Le blogue d'ND

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vendredi 25 décembre 2009

Confiture choco-framboise

J'ai dû être très sage cette année, parce que j'ai été très gâtée!

Alors, pour ceux qui veulent aussi gâter leur monde, voici une recette inspirée de la recette de confiture bleuet-chocolat noir de Vincent.

Je vous préviens, c'est cochon pas à peu près.

Autre avertissement : j'ai expérimenté. Moi, j'aime ma confiture très ferme, alors je suis comblée par le résultat, mais si vous préférez la confiture plus liquide, mieux faut mettre moins, ou pas, de pectine. Je donne tout de même les quantitées que j'ai utilisées.

Ça m'a donné un peu plus de 10 tasses de confiture.

Dans un chaudron à fond épais (évitez l'aluminium), faire dégeler 1200 grammes de framboises congelées (deux sacs), ajouter un quart de tasse d'eau, puis porter à ébullition en mélangeant (on en profite pour écraser grossièrement les framboises). Ensuite, ajouter 7 tasses de sucre (oui, sept) bien dissoudre, reporter à ébullition, puis réduire le feu pour laisser mijoter à découvert envrion 10 minutes. Ensuite, on dissout 300 grammes de chocolat noir (trois barres de 100 grammes, à 72% de cacao équitable pour moi) et 2 c. à soupe de just de citron. Faire chauffer jusqu'à 104 degrés (mon thermomètre n'était pas fiable, j'ai simplement reporté à ébullition vive pendant une bonne minute) puis ajouter 2 sachets de pectine liquide (un suffirait amplement). Reporter à ébullition une autre minute, puis retirer du feu, écumer et verser dans des pots mason stériles en suivant ces directives. Stériliser à l'eau bouillante 10 minutes.

Voilà! N'en abusez pas trop!

Tricher

Je sais, c'est Noël (joyeux Noël!!!) je suis épuisée et je devrais dormir pour reprendre des forces... Mais j'en suis incapable.

Je n'aime pas associer la notion de tricherie à celle de nourriture. Mais quand la nourriture provoque de mauvaises réactions, je n'ai pas de meilleur terme...

J'ai cessé d'ingérer des aliments contenant plus que des traces de gluten pendant environ deux mois. L'eczéma sur mes mains a presque disparu. J'avais un degré d'énergie constant tout au long de la journée. Si bien que quand je vois une tranche de pain, j'ai maintenant peur des conséquences de la manger. Toutefois, je me suis dit qu'en décembre, je pouvais tricher. Alors j'ai mangé au moins un repas contenant pas mal de gluten par jour depuis le début du mois. Des pâtes par ici, du pain par là, des biscuits au gingembre, au blé entier... L'eczéma est revenu. Fort. J'ai vu mon médecin lundi. Je n'avais pas encore fini de lui dire ça qu'il me prescrivait une prise de sang pour savoir si je suis céliaque. À suivre. J'aurai aussi un rendez-vous avec un dermatologue en Ontario (on oublie ça en Outaouais québécois, l'attente est d'au moins trois ans). À suivre aussi.

Ce soir, j'ai passé un super réveillon en famille, et j'ai vraiment très bien mangé : gâteau sans gluten fait par ma maman, biscuits sans gluten aussi... mais j'ai aussi pris de la tourtière, de la tarte au sucre, et même du pain. Je me suis donné le droit de tricher. Là, je suis toute ballonnée. Ça fait mal. J'ai ressorti les comprimés d'antiacides, et je me retourne dans le lit parce qu'aucune position n'est confortable. Et j'ai mal aux mains, malgré la nouvelle crème encore plus puissante que m'a prescrite mon doc.

C'est peut-être le stress aussi... Je n'ai pas arrêté depuis le premier décembre. J'aurai bientôt de nouvelles responsabilités au travail (je prends un interim de TR-03 pendant quelques semaines, ce qui veut dire que je passe de traductrice à réviseure d'un coup et ça me fait peur). Même si le stress pourrait expliquer pas mal de mes symptômes, disons que je ne me fais pas d'illusions. Si le test est négatif, je serai vraiment très surprise... et je ne toucherai quand même plus au gluten, sauf pour "tricher". Et avec des antiacides dans mon sac à main.

