Le blogue d'ND

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jeudi 12 août 2010

Bouger

Je prends quelques minutes pour commenter une « nouvelle » que j'ai lue ce matin entre deux urgences...

Rassurez-vous, je vais bien, mais je suis un peu beaucoup trop occupée à mon goût. Je passe trop de temps devant l'ordinateur au boulot, le reste de mon temps, je le passe dehors, si je peux! Mais bon, parlant d'aller jouer dehors...

Je suis tombée sur cet article ce matin. Rien de nouveau. En gros, les ados ne bougent pas assez, et leur sédentarité a plein de conséquences néfastes à long terme.

Mais ce qui m'a frappée, c'est que c'est COCA-COLA qui finance l'initiative.

Fichtre.

Je ne sais pas pour vous, mais chez nous, ce qui fonctionne, c'est de prêcher par l'exemple. Et donner l'exemple, ça passe par éviter de boire soi-même du bonbon-liquide en disant aux autres de bouger plus. Fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais?

Oui, de nos jours, c'est difficile de bouger. Il y a la télé. Il y a Internet. Il y a les jeux vidéo. Il y a le travail. Il y a la routine. L'école et les devoirs. Il faut faire un effort conscient pour bouger. Mais si les parents ne bougent pas, les enfants ne bougent pas plus. Et si les enfants n'ont pas pris l'habitude de bouger, ce n'est pas à l'adolescence que ça change, à moins d'y mettre l'effort tous ensemble. Enfin, je crois.

Ce n'est pas une campagne de sensibilisation à la télé, financée par du diabète en bouteille, qui va faire en sorte que les jeunes vont fermer la télé et aller se promener dehors. À moins de parker un vélo stationnaire directement devant la télé. Et encore.

Et puis, ce n'est pas une campagne de peur qui va fonctionner. On s'immunise à la peur. Ce qui fonctionne, c'est les encouragements positifs, mais pas ceux de la télé. Ceux de l'entourage.

Vous auriez dû voir Estéban lors de son premier cours de judo. Il ne voulait rien faire. Trop timide. Trop peur de décevoir. Vous devriez le voir maintenant. Il se concentre, il participe, il essaie, et il a beaucoup plus confiance en lui. Je ne sais pas l'effet qu'aura le judo sur sa santé physique, mais je sais que sur sa santé émotionnelle, ça aide énormément. Est-ce que je remercie la télé pour ça? Non. Je remercie les gens du dojo, qui sont vraiment formidables, qui m'enseignent l'aïkido et qui nous accueillent toutes les semaines au judo.

Vous auriez dû voir les yeux de Marilise et d'Estéban quand ils ont vu des enfants de leur âge courir deux kilomètres avec des parents de mon âge lors du marathon d'Ottawa. Une fois de retour à la maison, ils ont couru. Ils ne voulaient plus arrêter. Estéban est inscrit au 1 kilomètre des enfants du marathon de Montréal avec mon mec, et ses yeux brillent quand il y pense. Moi, je ne le verrai pas, par contre, je serai occupée à courir 10 kilomètres, un peu plus loin... Mais je verrai la fierté dans ses yeux quand on mangera ensemble, après. L'année prochaine, Marilise aussi voudra y aller. Et pour ça, je ne remercie pas la télé, ni Coca-Cola. Non. Pour ça, je remercie mon mec et ma mère, qui les ont emmenés nous appuyer, ma soeur et moi, au marathon d'Ottawa.

Alors, Coca-Cola qui finance une campagne de peur pour encourager les jeunes à bouger? McDonald qui imprime, sur les sacs de ses joyeux festins, des consignes du genre « allez jouer dehors »? Ça pue le renfermé. J'préfère aller jouer dehors, boire de l'eau et manger ce qui pousse dans mon potager...

mardi 15 juin 2010

Retour sur le kéfir... et des recettes!

Après un mois, j'ai trop de kéfir! Mes grains se sont multipliés, j'en ai donné à ma mère et à Marie-Hélène, et j'en conserve encore pour moi.

Petite note personnelle : au début, j'ai été très ballonnée. Après quelques recherches, j'ai trouvé un début de réponse : les bonnes bactéries se battent contre les mauvaises, et le système digestif a du mal à gérer tout ça. J'y suis donc allée plus graduellement, un peu plus chaque jour. Je n'ai plus de problème de ballonnement, maintenant.

J'ai expérimenté. C'est vraiment un aliment très intéressant en cuisine, en plus d'une excellente boisson. Bien entendu, c'est bon pour la santé, mais si on ne consomme que les trucs pour leurs valeurs nutritives, on risque de perdre le plaisir de manger!

D'abord, j'ai remplacé la crème sûre de mes muffins aux bleuets sans gluten par du kéfir. Succès. J'ai fait quelques variantes aussi, en essayant différentes farines et différents fruits. Dernier essai : farine d'avoine, fécule d'arrow-root, fraises et rhubarbe. J'ai eu du mal à en laisser pour les autres.

La recette :

2 oeufs

1/2 tasse d'huile de canola

1 tasse de kéfir (la crème sure fonctionne bien, le lait ou le yogourt aussi)

1 ou 2 c. à thé d'essence de vanille (ou d'amande)

1 1/4 tasse de cassonade

2 tasses d'un mélange de farines et de fécules sans gluten (ou de farine de blé, si vous tolérez le gluten) - évitez la farine de pomme de terre, ça vous donnera des biscuits épais...

1 c. à thé de gomme de xanthane (ou pas, si vous utilisez de la farine de blé)

une pincée de sel

Ensuite, on peut s'amuser :

Une grosse tasse de fraises en morceaux et une tasse de pépites de chocolat

Une grosse tasse de bleuets et une tasse de pépites de chocolat

Une grosse tasse de fraises et trois quarts de tasse de morceaux de rhubarbe

Une tasse de raisins secs

Une tasse de canneberges séchées et du zeste d'orange

Et j'en passe!

