Le blogue d'ND

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vendredi 27 novembre 2009

Une chose à la fois

Je me sens un peu (beaucoup) dépassée, là.

Journée de dingue hier. Complètement dingue. Je me suis sentie décalée toute la journée. Mes textes étaient bizarres. Dans le sens de... je ne sais pas. Certains semblaient codés, d'autres étaient juste remplis de trous à remplir... c'était une journée comme ça.

Puis j'ai eu une évaluation de mon rendement des six derniers mois. Je me débrouille bien. Peut-être trop bien. Je suis traductrice-urgentologue, je ne fais pratiquement que des textes urgents et, au fil des mois, j'ai appris à maximiser le temps que je passe devant mes écrans. C'est un travail intense, qui ne me laisse pas beaucoup de place pour respirer, mais que je peux tout de même gérer avant 15 h 30 la plupart des jours. Il paraît que je tape vite aussi, j'ai même dû prendre un clavier (un peu) plus silencieux, par respect pour mes voisines!

Mais voilà, très bientôt, des réviseurs partiront en vacances. Nous manquons encore plus de ressources. On voit tout de même venir l'orage depuis quelques mois, et on s'y prépare comme on le peut. Je ne suis pas dupe, je sais très bien que ce sera difficile, et que tout le monde mettra l'épaule à la roue, comme toujours. "Je viens de parler à K. et à F., et j'aimerais que tu y penses aussi... on aura besoin de monde pour réviser la pige pendant l'absence de I et de A. Sauf que dans ton cas, j'ai peur de perdre l'urgentologue..." À suivre. Mais je ne suis pas contre un petit changement de décor d'un mois, en janvier... on verra bien.

Après tout ça, je suis arrivée en retard chez la gardienne, puis je n'étais pas passé encore chercher ma commande au marché régional... Hull-Gatineau-Val-des-Monts-Hull-Val-des-Monts, puis dojo... mais avec tout ça, je ne trouvais plus le haut de mon judogi. Argh. Fouille partout. Finalement, je l'avais oublié au dojo lundi. Yé. Un autre décalage. J'appelle pour dire que je serai en retard (un conseil, quand on croit être en retard quelque part, mieux vaut appeler pour prévenir : le degré de stress descend beaucoup, en particulier lorsqu'on prend le volant et qu'on risque de se fâcher contre les feux de circulation qui rougissent plus longtemps quand on est pressé). J'arrive pour la fin du réchauffement. Quelques exercices de base, puis... Paf. Une autre "surprise." Je suis sélectionnée pour la ceinture orange... le test est dimanche. "Wait, what?!?"

Voyez-vous, ma famille passe avant les ceintures. Et ma famille voulait finir le poulailler dimanche. Et ma famille fait en sorte que le mercredi soir, je ne peux pas suivre le cours avancé d'aïkido, si bien que j'essaie de compenser un peu avec le cours des débutants du jeudi, mais que je suis quand même juste la moitié des cours avancés que les autres ceintures jaunes suivent. Et puis, j'ai manqué tout le mois d'octobre pour tenir le fort, tant bien que mal, à la maison, pendant la campagne électorale de mon mec. Alors quand j'ai été nommée, mettons que j'étais plus qu'un peu surprise. Oui, ok, je connais très bien la base. Et oui, je sais me débrouiller si je vois quelqu'un d'autre faire la technique. Alors oui, je peux passer le test sans avoir l'air trop déboussolée. Et puis, je crois que ça fait partie de l'examen, aussi, de voir comment je réagis sous la pression de la nouveauté. Sortir de la zone de confort, hein? Là, c'est brutal.

Mais une fois le choc passé, je me dis la même chose que je me suis dite quand j'ai réfléchi à passer à la révision pour un mois. La vie est beaucoup trop courte pour s'empêcher de faire des choses de peur qu'elles soient trop difficiles.

J'avais peur d'aller en Allemagne parce que je savais que ce serait difficile. J'y suis quand même allée et je ne l'ai jamais regretté.

J'avais peur de faire toutes les démarches difficiles pour être admise à l'université. Je les ai quand même faites et j'ai terminé mon baccalauréat avec honneur. Je ne l'ai jamais regretté.

J'avais peur de m'engager dans une relation à long terme avec mon coloc. J'ai quand même acheté une maison avec lui, et je lui ai fait deux superbes enfants, et je ne l'ai jamais regretté.

Je n'ai plus peur maintenant. Si c'est ce que je veux, c'est ce que je fais. Sans perdre les conséquences de vue, quand même!

Merci, maman, d'avoir accepté de garder Marilise à la toute dernière minute, dimanche!!!

lundi 23 novembre 2009

Rapport qualité-prix-temps

Le principe est simple. On le connaît tous. Tout bon consommateur recherche trois éléments principaux lorsqu'il tient à se procurer un produit ou un service : la qualité, le prix et la rapidité. L'ennui, c'est que si on obtient les trois à la fois, c'est louche.

Si la qualité et la rapidité sont élevées, le prix sera élevé aussi.

Si la qualité est élevée et le prix est très bon, ça va prendre du temps.

Si ce n'est pas cher et que c'est fait rapidement, la qualité en souffrira.

C'est simple.

Alors, quand on entend parler de qualité de la nourriture, d'alimentation locale ou biologique, on associe ça à un prix élevé. Parce qu'on n'a pas de temps à investir. Mais au fond, la qualité n'est pas si chère que ça si on y met le temps.

