Le blogue d'ND

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lundi 31 mai 2010

Marathon

Tous les coureurs ont leurs raisons.

Mes raisons de courir, à moi, ont changé au fil du temps. Au début, j'avais trop peur pour courir. Je n'osais pas. J'avais entendu trop d'histoires d'horreur, de gens qui s'étaient usé les genoux. Et puis, courir, c'est difficile. Quand on n'y est pas habitué, c'est carrément pénible. Pourtant, il s'agit de mettre un pied devant l'autre, puis d'accélérer. Beaucoup moins difficile à apprendre que les roulades que je fais en aïkido. Mais c'est dur de maintenir un rythme. On a l'impression que les poumons sont sur le point d'exploser après une seule petite minute, à moitié marché à moitié couru!

Alors, j'allais au gym. Je faisais de l'elliptique. Je regardais les gens courir sur les tapis roulants, et je les admirais. "Sont tellement chanceux d'être capables de courir..." Et puis, j'ai fini par me dire ce n'était pas de la chance. S'ils pouvaient courir maintenant, c'était qu'ils avaient commencé quelque part.

Je ne me souviens plus trop comment j'ai fait la transition. Mais c'était au gym. Sur des tapis roulants. Il y a, quoi, 7 ans? J'ai trouvé un plan d'entraînement pour débutant quelque part, et je l'ai suivi.

L'ennui, avec les plans d'entraînement, c'est qu'ils sont précis. Pour les suivre, ça prend des gadgets. Le tapis roulant du gym est idéal : on peut programmer la vitesse, la distance, on a le rythme cardiaque et tout, sur un beau tableau de bord. Mais c'est plaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaate! Sauf que, bon, n'osant pas la course à l'extérieur, je ne savais pas à quel point c'était pénible, à l'intérieur.

Je vivais près d'une belle piste cyclable. Je ne sais pas ce qui m'a pris un jour, mais j'ai commencé à courir à l'extérieur. Au début, je n'aimais pas trop. Pas de gadget. Je ne savais pas si j'étais allée à la bonne vitesse pour suivre mon plan. J'étais déboussolée. Et puis, dehors, c'est plus difficile : les pentes dont l'angle change tout le temps, les conditions météorologiques, les insectes, la chaussée glissante, les cyclistes... J'ai couru le 5Km du Marathon d'Ottawa en 2003, je crois. Ensuite, j'ai continué au gym, mais j'ai arrêté mon abonnement, ainsi que la course sur les pistes cyclables, lors de ma première grossesse : trop fatiguée.

Puis, mes parents m'ont offert une poussette Chariot. Une Cadillac des poussettes de course, qui se transforme aussi en remorque à vélo. Pas question de courir avec ça au gym! Estéban est né, est à quelques semaines, il était confortablement couché dans sa "Steboumobile" et se reposait pendant que je marchais/courais derrière. J'étais énorme. Et pas en forme du tout. J'en avais beaucoup à pousser. J'ai commencé WeightWatchers, et j'ai recommencé à courir avec mon fils, dans la poussette. Lui, il dormait. Moi, je relaxais.

Puis, retour au travail. Il y avait un gym près du bureau, je m'y étais abonnée. Mais la piste cyclable me manquait. À l'intérieur, c'est contrôlé, mais c'est ennuyeux. Et on est surstimulé, mentalement. Dehors, c'est plus calme... Je ne courais plus simplement pour la forme physique. Je courais pour me vider l'esprit. Pour organiser ma tête. Pour ma santé mentale.

J'ai commencé à faire de l'aïkido, et j'ai délaissé le gym. Autre grossesse, fausse-couche, nouvelle grossesse, plus rien.

Le temps me manquait pour courir. J'ai recommencé à faire de l'aïkido sept semaines après la naissance de Marilise, mais je n'ai pas recommencé à courir. Pas le temps...

Puis, je n'en pouvais plus. J'avais besoin de bouger plus. Je me suis botté le derrière et j'ai recommencé à l'heure du midi. Il y a des douches au travail, pourquoi ne pas en profiter?

C'est là que je me suis rendu compte que je suis maintenant très asthmatique. J'avais du mal à respirer durant la course. Et après. J'en ai parlé à mon médecin, qui s'est étonné que je n'avais pas déjà de pompes, puisque je fais de l'eczéma depuis toujours, et que c'est généralement lié.

Maintenant, je cours trois fois par semaine. Environ. Et ce n'est pas assez. Mes raisons de courir ont changé. Au départ, c'était pour mon poids. Par admiration pour les autres. Ensuite, c'était pour calmer un petit bébé tout en profitant de la nature pour relaxer. Puis, ça a été pour évacuer le stress. Maintenant, c'est parce que j'en ai besoin. Ça me fait un bien fou. Et quand j'arrête trop longtemps, ça me manque. Quand je vois que j'approche de mon édifice à la fin d'une course, je suis déçue. "Pas déjà? Ah non!"

Et maintenant, j'ai une nouvelle raison de courir.

Samedi, ma soeur et moi faisions partie des quelque 8000 coureurs qui ont participé au 5K du marathon d'Ottawa. C'était indescriptible.

Il y avait du monde partout! Je faisais partie d'une masse humaine. Tout au long du parcours, des gens encourageaient les coureurs. Nous encourageaient.

