met au four jusqu'à ce que ce soit cuit (vous savez, quand le cure-dent ressort propre?).

Si jamais ce n'est pas assez bon tout seul (on a parfois de mauvaises surprises avec l'ingrédient mystère : la compote de pommes, ça ne goûte pas grand-chose...), je propose de déguster avec de la confiture ou de la marmelade maison. Si vous n'en avez pas... celle du commerce pourrait peut-être faire l'affaire... peut-être...

Anti et pro

Je suis fatiguée d'en entendre parler.

Il ne se passe pas une journée sans que j'en entende parler. Et comme j'ai de jeunes enfants, c'est pire. Comme tout le monde, je me questionne au sujet du vaccin contre la H1N1. Je me suis posé les mêmes questions chaque fois que j'ai fait vacciner l'un ou l'autre de mes petits cocos.

Que je choisisse le camp pro-vaccin ou le camp anti-vaccin, je me ferai traiter de tous les noms. Bon, maintenant que j'ai accepté ce fait, est-ce que je ferai vacciner mes enfants? Parce que moi, je ne fais pas partie de la population visée... La réponse, elle ne regarde personne d'autre que mes enfants.

Et lâchez-moi avec les conspirations.

Oui, l'industrie pharmaceutique est une grosse bibitte qui fait beaucoup d'argent sur le dos des malades, qui graisse la patte des médecins, qui possède des lobbies importants dans tous les gouvernements, et il ne faut pas croire tout ce qu'elle dit. Elle le reconnaît elle-même. Mais c'est la seule que je connaisse qui produise les médicaments dont j'ai besoin quand je suis malade. Elle en produit aussi beaucoup dont je n'ai pas besoin, c'est vrai. Mais c'est la SEULE à produire ceux dont j'ai vraiment besoin. Alors quand vous aurez des antibiotiques efficaces provenant de sources à 100% honnêtes et altruistes à m'offrir la prochaine fois que j'aurai une infection urinaire qui menace de monter dans mes reins, on reparlera de la méchanceté de l'industrie. En attendant, il faut ben faire confiance à quelqu'un.

Oui, je suis consciente qu'il y a des risques à prendre tout médicament, qu'il soit préventif ou curatif. Tout comme il y a des risques à ne pas en prendre. Et au final, personne d'autre que ma famille n'aura à assumer les conséquences des choix qu'elle fait. Fa que je peux tu faire ces choix tranquille, sans être jugée par un camp ou par l'autre?

C'est déjà assez difficile comme ça de faire des choix en tant que parent. On se sent constamment coupable. Peu importe ce qu'on choisit. Parce qu'on n'est jamais certain de faire le bon choix. Et il y a toujours un camp anti-ce-qu'on-a-choisi. Je ne veux pas allaiter? Je suis une mère horrible (la mode est aux directives pro-allaitement parmi les infirmières - elles se font dire de ne pas accepter de refus de la part des nouvelles maman, à la manière des télémarketeurs qui se font dire de ne pas accepter de refus de la part des clients qui ne veulent rien savoir de leurs produits). Quoi, j'allaite, mais je donne à l'occasion un biberon? Catastrophe. Ah, tiens, j'allaite exclusivement, mais il m'arrive de manger du poisson, des fruits de mer, de la viande rouge, du beurre d'arrachide, ou je ne sais quoi (il m'arrive de manger, quoi!) Ah, là, je suis vraiment inconsciente, hein? Et si bébé était allergique? Maintenant, les vaccins. Si je ne vaccine pas, je signe l'arrêt de mort de mon bébé. Rien que ça. Et si je vaccine, je lui injecte du poison dans les veines. Rien que ça aussi. Franchement. Aucune des deux options n'est aussi catastrophique. Si je fais vacciner, et que mon bébé subit des effets secondaires, alors je vais me sentir coupable de l'avoir fait vacciner. Si je ne le fais pas vacciner, mais qu'il souffre de complications qui auraient été évitées par un vaccin, alors je vais me sentir coupable de ne pas l'avoir fait vacciner. Et comme je n'ai aucune idée s'il aura des réactions ou s'il attrappera le virus, je suis bien embêtée, hein!