Comme, par exemple, les fines herbes. Tout le monde peut en faire pousser sur le bord de la fenêtre pour quelques sous. On ne veut pas se donner le mal de les faire pousser? Un producteur local vend de (très) grosses bottes de thym, d'origan, de menthe, de sauge, entre autres, complètement bio. Deux dollars par grosse botte fraîche (quatre pour un petit sachet séché). J'ai acheté du thym et de l'origan frais et j'en ai utilisé frais dans quelques recettes, mais j'ai déshydraté le reste (quelques heures au déshydrateur à très basse température, et côté consommation d'énergie, le déshydrateur est pas mal plus efficace, lire moins cher, que le four). J'ai jeté le thym séché que j'avais acheté au magasin et je l'ai remplacé par le thym bio que j'ai fait déshydrater. Même quantité. Meilleur prix. Mais la qualité était de loin supérieure au produit-tablette. Ça ne sentait pas du tout la même chose! Le thym tablette, en fait, ne sentait presque rien. Celui que j'ai déshydraté sentait dans toute la maison. Et autre chose. Frais. Et puis je suis certaine qu'il n'y a pas de gluten à l'intérieur, pour "donner du volume".

L'ennui, c'est que faire sécher ses fines herbes, même avec un déshydrateur, ça demande au moins 15 minutes. Quelques minutes pour sortir le déshydrateur, pour y installer les grillages souples, puis d'autres minutes pour préparer les herbes et les installer sur les grillages, quelques minutes une fois de temps en temps pour surveiller et puis une bonne dizaine de minutes pour, ensuite, les ranger. Mon origan séché, je l'ai écrasé au mortier, mon thym séché, je l'ai dégagé des branches... ensuite, il faut nettoyer... Bon, quinze minutes, vingt si on ne sait pas trop ce qu'on fait, ce n'est pas la fin du monde. Mais ça s'ajoute au 10 minutes de préparation du yogourt à la yaourtière, aux 10 minutes de préparation du pain au robot-boulanger, aux heures à faire ses confitures (ce n'est pas si long que ça... si on est bien équipé et si on ne fait qu'une recette... mais qui s'arrête à une seule recette?), à la demi-heure pour préparer soigneusement les légumes et la viande qui mijoteront à la mijoteuse en attendant le souper... Si on travaille à temps plein, qu'on a deux jeunes enfants et qu'on tente d'avoir des loisirs en plus, ça donne des superparents épuisés.

La solution? Il n'y en a pas. Si je veux de la qualité, quelqu'un doit y mettre le temps. Si le prix ne reflète pas ce temps, alors c'est louche.

En attendant, pour les autres localivores comme moi, voici ma recette de boulettes et de sauce que j'ai faite ce weekend. La dernière fois, elle n'était pas très réussie, mais je me suis rattrapée cette fois-ci. C'est très rapide, le repas était prêt en 20-25 minutes. Mis à part le riz, l'avoine, le vin et les condiments, tout venait de l'Outaouais.

Les boulettes

Mélanger ensemble un kilo de boeuf haché très maigre, deux tasses de flocons d'avoine (bon, je n'ai pas mesuré...), deux oeufs, du thym et de l'origan (ou toute autre fine herbe, du basilic serait bon là-dedans aussi...) frais ou séché, une pincée ou deux de sel et du poivre noir. On peut aussi ajouter des sauces, comme une sauce BBQ, du sirop d'érable, du ketchup... les possibilités sont infinies. Former des boules d'environ 3 cm de diamètre, les déposer sur une plaque recouverte de papier d'aluminium et faire chauffer au four à 375 F pendant que vous préparez le riz et la sauce.

Dans une petite casserole, faire bouillir de l'eau pour préparer le riz minute selon les directives du fabricant.

Pour la sauce : mettre un peu d'huile de canola dans un poêlon, y faire sauter de l'ail écrasé, des légumes qui restent au frigo (moi, j'y ai mis des champignons seulement, mais des poivrons ou du brocoli, ça n'aurait pas été "méchant"), faire sauter jusqu'à ce que les légumes rendent de l'eau, puis ajouter une boîte de tomates en dés (maison si possible, ou juste quelques tomates coupées en dés, ça fait bien aussi) quelques cuillères de pâte de tomates, un peu de vin rouge. On peut faire épaissir à la fécule de maïs. Puis ajouter de la crème si on en a envie.

Répartir le riz dans les assiettes, y déposer les boulettes cuites, puis verser la sauce par-dessus. Voilà.

jeudi 19 novembre 2009

Des dindes et des vaccins

Ce matin, pour une très rare fois, mon mec s'est levé avant moi... ou plutôt, moi, je me suis trainée hors du lit après lui. J'avais encore les deux yeux dans le même trou, quand il est monté "Regardez par la fenêtre de la chambre!!!"

Il y avait des dindes sauvages. Toute une colonie, je dirais... Au moins quinze, sinon vingt... Elles gloussaient allègrement sous ma fenêtre, sur mon potager (nettoyé - il n'y a plus que des gousses d'ail enfouies dans le sol), un peu partout. Jusqu'à ce que le chien du voisin d'en arrière (sympathique, celui-là) vienne "faire le ménage". C'est fou comme ça court vite, une dinde sauvage! Et ça vole, aussi! C'est impressionnant!

Le poulailler commence à prendre forme, on aura des poules, peut-être des canards un jour... mais pas de dinde...