Pour la méthode, on suit les directives pour des muffins normaux, puis on met au four à 375 degrés pour environ 20 minutes.

Je me sers aussi du kéfir au lieu des différents liquides en smoothies.

Au mélangeur, mettre :

Du kéfir

Des fruits (frais ou congelés)

On peut y mettre aussi :

Du sucre (soit du miel ou du sirop d'érable pour rester local, soit des bananes, soit du sucre)

Des épices (de la cannelle, de la muscade, de l'essence de vanille ou d'amande)

Des graines (de lin, de chia, de pavot, etc.)

Et voilà, une boisson bonne au goût et excellente pour la santé.

Kéfir glacé.

Encore plus facile. Vous prenez votre smoothie et vous le mettez à la sorbetière. Tadam.

Fromage

Là, je dois perfectionner ma technique, parce que mon résultat n'est pas encore très bon (à moins d'aimer avoir l'impression de croquer dans un citron en mangeant un fromage frais!) À la base, c'est simple : on laisse le kéfir égoutter toute une nuit dans un filtre à café (ou vraiment beaucoup d'étamines...) On n'a pas besoin de jeter l'eau, qui est remplie de probiotiques : on peut la boire, ou on peut s'en servir pour arroser les plantes. On recueille la pâte dans le filtre, on y ajoute du sel (j'y ai aussi mis une petite gousse d'ail... question d'en faire un fromage à l'ail!), et on met ça dans un pot hermétique, au frais. Mon résultat était trop suret. Mais selon certains sites Web, si je laisse la pâte dans un contenant hermétique au frigo, les levures continueront à le faire maturer et il perdra ce goût-là. Alors, j'attends!

lundi 31 mai 2010

Marathon

Tous les coureurs ont leurs raisons.

Mes raisons de courir, à moi, ont changé au fil du temps. Au début, j'avais trop peur pour courir. Je n'osais pas. J'avais entendu trop d'histoires d'horreur, de gens qui s'étaient usé les genoux. Et puis, courir, c'est difficile. Quand on n'y est pas habitué, c'est carrément pénible. Pourtant, il s'agit de mettre un pied devant l'autre, puis d'accélérer. Beaucoup moins difficile à apprendre que les roulades que je fais en aïkido. Mais c'est dur de maintenir un rythme. On a l'impression que les poumons sont sur le point d'exploser après une seule petite minute, à moitié marché à moitié couru!

Alors, j'allais au gym. Je faisais de l'elliptique. Je regardais les gens courir sur les tapis roulants, et je les admirais. "Sont tellement chanceux d'être capables de courir..." Et puis, j'ai fini par me dire ce n'était pas de la chance. S'ils pouvaient courir maintenant, c'était qu'ils avaient commencé quelque part.

Je ne me souviens plus trop comment j'ai fait la transition. Mais c'était au gym. Sur des tapis roulants. Il y a, quoi, 7 ans? J'ai trouvé un plan d'entraînement pour débutant quelque part, et je l'ai suivi.

L'ennui, avec les plans d'entraînement, c'est qu'ils sont précis. Pour les suivre, ça prend des gadgets. Le tapis roulant du gym est idéal : on peut programmer la vitesse, la distance, on a le rythme cardiaque et tout, sur un beau tableau de bord. Mais c'est plaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaate! Sauf que, bon, n'osant pas la course à l'extérieur, je ne savais pas à quel point c'était pénible, à l'intérieur.

Je vivais près d'une belle piste cyclable. Je ne sais pas ce qui m'a pris un jour, mais j'ai commencé à courir à l'extérieur. Au début, je n'aimais pas trop. Pas de gadget. Je ne savais pas si j'étais allée à la bonne vitesse pour suivre mon plan. J'étais déboussolée. Et puis, dehors, c'est plus difficile : les pentes dont l'angle change tout le temps, les conditions météorologiques, les insectes, la chaussée glissante, les cyclistes... J'ai couru le 5Km du Marathon d'Ottawa en 2003, je crois. Ensuite, j'ai continué au gym, mais j'ai arrêté mon abonnement, ainsi que la course sur les pistes cyclables, lors de ma première grossesse : trop fatiguée.

Puis, mes parents m'ont offert une poussette Chariot. Une Cadillac des poussettes de course, qui se transforme aussi en remorque à vélo. Pas question de courir avec ça au gym! Estéban est né, est à quelques semaines, il était confortablement couché dans sa "Steboumobile" et se reposait pendant que je marchais/courais derrière. J'étais énorme. Et pas en forme du tout. J'en avais beaucoup à pousser. J'ai commencé WeightWatchers, et j'ai recommencé à courir avec mon fils, dans la poussette. Lui, il dormait. Moi, je relaxais.

Puis, retour au travail. Il y avait un gym près du bureau, je m'y étais abonnée. Mais la piste cyclable me manquait. À l'intérieur, c'est contrôlé, mais c'est ennuyeux. Et on est surstimulé, mentalement. Dehors, c'est plus calme... Je ne courais plus simplement pour la forme physique. Je courais pour me vider l'esprit. Pour organiser ma tête. Pour ma santé mentale.

J'ai commencé à faire de l'aïkido, et j'ai délaissé le gym. Autre grossesse, fausse-couche, nouvelle grossesse, plus rien.

Le temps me manquait pour courir. J'ai recommencé à faire de l'aïkido sept semaines après la naissance de Marilise, mais je n'ai pas recommencé à courir. Pas le temps...

Puis, je n'en pouvais plus. J'avais besoin de bouger plus. Je me suis botté le derrière et j'ai recommencé à l'heure du midi. Il y a des douches au travail, pourquoi ne pas en profiter?