Il fallait naviguer au travers de cette foule, ce qui était parfois frustrant (si la personne devant toi ralentit, ce n'est pas évident de la contourner à temps!) Mais ça permettait de changer le mal de place!

On s'était donné pour objectif de terminer la course en moins de 30 minutes. On l'a fait en moins de 29 minutes. J'suis pas mal fière de moi!

C'était électrisant.

L'an prochain, je fais le 2K familial avec ma famille. C'était tellement mignon de voir des petits bouts de 3-4 ans courir jusqu'à la ligne d'arrivée, après être débarqués de la poussette! Estéban a été très marqué : après la course, il m'a emprunté mon "bib" (le morceau de papier avec mon numéro) et a couru. Il tient à s'entraîner déjà pour l'année prochaine!

Ensuite, je ferai le 10K. À l'origine, c'est ce qu'on voulait faire, mais c'était complet, déjà 2 mois avant l'activité! On s'y prendra d'avance l'année prochaine!

mercredi 5 mai 2010

Crêpes sûres sans gluten

J'ai fait mes premères crêpes de kéfir ce soir.

J'adore la pâte sûre, alors c'était parfait! Juste la bonne textre, juste assez spongieux, juste assez mince, juste assez doré! Comme je n'y ai pas ajouté de sucre, ce qu'on met dessus déterminera s'il s'agit de crêpes sucrées (fruits, sirop d'érable, crème fouettée) ou salées (jambon en sauce béchamel, par exemple, ou salade de thon, ou encore mousse de poireaux...)

Désolée pour les quantités à peu-près : c'est une recette qu'on peut facilement faire à l'oeil. J'en ai eu pour 8 petites crêpes.

Remarquez, il n'y a que trois ingrédients. La levure du kéfir fait en sorte qu'on n'a pas besoin de levure chimique. Pas besoin d'ajouter du sel, non plus.

Dans un bol, casser un oeuf (les miens sont extra-gros, on peut utiliser deux moyens...), ajouter environ une tasse de farine de sarrasin, puis environ une tasse de kéfir nature. Bien mélanger, puis ajuster la texture avec plus de kéfir (ou un peu de lait) ou plus de farine. Plus c'est liquide, plus les crêpes seront minces.

Faire chauffer une poele antiadhésive (et utiliser votre méthode préférée pour que ça ne colle pas), puis faire cuire les crêpes, une à une.

Voilà!

Trois ingrédients, pas de gluten, et plein de bonnes choses. Ajoutez une montagne de fruits et un peu de miel ou de sirop d'érable local, et vous avez un repas complet et délicieux en quelques minutes!

dimanche 2 mai 2010

Kéfir

Je viens de me procurer des grains de kéfir.

Je connaissais le produit, et je savais qu'il était bourré de bonnes choses (et que ça goûte vraiment bon!), mais c'est ce reportage de l'émission l'Épicerie, qui m'a motivée à chercher les grains.

Les grains de kéfir, ce sont, en fait, des bactéries, mais faute de meilleur terme, on appelle ça des "grains".

Pour fabriquer du kéfir, c'est assez simple, on met les grains dans un contenant de verre ou de plastique, on y verse du lait, puis on referme avec un morceau de tissu et un élastique (ou une bague de pot Mason). Ensuite, on oublie le pot une journée ou deux sur le comptoir (ou dans une armoire). Puis, on retire les grains, et on recommence. Certains rincent les grains entre les utilisations, d'autres non. On m'a dit que c'était encore mieux avec du lait cru (bonne chance pour en trouver au Québec), ou du moins, du lait complet, ou même avec un peu de crème ajoutée. Mais qu'on peut aussi en faire à partir de lait écrémé.

Les grains sont vivants. Ils se reproduisent. J'ai lu quelque part que dans les bonnes conditions, ils doublent en volume tous les 10 jours. Mais on ne peut pas s'en procurer sur le marché. On peut trouver une poudre, mais le résultat n'est pas le même. Il faut donc trouver quelqu'un qui en a en trop. Je suis passée par kijiji.ca pour trouver quelqu'un dans ma région. Une charmante Allemande m'en a donné vraiment beaucoup, en plus de me montrer comment elle procédait. C'est très simple. Dommage qu'elle soit à l'autre bout d'Ottawa, ses enfants ont le même âge que les miens et elle est vraiment très sympathique!

Toujours est-il que je suis maintenant en possession de ces précieux micro-organismes, qui transforment tranquillement du lait dans ma cuisine. En attendant, je fouille un peu le Web pour trouver des recettes pour l'utiliser. Celle qui m'a remis les grains utilise du kéfir pour se faire des smoothies (ses enfants adorent), des crêpes, du fromage frais, en plus d'en boire comme ça, ou même le matin sur ses céréales. Sur Internet j'ai trouvé des recettes de soupe froides à base de kéfir (à l'avocat, ou au concombre, ou betteraves). J'ai bien hâte d'essayer! Je ne sais pas vraiment en combien de temps ils se multiplieront, ni quand j'en aurai en trop, mais quand ce sera le cas, je glisserai un mot sur Buzz, Facebook ou Twitter (ou si ça vous intéresse, laissez-moi un mot ici, je penserai à vous!)