Sur ce, je vais tenter de me rendormir pour pondre un billet plus positif demain!

jeudi 17 décembre 2009

Touchée

Noël bientôt. La fête de la générosité. De l'altruisme.

Oui, je sais, la majorité des gens ne voient pas ça comme ça. Moi, oui.

Mais ça veut aussi dire que, chaque année, en décembre, les récits sur la générosité sortent à la pelletée. Et moi, chaque fois, je suis touchée. La bonté me touche. Voilà. C'est plus fort que moi, les larmes me montent aux yeux en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Des histoires de gens qui donnent anonymement à des inconnus.

En ce moment, je suis au bureau. Et j'ai un de ces textes à traduire.

Mon clavier est humide.

mardi 15 décembre 2009

Elles sont arrivées

Nos poules sont arrivées hier soir! Quatre jolies poules brunes qui roucoulent tranquillement. Rien à voir avec des perruches fatigantes, ni avec les "cot cot" qu'on entend dans les dessins animés pour enfants.

Ça fait bizarre, le matin, on doit se lever pour aller nourrir les poules. Comme les fermières dans les films. Ce sont de bonnes pondeuses, et comme le poulailler est bien isolé et que mon mec y a posé une bonne lampe chauffante, il est possible qu'elles continuent de pondre durant l'hiver. Pas un oeuf par jour, mais quand même. Ma petite tribu mange environ une douzaine d'oeufs par semaine. Nature, en omelette, en crêpes, en biscuits, en muffins, en meringues, en gâteau... C'est une excellente source de protéines, surtout les soirs où toute la famille a l'estomac dans les talons, où je n'ai rien de prêt et où je n'ai plus d'énergie pour me casser la tête : on se cuisine un "gros déjeuner québécois" (oeufs, bacon, rôties, fruits, yogourt, pommes de terre) ou je ne me casse pas la tête et je fais une omelette avec des légumes congelés pour ne pas avoir à les laver et à les couper.

Un énorme merci à tous ceux qui sont venus nous aider : Édouard, Ian, Alexandre et surtout Pierre-Jean, qui a passé la moitié de tous ses weekends à travailler sur le poulailler pendant un mois et demi!

lundi 14 décembre 2009

Paniers gourmands

Cette année, je m'y prends un peu plus tard pour mes paniers gourmands. Disons que le fait de ne pas être en congé de maternité me retarde... Au moins, les enfants jouent beaucoup plus sans que j'aie à intervenir, ça me laisse un peu de temps pour cuisiner et pour coudre...

Cette année, j'ai décidé de remplir mes pots de 250 mL avant de racheter des pots de 125 mL. Honnêtement, je ne suis pas certaine de vouloir acheter d'autres pots de 125 mL, finalement. Je crois que je vais continuer en format de 250 mL, mais que j'achèterai un peu plus de pots décoratifs pour certains produits. Oh, c'est un peu plus cher du pot, mais le produit à l'intérieur coûte plus cher en temps de confection qu'il ne me coûte en ingrédients! J'ai calculé que j'aurai dépensé environ 50 sous par tasse de produit, en moyenne (comme j'ai fait de la gelée de porto, et que je m'apprête à utiliser du chocolat noir bio/équitable dans deux autres recettes, ça veut dire que certains produits n'ont presque rien coûté...) Mais si on pense que je passe au moins une heure par recette (pas mal plus pour les marmelades, un peu moins pour les gelées à base d'alcool ou de jus de fruit), si je me payais au même taux horaire que ce que mon employeur paie, ça fait... disons que j'aime mieux ne pas calculer. C'est pour ça que je ne vends pas mes produits : ce serait trop cher. Donc, en gros, dans mes paniers gourmands, cette année, il faut s'attendre à voir des formats de 250 mL.

Nouveauté aussi : j'essaie des fruits confits. Après le gingembre confit (j'en ai trempé dans du chocolat noir/équitable avec un peu de paraffine...), je me suis mise aux écorces d'orange confites (pas encore terminé, ça ne demande pas beaucoup de temps de surveillance ou de préparation, mais ça demande beaucoup de patience et la confection s'étale sur quelques jours). Si le résultat est bien, j'essaierai de tremper ça dans le chocolat. Et si j'aime le produit, alors j'essaierai avec d'autres agrumes. Ou des tranches complètes... on verra.