Je me juge déjà assez sévèrement comme ça. Je n'en ai rien à foutre des jugements de valeur des autres. Rien à cirer. Ils n'aident rien du tout. À un moment donné, il faut bien faire confiance à quelqu'un, et je choisis de me faire confiance à moi. Au pire, je me sentirai coupable. Au moins, ça, j'y suis habituée.

Faire vacciner ou pas? Mon choix est presque fait. Et il ne vous regarde pas.

vendredi 16 octobre 2009

Mauvaises pubs

Vous avez vu les pubs du Directeur général des élections? "Veux-tu ben me dire pourquoi j'irais voter?" Puis la personne qui pose la question se fait éclabousser par de la neige, ou passe en voiture sur des nids de poule. Une voix hors-champ dit "Pour le déneigement" ou "Pour les routes".

Mauvaises pubs.

J'irai voter par principe. Pour mon mec, aussi. Et, surtout, pour être représentée.

Parce que peu importe qui est à la tête de la ville, les rues seront déneigées. Les routes seront entretenues. Que j'aille voter ou pas, quelqu'un s'en chargera. Que je l'aie élu ou pas.

Ce qui m'incite le plus à voter, ce ne sont pas ces pubs. Ce sont les scandales. Le fait que des hommes d'affaires, des promoteurs ou des entrepreneurs, qui cherchent à faire dézoner certains territoires depuis des années, se présentent à la mairie, ou à titre de conseiller municipal. Ils ne penseront pas à moi lorsqu'ils voteront certains règlements. Ils penseront à leur propre poche. Ou à celle de leurs amis.

Mais il faut avoir les deux pieds dedans pour s'en rendre compte. La pub peut dire ce qu'elle veut. Elle a coûté trop cher pour rien, à mon avis.

"Veux-tu ben me dire pourquoi j'irais voter?"

"Parce que je veux que la carrière, derrière chez moi, cesse de polluer mon eau potable."

"Parce que je veux quelqu'un à l'écoute de ma réalité, pas juste de la sienne."

Plat fourre-tout

Le vendredi, je suis crevée. Vidée. Fatiguée. À plat. J'ai ma semaine dans le corps, mon mec aussi, et mes enfants aussi. Tous les quatre, on a les nerfs à fleur de peau. Personne ne veut cuisiner, mais on a faim. Ce soir, ça ne faisait pas exception. Et je n'avais plus de restes. Comme je vais chercher mes produits locaux du Marché de la solidarité le jeudi, pas question que j'aille au resto le vendredi : je dois cuisiner.

Ce soir, j'ai improvisé. Une dizaine de minutes de préparation, tout au plus, interrompues à quelques reprises des demandes de Miss Marilise, transfromée en Cookie Monster (Maaaamaaaaaan! BISCUIT! BIIIIIIISCUIIIIIIIIIIIT! - tout ça sur un ton de psychopathe en furie). Donc, dix minutes de préparation. Hop au four. Une heure pour gérer les crises pendant que ça cuit doucement, à 400 degrés. À 18h, tout est servi. Pur délice. Et le plus beau? C'est local, rien ne vient de plus loin que 200 Km, je crois (quoique je ne suis pas tout à fait certaine pour le fromage et la crème... je sais que ce sont des produits du Québec, mais je ne sais pas d'où, au Québec) Non seulement c'est local, mais on peut modifier la recette à l'infini, y ajouter différents légumes, différentes viandes, varier le fromage, en faire un plat végétarien, et je crois même que ça pourrait être bon avec des crevettes... Alors, voici la version de ce soir, adaptez-la comme vous le voulez!

- Quelques pommes de terre (bio, si possible - les trucs dans la terre ramassent plus de pesticides que les trucs dans les arbres), pelées, coupées en tranches, ou en dés, ou en morceaux... plus les morceaux sont petits, plus ils cuisent vite... (les miennes viennent de la Ferme aux Pleines Saveurs de St-André Avellin)

- Deux poignées de betteraves pelées coupées en dés, ou en tranches, ou en morceaux... plus les morceaux sont petits, plus ils cuisent vite... (les miennes viennent de mon jardin, et elles étaient déjà pré-pelées et pré-coupées)

- De la côte de porc à la semoule de maïs (pea meal), coupée en morceaux (je voulais y mettre du bacon, mais je n'en avais plus). (Dans mon cas, ça vient des Gourmandises du Saint-Sixte)

- Deux oignons (ils étaient petits.. un gros aurait suffi... mais on peut en mettre plus aussi, au goût), pelés, grossièrement hachés au couteau (Ferme Aux Pleines Saveurs)

- Du persil frais (ou séché) (Ferme Aux Pleines Saveurs, parce que mon pot sur le bord de la fenêtre fait dur...)

