Le blogue d'ND

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mercredi 28 avril 2010

Lâchez moi!

Je ne voulais pas commenter la nouvelle, mais je suis tellement d'accord avec cette chronique de Marie-Claude Lortie que j'ai voulu ajouter mon grain de sel...

Hier, à la radio, un spécialiste disait que les enfants ne bougent pas assez. Qu'ils auraient besoin de 90 minutes d'exercice par jour. Que c'est la faute de tout le monde. De la société.

Mais bon, tout le monde s'en fout. Tout le monde blâme les parents et les écoles. Et moi, comme la plupart des autres parents, j'en ai marre que des inconnus de la radio qui n'ont aucune idée de tout ce que je fais pour ma famille insinuent que je suis une mauvaise mère.

Oui, les enfants doivent bouger. Mais quand?!? Le matin, c'est le branlebas de combat, pas le temps de jouer, on doit se préparer à aller à l'école et à la garderie, et les parents, on doit aussi se préparer pour aller travailler. Ensuite, les enfants ne sont plus sous notre contrôle. Oui, s'il fait beau, la gardienne de Marilise va dehors. Marilise joue beaucoup dehors. Quand il n'y a pas de neige. Parfois, elle habille les six petits pour aller jouer dehors l'hiver, mais c'est beaucoup moins fréquent. Et je ne la blâme pas. Estéban, lui, doit aller à l'école. Je ne sais pas trop quel programme il a, mis à part qu'il a des cours d'éducation physique le jour 2.

Ensuite, retour à la maison. S'il fait beau, les petits jouent dehors pendant qu'on prépare le souper. Mais encore là, c'est s'ils ne se chamaillent pas. Et s'il fait beau. Sinon, ils tournent en rond dans la maison, entre la télé et nos pattes, demandant du jus, ou insistant pour avoir un dessert avant même qu'on ait fini de préparer le repas. Après avoir fermement refusé, on a droit à des cris pendant qu'on termine de préparer le repas. Qu'ils ne touchent pas. Ou peu. Bien entendu... Autre confrontation. Alors l'exercice et le jeu dehors, ça prend le bord.

Et là, mes petits n'ont pas de devoirs encore! Après le souper, nous, on est épuisés. Comment puis-je demander à mes enfants de jouer si je n'ai même pas l'énergie de le faire moi-même? Puis, c'est la routine d'avant dodo, et ils sont au lit.

90 minutes tous les jours, la semaine?!? QUAND?

Le samedi matin, Estéban a des cours de judo. Habituellement, j'y vais avec lui (et j'en fais, moi aussi... même si je préfère de loin l'aïkido...). Une heure sur les tatamis. Il trouve ça difficile, sur plusieurs plans. Il aime ça, mais c'est dur. Soixiante minutes à se concentrer, à faire des exercices qu'il ne maîtrise pas encore, à manquer son coup, à travailler avec des enfants qu'il ne connaît pas trop et à devoir recommencer différents mouvements, c'est dur sur un petit garçon timide qui n'a pas encore six ans. Ensuite, il court et joue avec les autres enfants (du coup, le cours suivant, il les trouve moins intimidants.) Après 45 minutes, il commence à vouloir rester couché par terre. Je dis ça, mais il a fait beaucoup de progrès en peu de temps : pas tant sur le plan physique que sur le plan psychologique : le dojo l'apprivoise, tranquillement. Et il se fait un peu plus confiance. En fait, le judo est un exercice physique, mais pour lui, c'est très psychologique. Et ça lui fait du bien, je trouve.

Oui, la fin de semaine, s'il fait beau, les petits jouent dehors. Mais parfois, moi, je n'ai pas le temps d'aller les surveiller. Ménage. Lavage. Cuisine. Courses (dans le sens d'acheter des trucs, pas de courir). Oui, on fait des activités familiales. Mais on est crevés aussi. On fait ce qu'on peut.

Au lieu de responsabiliser, pour ne pas dire culpabiliser les parents, faudrait peut-être penser à leur donner des solutions concrètes. Parce que, franchement, moi, je suis à court.

lundi 29 mars 2010

Heures sup.

J'ai passé la fin de semaine au bureau. Vendredi soir jusqu'à 21h, samedi, de midi à 21h, et dimanche, une autre journée complète, 9h30 à 17h. Et ce n'est pas fini. Je prévois rester tard encore aujourd'hui.