Pour passer du coq à l'âne : notre centre communautaire s'est transformé en centre de vaccination cette semaine. Hier soir, j'étais seule avec les enfants. Après le travail, je suis allée chercher Marilise chez la gardienne, puis je suis passée au centre de vaccination, avec, dans l'idée, de demander des coupons pour le lendemain. J'ai été prise par surprise. Quand je suis arrivée avec la petite dans les bras, on m'a très bien accueillie. "Vous pouvez y allez (le jeune homme me tend un billet) vous voulez vous faire vacciner aussi? (tend un autre billet)" J'ai balbutié "Euh... oui? Euh... ben... c'est que... je..." Avec toutes les histoires qu'on entend partout au sujet de la lourdeur du système et de la pénurie de vaccins... "J'suis pas dans le groupe cible?" La dame me rassure. "Ici, on vaccine les accompagnateurs aussi, tant qu'à y être." Bon, ok... mais Estéban m'attend à l'école. "Ça dure, quoi, une heure? Parce que je dois aller chercher mon fils à l'école après..." "Pourquoi vous n'allez pas le chercher tout de suite? Tenez, je vous donne un troisième billet, et ce sera fait." L'ennui, c'est que la veille, nous avons reçu des formulaires pour la vaccination à l'école... "Il y a des arrangements avec l'école..." "En fait, on demande aux écoles d'encourager les parents à venir faire vacciner leur enfant ici..." "Ok, je reviens dans une quinzaine de minutes!"

Quinze minutes plus tard, on faisait la file. J'étais fatiguée, et Marilise courait partout. Estéban voulait se faire vacciner le premier "parce que j'ai un peu peur, je préfère le faire avant, pour que ce soit fini plus vite." Une bénévole a gentiment surveillé Marilise pendant qu'Estéban se faisait vacciner sur moi, puis que moi, je me faisais vacciner. On a bien fait ça, tous les deux. Même pas pleuré. Marilise, elle, n'était pas certaine... elle ne trouvait pas drôle de se faire tenir le bras. Son grand frère lui donnait des conseils. "Ferme les yeux, ne regarde pas, et respire, Marilise! Tu vas voir, ça fait pas mal!" Elle a crié quand le liquide est entré dans son muscle. Puis elle s'est très vite consolée avec un autocollant. Il y avait un endroit où les enfants pouvaient dessiner, Marilise n'a pas bronché, elle a dessiné pendant quinze minutes, puis on est partis... en moins d'une heure, nous étions tous vaccinés.

Bien contente que notre petit coin de pays ne fasse pas partie des histoires abracadabrantes des journaux.

Mais ce matin, on a mal au bras, coco et moi... Les roulades feront mal ce soir! Ow!

mardi 17 novembre 2009

Raté!

Je ne suis pas douée en cuisine, mais je cuisine beaucoup. Ça compense. L'expérience compense l'absence de talent. Je rate quelques recettes, de temps en temps, mais pas très souvent. Sauf que là, j'expérimente avec des produits sans gluten... La plupart du temps, j'ai de bonnes surprises, mais parfois, c'est le contraire. Surtout si j'adapte une recette avec gluten. Lorsque je prends les recettes sur des blogues de personnes souffrant de la maladie céliaque, ça va. C'est testé. Mais quand j'essaie d'adapter une recette... ça ne donne pas toujours de bons résultats.

Je viens de faire les muffins les plus dégueulasses de ma vie.

J'ai essayé une farine sans gluten prémélangée... et une recette que j'ai déjà faite, sortie d'un de mes livres de recettes simples de WeightWatchers... Je l'ai modifiée pour qu'elle soit adaptée sans gluten. L'ennui avec les recettes des livres WeightWatchers, c'est que les desserts sont souvent décevants : il n'y a pas assez de gras ni de sucre dans les pâtisseries, c'est ce qui donne du corps à la pâtisserie. C'est pour ça qu'on devrait manger des pâtisseries en modération plutôt que de manger des tonnes de simulacres de pâtisseries. En enlevant le gluten, j'aurais dû voir venir le désastre.

Dégueulasse.

Pourtant, c'était à la banane et aux pépites de chocolat. Comment peut-on rater la saveur banane-chocolat? Surtout que ça goûte la banane et le chocolat... Je n'avais plus de sucre blanc, alors j'ai mis de la cassonnade... grave erreur, je crois... J'ai enlevé le peu de corps qu'il restait. J'étais fatiguée. Mon mec est revenu très tard hier soir (à ce temps-ci de l'année, j'ai peur qu'il frappe un chevreuil quand il revient, j'ai du mal à m'endormir avant qu'il arrive) et j'ai dû me lever très tôt ce matin... Ouais, c'est ça, ce devait être la fatigue... Et Marilise qui embêtait Estéban en bruit de fond...

La texture n'est pas correcte. Bien que ça goûte la banane et le chocolat, c'est fade. J'aurais dû y a jouter des épices, mais j'avais peur de perdre le goût...

Ark.

L'art de royalement manquer son coup!

Et moi qui me trouvais bien bonne de faire des muffins pour dessert pour les enfants alors que j'étais toute seule comme une grande avec eux après une longue journée de semaine...

Beark.

Le pire, c'est qu'ils sont traîtres, ces muffins-pas-bons. Ils ont l'air corrects. Ils ne lèvent pas le coeur. Ils semblent innocents à première vue. On en prend une bouchée, on se dit qu'e ce n'est pas terrible, mais qu'on pourrait leur donner une deuxième chance. On en prend un autre, et on réalise que, sans être carrément mauvais, ce n'est pas bon. Puis une troisième pour se convaincre, et on les trouve dégueulasses. Et ensuite, on se demande pourquoi on s'est entêté à le manger en entier.

Et on rédige un billet sur son blogue. Ben quoi? Si on ne peut plus se moquer de soi-même!

Alors je ne donnerai pas la recette.

Et je vais me consoler en terminant la première saison de Supernatural... Rien de mieux que le beau Dean pour me changer les idées!

jeudi 12 novembre 2009

OUF!

On a eu peur de ne pas pouvoir avoir de poules!

Les règlements municipaux pour les oiseaux en zone résidentielle ne sont pas clairs... Et pas question de contrevenir au règlement municipal : mon mec est conseiller!