C'est là que je me suis rendu compte que je suis maintenant très asthmatique. J'avais du mal à respirer durant la course. Et après. J'en ai parlé à mon médecin, qui s'est étonné que je n'avais pas déjà de pompes, puisque je fais de l'eczéma depuis toujours, et que c'est généralement lié.

Maintenant, je cours trois fois par semaine. Environ. Et ce n'est pas assez. Mes raisons de courir ont changé. Au départ, c'était pour mon poids. Par admiration pour les autres. Ensuite, c'était pour calmer un petit bébé tout en profitant de la nature pour relaxer. Puis, ça a été pour évacuer le stress. Maintenant, c'est parce que j'en ai besoin. Ça me fait un bien fou. Et quand j'arrête trop longtemps, ça me manque. Quand je vois que j'approche de mon édifice à la fin d'une course, je suis déçue. "Pas déjà? Ah non!"

Et maintenant, j'ai une nouvelle raison de courir.

Samedi, ma soeur et moi faisions partie des quelque 8000 coureurs qui ont participé au 5K du marathon d'Ottawa. C'était indescriptible.

Il y avait du monde partout! Je faisais partie d'une masse humaine. Tout au long du parcours, des gens encourageaient les coureurs. Nous encourageaient.

Il fallait naviguer au travers de cette foule, ce qui était parfois frustrant (si la personne devant toi ralentit, ce n'est pas évident de la contourner à temps!) Mais ça permettait de changer le mal de place!

On s'était donné pour objectif de terminer la course en moins de 30 minutes. On l'a fait en moins de 29 minutes. J'suis pas mal fière de moi!

C'était électrisant.

L'an prochain, je fais le 2K familial avec ma famille. C'était tellement mignon de voir des petits bouts de 3-4 ans courir jusqu'à la ligne d'arrivée, après être débarqués de la poussette! Estéban a été très marqué : après la course, il m'a emprunté mon "bib" (le morceau de papier avec mon numéro) et a couru. Il tient à s'entraîner déjà pour l'année prochaine!

Ensuite, je ferai le 10K. À l'origine, c'est ce qu'on voulait faire, mais c'était complet, déjà 2 mois avant l'activité! On s'y prendra d'avance l'année prochaine!

mercredi 5 mai 2010

Crêpes sûres sans gluten

J'ai fait mes premères crêpes de kéfir ce soir.

J'adore la pâte sûre, alors c'était parfait! Juste la bonne textre, juste assez spongieux, juste assez mince, juste assez doré! Comme je n'y ai pas ajouté de sucre, ce qu'on met dessus déterminera s'il s'agit de crêpes sucrées (fruits, sirop d'érable, crème fouettée) ou salées (jambon en sauce béchamel, par exemple, ou salade de thon, ou encore mousse de poireaux...)

Désolée pour les quantités à peu-près : c'est une recette qu'on peut facilement faire à l'oeil. J'en ai eu pour 8 petites crêpes.

Remarquez, il n'y a que trois ingrédients. La levure du kéfir fait en sorte qu'on n'a pas besoin de levure chimique. Pas besoin d'ajouter du sel, non plus.

Dans un bol, casser un oeuf (les miens sont extra-gros, on peut utiliser deux moyens...), ajouter environ une tasse de farine de sarrasin, puis environ une tasse de kéfir nature. Bien mélanger, puis ajuster la texture avec plus de kéfir (ou un peu de lait) ou plus de farine. Plus c'est liquide, plus les crêpes seront minces.

Faire chauffer une poele antiadhésive (et utiliser votre méthode préférée pour que ça ne colle pas), puis faire cuire les crêpes, une à une.

Voilà!

Trois ingrédients, pas de gluten, et plein de bonnes choses. Ajoutez une montagne de fruits et un peu de miel ou de sirop d'érable local, et vous avez un repas complet et délicieux en quelques minutes!

dimanche 2 mai 2010

Kéfir

Je viens de me procurer des grains de kéfir.

Je connaissais le produit, et je savais qu'il était bourré de bonnes choses (et que ça goûte vraiment bon!), mais c'est ce reportage de l'émission l'Épicerie, qui m'a motivée à chercher les grains.

Les grains de kéfir, ce sont, en fait, des bactéries, mais faute de meilleur terme, on appelle ça des "grains".

Pour fabriquer du kéfir, c'est assez simple, on met les grains dans un contenant de verre ou de plastique, on y verse du lait, puis on referme avec un morceau de tissu et un élastique (ou une bague de pot Mason). Ensuite, on oublie le pot une journée ou deux sur le comptoir (ou dans une armoire). Puis, on retire les grains, et on recommence. Certains rincent les grains entre les utilisations, d'autres non. On m'a dit que c'était encore mieux avec du lait cru (bonne chance pour en trouver au Québec), ou du moins, du lait complet, ou même avec un peu de crème ajoutée. Mais qu'on peut aussi en faire à partir de lait écrémé.

Les grains sont vivants. Ils se reproduisent. J'ai lu quelque part que dans les bonnes conditions, ils doublent en volume tous les 10 jours. Mais on ne peut pas s'en procurer sur le marché. On peut trouver une poudre, mais le résultat n'est pas le même. Il faut donc trouver quelqu'un qui en a en trop. Je suis passée par kijiji.ca pour trouver quelqu'un dans ma région. Une charmante Allemande m'en a donné vraiment beaucoup, en plus de me montrer comment elle procédait. C'est très simple. Dommage qu'elle soit à l'autre bout d'Ottawa, ses enfants ont le même âge que les miens et elle est vraiment très sympathique!