- Du fromage cheddar râpé (on pourrait prendre une autre sorte de fromage, qui goûte plus fort, mais mon mec préfère le fromage qui ne goûte rien... et je n'avais plus de fromage "à moi")

- Un petit contenant de crème fraîche (j'aurais pu prendre du lait sans gras épaissit à la fécule de maïs, mais la crème, c'est meilleur et moins compliqué).

Pour préparer :

Préchauffer le four à 400 degrés F. Mettre tous les ingrédients (à l'exception de la moitié du fromage râpé) dans un plat allant au four. Bien mélanger. Saupoudrer du reste de fromage râpé. Mettre au four. Attendre environ une heure. Sortir du four et manger.

Note 1 : je n'ai pas ajouté de sel, ni de poivre. Mais j'aurais pu. Sauf que, bon, le fromage est salé. Et je n'ai pas le réflexe de poivrer.

Note 2 : les possiblités sont vraiment infinies. J'ai pensé y mettre de la courge butternut, mais j'avais la petite dans les jambes et je n'avais pas envie de préparer la courge.

Note 3 : bien qu'il est préférable de manger dans une assiette, on peut tout aussi bien préparer de petites portions individuelles de la recette dans des ramequins allant au four... Il suffit simplement de diviser le mélange dans les ramequins et de les saupoudrer de fromage râpé.

Note 4 : la pomme de terre, la carottes, le navet, la viande et les produits laitiers provenant du Québec sont offerts toute l'année. Parfois, il faut chercher un peu, mais c'est offert. On peut en faire la base des plats l'hiver, et compléter les plats avec d'autres produits en saison.

Note 5 : je n'avais pas de topinambour ni de persil racine, mais ça aurait été vraiment mental dans ce plat-là!

Note 6 : on a fini le plat... moi qui m'attendais à avoir des restes... la prochaine fois, je doublerai la recette!

vendredi 9 octobre 2009

Sans gluten, la suite

Après quelques semaines sans gluten, ou, plutôt, avec très peu de gluten (puisque je n'ai pas éliminé les aliments qui pourraient en contenir des traces), mes mains ne sont pas guéries. Mais elles vont beaucoup mieux. Moins d'enflure, peu ou pas de lésions, moins de crises.

Alors je ne réintégrerai pas le gluten tout de suite. Ce n'est pas le seul coupable, mais son absence rend mon épiderme plus endurable. Alors je vais continuer.

Je commence à m'habituer à cuisiner sans gluten. Il m'arrive d'oublier. Hier soir, j'ai demandé à mon mec de me passer un demi pita, puis, quelques secondes plus tard "ah crap... laisse faire..."

Je suis contente d'avoir des conserves. Quand j'oublie mon lunch, j'ai du veau au porto pour dîner. Ou je vais me chercher des sushis. Mmmmmm... Sushis... Ok, il y a plein de traces de gluten dans la sauce soja et dans la marinade de certains poissons, mais bon, je ne suis pas en danger si j'en prends un peu...

J'ai découvert de nouveaux produits. Des flocons de riz (que je mets dans mon granola au déshydrateur, avec des fruits locaux que j'ai fait sécher, du miel d'un voisin et un peu de sucre équitable...). La galette de sarrasin, les farines sans gluten, faites à base de riz, de pois chiches, de la fécule de maïs, de pomme de terre, etc.

Mais bon, je serai très sage jusqu'aux Fêtes. Mais si on sort la tourtière, j'en mangerai, c'est sûr!

Marre du syndrome de la lione

Attention, montée de lait personnelle. Ça ira mieux après une bonne nuit de sommeil... et peut-être un verre de Scotch...

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