Mais il a vérifié en personne auprès de la municipalité, finalement, on a le droit d'avoir des poules, mais vu la taille de notre terrain, on doit en avoir un maximum de quatre. C'est logique, on ne peut pas avoir plus de 4 chiens (et malheureusement, on ne peut pas flinguer les chiens des voisins qui hurlent pendant vingt minutes sans s'arrêter à partir de 22 h 30) alors pourquoi pourrait-on élever une quantité illimitée de poules sur deux petits acres?

Ce weekend, on continue de travailler au poulailler... Si ça vous dit de venir nous aider, j'offre du beef jerky maison!

Inspiration ou jalousie

Certaines personnes semblent réussir tout ce qu'elles entreprennent. Peu importe ce qu'elles font, c'est réussi. Rien ne semble trop difficile pour elles.

Devant ces personnes, on peut avoir deux réactions.

La première (la négative) : on peut les jalouser. On peut même leur en vouloir de tout accomplir quand, pour nous, c'est si difficile.

La deuxième (la positive) : on peut s'en inspirer. On peut voir en elles le chemin à accomplir soi-même.

Moi, j'ai tendance à m'inspirer de ces personnes. Je les trouve formidables. Je me demande ce qu'elles font pour en arriver où elles sont, et j'utilise cette analyse pour m'y rendre. Je me méfie du talent : même les gens talentueux doivent travailler dur pour s'améliorer. Et comme j'ai cette attitude, je deviens parfois pour les autres cette personne pour laquelle tout semble facile.

Par exemple, à l'aïkido. Chaque fois qu'il y a des nouveaux, il y en a un pour se décourager de ne pas réussir du premier coup, et qui me regarde en me disant « coup donc, comment tu fais pour être aussi bonne?" et moi de répondre « euh... ça fait vraiment longtemps que j'en fais, et je ne suis pas aussi bonne que tu ne le crois — si je continue, je serai meilleure l'année prochaine. Et toi aussi. »

Autre exemple : alimentation et perte de poids. On m'a déjà « traitée » de mince naturelle. « T'as pas besoin de faire attention à ce que tu manges, t'es pas grosse! » Bon, quand je raconte mon histoire, les yeux s'élargissent. « Toi? T'as déjà pesé 200 lbs? T'es toute petite! Comment ça tu dis que t'as 10 lbs en trop? » Et là, j'explique mon cheminement. J'explique que si j'ai un poids santé, c'est parce que je mange plus de légumes et moins de nourriture « usinée ». C'est parce que je m'impose de bouger. J'ai un corps sain juste parce que je fais beaucoup d'efforts pour maintenir des habitudes saines. C'est simple, mais c'est difficile. C'est de l'effort.

Bon, je dois dire qu'à la base, j'étais très mauvaise à l'aïkido, et horrible en cuisine. Je n'ai aucune coordination et je faisais tout brûler. Mais au lieu d'en vouloir à ceux qui réussissaient tout aussi « facilement », j'ai persévéré. J'ai travaillé. Je manque encore mon coup. Mais je me relève et je me corrige, en m'inspirant des méthodes des autres, qui réussissent.

Je dis que je me méfie du talent. C'est vrai. Je suis talentueuse dans certains domaines. Pas ceux que vous croyez, par contre. Et ce ne sont pas nécessairement les domaines où je suis bonne. Je suis talentueuse en musique. Mais comme je ne pratique pas, personne n'a à être jaloux de moi sur ce plan! Je suis aussi talentueuse en traduction. Les expressions idiomatiques me viennent naturellement et rapidement. Là aussi, le talent a ses désavantages. Si je ne me fiais qu'à mon talent, je n'aurais plus de travail depuis longtemps. Pourquoi? Parce que la traduction, ça demande beaucoup d'attention aux détails, et aussi parce que j'ai grandi en Outaouais, là où tout le monde est bilingue et où il est facile de croire qu'une expression est correcte, alors qu'elle constitue un anglicisme. J'en ai appris beaucoup à l'université, puis en stage, et au travail. Le talent, c'est une arme à deux tranchants. Il faut le manipuler avec soins.

Tout ça pour dire que, pour être heureux, mieux vaut être positif.

mardi 10 novembre 2009

Pub et esprit critique

Hier soir, je toussais devant la télé, et je suis tombée sur une pub pour un centre d'amaigrissement. Je ne me souviens pas du centre, mais le principe de la pub est universel, j'ai vu la même technique un peu partout. On joue sur les faiblesses des gens pour leur vendre un service dont ils n'ont pas besoin. En jouant avec l'impatience des gens, on attaque un maillon faible de leur esprit critique, ce qui fait que même des consommateurs avertis se laissent prendre. Dégoûtant.

D'où l'importance de développer et d'entretenir son esprit critique. Observez les différentes pubs et cherchez les failles. Elles sont là. Toujours.

Revenons à cette pub en particulier. Elle vante les mérites d'un centre d'amaigrissement. Selon la pub, la méthode du centre prône une approche de la perte de poids centrée sur trois éléments, dont en premier lieu, un « nettoyage » et une « purification ». Pour moi, ça sonne comme des centaines de dollars en jus de raisin « purificateur » et en pilules « nettoyantes ». Je connais des tas de gens qui croient à ça. C'est vrai que le principe est attirant... On passe notre vie à saloper notre corps, et quelqu'un nous offre un moyen de tout « réparer » en trois jours. Trop beau pour être vrai? Oui, c'est trop beau pour être vrai. Notre corps n'est pas un dépotoir, mais si on le traite en dépotoir pendant des années, ça prend plus que trois jours pour faire le ménage. Mais voilà, nous vivons dans une société qui souffre de déficit d'attention, si ça exige un effort à long terme, on perd l'objectif de vue... et rapidement. Mais on conserve cette impression d'impuissance, de saleté, de culpabilité. Et les requins l'ont compris. J'ai une copine qui m'a déjà dit qu'elle suivait un régime pour « se partir » - super sévère, elle ne mangeait que des légumes. C'est tout. Parce qu'elle était « tannée d'être grosse ». « Juste cinq jours, ça va me donner la motivation pour continuer... », ça fait près d'un an de ça... et elle n'a pas continué. Les solutions « faciles », elles n'existent pas. Celles qui existent viennent avec des effets secondaires désastreux.