Toujours est-il que je suis maintenant en possession de ces précieux micro-organismes, qui transforment tranquillement du lait dans ma cuisine. En attendant, je fouille un peu le Web pour trouver des recettes pour l'utiliser. Celle qui m'a remis les grains utilise du kéfir pour se faire des smoothies (ses enfants adorent), des crêpes, du fromage frais, en plus d'en boire comme ça, ou même le matin sur ses céréales. Sur Internet j'ai trouvé des recettes de soupe froides à base de kéfir (à l'avocat, ou au concombre, ou betteraves). J'ai bien hâte d'essayer! Je ne sais pas vraiment en combien de temps ils se multiplieront, ni quand j'en aurai en trop, mais quand ce sera le cas, je glisserai un mot sur Buzz, Facebook ou Twitter (ou si ça vous intéresse, laissez-moi un mot ici, je penserai à vous!)

jeudi 11 mars 2010

Mayo

Depuis que j'ai des poules, j'expérimente pas mal plus avec les oeufs. Recette manquée? Pas grave, on en a en masse, des oeufs.

Parmi mes expérimentations, il y a la mayonnaise. C'est que, voyez-vous, moi, je trippe pas mal sur tout ce qui est fait avec des blancs d'oeufs montés en neige. Comme des meringues. Avec les jaunes en trop, je fais quoi?

J'ai fait des biscuits pas bons (contrairement à ce que leur nom laisse entendre, ils sont très bons... je cherche la recette sur mon blogue, mais il semblerait que je ne l'ai pas écrite!) et j'ai essayé le curd et la crème pâtissière. Ensuite, j'ai essayé la mayonnaise...

Premier essai : complètement raté. Trop de vinaigre. Beaucoup trop de vinaigre. Pas assez de moutarde. Trop liquide.

Deuxième essai : pas mal, mais je l'ai faite avec de l'huile d'olive... ce qui aurait été bien, si j'avais aimé le goût de l'huile d'olive. Yark. J'aime pas l'huile d'olive. C'est bon pour la santé, mais ça goûte... Enfin, je n'aime pas.

Troisième essai : parfait! Vraiment parfait! Et ça s'est mangé en moins d'une semaine. Hier soir, j'en ai refait, en doublant les quantités. Je crois qu'on n'en achètera plus du tout...

Alors, voici la méthode, au robot culinaire. Ça fait environ une tasse et demie de mayonnaise.

On prend un oeuf, ou deux jaunes d'oeuf (si on fait la mayo avec des jaunes seulement, elle sera plus ferme... et on aura des blancs en prime pour d'autres recettes). On met ça au robot, puis on y ajoute 1 c. à soupe d'huile végétale, 1 c. à soupe de jus de citron (ou de vinaigre, mais c'est bien meilleur avec le jus de citron) et 1 c. à soupe de moutarde de Dijon.

On met le robot en marche et on mélange pendant une bonne minute. L'idée, c'est de provoquer l'émulsion du jaune d'oeuf, de l'huile et du jus de citron. Après une minute, sans arrêter le robot, on ajoute un quart de tasse d'huile, en mince filet. Mon robot est équipé d'un poussoir qui a un petit trou, juste pour ça... Je mets le quart de tasse d'huile dans le poussoir et ça s'égoutte tout seul en mince filet... pendant ce temps, je range les ingrédients. Ensuite, toujours en laissant le robot en marche, on ajoute une tasse d'huile, toujours en très mince filet. Une fois toute l'huile versée, on continue de battre encore environ une minute. Puis, on peut arrêter le tout, et on goûte. On peut ensuite rectifier l'assaisonnement (sel, poivre).

Ça se conserve au frigo, dans un pot hermétique rescapé du bac de recyclage.

On peut aussi varier, se faire de la mayo à l'ail (avec du sel d'ail, ou encore mieux, une gousse d'ail écrasée, ou les deux), ou aux tomates séchées (avec des tomates trop séchées au déshydrateur, puis réduites en poudre), ou encore aux fines herbes (selon ce que vous avez sous la main).

Un petit détail : contrairement à celle du commerce, ma mayonnaise n'est pas blanche. Elle est jaunâtre à température de la pièce, puis elle pâlit au réfrigérateur, tout en gardant une teinte de jaune. C'est peut-être parce que mes poules pondent des oeufs dont le jaune est presque orange, ou parce que je n'utilise pas les blancs...

mardi 9 mars 2010

La santé, un mode de vie

J'ai recommencé à courrir, en fin de semaine.

Du coup, toutes mes envies de malbouffe se sont envolées. C'est dans ces cas-là où je me dis que tout est lié.

Sauf que, bon, de nos jours, on est trop occupés pour avoir un mode de vie sain. C'est, en fait, ce que je me disais jusqu'à samedi. Et puis je me suis dit que c'était débile de penser comme ça. Stop. Si je suis trop occupée pour maintenir ma santé, c'est que j'ai besoin de faire du ménage dans mes priorités. Je n'ai qu'un seul corps, et personne d'autre que moi n'en prendra soin.

Un objet en movement tend à rester en mouvement, alors qu'un objet immobile tend à rester immobile. Principe de l'inertie, applicable à mon moi-même.

Or, donc, je me suis remise à la course. Inscrite à un 10 kilomètres, à la fin mai. Pourquoi? Pour ne pas avoir le loisir d'avoir des excuses pour ne pas m'entraîner.

Santé Canada recommande 30 minutes d'exercice par jour. Je suis chanceuse si j'en ai 5 minutes, quand je n'ai pas d'aikido. Pourtant, une demi-heure, c'est vite passé. Et quand on s'y met, on a l'impression que ce n'est pas suffisant. Une fois parti, on n'a pas envie de s'arrêter. On tend à rester en mouvement.

Même chose pour l'alimentation. Je n'avais plus le temps de bien manger. Quoi? Comment ça, pas le temps de bien manger? Pas le temps de bien remplir un besoin de base - je dis bien de base!