Mais au moins, le travail a avancé. Les textes seront livrés mercredi. À 15h30, mercredi, j'aurai la conscience tranquille. Jusqu'au prochain rush.

Au moins, le travail avec des délais serrés a ça de bon : on sait que le rush est temporaire.

Mon mec et mes enfants ont passé la fin de semaine dans notre toute nouvelle tente-roulotte, ils ont eu beaucoup de plaisir. J'aurais aimé être là. Je me console en me disant que la moitié du temps que j'ai travaillé me sera payé en congés supplémentaires... Quand on choisit de travailler à temps plein pour ne pas avoir de problèmes d'argent, c'est difficile de sacrifier encore plus de son temps pour avoir encore plus d'argent. Je préfère qu'on me paye en temps... Du temps de tente-roulotte avec mes enfants, sur le bord d'un lac ensoleillé, cet été. Du temps de couture les jours de pluie. Du temps de cuisine et de mise en conserve l'automne prochain.

Qu'on me comprenne bien. J'adore mon travail. Mais 40 heures par semaine seulement. Après, j'en fais des nausées... Tout est question d'équilibre, n'est-ce pas?

En attendant, pardonnez mon mutisme. J'aurai de belles photos des enfants en train de faire des chocolats de Pâques dès que j'aurai le temps de les mettre en ligne...

mercredi 24 mars 2010

Règlements et plaintes

Je viens de lire cette chronique d'Yves Boisvert.

Je connaissais l'existence de règlements municipaux douteux. À Buckingham, il était interdit de garer son cheval en double devant un bar, et les enseignants devaient porter un corset...

À Gatineau, il est interdit de se stationner dans les rues la nuit, pendant les mois d'hiver. Logique : on a besoin de la place pour déneiger. Sauf que quand il n'y a manifestement pas de neige, ni par terre, ni prévue, est-il vraiment raisonnable de coller un constat d'infraction?

Mais il y a des règlements municipaux qui, eux, vont de soi, et qui ne sont pas respectés. On ne parle pas d'enfants supervisés qui jouent dans un cul-de-sac. Ouais, je parle encore de chiens...

Je viens de faire une plainte officielle à la SPCA. Dimanche, les deux gros chiens des voisins sont venus éparpiller le contenu de notre bac de recyclage sur notre terrain, à peine une demi-heure après qu'il ait été sorti. Bon, on n'est pas en ville, c'est normal que des animaux fouillent dans nos poubelles. Sauf que quand on a voulu aller ramasser, les chiens, toujours chez nous, se sont mis à nous japper après. Ils sont gros, ces chiens-là. Pas mal plus gros que mes enfants. Et puis, ce matin, ils étaient encore sur mon terrain à taquiner mes poules. On avait parlé du problème avec les propriétaires il y a quelques mois. Ça s'était amélioré, puis ça a recommencé à dégénérer. J'ai mis une petite affiche sur la série de boîtes postales au bout du chemin (tout le monde doit passer par là). Plus de jappements la nuit, mais les chiens sont encore chez nous. J'ai tenté de rappeler les propriétaires. Pas de réponse. Ils ne sortent pas non plus pour rappeler leurs bêtes. Je n'ai plus le choix.

Il y a des fois où il faut jouer à la voisine fatigante. D'autres où on doit vivre et laisser vivre. Des molosses sur mon terrain, alors que ma petite veut aller nourrir les poules, c'est inacceptable. Des plans pour que mes enfants se fassent mordre la prochaine fois qu'ils veulent jouer au hockey-bottine dans la rue déserte...

vendredi 5 mars 2010

Qui ne dit mot consent

Je me suis encore fâchée en écoutant la radio dans ma voiture...

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vendredi 26 février 2010

Vendredi

Moi, je n'aime pas le vendredi.

Je préfère le lundi. C'est calme, le lundi. Et j'aime mon travail, ce n'est pas une corvée pour moi de rentrer, le lundi. Bon, il arrive que j'aie des lundis meilleurs que les autres... comme il arrive que j'aie des vendredis moins mauvais que les autres.

Mais aujourd'hui, c'est dur.