Ensuite, le centre en question parle de « régulation des hormones ». Bang, une autre faiblesse exploitée. S'il est vrai que certains problèmes hormonaux peuvent influencer le poids, ce sont des cas relativement rares, qui se traitent par un médecin. Pas par une lecture de l'aura ou parce qu'on a l'impression que ça pourrait être la source de nos problèmes. Et le diagnostic, il se pose après une prise de sang et des analyses appropriées. Pas après une théorie. Le « problème » des hormones, s'il n'est pas diagnostiqué par un médecin, c'est le même « problème » que ceux qui disent qu'ils ont de gros os. C'est « facile ». C'est sécurisant. Avoir des problèmes de santé, ça n'a rien d'agréable, ça rend tout plus difficile. Mais le corps est une formidable machine : on a plein de mécanismes pour compenser. Si on se laisse aller bêtement en se disant « bof, c'est plus dur pour moi que pour un autre, alors mieux vaut ne rien faire », on se trompe soi-même. Et les publicitaires l'ont bien compris. Alors, ils exploitent ça. « Ce n'est pas ta faute si tu es grosse, c'est tes glandes... il y a des produits tout à fait naturels pour te soigner, sans effet secondaire. Les méchantes compagnies pharmaceutiques ne te le diront pas, parce qu'elles veulent que tu achètes leurs produits pour traiter les effets secondaires de leurs produits chimiques, mais moi, j'ai déjà tout ce dont ton corps a besoin, c'est naturel. T'as juste besoin d'une gélule de racine de tihs-llub, un produit utilisé depuis des millénaires par (insérer ici : des Asiatiques, des Africains ou des Autochtones). T'en prends deux par jour. Comment? Tu trouves que c'est cher, 50 $ pour un mois? Ben non, c'est juste pour le premier mois, pour faire l'effet d'un choc sur ton système. Après, c'est la phase de transition, tu descends à une pilule par jour pour le mois suivant, alors ça revient à 25 $ par mois. Après, on passe à la phase 3, le plan d'entretien, qui revient à environ 15 $ par mois. C'est moins cher qu'un DVD...»

(Qui a eu le réflexe de lire tihs-llub à l'envers?)

Troisième aspect ciblé par le centre de santé dans la pub : on augmente le rythme métabolique. À 20 ans, je me suis fait prendre à ça aussi. J'ai acheté de la spiruline, qui est censée faire « augmenter le métabolisme ». Comme la caféine. Et ça ne fait pas perdre de poids. Vous savez ce qui fait augmenter l'efficacité du métabolisme? C'est super simple. Et ça ne se trouve pas dans des pilules. Il faut d'abord comprendre le « métabolisme » - en gros, c'est l'efficacité générale de notre corps. Une personne qui a un métabolisme « rapide » convertit rapidement la nourriture en énergie, et dépense cette énergie de façon efficace. Voilà. Alors, comment faire pour avoir un « bon » métabolisme qui convertit la nourriture en énergie au lieu de la stocker dans nos cellules? Simple. Faut brûler de l'énergie, et avoir une alimentation équilibrée. Notre corps devient vraiment bon à ce qu'il pratique : si on bouge, il devient bon pour bouger. Si on ne fait rien, il devient bon à rien. Oui, certains produits, comme la plupart des stimulants (pensez café) ont tendance à accélérer le rythme cardiaque et à influencer le système nerveux (qui contrôle pas mal tout dans le corps). Mais l'effet est minime sur le « métabolisme ». De plus, le fait d'avoir un bon "métabolisme" ne garantit pas la perte de poids. Le poids, c'est lié à plusieurs facteurs, mais le plus important, c'est le rapport entre les entrants (ce qu'on mange) et les extrants (ce qu'on utilise, stocke ou élimine).

Donc, si on reprend, les gens se sentent sales, impuissants et fatigués, et on exploite ces sentiments en proposant une approche alléchante, mais illogique.

Mais... et si c'était vrai? Si ces méthodes de nettoyage et de régulation des hormones de façon naturelle fonctionnaient vraiment? Ce n'est pas impossible. C'est improbable, mais pas impossible. C'est à ça que ça sert, l'esprit critique. Avec toutes les données qui sont accessibles, on doit se faire notre propre idée. Et faire attention aux faux arguments qui sont omniprésents.

Mais bon, voici ce que moi, je proposerais, dans un centre de perte de poids.

- Un suivi psychologique. Si une personne passe 20 ans à se traiter en poubelle, c'est un signe. Cette personne a besoin de faire le ménage dans sa tête. Et elle doit réaliser qu'elle a une valeur. Qu'elle est importante. Qu'elle a le droit de s'aimer, et d'être aimée.

- Un cours de biologie humaine de base. Comment fonctionne notre corps. Pour apprendre à se comprendre.

- Un plan de nutrition adapté à la réalité des gens, mais surtout, axé sur les bonnes habitudes à prendre (et non sur les interdits).

- Un plan d'activité adapté aux besoins de la personne.

- Surtout : une approche axée sur la santé, pas sur la perte de poids. Le poids, c'est un symptôme. Si on traite seulement le symptôme, sans régler le problème qui est à sa source, le symptôme réapparaîtra un jour ou l'autre. C'est une question de temps.