Je veux bien croire que j'ai deux jeuns enfants qui demandent beaucoup d'énergie. Qu'il faut les nourrir vite si on veut garder notre santé mentale en arrivant à la maison. Parce que lorsque leur estomac est vide et qu'ils sont fatigués, ils ne s'endurent plus. En plus, ils ne veulent rien savoir de bien manger. Ils veulent du gras, du sel, du sucre, du mou. Exit les légumes, les viandes non transformées, les grains entiers. Ça va mieux pour Estéban, surtout s'il peut manger avec des baguettes (il est dans un trip "manger avec des baguettes... on lui a acheté des baguettes d'entraînement en fin de semaine, et il a mangé double portion de souper hier soir pour célébrer). Mais Marilise, qui mangeait si bien, est devenue très capricieuse, presque du jour au lendemain. Et moi, là-dedans, je n'ai pas envie de cuisiner trois repas différents. J'en cuisine un, et s'ils n'en mangent pas, tant pis pour eux... Tant pis pour eux? Non, tant pis pour moi! Parce qu'ensuite, Miss Marilise arrive du haut de ses deux ans pour exiger des biscuits, parce qu'elle a faim. Je lui offre son souper qu'elle n'a pas touché : rien à faire. Elle crie de plus belle qu'elle veut des biscuits. Je lui offre des fruits, du yogourt, c'est toujours non. Elle veut de la cochonnerie. Des bonbons. Je me dis que si je donne l'exemple, ils finiront bien par le suivre. Ouais, mais en attendant, ça ne facilite pas la planification et l'exécution des bons repas. C'est si facile de ne pas avoir le temps, ni l'énergie, de bien manger.

Mais quand même, se nourrir est un besoin de base. Les bons aliments combattent toutes sortes de problèmes à court et à long terme. Dernièrement, la mode est aux listes d'aliments dits santé. Le chou contre le cancer. Le gingembre contre les nausées. Le miel contre les infections. L'ail contre les virus. C'est drôle, ces aliments, j'en mange tous les jours, ou presque. Déjà. Si je cuisine. L'ennui, c'est qu'après une longue journée de travail, l'envie de cuisiner et de nettoyer ma cuisine, ben elle n'est plus là.

C'est là que la course entre en jeu. Courir à midi, ça coupe ma journée en deux. Ça aère mon cerveau. Ça me donne de l'énergie. Je suis mieux outillée pour faire mon travail de parent. Un corps en mouvement tend à rester en mouvement. Je suis mieux concentrée pendant mon travail, plus efficace dans toutes les facettes de la vie.

On dit que l'exercice préviendrait différentes maladies. Moi, je crois que c'est le mode de vie complet qui est entraîné par l'exercice qui prévient les maladies. Ça, et la chance d'avoir de bons gènes. Mais pour avoir un mode de vie sain, il faut d'abord mettre de l'ordre dans nos priorités.

vendredi 19 février 2010

Besoin de bouger

L'être humain n'est pas fait pour rester assis 7,5 heures par jour devant l'écran d'un ordinateur.

Depuis des milliers d'années, notre survie tient au fait que nous bougeons pour nous nourrir et pour nous défendre. Mais maintenant, si on s'immobilise, on peut tout de même manger, et éviter de se faire manger.

Je ne tiens plus en place. Mon entraînement d'aïkido m'aide beaucoup, mais deux fois par semaine, c'est insuffisant. Depuis quelques semaines, je lorgne les rues en pensant à mes espadrilles. C'est décidé, je recommence à courir...

Ouais, mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Je ne peux pas vraiment courir avec mes enfants. De toute façon, je préfère courir seule. Me lever plus tôt pour courir avant que tout le monde se lève? Impossible, il y a trop de chiens qui ne sont pas attachés dans mon coin (la situation ne s'améliore pas de ce côté). Aller travailler plus tôt pour courir à l'heure du diner? Pas impossible, mais difficile. À cause des échéances, je travaille souvent au cours de la période réservée au diner (et je dine en travaillant). Après le travail? La garderie ferme à 16 h, et les soirs où je n'ai pas d'aïkido, il y a la routine du soir avant le souper, puis le soleil qui se couche et les chiens errants qui se promènent dans le noir.

Pas question que je cours à l'intérieur. Je cours dehors, non négociable. Alors, je fais quoi?

Je vais essayer différentes solutions au cours des prochaines semaines. Le besoin de bouger est trop fort. Ma santé physique et ma santé mentale en dépendent. En attendant, ce soir, yoga à la maison! Ce n'est pas de la course, mais c'est mieux que faire la patate sur le sofa en souhaitant être à l'air libre...

mercredi 3 février 2010

Trous

Lundi, je suis arrivée tard à la maison. Les enfants étaient sages, et mon mec expérimentait... des queues de castor!

Mais bon, sa pâte contenant de la farine de blé, j'ai décidé de me faire une version sans gluten. Mais je n'avais pas vraiment envie de queues de castor... Ce qu'il me fallait, c'était des trous de beigne. Ça faisait deux semaines que je parlais de faire des beignets maison... J'avais trouvé des recettes, ça avait l'air bien... Et là, comme la friteuse était déjà allumée, pourquoi ne pas essayer?

Alors j'ai essayé, et c'est pas mal réussi.

C'est assez simple, en fait.

1 oeuf

1/2 tasse de sucre

1 c. à soupe d'huile

1/3 tasse de crème sure (du babeurre, du yogourt ou du lait ferait l'affaire)

1 3/4 tasse d'un mélange de farine sans gluten (j'ai mis 1 tasse de farine de pois chiches, 1/2 tasse de farine d'arrow-root et 1/4 tasse de fécule de pomme de terre)

1 1/2 c. à café de gomme de xanthane

1 c. à café de levure chimique (poudre à pâte)

1/2 c. à café de soda à pâte

une pincée de sel

1 c. à café de cannelle (ou d'un mélange d'épices à votre goût)

On fait chauffer la friteuse (ou de l'huile dans une casserole ou une cocotte... mais bon, je préfère utiliser la friteuse)

On l'oeuf et le sucre, puis on ajoute tous les autres ingrédients et on mélange bien.