Donc, pour les gens pressés comme moi qui désirent épater la galerie, voici quelques liens vers des recettes qui demandent peu de temps mais qui sont jolies et délicieuses :

Gelée de porto

Gelée de vin (j'ajoute une étape : je fait chauffer le vin 15 minutes avec un nouet d'épices, comme de la cannelle, de la muscade, des clous de girofle, puis j'enlève le nouet, je mesure le vin et j'ajuste à nouveau avant de faire la recette...)

Gelée fruits (essayez des jus purs à 100%, genre canneberge, ou raisin, ou orange... Dans certains cas, il faut ajouter du jus de citron... dans le doute, j'en ajoute. C'est sûr que ce serait meilleur si on fait son propre jus, mais on y va pour la rapidité, là. Avec un peu plus de temps et la volonté de vraiment épater, on peut faire infuser des épices ou ajouter des fines herbes, selon le jus utilisé.)

Miel de poire (nécessite un peu de préparation, il faut évider les poires et surveiller la cuisson... mais si on a assez de place sur la cuisinière, on peut mettre le chaudron au fond et mélanger de temps en temps pendant qu'on prépare une autre recette à l'avant...)

Si on étale la « production » sur quelques jours, alors on peut aussi consacrer 5 à 10 minutes par jour à faire ces recettes... sauf la première journée, où il faut laver et couper l'ingrédient principal :

Écorces d'orange confites

Gingembre confit (encore mieux : trempé dans le chocolat fondu au bain marie)

Voilà, bon rush!

Après Noël, mission repas en conserve - il ne m'en reste presque plus!!!

vendredi 11 décembre 2009

Des fêtes écolo-éthiques

Selon certaines sources, il paraît que je fais partie du groupe très marginal sélect des granos. Pourtant, je pourrais être "bien pire" que ça. Je suis une grano-confortable qui mange de la viande. J'avoue toutefois candidement que je fais partie de ces écolos-éthiques. Je ne suis pas végétarienne (si je l'étais, ce serait par conviction écologique et non par respect pour les droits des animaux, ni par conviction religieuse), mais ma viande provient en grande partie de producteurs très locaux. Bien que l'écologie soit à la mode en ce moment, les vrais granos sont perçus comme des bêtes de foire gens bizarres.

Mais voilà, je vais vous révéler un secret : à l'instar d'un certain village Gaulois en 50 avant Jésus-Christ, les vrais granos (ou les écolos-éthiques), n'ont peur que d'une chose : que le ciel leur tombe sur la tête. Ils n'ont pas peur du ridicule, ils se dressent fièrement devant les géants envahisseurs qui ont troqué le nom de César pour celui des grandes marques. Mais ils ont fichtrement peur que les ressources naturelles ne soient bousillées à jamais.

Et ça, ben c'est une source de stress intense. Comme pour les gens au régime : c'est pire pendant le temps des fêtes.

Voyez-vous, l'écolo-anxieux craint le Made-in-China. Il crie comme une fillette dans un film d'horreur devant la montagne de papier-cadeau jeté à la poubelle. Et que dire de la nourriture servie à la table? Des pesticides, des aliments provenant de l'autre bout du monde transportés dans de gros véhicules polluants réfrigérés chimiquement.

Du stress, je vous dis. Et beaucoup de culpabilité.

Et puis, comme je l'ai mentionné plus haut, même si l'écologie est à la mode, ceux qui posent des gestes concrets sont quand même marginalisés. C'est un temps de réjouissances, mais ceux qui ne sont pas éco-anxieux ne comprennent pas pourquoi on refuse de poser certains gestes. Un peu comme ceux qui ne sont pas allergiques qui oublient qu'une ou deux personnes ont peur de leur succulente tarte aux pacanes. C'est facile de se sentir seul à table. Et ça, c'est sans compter les commentaires. Ceux qui essaient de me convaincre que personne n'a les moyens d'être écolo. Que personne n'a le temps. Qu'il faut être naïf pour penser qu'un geste peut faire une différence. Ouais, ben je préfère être naïve qu'inconsciente... mais c'est juste moi, et je me garde bien de servir cette réplique.