Mais mon centre serait vide... personne n'a le temps de se soucier de son corps... Un peu comme personne n'a vraiment le temps de frotter sa salle de bain, mieux vaut utiliser des produits corrosifs pour que ce soit fait plus vite...

samedi 7 novembre 2009

Muffins sans gluten : bleuet et chocolat!

Ce matin, Marilise s'est levée avec une idée en tête. Elle voulait des muffins. Elle s'exprime très bien du haut de son pas-encore-deux-ans, miss Marilise. C'était sans équivoque : des muffins, ou la grève des bisous. Rien que ça!

Et moi aussi, j'aime bien les muffins. Et les cupcakes. Et les gâteaux. Et les desserts. Et pas mal tout ce qui se mange... Alors quand miss Marilise a dit "des Muuuuuuuffffffffiiiiiiiiinnnnnnnnn!" J'ai dit "bah, ouais, pourquoi pas? Ce serait bon!"

Je suis tombée sur une recette de muffin à la crème sûre et aux bleuets. Mais je l'ai tellement modifiée qu'elle ne ressemble presque plus à l'originale! Comme j'hésite beaucoup à ajouter des noix dans mes muffins (je ne tolère pas toutes les noix - c'est mon drame : j'aime presque tout, mais mon système immunitaire n'a rien de mieux à faire que de rejeter beaucoup de bonnes choses) j'ai ajouté... du chocolat! Le résultat est divinement cochon... À essayer à vos risques et périls...

Voici ce que j'ai mis dans la recette. Je présume qu'une personne "normale" (i.e. qui peut manger du gluten) peut remplacer sans trop de problème la fécule et la farine par de la farine de blé. Le tapioca a l'effet liant s'apparentant au gluten, et la farine de pois chiches ajoute des protéines et du corps au produit final (en plus d'avoir bon goût). Mais si on peut manger du blé, alors il suffit de mettre deux tasses de votre farine préférée. Voilà. Par contre, si vous utilisez de la farine de blé, vous aurez besoin d'un autre bol pour mélanger les ingrédients secs avant de les ajouter au mélange, puis ne pas trop mélanger... les farines sans gluten peuvent être mélangées longtemps, mais le gluten dans le blé fait durcir la préparation s'il est trop mélangé...

Préchauffer le four à 375F.

Dans un bol, fouetter ensemble deux oeufs et une demi-tasse d'huile végétale (huile d'olive, de canola, etc.)

Ajouter 1 tasse et quart de cassonnade tassée, de la vanille (une cuillère ou deux, au goût), et une tasse de crème sûre ou de yogourt (avec ou sans gras... mais attention, si vous devez éliminer complètement le gluten de votre alimentation, il faut lire tous les ingrédients, certains producteurs ajoutent du blé pour épaissir la crème sûre ou le yogourt).

Pour la version sans gluten, ajouter les ingrédients suivants et bien mélanger. Pour la version avec gluten, mélanger les ingrédients secs à part, puis ajouter à la "mixture" : 1 c. à thé et demie de levure chimique (poudre à pâte), 1 c. à thé et demie de bicarbonate de soude, 1 pincée de sel, et 2 tasses de farine sans gluten (pour moi, 1 tasse de farine de pois chiche et une tasse de fécule de tapioca - je n'utilise plus de farine de riz, je ne trippe pas trop sur le goût)

Bien mélanger, puis ajouter une "bonne" tasse de bleuets (congelés, pas dégelés, mais des frais feraient l'affaire, si c'est la saison) et une bonne poignée (environ une demi-tasse) de pépites de chocolat semi-sucré (équitable, si possible...)

Mettre dans des moules à muffin tapissés de moules en papier ou graissés ou comme vous voulez, puis faire cuire jusqu'à ce que les muffins soient cuits (environ 20 minutes... le test du cure-dents peut être trompeur : les bleuets et le chocolat resteront humides!)

Attention à ne pas trop remplir les moules, les miens ont débordé... mieux vaut diviser par 18 que par 12.

Attention 2 - c'est VRAIMENT cochon... Alors oubliez la modération!

vendredi 6 novembre 2009

ENFIN!

Je viens de lire cette chronique de Marie-Claude Lortie.

Ce que j'ai à dire? AMEN!

J'ai déjà pensé à devenir végétarienne. Pas végétalienne, mais végétarienne, oui. Par conscience écologique, surtout. Pour la santé aussi. Mais surtout pour l'écologie. Pas pour les droits des animaux. Parce que, voyez-vous, quand on parle d'animaux, je suis relativement sans coeur : j'aime bien les animaux, mais je crois que ce n'est pas inhumain de les tuer pour les manger... Ah, oui, je suis horrible, je sais...



Et puis, j'ai découvert l'alimentation locale. Je peux manger de façon écologique. Des poulets du voisin, qui ne sont pas grossis aux hormones. Du boeuf tendre qui a brouté l'herbe d'un champ de ma région, abattu dans un abattoir qui crée de l'emploi ici. Oui, ça prend de l'énergie. Oui, les boeufs du voisin, ils pètent des gaz carboniques. Ce n'est pas parfait. Mais c'est mon choix.

Je mange très peu d'aliments transformés en usine (voire pratiquement pas - c'est une exception). Depuis que je ne bouffe plus de gluten (mes mains sont presque guéries!!!), « très peu » est devenu « plus du tout ». Si j'avais déjà été tentée par de la restauration rapide pour calmer les enfants, maintenant, c'est tellement frustrant que je n'y vais plus. Si mes cocos vont au Wakdo, moi, je prends un café, et c'est tout...