Les petits n'ont pas cessé de se réveiller cette nuit. Marilise en pleurs : cauchemars, je présume.

Estéban, pour me poser des questions existentielles urgentes.

Et mon mec était épuisé de la veille : c'est la deuxième nuit de file qu'une rage de dents l'empêche de se reposer comme il le faut.

"Maman!!! Papa!!! Viiiiiiiiite!!!! Viens dans ma chambre!!!!"

Je me traîne hors du lit, je mets mes lunettes... 0 h 57. Presque une heure du matin. Faites que je n'aie pas de draps à changer...

"Qu'est-ce qui se passe coco?"

Estéban est assis dans son lit.

"Les souris, est-ce que c'est poison?"

"Hein?!?"

"Les souris, maman. C'est-tu poison?"

"As-tu mangé une souris?"

"Non!!!"

"Alors, t'as vu une souris?"

"Non, maman, mais il faut que je sache si c'est poison. C'est important."

"Mais non, coco, c'est pas poison, des souris. Mais je ne te conseille pas d'en manger."

"T'es certaine???"

"Absolument certaine, coco. Rendors-toi."

"Je veux que tu restes un peu avec moi..."

Trop épuisée pour protester (Marilise, elle, ce n'était pas des questions existentielles qu'elle avait à 22 h 21, à 23 h 7, à 0 h 18 et à 1 h 49... Je me souviens aussi vaguement avoir fait une intervention vers 2 h 45... mais c'est flou) J'ai pris une couverture et je me suis couchée avec lui. À mon retour à ma chambre, il s'était écoulé une dizaine de minutes. Enfin, je crois...

Le plus beau dans tout ça : je n'échangerais ça pour rien au monde.

mardi 9 février 2010

Spam

Bon, j'ai beaucoup trop de spam dans les commentaires, et je ne suis plus en mesure de les gérer. Je vais essayer de trouver un peu de temps pour réorganiser le blogue d'ici quelques jours... En attendant, désolée pour les inconvénients!

mardi 2 février 2010

Stress - part 2

En fin de semaine, j'ai presque tué l'une de nos poules. Je l'ai oubliée à l'extérieur quand j'ai fermé le poulailler.

Je vous rassure, elle va bien. Mon mec l'a sauvée.

J'ai déjà lu, ou entendu, ou peu importe, que le stress est en fait une hormone... ou que le corps sécrète une hormone particulière lorsqu'il est stressé.

Ben là, j'ai l'impression d'être enceinte. Foetus en moins.

J'oublie plein de choses.

Je fais des rêves bizarres - borderline cauchemardesques.

J'ai des haut-le-coeur chaque fois qu'une nouvelle tâche arrive.

Je suis toujours fatiguée.

J'ai des brûlements d'estomac, même quand je prend très peu de café.

Je me sens gonflée.

J'ai des crampes et des douleurs au ventre et au dos.

J'ai des plaques sur les jambes et le dos.

Au moins, je me prends pas de poids et ma poitrine n'est pas sensible. C'est déjà ça. Mais une chance que je tiens un journal de ce que je mets dans ma bouche, sinon, emmenez-en des kilos dans la bédaine...

Je crois que mon corps réagit à l'hormone du stress comme il réagit aux hormones de grossesse.

Et non, je ne suis pas enceinte. Au moins, j'aurais une bonne excuse ET une date limite...

Mais bon, je travaille à réduire les différentes sources de stress. Au travail, j'utilise plus les différentes ressources qui me sont offertes. J'offre mon aide, mais j'accepte aussi l'aide des autres. C'est fou comme je dors mieux.

mardi 17 novembre 2009

Raté!

Je ne suis pas douée en cuisine, mais je cuisine beaucoup. Ça compense. L'expérience compense l'absence de talent. Je rate quelques recettes, de temps en temps, mais pas très souvent. Sauf que là, j'expérimente avec des produits sans gluten... La plupart du temps, j'ai de bonnes surprises, mais parfois, c'est le contraire. Surtout si j'adapte une recette avec gluten. Lorsque je prends les recettes sur des blogues de personnes souffrant de la maladie céliaque, ça va. C'est testé. Mais quand j'essaie d'adapter une recette... ça ne donne pas toujours de bons résultats.

Je viens de faire les muffins les plus dégueulasses de ma vie.