La pâte était pas mal collante, j'ai fait des boules tant bien que mal, et parfois, j'ai juste jeté la pâte à la cuiller dans l'huile chaude. On fait cuire une vingtaine/trentaine de secondes de chaque côté, puis on dépose les « trous » sur un papier absorbant.

On peut rouler les boules cuites dans différentes garnitures : sucre en poudre, ou encore un mélange de sucre et de cannelle, par exemple.

Et voilà, j'ai mangé trop de friture, mais ça en valait la peine!

jeudi 21 janvier 2010

Inspiration

Je ne mange pas mes émotions... mais la cuisine est un de mes exutoires. Alors je cuisine. Mais bon, cuisiner avec les enfants dans les pattes après une journée occupée et un retour à la maison stressant, ça rajoute à la pression. Solution : mijoteuse! Dedans, on y met n'importe quoi, on fait cuire, pis on mange le lendemain avant que les petits ne crient famine...

Bon, ok, pas n'importe quoi. Mais presque. Ce n'est pas une science exacte... Donc, hier soir, une fois la marmaille au lit, j'ai préparé le souper de ce soir. J'ai allumé la mijoteuse, et ce matin, je l'ai éteinte et mise au frigo. Il ne restait plus qu'à faire chauffer au micro-ondes. Oh, j'aurais aussi pu mettre au frigo hier, puis faire cuire toute la journée, mais j'avais peur que ce soit trop cuit...

Je me suis inspirée d'ingrédients africains... et c'était bon!

Côté quantité, je n'ai pas mesuré. On y va à l'oeil et au goût.

- Environ 2 tasses de bouillon de boeuf (fait maison pour moi, faites ce que vous voulez chez vous : l'idée, c'est le principe du zéro trouble)

- Des cubes de boeuf à bouillir (naturel et local pour moi...)

- De l'oignon émincé (c'est très bon pour la santé!)

- Des champignons

- Une grosse boîte de tomates en dés

- Une limette, jus ET zeste

- Une boîte de grains de maïs (du maïs surgelé aurait aussi très bien pu faire l'affaire... ou des bébé-épis...)

- Une boîte de lait de coco (c'est l'ingrédient secret... j'adore le lait de coco)

- De l'ail (encore là, mettez-en, ce n'est pas de l'onguent!)

On pourrait rajouter des épices, en faire un genre de curry... mais bon, je ne l'ai pas fait. Même pas eu besoin de sel.

Mon mec m'a dit de garder la (pas de) recette. C'est bon signe.

Ça fait à moitié une soupe, à moitié un ragoût... un genre de soupe-repas chaude et réconfortante. Vraiment, l'idéal après une grosse journée froide.

Enjoy!

mercredi 6 janvier 2010

Gâteau au chocolat et coulis aux fraises et à l'Amareto

Vous avez pris de bonnes résolutions? Tant mieux!

Pour les autres, je vous propose de commencer l'année avec un péché mortel. En plus, c'est l'idéal pour paraître plus mince : on en offre à tout le monde, qui grossira, et on paraîtra moins mal... plus, tout le monde sera heureux, puisque c'est vraiment bon au goût... et pour le moral. Les enfants adoreront le préparer avec vous (ou seuls, c'est tellement simple!). En plus, c'est parfait pour faire un gâteau d'anniversaire rapide que tous les enfants aimeront... Hé, c'est la fête de ma fille dans une semaine!!!

C'est décadent. Utilisez de la farine sans gluten au lieu de la farine de blé et vérifiez les ingrédients de la mayonnaise (ou faites-la vous-même... j'ai essayé ma première mayo maison avec les oeufs de mes poules hier, ce n'est pas compliqué), et vous avez une version sans gluten moelleuse et décadente qui trompera tout le monde. C'est très riche aussi, alors mieux vaut le partager pour éviter la surdose!

Gâteau double chocolat

1 1/2 tasse de farine tout usage (sans gluten pour moi)

3/4 tasse de sucre

1/3 tasse de cacao non sucré

1 1/4 c. à thé de levure chimique (poudre à pâte)

3/4 c. à thé bicarbonate de soude

3/4 tasse d'eau

3/4 tasse de mayonnaise

1 1/2 tasse de brisures de chocolat, séparées (juste la moitié, c'est ben assez... mais c'est moins cochon)

1 oeuf.

Préchauffer le four à 350.

Mélanger les ingrédients secs d'un côté, les autres (sauf le chocolat) de l'autre (ou tout ensemble pour la version sans gluten). Tout mélanger, puis ajouter la moitié des pépites de chocolat, mélanger, puis verser dans un moule à gâteau graissé. Saupoudrer du reste des pépites de chocolat (mais si vous voulez le manger avec le coulis, oubliez ça, ce n'est pas nécessaire... à la place, gardez les pépites pour faire de la confiture choco-framboise...)

Coulis aux fraises

2 tasses de fraises (fraîches ou congelées) (au goût)

1/2 tasse de sucre (au goût)

1/4 tasse d'Amareto (au goût)

Dans une petite casserole, faire chauffer les fraises, ajouter le sucre et l'Amareto, écraser et bien mélanger. Laisser chauffer une quinzaine de minutes, ou plus pour obtenir une consistance plus épaisse.

Et voilà! Dégustez!

vendredi 25 décembre 2009

Confiture choco-framboise

J'ai dû être très sage cette année, parce que j'ai été très gâtée!

Alors, pour ceux qui veulent aussi gâter leur monde, voici une recette inspirée de la recette de confiture bleuet-chocolat noir de Vincent.