Alors, comment fait-on, quand on a peur que le ciel nous tombe sur la tête, pour garder son sang froid?

On fait ce qu'on peut. Et on se concentre sur l'essentiel. Parce que l'amour, c'est bien plus fort que la peur.

Encore faut-il avoir le sentiment qu'on a fait ce qu'on peut.

Comment ferai-je pour survivre cette année, moi qui suis terrifiée par le poids de la stratosphère?

D'abord, je respire. Je fais du yoga. C'est bon pour éliminer les toxines et pour gérer le stress. J'essaie de jouer dehors aussi. Ça fait du bien.

Ensuite, ça fait longtemps que ma famille et mes amis me connaissent. Et je parle beaucoup (ce n'est nouveau pour personne). Je les ai assommés d'informations et de convictions, sans toutefois les imposer (ben, je crois)... Je prêche un peu, mais j'en convertis peu. Je n'ai pas envie d'imposer aux autres la pression que je m'impose, même si, secrètement, j'aimerais que plus de gens soient aussi barjos que moi.

Et puis, je redouble de vigilance. On emballe boîtes dans du papier, mais tout ce qui n'est pas en forme de boîte, ça va dans des sacs personnalisés Made-in-my-Sewing-Room qui peuvent être réutilisés comme sacs d'épicerie... On y met beaucoup de temps! Et puis il y a les cadeaux gourmands qu'on cuisine nous-mêmes avec des produits locaux (autant que possible), les vêtements qu'on fait soi-même (mais pas en coton bio, malheureusement...). Par exemple. Dans le fond, on offre surtout du temps, plus que des bébelles. Du temps de confection. On offre aussi des bébelles, mais on essaie d'acheter chez les petits commerçants d'ici, des produits d'ici, et quand on a le choix, on choisit l'option la "moins pire". Pafois, on offre des billets de spectacle dans une carte faite à la main ou achetée dans une campagne de financement caritative, ou une séance de chouchoutage. Par exemple.

À la table, j'apporte aussi ma contribution. Je propose de commander le chapon chez un sympathique producteur que je connais bien. J'apporte les marinades de légumes bios locaux que j'ai préparées en septembre. Des confitures, des marmelades, des terrines, des cretons maison.

C'est sûr qu'il y aura du Made-in-China. Des appareils électroniques difficilement recyclables. Il ne faut pas virer fou, César est partout, on fait avec!

Le ciel nous tombera peut-être sur la tête. Peut-être pas. Sans pouvoir dire que je dors toujours la conscience tranquille, je sais que j'en fais un peu plus chaque année pour y arriver. Et que ça ne ruine pas mon temps des fêtes.

jeudi 10 décembre 2009

Un message du Père Noël

Une collègue m'a fait parvenir ce lien l'an dernier. Estéban avait été vraiment très impressionné!

Alors, pour ceux et celles qui connaissent un p'tit bout'chou qui aimerait recevoir un message vidéo personnalisé (et gratuit) du Père Noël, c'est par ici! http://perenoel.sympatico.ca/accueil/

mardi 8 décembre 2009

Amour et motricité fine

Estéban doit pratiquer sa motricité fine. Il a besoin d'encadrement aussi. Si on l'encadre bien comme il le faut, si on lui explique en détail ce qu'il doit faire et qu'on décompose le tout par étapes, pas de problème. Il produit les plus belles oeuvres de sa classe. Mais si on lui donne des directives « simples », il s'embrouille. Il ne sait pas quoi faire. Il veut aller jouer avec les petits camions ou avec son ensemble-jouet de médecin. Il fait ce qu'il a à faire le plus vite possible pour passer à autre chose.

Or, il devra bien un jour apprendre à écrire. Et pour ne pas trop se fatiguer et se décourager en pratiquant à former les lettres, il doit adopter crayons et ciseaux.

Mais mon petit coco d'amour, il a une tête de cochon. Dans le sens où il veut bien faire, alors il fait des efforts pour travailler dur pour que son prof, ou ses parents, soient fiers de lui. Ça me rappelle quelqu'un...