J'ai essayé une farine sans gluten prémélangée... et une recette que j'ai déjà faite, sortie d'un de mes livres de recettes simples de WeightWatchers... Je l'ai modifiée pour qu'elle soit adaptée sans gluten. L'ennui avec les recettes des livres WeightWatchers, c'est que les desserts sont souvent décevants : il n'y a pas assez de gras ni de sucre dans les pâtisseries, c'est ce qui donne du corps à la pâtisserie. C'est pour ça qu'on devrait manger des pâtisseries en modération plutôt que de manger des tonnes de simulacres de pâtisseries. En enlevant le gluten, j'aurais dû voir venir le désastre.

Dégueulasse.

Pourtant, c'était à la banane et aux pépites de chocolat. Comment peut-on rater la saveur banane-chocolat? Surtout que ça goûte la banane et le chocolat... Je n'avais plus de sucre blanc, alors j'ai mis de la cassonnade... grave erreur, je crois... J'ai enlevé le peu de corps qu'il restait. J'étais fatiguée. Mon mec est revenu très tard hier soir (à ce temps-ci de l'année, j'ai peur qu'il frappe un chevreuil quand il revient, j'ai du mal à m'endormir avant qu'il arrive) et j'ai dû me lever très tôt ce matin... Ouais, c'est ça, ce devait être la fatigue... Et Marilise qui embêtait Estéban en bruit de fond...

La texture n'est pas correcte. Bien que ça goûte la banane et le chocolat, c'est fade. J'aurais dû y a jouter des épices, mais j'avais peur de perdre le goût...

Ark.

L'art de royalement manquer son coup!

Et moi qui me trouvais bien bonne de faire des muffins pour dessert pour les enfants alors que j'étais toute seule comme une grande avec eux après une longue journée de semaine...

Beark.

Le pire, c'est qu'ils sont traîtres, ces muffins-pas-bons. Ils ont l'air corrects. Ils ne lèvent pas le coeur. Ils semblent innocents à première vue. On en prend une bouchée, on se dit qu'e ce n'est pas terrible, mais qu'on pourrait leur donner une deuxième chance. On en prend un autre, et on réalise que, sans être carrément mauvais, ce n'est pas bon. Puis une troisième pour se convaincre, et on les trouve dégueulasses. Et ensuite, on se demande pourquoi on s'est entêté à le manger en entier.

Et on rédige un billet sur son blogue. Ben quoi? Si on ne peut plus se moquer de soi-même!

Alors je ne donnerai pas la recette.

Et je vais me consoler en terminant la première saison de Supernatural... Rien de mieux que le beau Dean pour me changer les idées!

mardi 10 novembre 2009

Pub et esprit critique

Hier soir, je toussais devant la télé, et je suis tombée sur une pub pour un centre d'amaigrissement. Je ne me souviens pas du centre, mais le principe de la pub est universel, j'ai vu la même technique un peu partout. On joue sur les faiblesses des gens pour leur vendre un service dont ils n'ont pas besoin. En jouant avec l'impatience des gens, on attaque un maillon faible de leur esprit critique, ce qui fait que même des consommateurs avertis se laissent prendre. Dégoûtant.

D'où l'importance de développer et d'entretenir son esprit critique. Observez les différentes pubs et cherchez les failles. Elles sont là. Toujours.

Revenons à cette pub en particulier. Elle vante les mérites d'un centre d'amaigrissement. Selon la pub, la méthode du centre prône une approche de la perte de poids centrée sur trois éléments, dont en premier lieu, un « nettoyage » et une « purification ». Pour moi, ça sonne comme des centaines de dollars en jus de raisin « purificateur » et en pilules « nettoyantes ». Je connais des tas de gens qui croient à ça. C'est vrai que le principe est attirant... On passe notre vie à saloper notre corps, et quelqu'un nous offre un moyen de tout « réparer » en trois jours. Trop beau pour être vrai? Oui, c'est trop beau pour être vrai. Notre corps n'est pas un dépotoir, mais si on le traite en dépotoir pendant des années, ça prend plus que trois jours pour faire le ménage. Mais voilà, nous vivons dans une société qui souffre de déficit d'attention, si ça exige un effort à long terme, on perd l'objectif de vue... et rapidement. Mais on conserve cette impression d'impuissance, de saleté, de culpabilité. Et les requins l'ont compris. J'ai une copine qui m'a déjà dit qu'elle suivait un régime pour « se partir » - super sévère, elle ne mangeait que des légumes. C'est tout. Parce qu'elle était « tannée d'être grosse ». « Juste cinq jours, ça va me donner la motivation pour continuer... », ça fait près d'un an de ça... et elle n'a pas continué. Les solutions « faciles », elles n'existent pas. Celles qui existent viennent avec des effets secondaires désastreux.