Côté argent? C'est vrai que je dépense pas mal en bouffe. Mais si je fais le calcul comme il le faut, je dépense moins que la plupart des gens. Je ne lésine pas sur la qualité de ce que je destine à mon assiette, mais je vais très peu, voir presque jamais, au resto. Je fais des conserves pour les moments où je n'ai pas d'énergie/de temps pour cuisiner. Je congèle un peu, aussi (je congèlerai plus l'an prochain), des légumes locaux, souvent bio, en pleine saison (lorsqu'ils sont frais et pas chers).

Je me dis que le poulet que je mange, ben il est quand même bien traité. Je suis allée à la ferme. C'était bien. Même chose pour le boeuf, le bison, le sanglier, l'agneau et le porc que je mange. Les agriculteurs respectent l'animal et l'environnement. Alors, je ne m'en priverai pas.

J'ajoute quand même un bémol : je ne mange pas beaucoup de viande. Je n'en mange pas tous les jours. Je prends des repas à base de légumineuses, des pâtes alimentaires faites de farine de riz ou de quinoa, des légumes sautés avec des noix (sauf la noix de Grenoble, qui pique)... Je me cuisine souvent, sans vraiment m'en rendre compte, des repas végétariens. Pas par principe ni pour la valeur nutritive. Pour le goût.

Parce que la bouffe, ça devrait être ça : ça devrait être bon. Bon pour soi, bon au goût.

Oui, j'ai éliminé le gluten de mon alimentation pour des raisons de santé. J'en reprendrai en décembre, question de passer un test de dépistage de la maladie céliaque et d'éviter un « faux négatif ». Oui, couper un groupe alimentaire complet de son alimentation aide à la restriction calorique. Mais si on coupe un groupe juste pour la restriction calorique, il faut consulter un psy. C'est un signe de trouble de l'alimentation. Pas de santé.

mercredi 4 novembre 2009

Cot cot!

Je vis à Val-des-Monts. Ça sonne creux, hein? Pourtant, j'habite à trois kilomètres de Gatineau, et à vingt minutes en voiture du centre-ville d'Ottawa. La campagne en ville, quoi. Depuis que je suis Montvaloise, mes copains me taquinent : tu vis creux dans l'bois! Et moi, je réponds que ce n'est pas si loin que ça, que ce n'est pas parce que mes voisins ont presque tous des chevaux que j'suis "creux"... Bientôt, je ne pourrai plus vraiment me "défendre"...

Mon mec est très actif dans notre quartier. Et notre quartier est très vaste. Ce n'est pas pour rien qu'il a remporté les élections avec une bonne avance. Dans notre coin, il y a beaucoup d'agriculteurs... et moi, je suis localivore.

Pendant une soirée caritative, mon mec a lancé à un voisin, presque à la blague : t'as toujours des poules? Je t'échange des oeufs frais contre de la confiture maison!

L'idée a fait son chemin, parce que le voisin ne fait pas de confiture, mais aime beaucoup la confiture maison. Il nous a offert... des poules! Il ne veut pas les garder pour l'hiver, de toute façon. Il nous prêterait même la distributrice d'eau et de nourriture... Et nous, ben ça fait quatre ans qu'on pense à en avoir. Alors, qu'est-ce qu'on fait ce weekend? Un poulailler d'hiver! L'idée, c'est de ne prendre que quelques poules, trois ou quatre... mais d'avoir assez de place pour pouvoir en prendre plus, au cas où... Nous sommes allergiques aux chiens et aux chats (dans mon cas, je suis même allergique aux chiens les moins allergènes), je déteste avoir des oiseaux en cage (ça m'énerve!), alors nous avons des poissons, mais c'est plus décoratif qu'autre chose... parce que c'est bête, un poisson! Des poules, qui resteraient à l'extérieur, sans coq pour nous réveiller et embêter les voisins, ce serait un bon compromis, en plus d'un beau projet de famille. C'est du travail, mais moins qu'un chien!

En plus d'avoir des oeufs frais TRÈS locaux et plus qu'équitables (même si elles pondent pas mal moins l'hiver), on peut faire d'autres échanges... parce que le voisin en question, il a un copain apiculteur qui héberge aussi une partie de ses poules. Je parie que si je lui offre de la confiture maison, j'aurai du miel... que je pourrai utiliser pour remplacer le sucre dans ma confiture! Du sucre local, c'est difficile à trouver, et du miel, ce n'est pas donné - là, j'aurais le meilleur des deux mondes - des confitures tout à fait locales!

La morale de cette histoire : connaître ses voisins, c'est vraiment chouette!

Bon, il me reste quand même à parler aux voisins immédiats, parce que j'en ai plus que marre de leurs deux gros chiens qui terrorisent tout le monde...

On aura des poules!!!

mardi 3 novembre 2009

Sécial gingembre

Selon Wikipédia, le gingembre aurait des propriétés médicinales : soulagement des nausées, des migraines, protection de l'intestin, diminution du taux de cholestérol... J'ai déjà entendu une animatrice de radio dire qu'elle se faisait une infusion de gingembre frais tous les matins pour ses cordes vocales...

Mais, soyons sérieux : même sans toutes ces propriétés, il n'y a qu'une bonne raison de manger du gingembre : ça a bon goût! Un petit morceau suffit à relever un nombre impressionnant de plats!

Alors, quand j'ai trouvé une recette de gingembre cristallisé (du bonbon au gingembre!), j'ai sauté dessus... j'ai acheté beaucoup une pile de racines de gingembre, et j'ai tout pelé/tranché en fines tranches devant la télé. J'ai aussi quelques morceaux que je ne ferai pas cristalliser (trop petits). Ceux-là, je les ai hachés pour les mettre dans ces recettes... et voilà, un spécial gingembre!

Gingembre cristallisé

The Complete Book of Small-Batch Preserving par Ellie Topp et Margaret Howard

1 tasse de gingembre frais, pelé, tranché en fines tranches

de l'eau

du sucre.