Donc, moi, je n'ai aucune envie de lui imposer des devoirs. Et puis, je n'ai pas le temps — Noël s'en vient, et on a plein de choses à faire : cadeaux, cartes, décorations, biscuits... Hey... En route vers la maison, après avoir rencontré l'enseignante d'Estéban, j'ai mis au point un de mes plans machiavéliques.

« Estéban? Madame A. m'a dit que tu dois pratiquer plus à dessiner et à découper, parce que tu es bon, mais que tu manques de pratique. On fait des cartes de Noël? »

« OUI!!!!! Des cartes de Noël! »

Voilà, c'est parti. Bricolage presque tous les soirs. Cartes, emballages, décorations... Ce soir, on passe aux biscuits de pain d'épice. On fera les biscuits ce soir, pendant que papa surveille Marilise. On les laissera refroidir pour les décorer demain, quand papa travaillera. Si l'attente est trop longue, on fera d'autres guirlandes pour le sapin ce soir. Et demain, quand les biscuits seront décorés, on les accrochera au sapin, les enfants et papa auront droit à un biscuit par jour jusqu'à Noël (faute de calendrier de l'avent). Chouette, non? S'il en reste, on en donnera dans les paniers gourmands de ceux qui auront été très très très sages.

Marilise aime beaucoup quand on fait du bricolage : elle n'est pas toute seule à en faire! Parfois, elle peut passer des heures assise à dessiner.

Dernièrement, toujours à courir entre le travail, la gardienne, l'école, le ménage et les repas, sans compter la pose de pneus d'hiver, le dojo, les partys de bureau, le poulailler pas encore fini, je trouve que mes responsabilités de parent pèsent lourd. Mais je suis bien contente d'avoir aussi des responsabilités parentales qui me permettent d'agréables moments en famille.

L'hiver, on a moins d'heures de clarté et il fait plus froid. C'est pour nous rappeler qu'on doit profiter de la chaleur des uns et des autres pendant que le ragoût mijote lentement sur le feu, qu'on doit profiter de la vie ensemble. Pour qu'on n'oublie pas que le reste, c'est secondaire.

lundi 7 décembre 2009

C'est la saison... de la bouffe-réconfort.

J'ai la mèche courte dernièrement. Trop de choses à faire en trop peu de temps. Pas assez de temps pour recharger mes piles sociales. Quand ces piles-là sont à plat, je suis très irritable. Mon degré de patience est presque nul, même le matin. Un rien m'énerve.

Alors quand je suis revenue à la maison ce soir, avec rien de dégelé au frigo et l'estomac capricieux (j'ai mangé du gluten en fin de semaine, c'est indéniable, je réagis chaque fois que je "triche"), je me suis tournée vers de la bouffe-réconfort. Aucune entorse à mes principes : fait à partir d'ingrédients de base 100% locaux et sans gluten. Zéro trouble.

C'est assez simple. J'ai commencé par peler et couper des pommes de terre en petits dés. Dans une grande poêle, j'ai fait fondre une noix de beurre, puis j'ai ajouté les pommes de terre pour les faire rissoler. Pendant que ça cuit (c'est plus long), j'ai préparé une omelette gonflée au wok. Je n'avais plus envie de couper des légumes, alors j'ai choisi des petits pois et des morceaux d'oignons congelés. Comme je viens d'apprendre l'existance des lundis sans viande, je n'y ai pas mis de viande, mais à cette étape, on peut rajouter des restes de viande cuite en morceaux. Les possibilités sont infinies. Je les ai réchauffés au wok avec un peu de beurre. Pendant que ça revient, on choisit environ deux oeufs par personne (selon l'appétit), on sépare les jaunes des blancs. On fait mousser les blancs, et à côté, on mélange les jaunes avec un peu de lait. On ajoute les jaunes au blancs en mousse en pliant, puis on verse sur les légumes au wok. On attend que ça prenne, puis on retourne délicatement. On râpe du fromage local, puis on continue de faire cuire jusqu'à ce que le fromage soit fondu. Voilà. Omelette-santé avec patates rissolées. On pourrait rajouter des fines herbes ou des épices, ou de l'ail, ou tout ce qui nous passe par la tête. L'idée, c'est de manger quand c'est encore chaud!