Le 13 septembre, j'écrivais à quel point j'étais contente de m'être abonnée à la revue "Burda, World of Fashion", ou BWOF.
Deux mois plus tard, suis-je satisfaite?
Tout à fait!
D'abord, je dois dire que je connaissais la revue, j'en avais déjà acheté deux. Lorsque je me suis abonnée, on m'a demandé si je voulais commencer en septembre, et comme je n'avais pas ce numéro, j'ai tout de suite dit oui. Ce qui veut dire que maintenant, j'ai 5 de ces revues. Et j'en ai eu beaucoup plus que prévu pour mon argent!
J'ai surtout fait des vêtements pour Estéban. Mis à part son équipement extérieur d'hiver, je ne lui ai acheté aucun vêtement depuis plus de six mois. Mais il grandit vite : la surjeteuse et la machine à coudre se font aller pas mal! De BWOF, j'ai tiré 4 patrons pour lui : deux pantalons, un t-shirt et une veste. Ces 5 patrons m'ont permis de faire des tonnes de vêtements... ok, pas des tonnes, mais 3 T-shirts (dont un qui provient d'un vieux T-shirt que j'ai recyclé), 6 pantalons (dont 2 sont trop grands... mon erreur, je ne suis pas encore habituée aux tailles européennes, et puis il gigote pas mal quand j'essaie de le mesurer... mais ça fera plus tard, mieux vaut trop grand que trop petit!), une veste qu'il a portée beaucoup quand le temps a commencé à se refroidir, et trois ensembles pyjama d'hiver (haut et bas, donc 6 morceaux en tout). Pour faire tout ça, j'ai acheté pour un peu plus de 20$ de tissu (de la finelle à pyjama, surtout, mais aussi un coupon de jersey, qui m'a aussi servi à faire autre chose). Tout le reste provient de mes surplus.
En fin de semaine, de la revue de novembre, j'ai tiré des patrons pour fillette : une robe et un veston. En trois heures, tout était décalé, identifié, coupé, et la robe était déjà presque terminée... Donc, Marilise aura une belle petite robe bleue pour le printemps et un beau petit manteau de similifourrure type léopard doublé en peau de pêche pour l'automne prochain (c'est loin... mais c'est un peu grand, si elle a les dimensions de son grand frère à la naissance... sur lui, la taille "nouveau-né" était grande). Zéro dollar en tissu (j'ai utilisé exclusivement le stock qui s'empile dans ma salle de couture), alors j'ai investi dans de mignons petits boutons et dans des fermetures décoratives.
Pour moi, j'ai tiré un patron de tunique de maternité, que je porte la fin de semaine, par-dessus un autre chandail. Pour le reste, j'attends de retrouver des dimensions postgrossesse. Je me suis plutôt tournée vers les patrons Jalie et les patrons-pochette Burda pour me faire des vêtements de maternité.
J'en connais certaines qui devront s'attendre à recevoir des cadeaux de Noël qui ressemblent étrangement à certains patrons qui viennent des revues... surtout de celle de novembre.
Donc, 5 revues (à 8,50$ chacune), et 19 morceaux terminés, plus 4 prévus à court terme. Si je n'en ai pas fait plus, c'est que j'attends de pouvoir porter autre chose que des vêtements de maternité.
Pour que la critique soit complète, je dois indiquer les bémols. La revue comprend de nombreuses lacunes côté mode masculine. Le numéro d'octobre comptait quelques modèles de manteau et de pantalon pour hommes, mais ce n'est pas suffisant. Cinq patrons pour homme par année, ce n'est pas assez. Même chez les petits garçons : il y a quelques trucs intéressants (la preuve, j'ai refait la garde-robe de mon fils!), mais les modèles pour enfant sont surtout axés sur les filles. Je concède cependant que ces modèles pour filles sont, pour la plupart, vraiment superbes.
Critique sur les vêtements de femmes : c'est souvent trop décolleté. Je sais que c'est la mode, mais on peut ne pas aimer "trop" en voir. Déjà que j'ai de la difficulté quand c'est à peine décolleté, si c'est plongeant, je décroche. Lorsque l'on crée une tunique, une robe ou un chandail, mieux vaut faire un essai et prévoir des modifications pour le buste (soit un panneau, soit carrément une modification du col).
Note sur le temps. Mes collègues me demandent où je trouve "tout ce temps". C'est simple, je maximise mon temps de télé. Je décale, j'épingle et je découpe devant la télé. Et puis, pour moi, la couture, c'est un exutoire, ça contribue à mon équilibre mental. Quand je planifie ce que je vais coudre, je suis créative. Quand je couds, mes mains sont occupées, mon esprit aussi, mais la majeure partie de mon cerveau profite de ce temps "d'arrêt" pour méditer, pour s'organiser. Un peu comme quand je cours. J'avoue aussi très humblement que la vaisselle et le ménage prennent le bord. Conciliation travail-famille-loisirs, je veux bien, mais conciliation travail-famille-ménage, ce n'est pas pour moi. Comment je fais avec un p'tit gars de trois ans? Je lui ai montré très tôt à manipuler les aiguilles. Il faut dire qu'il a le caractère idéal pour ça : il ne s'emballe pas et comprend très vite ce qui est dangereux. Il m'aide quand j'épingle les patrons sur le tissu, il s'amuse à découper les retailles (et apprend ainsi à manipuler des ciseaux de façon sécuritaire). Quand je suis à la machine, il peut utiliser certaines fonctions, mais il n'a pas le droit de s'approcher de l'aiguille (il ne veut pas, de toute façon : il sait qu'il peut se faire très mal). Comme il est habitué, je peux travailler sans avoir peur qu'il se blesse sur mes outils, et il peut observer comment je fais. Quand il sera assez vieux, il aura sa propre machine sécuritaire, si ça l'intéresse toujours. Et puis, la surjeteuse, elle permet vraiment d'aller beaucoup plus vite et de prendre des raccourcis.
Bref : cette revue est un excellent investissement.