Dans une casserole, mettre les tranches de gingembre et couvrir d'eau froide. Faire bouillir, puis réduire la température, couvrir et laisser bouillir doucement pendant 15 minutes. Enlever l'eau, puis recommencer le processus avec de l'eau fraîche. Vider l'eau encore, puis ajouter 3/4 de tasse (174 mL) d'eau et 1/4 de tasse (124 mL) de sucre, faire bouillir à température élevée, puis réduire la température pour laisser bouillir doucement, à découvert, pendant environ 30 minutes, ou jusqu'à ce que le liquide soit complètement évaporé. Surveiller de près lors des 10 dernières minutes, pour éviter que ça colle. Dans un plat, verser une couche de sucre d'environ 1 cm. Prendre chaque tranche de gingembre à la fourchette et les enrober de sucre, une à la fois, puis les déposer sur une grille de refroidissement. Quand toutes les tranches sont faites, faire sécher une heure (environ) au jour à 200F (93C), jusqu'à ce que le gingembre soit tendre et non collant. Laisser reposer à température de la pièce pendant une journée pour terminer le séchange. (J'utilise mon déshydrateur, et non le four, pour le séchage - plus efficace). N'oubliez pas d'en faire plus pour les cadeaux gourmands!

Soupe repas au poulet, gingembre et lait de coco Recette prise ici : http://cuisine.notrefamille.com/recettes-cuisine/soupe-de-poulet-au-gingembre-et-lait-de-coco-_12110-r.html

Mais je la recopie ici, avec les quantités que, moi, j'ai utilisées, converties pour ceux qui, comme moi, mesurent en québécois!

J'ai fait cuire un poulet à la mijoteuse dimanche. Le poulet vient d'une ferme tout près d'ici, élevé sans antibiotiques, et c'était un de leurs "petits" poulets : environ 1,5 kilo de poulet. Une fois désossé, j'ai pris les os et les ai remis à la mijoteuse, avec du persil frais et un oignon bio en morceaux, plus de l'eau. C'est avec le bouillon (une fois passé) et les restes de poulet que j'ai fait la soupe.

Bon, la recette qui suit est celle que j'ai utilisée, mais il manque quelque chose... j'y ajouterais une herbe, comme du thym ou de l'origan... et plus de gingembre!

6 tasses de bouillon de poulet

1 c. à table de gingembre émincé

1 c. à thé d'huile de sésame

Environ 3 tasses de poulet en morceaux

Environ 1 quart de tasse de fécule de maïs

1 c. à soupe de sauce soja

1 boîte de lait de coco

Faire bouillir le bouillon, aouter le gingembre, le poulet et l'huile de sésame, à côté, mélanger le lait de coco et la fécule de maïs, ajouter la sauce soja et mélanger au bouillon, laisser bouillir en mélangeant jusqu'à ce que ça épaississe. Si on utilise un bouillon maison, ajouter du sel au goût, puis servir avec des oignons verts coupés en tranches.

Il me reste encore à essayer de faire un sorbet au gingembre, mais ça viendra un autre jour... pour l'instant, je déguste ma soupe chaude!

lundi 2 novembre 2009

Élu!

Le weekend a été des plus éprouvants! Chorale de toux, et moi, j'étais complètement épuisée. Un mois à tenir le fort, c'est long... Je salue tous les parents qui élèvent seuls leur marmaille et qui travaillent à temps plein : même si j'ai des enfants exemplaires, la fatigue prend vite le dessus sur la patience. Pour eux et pour moi.

Souper bénéfice vendredi soir, Halloween samedi. J'ai bien tenté de convaincre les enfants de porter leurs beaux costumes. Tsé, le superbe costume de dragon conçu sur mesure pour Estéban, et le mignon tutu avec ailes de fées pour Marilise? Rien voulu savoir. Estéban a enfilé son manteau de pompier, puis une "armure" de chevalier en plastique, et, tada, une cape. Oui, une cape. Il tenait absolument à en avoir une. Une cape orange faite avec un tablier de HomeDépot, genre... Je l'ai finalement convaincu de prendre au moins un carré de tissu rouge, puisé à même ma pile de tissus... Quand Marilise a vu la cape d'Estéban, c'est ça qu'elle voulait aussi. Argh. Je lui ai proposé le costume de fée, le costume de monstre bleu, elle n'a même pas voulu les approcher. Finalement, elle voulait une cape rouge (heureusement, j'avais assez de tissu pour les deux enfants). J'ai puisé le chapeau de nain de Jardin qu'Estéban a porté à peu près à son âge... Et dire que je l'ai allaitée devant Project Runway... pfff...

Et puis, finalement dimanche est arrivé. Jour d'élection. J'ai décoré des cupcakes sans gluten avec Estéban pendant la sieste de Marilise, puis fête de Lirielle pour Estéban, vote pour nous, souper en famille, on a couru partout... Estéban s'est couché après avoir ingéré trop de sucreries "Ow! Maman! J'ai mal au ventre!" "Coco, je pense que t'as pris trop de bonbons!" "Non, j'ai trop bu d'eau..." "Coco, t'aurais pas la bédaine gonflée si t'avais été raisonnable dans les sucreries! Allez, hop, au lit, tu te sentiras mieux demain!"

Puis, l'attente. À 20h30, il restait à dépouiller le résultat du vote par anticipation, mais ça regardait bien pour mon mec : il était en avance. Finalement, le résultat officiel est arrivé vers 22h!!! Ça y est, mon mec est élu! Il sera assermenté le 10 novembre, mais il a remporté le poste de conseiller municipal de notre district!

Bon, là, le vrai travail commence... en attendant, je profite de quelques heures de calme pour remettre la maison à l'endroit!