Ensuite, le centre en question parle de « régulation des hormones ». Bang, une autre faiblesse exploitée. S'il est vrai que certains problèmes hormonaux peuvent influencer le poids, ce sont des cas relativement rares, qui se traitent par un médecin. Pas par une lecture de l'aura ou parce qu'on a l'impression que ça pourrait être la source de nos problèmes. Et le diagnostic, il se pose après une prise de sang et des analyses appropriées. Pas après une théorie. Le « problème » des hormones, s'il n'est pas diagnostiqué par un médecin, c'est le même « problème » que ceux qui disent qu'ils ont de gros os. C'est « facile ». C'est sécurisant. Avoir des problèmes de santé, ça n'a rien d'agréable, ça rend tout plus difficile. Mais le corps est une formidable machine : on a plein de mécanismes pour compenser. Si on se laisse aller bêtement en se disant « bof, c'est plus dur pour moi que pour un autre, alors mieux vaut ne rien faire », on se trompe soi-même. Et les publicitaires l'ont bien compris. Alors, ils exploitent ça. « Ce n'est pas ta faute si tu es grosse, c'est tes glandes... il y a des produits tout à fait naturels pour te soigner, sans effet secondaire. Les méchantes compagnies pharmaceutiques ne te le diront pas, parce qu'elles veulent que tu achètes leurs produits pour traiter les effets secondaires de leurs produits chimiques, mais moi, j'ai déjà tout ce dont ton corps a besoin, c'est naturel. T'as juste besoin d'une gélule de racine de tihs-llub, un produit utilisé depuis des millénaires par (insérer ici : des Asiatiques, des Africains ou des Autochtones). T'en prends deux par jour. Comment? Tu trouves que c'est cher, 50 $ pour un mois? Ben non, c'est juste pour le premier mois, pour faire l'effet d'un choc sur ton système. Après, c'est la phase de transition, tu descends à une pilule par jour pour le mois suivant, alors ça revient à 25 $ par mois. Après, on passe à la phase 3, le plan d'entretien, qui revient à environ 15 $ par mois. C'est moins cher qu'un DVD...»

(Qui a eu le réflexe de lire tihs-llub à l'envers?)

Troisième aspect ciblé par le centre de santé dans la pub : on augmente le rythme métabolique. À 20 ans, je me suis fait prendre à ça aussi. J'ai acheté de la spiruline, qui est censée faire « augmenter le métabolisme ». Comme la caféine. Et ça ne fait pas perdre de poids. Vous savez ce qui fait augmenter l'efficacité du métabolisme? C'est super simple. Et ça ne se trouve pas dans des pilules. Il faut d'abord comprendre le « métabolisme » - en gros, c'est l'efficacité générale de notre corps. Une personne qui a un métabolisme « rapide » convertit rapidement la nourriture en énergie, et dépense cette énergie de façon efficace. Voilà. Alors, comment faire pour avoir un « bon » métabolisme qui convertit la nourriture en énergie au lieu de la stocker dans nos cellules? Simple. Faut brûler de l'énergie, et avoir une alimentation équilibrée. Notre corps devient vraiment bon à ce qu'il pratique : si on bouge, il devient bon pour bouger. Si on ne fait rien, il devient bon à rien. Oui, certains produits, comme la plupart des stimulants (pensez café) ont tendance à accélérer le rythme cardiaque et à influencer le système nerveux (qui contrôle pas mal tout dans le corps). Mais l'effet est minime sur le « métabolisme ». De plus, le fait d'avoir un bon "métabolisme" ne garantit pas la perte de poids. Le poids, c'est lié à plusieurs facteurs, mais le plus important, c'est le rapport entre les entrants (ce qu'on mange) et les extrants (ce qu'on utilise, stocke ou élimine).