Je vous préviens, c'est cochon pas à peu près.

Autre avertissement : j'ai expérimenté. Moi, j'aime ma confiture très ferme, alors je suis comblée par le résultat, mais si vous préférez la confiture plus liquide, mieux faut mettre moins, ou pas, de pectine. Je donne tout de même les quantitées que j'ai utilisées.

Ça m'a donné un peu plus de 10 tasses de confiture.

Dans un chaudron à fond épais (évitez l'aluminium), faire dégeler 1200 grammes de framboises congelées (deux sacs), ajouter un quart de tasse d'eau, puis porter à ébullition en mélangeant (on en profite pour écraser grossièrement les framboises). Ensuite, ajouter 7 tasses de sucre (oui, sept) bien dissoudre, reporter à ébullition, puis réduire le feu pour laisser mijoter à découvert envrion 10 minutes. Ensuite, on dissout 300 grammes de chocolat noir (trois barres de 100 grammes, à 72% de cacao équitable pour moi) et 2 c. à soupe de just de citron. Faire chauffer jusqu'à 104 degrés (mon thermomètre n'était pas fiable, j'ai simplement reporté à ébullition vive pendant une bonne minute) puis ajouter 2 sachets de pectine liquide (un suffirait amplement). Reporter à ébullition une autre minute, puis retirer du feu, écumer et verser dans des pots mason stériles en suivant ces directives. Stériliser à l'eau bouillante 10 minutes.

Voilà! N'en abusez pas trop!

Tricher

Je sais, c'est Noël (joyeux Noël!!!) je suis épuisée et je devrais dormir pour reprendre des forces... Mais j'en suis incapable.

Je n'aime pas associer la notion de tricherie à celle de nourriture. Mais quand la nourriture provoque de mauvaises réactions, je n'ai pas de meilleur terme...

J'ai cessé d'ingérer des aliments contenant plus que des traces de gluten pendant environ deux mois. L'eczéma sur mes mains a presque disparu. J'avais un degré d'énergie constant tout au long de la journée. Si bien que quand je vois une tranche de pain, j'ai maintenant peur des conséquences de la manger. Toutefois, je me suis dit qu'en décembre, je pouvais tricher. Alors j'ai mangé au moins un repas contenant pas mal de gluten par jour depuis le début du mois. Des pâtes par ici, du pain par là, des biscuits au gingembre, au blé entier... L'eczéma est revenu. Fort. J'ai vu mon médecin lundi. Je n'avais pas encore fini de lui dire ça qu'il me prescrivait une prise de sang pour savoir si je suis céliaque. À suivre. J'aurai aussi un rendez-vous avec un dermatologue en Ontario (on oublie ça en Outaouais québécois, l'attente est d'au moins trois ans). À suivre aussi.

Ce soir, j'ai passé un super réveillon en famille, et j'ai vraiment très bien mangé : gâteau sans gluten fait par ma maman, biscuits sans gluten aussi... mais j'ai aussi pris de la tourtière, de la tarte au sucre, et même du pain. Je me suis donné le droit de tricher. Là, je suis toute ballonnée. Ça fait mal. J'ai ressorti les comprimés d'antiacides, et je me retourne dans le lit parce qu'aucune position n'est confortable. Et j'ai mal aux mains, malgré la nouvelle crème encore plus puissante que m'a prescrite mon doc.

C'est peut-être le stress aussi... Je n'ai pas arrêté depuis le premier décembre. J'aurai bientôt de nouvelles responsabilités au travail (je prends un interim de TR-03 pendant quelques semaines, ce qui veut dire que je passe de traductrice à réviseure d'un coup et ça me fait peur). Même si le stress pourrait expliquer pas mal de mes symptômes, disons que je ne me fais pas d'illusions. Si le test est négatif, je serai vraiment très surprise... et je ne toucherai quand même plus au gluten, sauf pour "tricher". Et avec des antiacides dans mon sac à main.

Sur ce, je vais tenter de me rendormir pour pondre un billet plus positif demain!

lundi 14 décembre 2009

Paniers gourmands

Cette année, je m'y prends un peu plus tard pour mes paniers gourmands. Disons que le fait de ne pas être en congé de maternité me retarde... Au moins, les enfants jouent beaucoup plus sans que j'aie à intervenir, ça me laisse un peu de temps pour cuisiner et pour coudre...

Cette année, j'ai décidé de remplir mes pots de 250 mL avant de racheter des pots de 125 mL. Honnêtement, je ne suis pas certaine de vouloir acheter d'autres pots de 125 mL, finalement. Je crois que je vais continuer en format de 250 mL, mais que j'achèterai un peu plus de pots décoratifs pour certains produits. Oh, c'est un peu plus cher du pot, mais le produit à l'intérieur coûte plus cher en temps de confection qu'il ne me coûte en ingrédients! J'ai calculé que j'aurai dépensé environ 50 sous par tasse de produit, en moyenne (comme j'ai fait de la gelée de porto, et que je m'apprête à utiliser du chocolat noir bio/équitable dans deux autres recettes, ça veut dire que certains produits n'ont presque rien coûté...) Mais si on pense que je passe au moins une heure par recette (pas mal plus pour les marmelades, un peu moins pour les gelées à base d'alcool ou de jus de fruit), si je me payais au même taux horaire que ce que mon employeur paie, ça fait... disons que j'aime mieux ne pas calculer. C'est pour ça que je ne vends pas mes produits : ce serait trop cher. Donc, en gros, dans mes paniers gourmands, cette année, il faut s'attendre à voir des formats de 250 mL.