Donc, si on reprend, les gens se sentent sales, impuissants et fatigués, et on exploite ces sentiments en proposant une approche alléchante, mais illogique.

Mais... et si c'était vrai? Si ces méthodes de nettoyage et de régulation des hormones de façon naturelle fonctionnaient vraiment? Ce n'est pas impossible. C'est improbable, mais pas impossible. C'est à ça que ça sert, l'esprit critique. Avec toutes les données qui sont accessibles, on doit se faire notre propre idée. Et faire attention aux faux arguments qui sont omniprésents.

Mais bon, voici ce que moi, je proposerais, dans un centre de perte de poids.

- Un suivi psychologique. Si une personne passe 20 ans à se traiter en poubelle, c'est un signe. Cette personne a besoin de faire le ménage dans sa tête. Et elle doit réaliser qu'elle a une valeur. Qu'elle est importante. Qu'elle a le droit de s'aimer, et d'être aimée.

- Un cours de biologie humaine de base. Comment fonctionne notre corps. Pour apprendre à se comprendre.

- Un plan de nutrition adapté à la réalité des gens, mais surtout, axé sur les bonnes habitudes à prendre (et non sur les interdits).

- Un plan d'activité adapté aux besoins de la personne.

- Surtout : une approche axée sur la santé, pas sur la perte de poids. Le poids, c'est un symptôme. Si on traite seulement le symptôme, sans régler le problème qui est à sa source, le symptôme réapparaîtra un jour ou l'autre. C'est une question de temps.

Mais mon centre serait vide... personne n'a le temps de se soucier de son corps... Un peu comme personne n'a vraiment le temps de frotter sa salle de bain, mieux vaut utiliser des produits corrosifs pour que ce soit fait plus vite...

vendredi 9 octobre 2009

Marre du syndrome de la lione

Attention, montée de lait personnelle. Ça ira mieux après une bonne nuit de sommeil... et peut-être un verre de Scotch...

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mercredi 16 septembre 2009

Un roman en un mois

Dan Brown a refusé de faire traduire son nouveau roman avant la sortie officielle de celui-ci, de peur qu'il y ait des fuites.

C'est juste un roman.

Un roman attendu, certes, mais un roman quand même. Rien à voir avec des renseignements ultrasecrets internationaux.

On dit que les traducteurs auront un mois seulement pour accoucher du livre traduit.

Mon conseil : ne lisez pas ce livre traduit. Attendez.

Pour bien traduire un texte, il faut y passer presque autant de temps que pour le rédiger. Oui oui. « Mais, l'auteur doit faire de la recherche, est confronté à la page blanche, etc. » Rédiger, ce n'est pas traduire. Mais le traducteur n'est pas dans la tête de l'auteur, il doit faire, lui aussi, des recherches, et se poser à tout bout de champ la question « c'est bien ce qu'il voulait dire? ». Il doit s'approprier le texte, tout en restant fidèle à l'auteur.

Si on avait demandé à Dan Brown de pondre son roman en un mois, il aurait probablement envoyé paître son éditeur.

La seule façon d'y arriver serait de diviser la tâche entre plusieurs traducteurs. Et encore, quelqu'un doit se taper le travail d'uniformiser le tout. On parle de centaines de pages qui seront lues par des milliers de personnes, là.

Ça me désole. Mais d'un autre côté, je n'ai pas le temps de m'insurger : j'ai trop de mots à traduire pour hier...

vendredi 31 juillet 2009

Pas encore...

Je crois que je suis plus fatiguée d'entendre les gens se plaindre du mauvais temps que du mauvais temps comme tel. La pluie, c'est notre karma. Y'a RIEN qu'on peut y faire. On a beau chialer tant qu'on veut, ça n'arrêtera pas de tomber pour autant. Faut savoir apprécier les percées de soleil quand elles arrivent, et s'équiper avec des parapluies colorés. Voilà.

Mais bon, une de mes collègues (merci, France!) a quand même envoyé quelques bonnes blagues à ce sujet ce matin (pour agrémenter ce superbe vendredi).