Nouveauté aussi : j'essaie des fruits confits. Après le gingembre confit (j'en ai trempé dans du chocolat noir/équitable avec un peu de paraffine...), je me suis mise aux écorces d'orange confites (pas encore terminé, ça ne demande pas beaucoup de temps de surveillance ou de préparation, mais ça demande beaucoup de patience et la confection s'étale sur quelques jours). Si le résultat est bien, j'essaierai de tremper ça dans le chocolat. Et si j'aime le produit, alors j'essaierai avec d'autres agrumes. Ou des tranches complètes... on verra.

Donc, pour les gens pressés comme moi qui désirent épater la galerie, voici quelques liens vers des recettes qui demandent peu de temps mais qui sont jolies et délicieuses :

Gelée de porto

Gelée de vin (j'ajoute une étape : je fait chauffer le vin 15 minutes avec un nouet d'épices, comme de la cannelle, de la muscade, des clous de girofle, puis j'enlève le nouet, je mesure le vin et j'ajuste à nouveau avant de faire la recette...)

Gelée fruits (essayez des jus purs à 100%, genre canneberge, ou raisin, ou orange... Dans certains cas, il faut ajouter du jus de citron... dans le doute, j'en ajoute. C'est sûr que ce serait meilleur si on fait son propre jus, mais on y va pour la rapidité, là. Avec un peu plus de temps et la volonté de vraiment épater, on peut faire infuser des épices ou ajouter des fines herbes, selon le jus utilisé.)

Miel de poire (nécessite un peu de préparation, il faut évider les poires et surveiller la cuisson... mais si on a assez de place sur la cuisinière, on peut mettre le chaudron au fond et mélanger de temps en temps pendant qu'on prépare une autre recette à l'avant...)

Si on étale la « production » sur quelques jours, alors on peut aussi consacrer 5 à 10 minutes par jour à faire ces recettes... sauf la première journée, où il faut laver et couper l'ingrédient principal :

Écorces d'orange confites

Gingembre confit (encore mieux : trempé dans le chocolat fondu au bain marie)

Voilà, bon rush!

Après Noël, mission repas en conserve - il ne m'en reste presque plus!!!

samedi 7 novembre 2009

Muffins sans gluten : bleuet et chocolat!

Ce matin, Marilise s'est levée avec une idée en tête. Elle voulait des muffins. Elle s'exprime très bien du haut de son pas-encore-deux-ans, miss Marilise. C'était sans équivoque : des muffins, ou la grève des bisous. Rien que ça!

Et moi aussi, j'aime bien les muffins. Et les cupcakes. Et les gâteaux. Et les desserts. Et pas mal tout ce qui se mange... Alors quand miss Marilise a dit "des Muuuuuuuffffffffiiiiiiiiinnnnnnnnn!" J'ai dit "bah, ouais, pourquoi pas? Ce serait bon!"

Je suis tombée sur une recette de muffin à la crème sûre et aux bleuets. Mais je l'ai tellement modifiée qu'elle ne ressemble presque plus à l'originale! Comme j'hésite beaucoup à ajouter des noix dans mes muffins (je ne tolère pas toutes les noix - c'est mon drame : j'aime presque tout, mais mon système immunitaire n'a rien de mieux à faire que de rejeter beaucoup de bonnes choses) j'ai ajouté... du chocolat! Le résultat est divinement cochon... À essayer à vos risques et périls...

Voici ce que j'ai mis dans la recette. Je présume qu'une personne "normale" (i.e. qui peut manger du gluten) peut remplacer sans trop de problème la fécule et la farine par de la farine de blé. Le tapioca a l'effet liant s'apparentant au gluten, et la farine de pois chiches ajoute des protéines et du corps au produit final (en plus d'avoir bon goût). Mais si on peut manger du blé, alors il suffit de mettre deux tasses de votre farine préférée. Voilà. Par contre, si vous utilisez de la farine de blé, vous aurez besoin d'un autre bol pour mélanger les ingrédients secs avant de les ajouter au mélange, puis ne pas trop mélanger... les farines sans gluten peuvent être mélangées longtemps, mais le gluten dans le blé fait durcir la préparation s'il est trop mélangé...

Préchauffer le four à 375F.

Dans un bol, fouetter ensemble deux oeufs et une demi-tasse d'huile végétale (huile d'olive, de canola, etc.)

Ajouter 1 tasse et quart de cassonnade tassée, de la vanille (une cuillère ou deux, au goût), et une tasse de crème sûre ou de yogourt (avec ou sans gras... mais attention, si vous devez éliminer complètement le gluten de votre alimentation, il faut lire tous les ingrédients, certains producteurs ajoutent du blé pour épaissir la crème sûre ou le yogourt).

Pour la version sans gluten, ajouter les ingrédients suivants et bien mélanger. Pour la version avec gluten, mélanger les ingrédients secs à part, puis ajouter à la "mixture" : 1 c. à thé et demie de levure chimique (poudre à pâte), 1 c. à thé et demie de bicarbonate de soude, 1 pincée de sel, et 2 tasses de farine sans gluten (pour moi, 1 tasse de farine de pois chiche et une tasse de fécule de tapioca - je n'utilise plus de farine de riz, je ne trippe pas trop sur le goût)

Bien mélanger, puis ajouter une "bonne" tasse de bleuets (congelés, pas dégelés, mais des frais feraient l'affaire, si c'est la saison) et une bonne poignée (environ une demi-tasse) de pépites de chocolat semi-sucré (équitable, si possible...)

Mettre dans des moules à muffin tapissés de moules en papier ou graissés ou comme vous voulez, puis faire cuire jusqu'à ce que les muffins soient cuits (environ 20 minutes... le test du cure-dents peut être trompeur : les bleuets et le chocolat resteront humides!)

Attention à ne pas trop remplir les moules, les miens ont débordé... mieux vaut diviser par 18 que par 12.

Attention 2 - c'est VRAIMENT cochon... Alors oubliez la modération!