À sa mort, un homme attend pour être jugé dans une longue file. L'attente lui permet de remarquer que certaines âmes sont autorisées à pénétrer par les grandes portes du Ciel, alors que d'autres par contre, sont dirigées vers Satan qui les jette dans un immense trou enflammé. Quelques fois, au lieu d'envoyer l'âme dans les flammes, Satan la rejette sur une pile de côté.



Ayant remarqué que Satan avait fait cela à maintes reprises, la curiosité l'incita à se diriger vers lui pour le questionner.



«Excusez-moi Prince des Ténèbres, mais j'attends en ligne pour être jugé et je ne peux m'empêcher de me questionner sur les motifs qui vous incitent à mettre ces âmes de côté au lieu de les envoyer dans les flammes éternelles comme les autres?»



«Ah, celles-ci,» bougonna Satan, «elles arrivent du Québec et elles sont trop mouillées pour brûler.»

Et de nouvelles chaussures, exclusivement pour le Québec :

mardi 28 juillet 2009

Zombies et autres faits de la vie

J'ai l'imagination très fertile. Ce n'est nouveau pour personne. Le soir, en allant chercher mes poubelles au chemin (mon entrée fait quarante-trois mètres), j'ai peur de me faire attaquer par une horde de zombies. Sans blague. Oui, je sais que les zombies, ça n'existe que dans les films et dans les vieilles légendes. Oui, je sais que c'est impossible. Mais n'empêche, c'est plus fort que moi. Comme quand j'avais peur du fantôme dans mon placard quand j'étais enfant (et même ado).

Quand j'ai lu cette nouvelle, entre deux urgences au bureau, j'ai d'abord souri. C'est impossible que ça m'arrive : je ne vis pas seule. Mais...

En congé de maternité, j'avais une peur bleue de me blesser, voire de glisser dans les escaliers et de me frapper la tête contre la céramique en bas, au début de la journée, alors que j'étais seule avec bébé-Marilise, sans espoir d'être secourue avant que mon mec revienne du boulot, parfois tard le soir, ou alerté par la gardienne qui ne me voyait pas revenir chercher Estéban. Ou encore, de m'étouffer en mangeant. Je n'avais pas tant peur pour moi que pour le pauvre bébé qui serait tout seul, sans que personne ne lui change la couche ou ne l'allaite...

Là, c'est réaliste. Maintenant, imaginez ce qui se passe dans ma tête après que j'aie vu un film postapocalyptique où 95 % de la population humaine est décimée par une maladie de type grippe H1N1 mutée. L'enfer. Et si mon mec et moi sommes foudroyés pendant la nuit, et que mes enfants sont pris pour s'organiser tout seuls? Penseraient-ils à aller voir les voisins? Réussiraient-ils à appeler quelqu'un pour les aider?

Oui, je sais, c'est comme les zombies. C'est tellement improbable que c'est impossible.

J'ai dit que j'ai une imagination fertile? Y'a des pilules contre ça?

jeudi 2 juillet 2009

Tu sais que t'as besoin de vacances quand...

... Quand tu penses aux vacances, tu penses au nombre de mots qu'il te reste à traduire et tu capotes parce qu'il ne reste plus que X jours avant l'échéance.

J'ai recommencé à traduire dans mon sommeil. J'ai besoin d'une pause mentale. Non mais, tsé, j'suis pas payée quand je dors!

En plus, ce matin, à la radio, un intervenant (je ne sais pas qui, j'ai manqué le début de l'entrevue) parlait de la fermeture des fermes pénitentiaires... Je me suis encore fâchée. Et j'ai pensé au travail. Argh. J'en ai vu, des textes, là-dessus. Parfois, j'aimerais pouvoir ne pas savoir ce qui se passe.

Comme le personnage dans Matrix (le premier, là, le vrai film, le bon film) qui trahit tout le monde parce qu'il préfère vivre dans un monde illusoire pendant qu'une machine se nourrit de son énergie plutôt que de vivre libre, mais conscient de toutes les imperfections, de tous les problèmes du monde. Il veut pouvoir goûter un steak sans penser à ce qu'il y a derrière le steak — la configuration du steak. Moi, parfois, en février, j'aimerais pouvoir acheter des raisins « frais » du Chili et les déguster sans penser aux conséquences environnementales et sociales. Parfois, j'aimerais pouvoir juste traduire des mots sans penser que ces mots-là, ce sont des décisions officielles qui auront des conséquences sur la société. J'aimerais être innocente.

Bien sûr, c'est passager. Je préfère, et de loin, avoir les outils nécessaires pour faire des choix éclairés. Sauf que parfois, la petite fille en moi, celle qui jouait avec des pouliches en plastique made in Taiwan et peut-être contaminées au plomb, elle, elle me boude...

Et puis, pendant que je me fâchais dans ma tête au volant en écoutant la radio, mes enfants, sur le siège arrière, mangeaient les sandwichs maison : pain que j'ai fait hier, beurre d'arachides bio, confiture de fraises cueillies samedi et transformées dimanche. Ils étaient habillés de beaux vêtements usagés ou faits par maman. Ils rigolaient, se faisaient des blagues.

J'ai vraiment besoin de vacances. Avec ma famille.

jeudi 26 mars 2009

Rival

Nous avons un hachoir à viande électrique. Le genre de truc qui hache la viande, mais qui permet aussi de faire les saucisses maison, des pâtés, etc. C'est normal : on a déjà un robot-boulanger, une machine pour faire le yogourt, une sorbetière, deux robots culinaires (trois si on compte le mini hachoir), un autoclave, une "machine" à main pour faire les pâtes alimentaires, une étuveuse électrique, une énorme mijoteuse, deux mini mijoteuses, un mini grill à panini... et on utilise tout ça très souvent. Disons qu'on ne mange pas beaucoup au resto.

Bref, nous avons un hachoir à viande électrique qui, lui, dort dans l'armoire depuis quatre ans. Pas qu'on ne veut pas l'utiliser. Mais l'anneau qui tient tout en place est brisé. Par notre faute. Comme la garantie n'est plus valide, il faut commander une nouvelle pièce (c'est un petit bidule à 5$). En novembre, je me suis finalement décidée à appeler. Depuis ce temps, j'appelle toutes les deux semaines. Parce qu'ils n'ont pas la pièce en stock. Hier, la dame (très gentille) m'a dit qu'ils reçoivent beaucoup d'appels pour des pièces de hachoirs à viande, mais qu'ils n'en ont plus. Plus du tout. Et que la compagnie n'en commande pas d'autre. Moins d'une heure plus tôt, elle avait reçu un autre appel à ce sujet. Il y a deux semaines, le préposé m'avait dit la même chose.

"La seule chose qu'on peut vous offrir, c'est un rabais de 25 % sur les hachoirs à viande qu'on a...."

"Ouais, mais on parle de combien?"

"80 $, avec le rabais, ça donne 60 $..."

"Mais tout ce que je veux, c'est l'anneau... ma machine marche parfaitement bien!"

"Je sais, mais c'est tout ce que nous sommes autorisés à offrir..."

"Ok, mais si j'achète un nouveau hachoir, et que l'anneau brise encore... je fais quoi?"

"Il y a une garantie d'un an..."

"Ok, mais s'il brise dans un an et trois jours? J'achète ENCORE un hachoir?"

"C'est vrai que ce n'est pas la situation idéale."

"Pas idéale? C'est complètement ridicule, pas question que j'achète un nouveau hachoir de votre compagnie si elle ne fournit pas les pièces!"

"Je suis vraiment désolée, madame... j'entre tout ça dans le système, et il y a un sondage automatisé, c'est une autre façon de faire savoir à la compagnie ce que vous pensez..."

J'ai répondu au sondage. Moi qui me lève la nuit pour détester les sondages. J'ai même enregistré un message à la fin, en anglais (parce que la compagnie n'offre pas le service en français... ils offrent les services d'un traducteur, mais bon, moi, je sais ce que ça vaut...). Mais mon message devait être trop long, j'ai été coupée après une minute...

Argh.

En attendant, c'est impossible de trouver un endroit qui vend les hachoirs à viande de Rival dans ma région. Au Canada, on ne peut vendre un appareil si on ne peut pas garantir que les pièces seront disponibles pendant un délai raisonnable...

Misère.

Je fais quoi, là, je vais chez la concurrence? Déjà que je suis en quête d'un wok électrique sans enduit antiadhésif (parce que le mien, il fonctionne bien, mais l'antiadhésif décolle et se retrouve dans la nourriture... vraiment dégueu...)